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Stephen Guerrero
19 critiques
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4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Un drame bouleversant
Cette scène d'ouverture semble si innocente, puis elle devient absolument déchirante lorsqu'on comprend ce qui se passe réellement. Préparez-vous à un choc, car c'est différent de tout ce que j'ai vu au cinéma et véritablement indescriptible. On découvre ensuite un aperçu réconfortant de la vie de famille au milieu du traumatisme que vivent ces personnages, et c'est merveilleusement apaisant. Je n'avais jamais vu l'épidémie sous-jacente à laquelle cette famille est confrontée sous cet angle, et elle est dépeinte avec une intensité sans précédent. Le film est visuellement éprouvant pour les sens, et on ne sait pas comment réagir ni s'il y a un sens à cette folie. Au cœur de la tragédie qui se déroule, jaillit une force de vie rebelle, une volonté de survivre.
J’avais loupé ALPHA de Julia Ducournau au cinéma et ce n’est pas plus mal parce que c’est certainement son pire film. Les qualités? Le maquillage est très bien fait. Sinon, c’est un récit vraiment vide, balourd et inintéressant au possible. spoiler: On remplace le VIH par une sorte de fossilisation corporelle et c’est tout. D’ailleurs, si aucun traitement n’existe contre ce virus dans l’œuvre, je ne comprends pas pourquoi l’hôpital accueille autant de patients. Ils ne peuvent pas les soigner et se retrouvent surmenés pour rien si ce n’est pour les accompagner hygiéniquement jusqu’à leur décès.
Une famille est au centre de ce spoiler: désastre et je ne sais pas ce qui la rendrait spéciale à suivre par rapport à une autre. Rien n’est fait pour nous les rendre attachants, aucun moment émotionnel ne fonctionne et ils n’ont vraiment pas l’air de se connaître plus que ça. Je n’étais donc jamais impliqué dans leurs problèmes à l’instar du personnage de Tahar Rahim qui n’a aucune personnalité et est juste encombrant dans l’histoire. De cette cinéaste, j’ai bien aimé TITANE. Ses deux autres films ne sont pas terribles et elle ne sait vraiment pas diriger ses comédiens, c’est une catastrophe. 9/20
Si le précédent métrage de Julia Ducournau (le surprenant "Titane") avait marqué les esprits, tout comme "Grave", son premier film, le dernier sorti n'en prendra pas le chemin. Malgré deux excellents acteurs (Tahar Rahim, méconnaissable en toxico émacié et l'étonnante Mélissa Boros en ado révoltée), sa dernière oeuvre est trop absconse pour emporter l'adhésion. La réalisatrice francaise se perd dans des mélanges entre flashbacks et scènes actuelles, tout comme elle appuie trop sur la métaphore du virus du SIDA visible à 30 km. Dommage, car ça aurait pu être carrément mieux avec un scénario plus étoffé !
Accrochez-vous car l’angoisse dérangeante est au RDV ! RAHIM est incroyable dans cette déchéance malsaine… Et la belle doctoresse FARAHANI est en permanence sur le fil du rasoir pour soutenir son frère et sa fille. Le visuel de ces corps décharnés est sordide et rien ne nous sera épargné. L’uchronie finale nous propose une séquence cinématographique surprenante et assez jubilatoire, en nous maintenant dramatiquement attentifs au sort de RAHIM. L’épilogue effleure le fantastique avec cette parabole du vent de sable et de poussière sur un magnifique arrangement de la 7ème symphonie de Beethoven. Mémorable !
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3,5
Publiée le 11 décembre 2025
Après s'être fait tatouer à son insu lors d'une fête, la jeune Alpha prend peu à peu conscience du monde qui l'entoure. Il y a l'inquiétude de sa mère, les tests qu'elle doit faire et le retour de son oncle. Trois personnes dans une époque totalement incertaine. Lors des premières minutes, on ne peut pas deviner ce qui va se passer. Alors que le champ s'élargit, on découvre un monde en crise avec de la paranoïa, de la peur, de l'agressivité et des exclusions. La famille d'Alpha devient le reflet d'une société qui connaît des bouleversements physiques et sociaux. Une histoire que l'on peut comparer à la nôtre à bien des niveaux. spoiler: Il y a ce virus comme le SIDA qui tue les gens à petit feu, la crise du COVID avec un système de santé aux abois ou encore les problèmes de drogue. Dans tous les cas, cela crée une psychose entre les gens qui se craignent et deviennent violents. L'histoire, qui est racontée de façon fragmentée, est très dure, et Julia Ducournau la renforce avec des éléments d'horreur corporelle particulièrement graphiques. Que ce soit visuellement ou dans les faits, "Alpha" est un film qui met vraiment mal à l'aise. Tahar Rahim, qui affiche un corps cadavérique, en est la parfaite illustration. Pourtant, même si c'est un visionnage dérangeant, c'est aussi un film avec beaucoup d'humanité. Golshifteh Farahani, qui est fantastique comme ses collègues à l'écran, est bouleversante dans la peau de cette femme médecin, mère et sœur qui traite de la même manière ses proches et ses patients. Le récit méritait, à mon sens, plus de clarté, car ouvrir des portes juste pour les ouvrir ne sert à rien, mais "Alpha" est un vrai bon film qui dégage beaucoup de puissance grâce à ses acteurs et à ce qu'il évoque et montre.
