Le tournage s'est déroulé en Thaïlande, un choix de cadre qui devait représenter un "paradis idyllique" tout en cachant une réalité plus sombre. L’humidité et la chaleur de cet environnement ont ajouté une dimension authentique au film, transformant ce paysage de rêve en véritable "lieu d’oppression" pour les personnages. Cette approche a permis de renforcer la tension à l’écran, plongeant le spectateur dans un climat oppressant et immersif.
Hell in Paradise est basé sur des événements réels, une particularité qui a exigé de la part de Leïla Sy une mise en scène empreinte de "grande délicatesse". Le défi consistait à rester fidèle à la complexité de l’épreuve vécue par le personnage principal tout en évitant l'exagération. Le soin apporté à cette retranscription a permis de rendre hommage à la résilience du protagoniste, tout en offrant une réflexion sur l’enfermement et la liberté.
Leïla Sy a utilisé une stratégie visuelle marquée par l'usage des couleurs pour exprimer la descente aux enfers du personnage principal, Nina. Le bleu, en particulier, est employé pour signifier la chute progressive du "paradis" à l'enfer. Chaque détail, du maquillage aux costumes, participe ainsi à cette immersion sensorielle et émotionnelle. Cette approche picturale enrichit la narration, offrant une dimension visuelle à la transformation mentale et émotionnelle de Nina.
Avec Hell in Paradise, Virginie Silla, productrice chevronnée, mise sur un thriller centré sur les femmes, continuant sa tradition de films engagés. Après avoir produit des films d'envergure tels que Lucy ou Everything Everywhere All at Once, elle poursuit une ligne éditoriale forte. "C’est ça, le pouvoir du cinéma : vivre des émotions fortes", réaffirme-t-elle, visiblement motivée par l’idée de porter des récits puissants au grand écran. Ce film s’inscrit dans sa volonté de mettre en avant des histoires de résilience et d'émancipation.
Leïla Sy a rassemblé une distribution internationale, chaque acteur apportant une "authenticité unique" à son rôle. Cette diversité a permis de créer une tension palpable à l'écran, l'alliance de différents talents enrichissant le film de multiples dimensions culturelles et émotionnelles. Le défi consistait à intégrer ces diverses énergies sans les homogénéiser, contribuant ainsi à l'intensité dramatique de l'œuvre. Le mélange des cultures a nourri le récit, accentuant les enjeux universels du thriller.