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Avec On l'appelait Robin des Bois (The Death of Robin Hood), Michael Sarnoski s'éloigne radicalement des adaptations classiques de la célèbre légende. Ici, il ne s'agit plus de raconter les exploits du héros de Sherwood, mais d'explorer ses derniers jours à travers un récit sombre, introspectif et profondément humain.
Le film imagine un Robin vieillissant, marqué par les combats et rongé par les conséquences de ses choix. Blessé et abandonné, il est recueilli par une mystérieuse femme qui lui offre une dernière occasion de trouver la paix. Ce parti pris transforme la légende en méditation sur le poids de la culpabilité, le pardon et la possibilité d'une rédemption.
Hugh Jackman livre une prestation d'une grande intensité. Loin du héros invincible, il compose un Robin des Bois fatigué, brisé, mais toujours habité par une profonde humanité. Son interprétation, tout en retenue, porte le film de bout en bout. À ses côtés, Jodie Comer apporte une douceur et un mystère qui donnent une véritable dimension émotionnelle au récit, tandis qu'Bill Skarsgård impose une présence inquiétante et magnétique.
Michael Sarnoski privilégie une mise en scène contemplative, où les silences, les paysages et les regards comptent autant que les dialogues. Les scènes d'action, peu nombreuses mais d'une grande brutalité, rappellent constamment que la violence laisse des cicatrices bien au-delà des blessures physiques.
Visuellement, le film séduit par sa photographie crépusculaire, qui enveloppe chaque scène d'une mélancolie presque poétique. Cette atmosphère renforce l'idée que cette histoire n'est pas celle d'une victoire, mais celle d'un homme confronté à la fin de son propre mythe.
Avec On l'appelait Robin des Bois, Michael Sarnoski offre une relecture audacieuse et mature d'un personnage légendaire. Plus proche d'un drame historique que d'un film d'aventure, cette œuvre bouleverse par son émotion et la puissance de son interprétation.
Le film imagine un Robin vieillissant, marqué par les combats et rongé par les conséquences de ses choix. Blessé et abandonné, il est recueilli par une mystérieuse femme qui lui offre une dernière occasion de trouver la paix. Ce parti pris transforme la légende en méditation sur le poids de la culpabilité, le pardon et la possibilité d'une rédemption.
Hugh Jackman livre une prestation d'une grande intensité. Loin du héros invincible, il compose un Robin des Bois fatigué, brisé, mais toujours habité par une profonde humanité. Son interprétation, tout en retenue, porte le film de bout en bout. À ses côtés, Jodie Comer apporte une douceur et un mystère qui donnent une véritable dimension émotionnelle au récit, tandis qu'Bill Skarsgård impose une présence inquiétante et magnétique.
Michael Sarnoski privilégie une mise en scène contemplative, où les silences, les paysages et les regards comptent autant que les dialogues. Les scènes d'action, peu nombreuses mais d'une grande brutalité, rappellent constamment que la violence laisse des cicatrices bien au-delà des blessures physiques.
Visuellement, le film séduit par sa photographie crépusculaire, qui enveloppe chaque scène d'une mélancolie presque poétique. Cette atmosphère renforce l'idée que cette histoire n'est pas celle d'une victoire, mais celle d'un homme confronté à la fin de son propre mythe.
Avec On l'appelait Robin des Bois, Michael Sarnoski offre une relecture audacieuse et mature d'un personnage légendaire. Plus proche d'un drame historique que d'un film d'aventure, cette œuvre bouleverse par son émotion et la puissance de son interprétation.
ON L’APPELAIT ROBIN DES BOIS : 11/20
Le premier tiers est excellent. C’est brutal, sale, viscéral. Hugh Jackman impose une présence incroyable et le film dégage une vraie personnalité. L’ambiance brumeuse, les décors et les musiques médiévales installent une mélancolie qui fonctionne vraiment.
Puis le film change complètement de direction. On quitte progressivement le héros légendaire pour suivre un homme en quête de rédemption. L’intention est claire, et je comprends totalement ce que le réalisateur cherche à raconter.
