Film intéressant mais très vague. Julia Ducourneau aborde tellement de thématiques et d'histoires différentes qu'on s'y perd... spoiler: Bon, on le comprend vite qu'elle va parler de la famille, de maladie et d'addiction, mais le scénario est mal construit et tout est flou.
L'image et le jeu de Tahar et Golshifteh sauvent le film. Malheureusement la musique est à côté de l'histoire et de nos émotions en tant que spectateurs. Néanmoins je l'ai préféré à ses précédents films. La thématique m'a plus touchée et le body horror est moins présent (ou moins dérangeant). Ducourneau devrait se focaliser sur les images et la mise en scène et faire appel à des scénaristes pour les dialogues...
Même si Julia Ducournau s’éloigne partiellement du cinéma horrifique auquel elle nous avait habitués, Alpha en conserve de nombreux marqueurs. Mélange de drame, de fantastique et de body horror, le film séduit d’abord par une mise en scène visuellement soignée et un travail sonore d’une intensité remarquable. Mais après une première heure à couper le souffle, le récit s’enlise et se brouille, victime d’une accumulation de sous-textes et de détours symboliques.
Heureusement, l’ensemble est sauvé par un casting cinq étoiles porté par des performances d’acteurs d’une grande justesse. Addiction, métaphore du sida, harcèlement : Alpha multiplie les pistes de lecture et assume un foisonnement parfois déroutant. Sans être exempt de défauts, le film s’impose néanmoins comme l’œuvre la plus personnelle de Julia Ducournau
J'ai eu la chance d'assister à la projection du film en avant-première, en présence de l'extraordinaire Tahar Rahim, probablement l'acteur français actuellement le plus intéressant dans son approche et sa préparation des personnages qu'il incarne avec tellement de talent. J'avais adoré Grave, le premier film de Julia Ducournau. Malgré la Palme d'Or et beaucoup d'attentes, j'avais par contre détesté Titane, dans lequel je m'étais complètement perdu et qui ne m'avait absolument pas touché. C'est déjà le signe que le cinéma de Julia Ducournau divise et est particulièrement clivant. Les critiques des spectateurs que l'on peut lire sur ce site pour ce troisième film, Alpha, le démontrent également : certains crient au scandale, se disent dégoutés par certaines scènes et n'adhèrent absolument pas à ce type de cinéma. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé ce troisième film, dont l'humanisme m'a vraiment touché. La lumière, les cadrages, la musique, la mise en scène et l'interprétation son exceptionnels. Tahar Rahim d'abord, qui a perdu plus de 20 kilos en 4 mois pour prendre cette apparence famélique, et qui, une fois de plus, livre une prestation phénoménale, Golshifteh Farahani ensuite, toujours aussi juste et émouvante. Et enfin, Mélissa Boros, jeune actrice dont c'est seulement le 2ème film, époustouflante dans un rôle tellement complexe. Je peux comprendre que l'on n'aime pas le cinéma de Julia Ducournau. Moi-même je suis divisé sur ses films comme je l'ai dit plus haut. Mais il faut reconnaître que son cinéma de genre interpelle et ne laisse pas indifférent, et qu'elle est bourrée de talent. Je continuerai donc à suivre sa filmographie avec beaucoup d'intérêt et de curiosité, quitte à être déçu, mais avec l'espoir et même la certitude qu'elle nous livrera un jour un chef d'œuvre. Respect !
Film intelligent ! La colorimetrie des plans est très bien pensée et le fait qu’on nous tienne pas par la main et qu’on nous explique pas vraiment ce qu’il se passe fait du bien. C'eetvun film où l'interprétation du spectateurest primordiale. Quand nous tenons une théorie, nous avons envie de le voir une deuxième fois pour voir si ça marche. Le scénario est donc d'un haut niveau. Un bémol pour l'interprétation en deçà des ambition du film. Golshifteh Farahani joue toujours la meme partition (la femme dépassée-désespérée-mais forte) et Tahar Rahim ne joue que sur son physique.
Une prestation exceptionnelle de Tahar Rahim métamorphosé. Un film très violent sur la maladie et le regard que les autres portent sur les malades qui est parfois plus destructeur que la maldie elle même, y compris dans les familles. On passe entre deux époques de la vie de ces 3 personnages, et on ressort bouleversé
Un enfer ce film ! on a vécu un enfer du début à la fin ! Si au moins ça avait été un film dans la catégorie horreur j aurais compris c était légitime mais pas le cas. J aimerais des réponses à mes questions car je suis cinéphile. Quel est le but de ce film ?? Quelles sont les attendus ??? Quel est le sens je me questionne encore, j ai eu envie de vomir et surtout, tout est glauque, sordide et sans intérêt ?
