Le film commence par une soirée ado qui se passe mal. Inconsciente, la jeune Alpha se fait tatouer sur le bras un grand A avec une aiguille au passé douteux, ce qui servira de point de départ à toute l'intrigue. A comme Alpha, A comme Alice. Dans cette nouvelle œuvre, Julia Ducourneau redonne une jeunesse au roman de Lewis Caroll. La jeune Mélissa Boros est au coeur du film. Elle le traverse comme un parcours initiatique la faisant passer brutalement de l'enfance à l'âge adulte. Son histoire, comme celle d'Alice, est "un rêve dans un rêve" pour reprendre les mots de Finnegan Oldfield qui interprète son prof d'anglais. La drogue et le virus qui se mêlent, l'entourent et l'étouffent, lui font découvrir la violence du rejet. Avec ses gros plans, Julia Ducourneau filme l'enfermement physique qui conduit à l'enfermement social, comme si l'isolement pouvait tenir les hommes à l'écart de la fin poussiéreuse qui les attend inexorablement. Le talent est de maintenir le spectateur dans un entre-deux permanent entre passé et présent, entre la vie et la mort, entre rêve et réalité, comme dans le roman de Lewis Caroll. L'ambiance est glauque, avec une parfaite maîtrise du cadrage, de la lumière et du son. Soyons francs : c'est un cinéma clivant,qui ne peut pas plaire à tout le monde. Il y a du Gaspard Noé chez Julia Ducourneau. Son cinéma n'a pas pour but de nous divertir mais de nous faire réagir. Il faut également saluer les performances incroyables de Golshifteh Farahani et d'un Tahar Rahim cadavérique. Puissant. Un vrai film d'auteur.
Film sans aucun intérêt, d'une lenteur à mourir d'ennui, images et musique anxiogènes, scénario torturé et tortueux, effets spéciaux moyens, etc... Hélas, la présence de l'excellent Tahar Rahim ne sauvera pas le film du gouffre ! Conclusion : ne perdez pas votre temps et votre argent en espérant passer un bon moment devant ce film. La déception sera d'autant plus grande !!!
De jolies idées qui donnent de très belles scènes, la jeune actrice est remarquable et le récit plutôt prenant et intelligent mais il y a des problèmes de scénario ou de montage et on ne comprend pas l'explication finale, c'est dommage.
je n'ai pas tout compris mais j'ai vraiment bien aimé ce film malgré certaines critiques désastreuses. Le jeu des acteurs, la lumière, la musique, les images transcendent le film et je me suis laissée prendre. Allez y et faites votre propre opinion
Grande fan de Julia Ducourneau je concede que ce n'est pas pour tout le monde. Je suis néanmoins très sensible à la qualité de la réalisation, au jeu des acteurs, à la finesse du scénario et à l'incroyable image du film. Je recommande fortement. Encore un chef d'oeuvre pour la réalisatrice.
Un lucid dream, comme ditaient les anglais. Les metaphores les histoires parallèles le symbolisme, c’est très fort. Ce n’est pas fin mais ce n’est pas grave, il se révèle en son être touchant à la fin. Le jeu d’acteur omg
3 secondes de ce film valent probablement une bonne cinquantaine de longs qui s’entassent les uns après les autres dans nos salles. Ce n’est pas un chef d’œuvre, mais quel boulot, quelle dose de cinoche ! (Juste attention à la pente pubarde)
Ducournau signe une œuvre troublante mais profondément humaine.
J’ai adoré la justesse des acteurs, Mélissa Boros incarne une adolescente fragile et courageuse, tandis que Golshifteh Farahani transmet avec intensité toute la peur et l’amour d’une mère prête à tout pour protéger sa fille. Tahar Rahim, impressionnant dans le rôle de l’oncle malade et toxicomane, ajoute une dimension encore plus tragique à l’ la puissance des liens familiaux.
Plus une bonne expérience sensorielle que narrative. Les acteurs sont excellents, mais c'est un tout petit peu long comme beaucoup de films aujourd'hui.