Le problème, c’est le rythme. Ça s’étire, les dialogues deviennent interminables et le film finit par être plus contemplatif que captivant. Visuellement, c’est superbe, mais émotionnellement, j’ai fini par décrocher (même si la scène finale est émouvante, mais bon). À force de vouloir être poétique, il en oublie parfois d’être prenant.
C’est dommage, parce que la proposition est originale et ose faire quelque chose de différent avec le personnage. Mais entre deux scènes magnifiques, il y a aussi beaucoup de moments où… on s’fait chier un peu.
Une relecture audacieuse, portée par un Hugh Jackman impressionnant, mais qui finit par sacrifier le plaisir de spectateur au profit de sa contemplation.
Plus de notes sur insta : 22sur20
Le premier tiers est excellent. C’est brutal, sale, viscéral. Hugh Jackman impose une présence incroyable et le film dégage une vraie personnalité. L’ambiance brumeuse, les décors et les musiques médiévales installent une mélancolie qui fonctionne vraiment.
Puis le film change complètement de direction. On quitte progressivement le héros légendaire pour suivre un homme en quête de rédemption. L’intention est claire, et je comprends totalement ce que le réalisateur cherche à raconter.
Le problème, c’est le rythme. Ça s’étire, les dialogues deviennent interminables et le film finit par être plus contemplatif que captivant. Visuellement, c’est superbe, mais émotionnellement, j’ai fini par décrocher (même si la scène finale est émouvante, mais bon). À force de vouloir être poétique, il en oublie parfois d’être prenant.
C’est dommage, parce que la proposition est originale et ose faire quelque chose de différent avec le personnage. Mais entre deux scènes magnifiques, il y a aussi beaucoup de moments où… on s’fait chier un peu.
Une relecture audacieuse, portée par un Hugh Jackman impressionnant, mais qui finit par sacrifier le plaisir de spectateur au profit de sa contemplation.
Plus de notes sur insta : 22sur20
De sang et de larme
Je sais, je sais. Je me répète, ça doit être dû à mon grand âge, mais surtout à l’entêtement forcené des distributeurs français à changer les titres originaux – ici The death of Robin Hood parfaitement explicite – en ce titre nullissime. Car le 3ème film de Michael Sarnoski méritait mieux. Hanté par son passé après une vie de crimes et de violence, Robin des Bois est laissé pour mort à l’issue d’un combat qu’il pensait être le dernier. Recueilli par une femme mystérieuse, il se voit offrir une ultime chance de rédemption… 122 minutes sinistres à souhait qui ne donnent pas franchement envie de visiter l’Irlande. Un drame noir et violent très très loin du mythe habituel qu’on a ici pris bien soin de mettre à bas. Une relecture sombre et éprouvante dont on se pose la question ; pourquoi ?
Voilà le type même de films dont je ne sais pas exactement quoi dire, sinon qu’il fallait de toute évidence mettre aux oubliettes les Errol Flynn, Sean Connery, Russel Crowe, Kevin Costner et consorts. Ici, tout est noir, brumeux, sanglant, violent, crépusculaire et même si la rédemption semble le but à atteindre, que de sang et de larmes pour y parvenir. Michael Sarnoski ne voulait évidemment pas raconter une nouvelle aventure héroïque de Robin des Bois, mais explorer ses derniers jours. L’idée lui est venue d’une ancienne ballade du XIVe siècle évoquant la mort du hors-la-loi dans un prieuré. Ce film dérangeant est un pari audacieux mettant en scène, non plus le héros généreux et joyeux que l’on connaît, mais un vieil homme fatigué, usé par un long parcours de violence et de survie. Pour ce faire, le cinéaste crée une atmosphère à la fois oppressante et magnifique, où chaque affrontement semble nous rappeler que la frontière entre le bien et le mal est souvent plus floue qu'on ne le croit. On ne sort pas indemne de cette vision ultime du héros de Sherwood, mais on en ressort avec l'impression d'avoir vu quelque chose de vrai, de brut, qui interroge notre propre rapport à la légende et à l'héroïsme. C'est un film qui ne cherche pas à plaire à tout prix, mais qui assume sa noirceur pour mieux nous parler de rédemption, de mémoire et de la part d'ombre qui sommeille en chacun de nous. Douloureux et très exigeant.
