Un mélange entre "Les Visiteurs" et "Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?" ?. Personne ne l'avait demandé mais ça existe avec ce film, réalisé par Vinciane Millereau, qui n'est pas terrible. Alors vous allez me dire, évidemment que ce n'est pas terrible mais amateur de comédie française, ce projet m'intéressait surtout au vu de son concept un peu sympa. Un couple de français moyens de 1958 se voient propulsés en 2025. Voilà, le concept s'arrête là en fait mais, du coup, évidemment qu'ils devront s'adapter à leur nouvel univers, en découvrant tout d'abord les appareils modernes et puis en découvrant ensuite que les mœurs ont bien évoluées depuis les années 50. Et c'est finalement là où ça pêche le plus. Pourtant, on aurait pu s'y attendre puisque nous sommes dans un produit formaté. En effet, formaté pour plaire à un plus grand nombre, c'est-à-dire progressiste mais pas trop non plus, faut pas déconner. Un film finalement sans ambition ni surprise dans l'écriture et encore moins dans la mise en scène qui ressemble à n'importe quelle comédie française "moderne" puisque, encore une fois, c'est un genre qui veut être rentable avant tout ; ainsi exit l'originalité ou une mise en scène plus ambitieuse (style Oury ou Poiré dans leurs grandes heures) pour avoir à la place quelque-chose de plat et prévisible. C'est-à-dire que si "Les Visiteurs" avait la gueule d'un film de genre et s'intéressait à l'énorme décalage des personnages avec la modernité historique, ici, on traitera surtout de sujets de société avec des gros sabots. Par exemple, en vrac, les droits des femmes (pilier central du film) avec un inversement des rapports au sein du couple, le mariage pour tous, l'évolution des mœurs, du principe du mariage, du divorce etc. Alors, ce sont des sujets intéressants sauf qu'encore une fois, tout est surligné. Et comme si ça ne suffisait pas, pour accentuer ce décalage, le film est truffé d'expressions de "jeunes" vieilles de dix ans et de franglais qui n'existe que dans les clichés. Parce-que oui, le film n'est pas si drôle. Déjà, tous les gags sont dans la bande-annonce (comme souvent) et le reste est assez tiédasse, alors certes, ce n'est pas bien méchant ni mauvais mais à force de vouloir aller au plus aseptisé possible, ça n'a plus aucun cachet. En fait, "C'était mieux demain" est à l'image de ses personnages, essayant de répliquer les codes d'une époque qu'il ne comprend pas.