Nouveau long métrage de Julia Ducourneau qui reste dans la lignée de ses oeuvres précédentes. A l'instar d'un David Cronenberg, on retrouve son attrait pour notre rapport au corps avec une forte dimension psychologique ici. Un film qui sort une nouvelle fois des sentiers battus et réussit à bousculer le spectateur.
L'atmosphère d' "Alpha" est ce qu'il y a de plus abouti avec une dimension post-apo dans un temps et un espace non défini. Parmi les autres points positifs, on peut relever l'excellence des trois têtes d'affiche du casting que sont Melissa Boros, Tahar Rahim et Golshifteh Farahani. De grosses performances avec une transformation physique impressionnante pour Tahar Rahim. A noter également une bonne bande-son.
L'intrigue m'a moins emballé. Elle commence de manière forte et intense. On y découvre les nombreux thèmes abordés par la réalisatrice : deuil, maladie, dépression, relations familiales,... Mais tout cela peine à conserver un bon rythme et à tenir sur la durée. Il faut dire que Julia Ducourneau a tendance à noyer tout ça dans un océan de complexité. Métaphores et interprétations sont souvent nécessaires pour ne pas laisser le spectateur passif. De ce côté, la cinéaste fait parfois preuve d'intelligence mais, à top en faire, cela peut créer de la confusion et un brin d'ennui.
La lauréate de la Palme d'Or signe un film sympathique mais en régression par rapport à ses deux longs métrages précédents.
Le film est très artificiel, bourré d’effets et c’est à la langue très fatiguant à regarder. On dirait une très longue publicité très violente. Son premier film titane était déjà très exaspérant très long et très chichiteux. On continue là dans la même veine et c’est très ennuyeux. C’est véritablement du cinéma en toc.  la violence ne peut pas servir à cacher le manque de talent.
Ai vu « Alpha » de Julie Ducorneau présenté en Compétition Officielle lors du dernier Festival de Cannes 2025, qui s’est fait éreinté par la critique. Indéniablement Ducourneau est une grande cinéaste et si le film n’est pas toujours lisible et aimable, il n’y a pas un plan qui n’ai pas une ou plusieurs idées de cinéma. Le film cumule des images fortes et des plans qui resteront en mémoire pour longtemps. La photographie de Ruben Impens est superbe, la musique porte à merveille certaines scènes. L’interprétation du trio d’acteur est hallucinante. Alors oui, il y a des longueurs, une distorsion du temps qui n’est pas facile à suivre, un propos qui n’a pas vraiment de but, des excès qui peuvent déranger (mais moi qui m’euphorisent), des effets démonstratifs (mais éblouissants)… Ducorneau a un univers très personnel, c’est trash, violent, outrancier parfois, mais ça donne au spectateur l’impression d’être foncièrement vivant. Fin des années 1980, un virus dont on ne connaitra pas le nom se propage par le sang et les relations sexuelles (évidemment l’on pense de suite au Sida). Alpha (étourdissante Mélissa Boros) a 13 ans et vient de se faire tatouer un A sur l’épaule. Sa mère (Golshifteh Farahani intense) est médecin dans un hôpital déserté par son personnel qui soigne les personnes atteintes par ce nouveau virus. Elles recueillent, Amin, l’oncle d’Alpha qui est toxicomane (incroyable Tahar Rahim qui a perdu plusieurs dizaines de kilos pour ce rôle) qui partagera la chambre de l’adolescente. Ce trio familial dysfonctionnel tout en gérant ses traumatismes en huit clos doit faire face en dehors de l’appartement à l’hystérie collective face à ce virus. Mention spéciale aussi à Finnegan Oldfield (en professeur d’anglais) et à Louai El Amrousy (en petit ami) tout deux dans des seconds rôles dont on retient les quelques scènes grâce à leurs interprétations puissantes. Alpha est opératique, gothique, tragique. J’ai frissonné, palpité, vacillé, adoré !