Drôle de film , le genre que l'on peut aimer ou détester. En tout cas c'est original. L'acteur principal avec un physique impressionnant , les deux actrices principale très bien. Bémol car parfois assez confus.
Julia Ducournau est de retour avec un film choc racontant l’histoire de Alpha, une jeune fille de 13 ans. Un jour, sa mère découvre un tatouage sur son bras et son monde s’écroule, la replongeant dans un passé douloureux. Le film aborde indirectement les épidémies, et les psychoses qui s’en dégagent, en mettant l’accent sur les marginaux. Julia Ducournau explore à nouveau le fantastique avec ce film radical, mais surtout profondément esthétique. Si le récit est parfois difficile à suivre, le spectateur est emporté malgré lui dans un torrent d’émotions.
Un film prétentieux, qui veut jongler sur plusieurs intrigues jusqu’à ce que le spectateur s’y perde. La jeune actrice sur-joue. 2 heures perdues, on attend la fin en baillant
Une idée très originale encore une fois pour ce nouveau film de Julia ducourneau. On reconnaît son style. L’idée de transformation des malades est géniale! On se perd un peu dans les deux époques. La bande originale est mal adaptée je trouve et même parfois pénible! De très bonnes scènes et d autres parfois pénibles. On retiendra les excellentes prestations de Tahar ragimt et golshifteh farahani sont exceptionnelles !
Ce film, comme tous les films de J. Ducourneau, vous brasse pendant plusieurs jours ... j'aime ce cinéma qui bouscule, chahute et vous laisse bien secoué. C'est beau, étrange, surprenant et parfois incompréhensible... il faut accepter de ne pas tout comprendre. A noter que les comédiens sont époustouflants et tellement justes. Bref on n aime ou on n aime pas mais il faut voir ce genre de cinéma. Moi j aime ..
Peut être pas le meilleur film de sa réalisatrice, mais certainement son plus personnel et viscéral. C'est extrêmement bien joué, La jeune Mélissa Boros en tête, hormis Tahar Rahim qui surjoue un peu, et très bien filmé. Toutes les "obsessions" de Julia Ducournau sont bien là, et on y retrouve évidemment toute la chimie de ses 2 précédents films, la médecine, les corps mutilés, la musique, les transformations, la famille... Ça n'est certes pas le plus finaud de sa courte carrière, mais c'est prenant, rude et frontal. Du pur Julia Ducournau.
08-25 difficile de noter un film qu'on n'a pas compris des la fin du visionnage. Pas très limpide, mais très bien filmé et super acteurs. Je m'attendais a plus de trash, jai eu de la profondeur
Le film commence par une soirée ado qui se passe mal. Inconsciente, la jeune Alpha se fait tatouer sur le bras un grand A avec une aiguille au passé douteux, ce qui servira de point de départ à toute l'intrigue. A comme Alpha, A comme Alice. Dans cette nouvelle œuvre, Julia Ducourneau redonne une jeunesse au roman de Lewis Caroll. La jeune Mélissa Boros est au coeur du film. Elle le traverse comme un parcours initiatique la faisant passer brutalement de l'enfance à l'âge adulte. Son histoire, comme celle d'Alice, est "un rêve dans un rêve" pour reprendre les mots de Finnegan Oldfield qui interprète son prof d'anglais. La drogue et le virus qui se mêlent, l'entourent et l'étouffent, lui font découvrir la violence du rejet. Avec ses gros plans, Julia Ducourneau filme l'enfermement physique qui conduit à l'enfermement social, comme si l'isolement pouvait tenir les hommes à l'écart de la fin poussiéreuse qui les attend inexorablement. Le talent est de maintenir le spectateur dans un entre-deux permanent entre passé et présent, entre la vie et la mort, entre rêve et réalité, comme dans le roman de Lewis Caroll. L'ambiance est glauque, avec une parfaite maîtrise du cadrage, de la lumière et du son. Soyons francs : c'est un cinéma clivant,qui ne peut pas plaire à tout le monde. Il y a du Gaspard Noé chez Julia Ducourneau. Son cinéma n'a pas pour but de nous divertir mais de nous faire réagir. Il faut également saluer les performances incroyables de Golshifteh Farahani et d'un Tahar Rahim cadavérique. Puissant. Un vrai film d'auteur.