Contrairement à la plupart des castings hollywoodiens, c’est Hugh Jackman qui a fait le premier pas. Grand admirateur de Pig, le premier long métrage du cinéaste, l’acteur a demandé à lire le scénario après en avoir entendu parler, De film en film, depuis qu’il s’est sorti de ses rôles de super-héros, il confirme la diversité de son talent et campe pour ce drame, un personnage à la fois brutal, fragile et désabusé. Il est très bien entouré par Jodie Comer, Bill Skarsgård, Murray Bartlett et Noah Jupe qui ne font pas forcément dans la dentelle mais s’inscrivent brillamment dans le ton de ce film unique en son genre. Le type même d’œuvre clivante voire polémique mais qui vaut le détour.
Je sais, je sais. Je me répète, ça doit être dû à mon grand âge, mais surtout à l’entêtement forcené des distributeurs français à changer les titres originaux – ici The death of Robin Hood parfaitement explicite – en ce titre nullissime. Car le 3ème film de Michael Sarnoski méritait mieux. Hanté par son passé après une vie de crimes et de violence, Robin des Bois est laissé pour mort à l’issue d’un combat qu’il pensait être le dernier. Recueilli par une femme mystérieuse, il se voit offrir une ultime chance de rédemption… 122 minutes sinistres à souhait qui ne donnent pas franchement envie de visiter l’Irlande. Un drame noir et violent très très loin du mythe habituel qu’on a ici pris bien soin de mettre à bas. Une relecture sombre et éprouvante dont on se pose la question ; pourquoi ?
Voilà le type même de films dont je ne sais pas exactement quoi dire, sinon qu’il fallait de toute évidence mettre aux oubliettes les Errol Flynn, Sean Connery, Russel Crowe, Kevin Costner et consorts. Ici, tout est noir, brumeux, sanglant, violent, crépusculaire et même si la rédemption semble le but à atteindre, que de sang et de larmes pour y parvenir. Michael Sarnoski ne voulait évidemment pas raconter une nouvelle aventure héroïque de Robin des Bois, mais explorer ses derniers jours. L’idée lui est venue d’une ancienne ballade du XIVe siècle évoquant la mort du hors-la-loi dans un prieuré. Ce film dérangeant est un pari audacieux mettant en scène, non plus le héros généreux et joyeux que l’on connaît, mais un vieil homme fatigué, usé par un long parcours de violence et de survie. Pour ce faire, le cinéaste crée une atmosphère à la fois oppressante et magnifique, où chaque affrontement semble nous rappeler que la frontière entre le bien et le mal est souvent plus floue qu'on ne le croit. On ne sort pas indemne de cette vision ultime du héros de Sherwood, mais on en ressort avec l'impression d'avoir vu quelque chose de vrai, de brut, qui interroge notre propre rapport à la légende et à l'héroïsme. C'est un film qui ne cherche pas à plaire à tout prix, mais qui assume sa noirceur pour mieux nous parler de rédemption, de mémoire et de la part d'ombre qui sommeille en chacun de nous. Douloureux et très exigeant.
Contrairement à la plupart des castings hollywoodiens, c’est Hugh Jackman qui a fait le premier pas. Grand admirateur de Pig, le premier long métrage du cinéaste, l’acteur a demandé à lire le scénario après en avoir entendu parler, De film en film, depuis qu’il s’est sorti de ses rôles de super-héros, il confirme la diversité de son talent et campe pour ce drame, un personnage à la fois brutal, fragile et désabusé. Il est très bien entouré par Jodie Comer, Bill Skarsgård, Murray Bartlett et Noah Jupe qui ne font pas forcément dans la dentelle mais s’inscrivent brillamment dans le ton de ce film unique en son genre. Le type même d’œuvre clivante voire polémique mais qui vaut le détour.
