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4,0
Publiée le 12 juin 2025
Un très bon film qui m’a surpris. Si l’on s’attend tout d’abord à un film apocalyptique du style le Labyrinthe: la terre brûlée, il n’en n’est rien. La pandémie ne représente que le contexte à un drame familial qui nous émeut par la justesse du jeu d’acteur. Si le mélange de genre peut être risqué (cf. Emilia Perez), ici il fonctionne extrêmement bien et l’ambiance apocalyptique qui nous prend tout de suite renforce justement la tension dramatique dans l’histoire familiale d’Alpha. Seule la conclusion m’a laissé sur ma faim… j’ai eu comme l’impression qu’il manquait encore un petit quelque chose. Mais dans l’ensemble le film est extraordinaire et captivant, avec une ligne directrice pourtant simple.
vu au festival de Cannes. Le film du trop à tous les niveaux. Assez incompréhensible dans son propos, une musique omniprésente et certains jeus d'acteur qui sonnent faux..tout ça manque de nuances et de subtilité !
Le réel problème d'Alpha est qu'il est à la fois généreux dans ce qu'il énonce d'idées...mais ne les exploite pas de manière congruente. Pourtant il s'agit selon Julia Ducournau de son film le plus personnel, ancrant son récit en 1990 à l'heure où une mystérieuse maladie incurable (et transmissible via le sang ou le sexe) change inexorablement les contaminés en simili-momies de marbre. Bref, on est dans du Charles Burns (Black Hole), alors que le récit se concentre sur la jeune Alpha (Melissa Boros est une jolie révélation), qui va craindre elle-même l'infection après s'être fait un tatouage en soirée. Au même instant, sa mère médecin (Golshifteh Farahani est toujours aussi bonne dans son jeu) accueille dans leur foyer l'oncle toxico Amin (un Tahar Rahim anorexique à la The Machinist), lui-même atteint du fameux virus. Et si la métaphore du SIDA n'était pas évidente, Ducournau centre son récit sur les affres de l'adolescence (très bonne séquence à la piscine renvoyant à Carrie)...avant de changer de paradigme à mi-chemin. 2 timelines, exploitation d'un soupçon de folklore kabyle (la réalisatrice use de son bagage ethnique pour une séquence familiale incarnée) Ducournau oscille le chaud et le froid, capable d'offrir une belle scène de fin métaphorique baignée dans des volutes de sable rouge, mais aussi une séquence terne en boîte de nuit. Autre problème : Ducournau fait un peu marche arrière niveau viscéralité pour un récit malgré ces fameuses transformations. Le cadre hospitalier est vite inexploité, le cadre scolaire évacué à mi-parcours. Alpha a une sincérité, propose, mais manque le curseur émotionnel et un développement satisfaisant de ses fils rouges narratifs
Alpha est une lycéenne qui vit dans un monde contemporain où sévit un horrible virus qui tue des gens. Alors qu'elle se fait tatouer avec une aiguille non-stérilisée lors d'une soirée alcoolisée, elle crée une panique chez sa mère et autour d'elle au lycée : Est-elle infectée ? En parallèle, son oncle Amin vient vivre dans sa chambre.
spoiler: "Alpha" est une œuvre moins radicale que "Titane" tant dans le visuel que l'ambiance sonore. Le scénario se tient à peu près jusqu'à la moitié du film, porté par un duo d'acteurs qui proposent une prestation exceptionnelle. J'aime l'ambiance fantastique de ce virus qui transforme les gens en pierre, en cette sorte de marbre très esthétique. Quel dommage que je n'ai rien compris aux évolutions du scénario. Les deux époques se mélangent et l'on perd de vue les clés de lecture d'Amin : est-il mort 10 ans plus tôt du virus ? Pourquoi est-il là donc ? Non vraiment je suis perdu et ça me rend la fin difficile à apprécier.
So vous recherchez un film où les 3 acteurs ne parlent jamais mais crient en permanence , si vous recherchez un récit dystopique et sans humour, c'est votre film, vous adorerez
Mon coup de cœur du festival de Cannes. La représentation de la maladie est belle et sa mise en image douloureuse. Le film questionne nos réactions face aux épidémies et le rôle de la famille dans l’accompagnement d’un proche malade.
Vu au festival de Cannes 2025. On attendait beaucoup de ce nouveau film de Julia Ducournau. Techniquement le film est plutôt réussi, la réalisatrice ne quitte pas le body horror, elle maltraite les corps, mais d'une manière un peu moins trash peut-être. Mention spéciale à Tahar Rahim, qui interprète son rôle avec force. Mais plusieurs choses dérangent tout au long du film. Au niveau du scénario, Julia Ducournau nous propose une métaphore trop évidente et vue et revue de l'épidémie du Sida (voyez The Thing !) et elle nous perd parfois dans une temporalité en flash-back (la coiffure du personnage principal ne suffit pas ). On retrouve pas mal de choses de Grave et Titane : l'adolescente qui se cherche et se fait embêter, les corps qui se modifient, on a un peu l'impression de revoir ses 2 précédents films. Ajoutez à cela une bande originale trop présente et trop clichée, des longueurs, des personnages peu utiles ou peu exploités,... Vous comprendrez alors la déception qui a pu émerger autour du film.
J'ai eu la chance et le grand plaisir de voir Alpha en projection d'équipe. Un film singulier qui déroute, questionne, affecte et qui te bouscule par la suite...
Les questions du lâcher prise, de la culpalité, de l'impuissance face à la souffrance et à la mort d'un proche sont des sujets communs à " nos existences ". Elles sont là violemment et subtilement abordées par la réalisatrice qui semble signer là un film très personnel.