Retour vers le futur sauce franchouillarde
1er film pour Vinciane Millereau, qui, à 52 ans, a une longue carrière de seconds rôles – surtout dans des séries TV -… bref pas grand-chose qui ait attiré l’attention sur elle. D’un seul coup, la voilà propulsée sur le devant de la scène avec cette comédie balourde souvent à la limite du vulgaire. Dans une petite bourgade française, Hélène, Michel, et leurs deux enfants, coulent des jours heureux dans l’insouciance des années 1950. Soudainement propulsés en 2025, le couple découvre un monde moderne à l’opposé de celui qu’ils connaissent. Pour Hélène, qui a toujours vécu comme il se doit dans l’ombre de l’époux, c’est une révolution. Mais, pour Michel, qui voit ses privilèges d’Homme voler en éclat, c’est un cataclysme. Entre vent nouveau et parfum d’antan, ce voyage dans le temps ne sera pas de tout repos. 103 minutes indigestes à éviter de toute urgence.
J’avoue ne pas bien comprendre la mansuétude, et de la presse et des internautes, pour ce navet comme le cinéma français sait, hélas, en produire à la chaîne. Une tête d’affiche connue pour son pouvoir comique – ici Didier Bourdon -, et hop, c’est parti pour un immense n’importe quoi. Quand je pense que ce nanar XXL a fait autant d’entrées en deux semaines que l’admirable Palme de d’Or de Panahi ??? Je sais, ce n’est pas le même public ! Pour moi c’est l’éternel combat contre la médiocrité ambiante. Alors, évidemment, l‘argument mis en avant durant son ENORME campagne de promotion, c’est que c’est un film féministe qui lutterait contre un patriarcat indéboulonnable. Ah bon ! En vérité, il s’agit d’une mauvaise fable, rapidement trop appuyée, sinon éléphantesque, sur l'évolution positive des mentalités et des comportements en près de 70 ans. D’autant qu’on découvre que les réactionnaires bêtes et méchants de 1958 ont finalement bon cœur, et se laissent facilement convaincre de leurs erreurs, tandis que les personnages de 2025 laissent largement transparaître des vices peu recommandables. Exemples : quand la femme était au foyer et y restait, quand l'avortement, quand le mariage pour tous étaient inenvisageables et que les chinois ne tenaient pas nos bureaux de tabac… Je m’arrête là, j’ai l’impression de dérouler le programme de l’Extrême-Droite. Et tout ça, pour une conclusion plus que glauque. Alors dans ce marigot de mauvais goût, Bourdon tout comme Elsa Zylberstein, et tous leurs comparses, dont Didier Flamant et Aurore Clément – mais qu’allaient-ils faire dans cette galère -, tous aussi mauvais les uns que les autres – ont bien du mal à surnager. Ah oui ! Un dernier conseil : méfiez-vous de votre machine à laver !