Déçue car on pouvait s attendre mieux de la progression de Ducaurnau. Mais c'est vide de sens et plat. Le scénario est bancale ,la mise en scène également . Les parties réalistes ne sont pas crédibles ,et inutiles (réaction et choix de la mère plutôt inattendus et peu convaincants, gamine qui traîne ds des milieux de défonce à peine sortie de l'enfance sans que sa mère pourtant vigilente ne s' en préoccupe ). C est l'histoire du VIH que l'on raconte sous une forme allegorique par des assimilations entre toxicomanie et cas hémophile . Les toxicos pleuvent dans le quartier comme si c était la fin du monde, les gens sont contaminés de manière exponentielle dans un hôpital tantôt déserté tantôt plein mais les personnages ne parlent pas vraiment du virus . On ne comprend ni où ça va ,ni les niveaux de lecture. , ça ne raconte rien en fait car il n' y a pas d élément perturbateur ,de gradation,de dénouement .Que veut raconter Ducaurnau bon sang ? Bref c'est pas terrible. Ça voudrait être dérangeant mais ça fait pschitt comme le climax de Gaspard Noe en 2018. On espère que ce navet sera juste une erreur pour nous surprendre plus tard .
Cette réalisatrice, très douée, a le don de taper fort et dur ! Ici, même si c'est moins choquant que ses deux premiers films, ça reste tranchant à vif, violent et oppressant. Tahar Rahim méconnaissable et traumatisant !
Pendant les 45 premières minutes je me suis dit, tiens la réalisatrice peut finalement faire un film compréhensible avec une histoire qui se raconte plutôt bien... et puis finalement non. Je ne sais pas ou elle veut en venir et je ne suis pas certaine qu'elle le sache. Mais comme toujours, visuellement, c'est très réussi.
Gros coup de cœur pour moi, où l'on ressent très bien la patte de Julia Ducourneau. Après Grave et Titane, c'est toujours par la transformation du corps que tout se passe. Cette fois à travers une mystérieuse maladie qui transforme les sujets atteint en marbre. Le film nous plonge ainsi dans un univers dystopique plein de mystères, bien que l'essence même du film n'est pas dans son contexte, mais dans sa manière de traiter la problématique du deuil et de l'impact qu'il peut avoir sur toute une famille, et sur plusieurs générations.
J’ai vu Alpha dans le cadre du festival de Cannes, et j’ai trouvé ça raté. Julia Ducournau semble avoir perdu tout ce qui faisait la force de Grave et Titane. Ici, tout paraît forcé, démonstratif, sans vraie émotion. Le film veut parler d’amour, de peur, de contamination, mais tout est surligné, sans nuance ni souffle.
Visuellement, c’est clinquant mais creux. Le scénario tourne à vide, empile les symboles sans jamais y croire. Même les moments censés être intenses ou dérangeants finissent par sonner faux. Tahar Rahim fait ce qu’il peut, mais rien ne tient vraiment debout.
C’est lourd, confus, et étonnamment plat pour une cinéaste censée bousculer. J’ai décroché très vite.
Troisième long-métrage de la réalisatrice Julia Ducournau (après le génial Grave et le convaincant Titane, Palme d’Or à Cannes en 2021), Alpha noue son intrigue autour d’un mystérieux drame familial, au cours d’une période indéterminée, et alors qu’un virus faisant furieusement penser au SIDA sème un vent de panique à travers le monde. Porté par un trio de très bons acteurs (Mélissa Boros, Golshifteh Farahani, Tahar Rahim), ce film qui exhale un sentiment de flottement permanent et distille une lumière au ton froid multiplie les couches de lecture et d’intrigues, et aurait probablement mérité davantage de simplicité. Il réserve néanmoins de belles séquences et ses 2h10 passent sans que l’on regarde sa montre. Cette œuvre expérimentale et ambitieuse un poil ratée mérite néanmoins d’être défendue, précisément du fait de son désir de sortir des sentiers battus.
Un drame familial qui pèse sur la famille et qui laisse le spectateur, au début, assez perdu dans la compréhension du film. En effet, il y’a de nombreux aller-retour dans le passé sans même qu’on s’en aperçoive directement.
Ainsi le fil conducteur du film est intéressant : l’angoisse et la paranoïa, la peur et le rejet des autres, le déni, la violence … diverses émotions ne cessent de se chevaucher. Et l’oncle si imprévisible !
Néanmoins, le film reste très long à regarder, par moment très peu d’actions à se mettre sous la dent …
L’idée est bonne, mais assez inachevée et, à mon goût, représentée de manière assez archaïque.