Un récit sombre, radical et pessimiste. Une étude de personnage sur la portée des mythes. Porté par un Hugh Jackman habité. Un long métrage qui ne laisse pas indifférent. Dans un sens, comme dans l'autre.
CRITIQUE COMPLÈTE SUR MA CHAÎNE YOUTUBE : thecritizman.
Film vu en projection de presse.
ON L’APPELAIT ROBIN DES BOIS (The Death Of Robin Hood) de Michael Sarnoski ne tient malheureusement pas sa promesse principale : celle d’un vrai film d’horreur autour de Robin des Bois, dans la lignée des relectures horrifiques de Winnie, Bambi ou Pinocchio.
Les 30 premières minutes sont pourtant exactement ce que j’attendais : une ambiance sale, violente, un Robin des Bois brutal et presque monstrueux… puis survient un événement scénaristique qui fait totalement bifurquer le film.
À partir de là, le récit se transforme en espèce de voyage spirituel contemplatif où Robin des Bois devient quasiment un moine bouddhiste perdu au fond d’un monastère. Et honnêtement, le rythme s’effondre. Le film devient long, parfois franchement ennuyeux.
C’est frustrant, parce qu’il y avait un énorme potentiel.
Visuellement en revanche, c’est magnifique. Michael Sarnoski propose de superbes plans, une mise en scène très travaillée, et Hugh Jackman est excellent dans le rôle. Le film offre aussi quelques séquences bien gores qui rappellent enfin le concept vendu au départ.
Un film esthétiquement réussi, bien joué, mais qui abandonne trop vite son idée la plus intéressante.
Film vu en projection de presse.
ON L’APPELAIT ROBIN DES BOIS (The Death Of Robin Hood) de Michael Sarnoski ne tient malheureusement pas sa promesse principale : celle d’un vrai film d’horreur autour de Robin des Bois, dans la lignée des relectures horrifiques de Winnie, Bambi ou Pinocchio.
Les 30 premières minutes sont pourtant exactement ce que j’attendais : une ambiance sale, violente, un Robin des Bois brutal et presque monstrueux… puis survient un événement scénaristique qui fait totalement bifurquer le film.
À partir de là, le récit se transforme en espèce de voyage spirituel contemplatif où Robin des Bois devient quasiment un moine bouddhiste perdu au fond d’un monastère. Et honnêtement, le rythme s’effondre. Le film devient long, parfois franchement ennuyeux.
C’est frustrant, parce qu’il y avait un énorme potentiel.
Visuellement en revanche, c’est magnifique. Michael Sarnoski propose de superbes plans, une mise en scène très travaillée, et Hugh Jackman est excellent dans le rôle. Le film offre aussi quelques séquences bien gores qui rappellent enfin le concept vendu au départ.
Un film esthétiquement réussi, bien joué, mais qui abandonne trop vite son idée la plus intéressante.
Un Robin des bois comme vous ne l'avez jamais vu !Une ambiance crépusculaire par moment gore voire glauque ds'une rare violence mais le film est beau sombre intelligent une ambiance assez lancinante mais fascinante l'histoire après l'histoire d''un Robin des bois déchu tourmenté par la mort et la suite...une grand Hugues Jackman au sommet de son art ! Peut être quelques longueurs pour certains mais on s'en fiche un bon moment !
Les 20 premières minutes étaient intéressantes et d’une grande violence mais pour le reste ça été beaucoup moins.
Je m'attends à voir le côté sombre de Robin des Bois. C’était très narratif avec beaucoup de dialogues. Limite on pouvait s'ennuyer et trouver le film long.
C’était bien dommage car Hugh Jackman en Robin des Bois était très bien. Le côté violent et sombre marchait très bien sur lui mais ce fut gâcher.
Je m'attends à voir le côté sombre de Robin des Bois. C’était très narratif avec beaucoup de dialogues. Limite on pouvait s'ennuyer et trouver le film long.
C’était bien dommage car Hugh Jackman en Robin des Bois était très bien. Le côté violent et sombre marchait très bien sur lui mais ce fut gâcher.
«Robin sanguinaire»
Que de violence (Int-12 ans) et de noirceur dans ce film sombre et celtique qui détruit l’image que l’on pouvait se faire de Robin des Bois.
Ici Robin (Hugh Jackmann excellent) est un être violent et veule, dont beaucoup veulent se venger de massacres qu’il a perpétrés. Gravement blessé il se réfugie sur une île où il est soigné par une (jolie) nonne qui ne sait pas qui il est…
J’aurai préféré garder l’image positive de RdesB et j’ai souvent fermé les yeux!
Que de violence (Int-12 ans) et de noirceur dans ce film sombre et celtique qui détruit l’image que l’on pouvait se faire de Robin des Bois.
Ici Robin (Hugh Jackmann excellent) est un être violent et veule, dont beaucoup veulent se venger de massacres qu’il a perpétrés. Gravement blessé il se réfugie sur une île où il est soigné par une (jolie) nonne qui ne sait pas qui il est…
J’aurai préféré garder l’image positive de RdesB et j’ai souvent fermé les yeux!
C'est assez réjouissant de voir un mythe se faire démonter, surtout quand le mythe est incarné par Hugh Jackman et que les images sont aussi bien léchées que celles-ci. Le rythme change comme le format du film (non, l'image du premier tiers du film est bien au bon format !) et au final, c'est une belle réflexion sur le mythe du héros.
Et un bonus pour la musique, tout particulièrement la dernière chanson qui reprend une vieille légende celtique.
Et un bonus pour la musique, tout particulièrement la dernière chanson qui reprend une vieille légende celtique.
Robin des Bois ou deux heures de confession ?
Je ne peux pas dire que ce film soit mauvais. Hugh Jackman joue très correctement son rôle, les décors sont magnifiques, la photographie et la musique sont soignées. Le problème est ailleurs : je me suis profondément ennuyé.
Je m'attendais à découvrir une véritable histoire de Robin des Bois, avec un enjeu, une intrigue, du suspense et une progression. Au lieu de cela, j'ai surtout eu l'impression d'assister pendant près de deux heures à une longue séance d'introspection.
On découvre un Robin des Bois vieillissant, usé par une vie de violence et de crimes, hanté par son passé et cherchant finalement une forme de rédemption avant de partir en paix. L'idée pouvait être intéressante, mais le film étire énormément cette réflexion : longues séquences silencieuses, dialogues, pauses, musique et scènes contemplatives s'enchaînent sans véritablement faire avancer l'histoire.
La première partie laisse pourtant espérer quelque chose de beaucoup plus intense, mais cette direction s'efface rapidement pour laisser place à un film très contemplatif et introspectif. Et malheureusement, je n'ai jamais retrouvé l'enjeu que j'attendais.
Je reconnais donc les qualités techniques et le travail des acteurs, mais pour moi, cela ne suffit pas. Pendant une grande partie du film, j'ai attendu qu'une véritable intrigue démarre… et elle n'est finalement jamais vraiment arrivée.
Une relecture très particulière du mythe de Robin des Bois, mais beaucoup trop longue et contemplative à mon goût.
2/5 ⭐⭐
Je ne peux pas dire que ce film soit mauvais. Hugh Jackman joue très correctement son rôle, les décors sont magnifiques, la photographie et la musique sont soignées. Le problème est ailleurs : je me suis profondément ennuyé.
Je m'attendais à découvrir une véritable histoire de Robin des Bois, avec un enjeu, une intrigue, du suspense et une progression. Au lieu de cela, j'ai surtout eu l'impression d'assister pendant près de deux heures à une longue séance d'introspection.
On découvre un Robin des Bois vieillissant, usé par une vie de violence et de crimes, hanté par son passé et cherchant finalement une forme de rédemption avant de partir en paix. L'idée pouvait être intéressante, mais le film étire énormément cette réflexion : longues séquences silencieuses, dialogues, pauses, musique et scènes contemplatives s'enchaînent sans véritablement faire avancer l'histoire.
La première partie laisse pourtant espérer quelque chose de beaucoup plus intense, mais cette direction s'efface rapidement pour laisser place à un film très contemplatif et introspectif. Et malheureusement, je n'ai jamais retrouvé l'enjeu que j'attendais.
Je reconnais donc les qualités techniques et le travail des acteurs, mais pour moi, cela ne suffit pas. Pendant une grande partie du film, j'ai attendu qu'une véritable intrigue démarre… et elle n'est finalement jamais vraiment arrivée.
Une relecture très particulière du mythe de Robin des Bois, mais beaucoup trop longue et contemplative à mon goût.
2/5 ⭐⭐
1/3 d’ultraviolence suivi de 2/3 de beauté contemplative. Et Hugh Jackman le magnifique.
A quel public peut bien s’adresser ce film où l’on passe en un clin d’œil de Tarantino sous amphétamines à Tarkovski ? Ok, je ne suis une experte ni de QT ni de AT mais vous voyez l'idée ;-)
Biberonnée au Robin des Bois d’Errol Flynn, je n’avais aucune envie de voir démolir le mythe. Et surtout pas d’une aussi violente façon. Jamais je ne serais allée découvrir cette histoire s’il n’y avait pas eu Hugh Jackman dedans.
Les scènes de violence de la première partie sont insoutenables, j’ai quasiment fermé les yeux tout le temps, guidée par le son particulièrement évocateur. C’est sûr qu’avec ça, on est fixé sur le personnage et son acolyte Petit Jean.
Puis on passe à une œuvre lente et contemplative, où les images sont d’une grande beauté. Que ce soit les majestueux paysages d’Irlande du Nord ou les scènes d’intérieur qui évoquent Vermeer, tout est magnifiquement éclairé par le directeur de la photo du film.
Outre la beauté de la seconde partie, il y a Jodie Comer, qui irradie d’humanité paisible et Hugh Jackman, intense et au charisme inébranlable.
A quel public peut bien s’adresser ce film où l’on passe en un clin d’œil de Tarantino sous amphétamines à Tarkovski ? Ok, je ne suis une experte ni de QT ni de AT mais vous voyez l'idée ;-)
Biberonnée au Robin des Bois d’Errol Flynn, je n’avais aucune envie de voir démolir le mythe. Et surtout pas d’une aussi violente façon. Jamais je ne serais allée découvrir cette histoire s’il n’y avait pas eu Hugh Jackman dedans.
Les scènes de violence de la première partie sont insoutenables, j’ai quasiment fermé les yeux tout le temps, guidée par le son particulièrement évocateur. C’est sûr qu’avec ça, on est fixé sur le personnage et son acolyte Petit Jean.
Puis on passe à une œuvre lente et contemplative, où les images sont d’une grande beauté. Que ce soit les majestueux paysages d’Irlande du Nord ou les scènes d’intérieur qui évoquent Vermeer, tout est magnifiquement éclairé par le directeur de la photo du film.
Outre la beauté de la seconde partie, il y a Jodie Comer, qui irradie d’humanité paisible et Hugh Jackman, intense et au charisme inébranlable.
Pas très d’accord avec les critiques, ce film est vraiment de très bonne qualité et les acteurs sont époustouflants de justesse !
Il faut être un vieux grincheux au bulbe ratatiné pour ne pas prendre son plaisir devant Souris City alors certes mise à part le lieu de l'action sa manque d'originalité dans ses personnages et ses gags mais c'est drôlement efficace et entraînant.
Les studios Aardman abandonne un temps la pâte à modeler pour un sympathique film d'animation dynamique et amusant.
Les studios Aardman abandonne un temps la pâte à modeler pour un sympathique film d'animation dynamique et amusant.
On l'appelait Robin des bois s'ouvre sur une promesse visuelle forte et une ambiance crépusculaire saisissante, portée par une photographie poisseuse et une violence brute qui posent d'emblée un cadre réaliste et sombre. Malheureusement, ce très bon démarrage s'effondre rapidement dès que le récit s'installe dans sa phase centrale. Le film s'enlise alors dans une longue convalescence où la rédemption du protagoniste devient le seul enjeu, au détriment du rythme et de la narration. On assiste à un drame psychologique pesant et bavard, noyé sous les souvenirs racontés, les confessions et une introspection permanente où il ne se passe concrètement plus rien. Cette volonté d'adopter une posture intellectuelle pour déconstruire une figure populaire apparaît d'autant plus artificielle que le personnage appartient au folklore et n'a jamais possédé de trajectoire ou de fin figées dans le marbre.
Hugh Jackman livre une prestation correcte dans le registre du vieux guerrier hanté par son passé, mais son jeu rappelle trop des rôles similaires déjà arpentés avec plus de réussite. Face à lui, la présence de Jodie Comer apporte un peu d'apaisement sans réussir à extirper la mise en scène de sa torpeur. La réalisation de Michael Sarnoski privilégie l'atmosphère et la texture de l'image au détriment de la vitalité dramatique, condamnant le spectateur à un huis clos monotone et sans surprise. Une oeuvre esthétiquement réussie mais plombée par un faux rythme épuisant et une lenteur excessive qui finissent par engendrer un ennui ferme.
Hugh Jackman livre une prestation correcte dans le registre du vieux guerrier hanté par son passé, mais son jeu rappelle trop des rôles similaires déjà arpentés avec plus de réussite. Face à lui, la présence de Jodie Comer apporte un peu d'apaisement sans réussir à extirper la mise en scène de sa torpeur. La réalisation de Michael Sarnoski privilégie l'atmosphère et la texture de l'image au détriment de la vitalité dramatique, condamnant le spectateur à un huis clos monotone et sans surprise. Une oeuvre esthétiquement réussie mais plombée par un faux rythme épuisant et une lenteur excessive qui finissent par engendrer un ennui ferme.
Une belle surprise, malgré les critiques
Je suis assez surpris de voir à quel point le film est mal accueilli par la critique, car personnellement j’ai vraiment adoré. Je pense surtout qu’il faut accepter de se laisser emmener là où le réalisateur veut nous conduire, plutôt que d’attendre forcément un film plus classique.
J’ai particulièrement apprécié l’évolution du personnage principal et ce que le film cherche à raconter derrière son récit d’aventure. Hugh Jackman est tout simplement incroyable dans le rôle, avec une vraie présence et une interprétation qui m’a beaucoup marqué.
Mais c’est surtout l’ambiance qui m’a séduit : la photographie, les décors, la lumière et l’atmosphère générale donnent au film une véritable identité. Il y a quelque chose de presque mélancolique et contemplatif dans cette mise en scène que j’ai beaucoup aimé.
Le film a certainement ses défauts et je comprends que certains puissent rester à distance, mais de mon côté, j’ai parfaitement compris où le réalisateur voulait m’emmener… et j’ai accepté de le suivre.
Une très belle expérience de cinéma, bien plus personnelle et intéressante que ne le laissent penser certaines critiques.
Je suis assez surpris de voir à quel point le film est mal accueilli par la critique, car personnellement j’ai vraiment adoré. Je pense surtout qu’il faut accepter de se laisser emmener là où le réalisateur veut nous conduire, plutôt que d’attendre forcément un film plus classique.
J’ai particulièrement apprécié l’évolution du personnage principal et ce que le film cherche à raconter derrière son récit d’aventure. Hugh Jackman est tout simplement incroyable dans le rôle, avec une vraie présence et une interprétation qui m’a beaucoup marqué.
Mais c’est surtout l’ambiance qui m’a séduit : la photographie, les décors, la lumière et l’atmosphère générale donnent au film une véritable identité. Il y a quelque chose de presque mélancolique et contemplatif dans cette mise en scène que j’ai beaucoup aimé.
Le film a certainement ses défauts et je comprends que certains puissent rester à distance, mais de mon côté, j’ai parfaitement compris où le réalisateur voulait m’emmener… et j’ai accepté de le suivre.
Une très belle expérience de cinéma, bien plus personnelle et intéressante que ne le laissent penser certaines critiques.
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