Fan de George Michael, j’ai été attiré par le titre I Want Your Sex. Malheureusement, il n’a absolument rien à voir avec l’immense chanteur pop. Gregg Araki livre plutôt une variation de Cinquante nuances de Grey, sans la moindre finesse ni véritable intérêt. Les personnages peinent à convaincre, le jeu des acteurs reste inégal et l’ensemble manque de profondeur. Le film se laisse regarder, mais s’oublie presque aussitôt le générique terminé.
Satire sur la sexualité en générale et l'évolution des mœurs actuelle, qui insiste notamment sur le dirigisme féminin, quelques séances drôles, globalement intéressant
Un jeune garçon naïf tout droit sorti de l’université devient l’objet sexuel de sa patronne, une artiste contemporaine qui a connu la renommée par l’outrance. Un retour en très petite forme de Gregg Araki qui s’autoparodie dans ce film coloré avec des acteurs comme toujours chez lui beaux et désirables. Et sa critique de l’art contemporain est tellement éculée qu’elle en devient risible.
Le retour d'Araki est aussi jouissif que déceptif. Douze ans après le sublime white bird, son retour à une forme de cinéma pop décomplexé nous laissait espérer une farce destroy à la Kaboom. Mais le temps a passé, la société et les moeurs aussi, et I want your sex pourra passer pour un film assez sage dans sa représentation d'une relation de domination entre une artiste et son employé. Pour autant, l'intérêt du film réside ailleurs. Araki se moque du monde de l'art contemporain mais aussi des relations sm qui apparaissent comme volontairement grotesques. Jamais il n'avait représenté le sexe de cette manière, c'est-à-dire dépourvu de toute forme d'érotisme, mais perpetuellement propice à la comédie quand il ne dégénère pas dans quelque chose de plus dérangeant. Car le film n'est pas dénué de malaise notamment quand il interroge les modalités d'une relation d'emprise. Les acteurs sont d'ailleurs remarquables surtout Olivia Wilde qui livre une performance outrancière et queer. Dans sa construction, le film évoque fortement Sunset Boulevard car il ne faut pas oublié que le cinéma d'Araki est pétri de références pour la joie des cinéphiles. Alors I Want your sex est sans doute, dans son esthétique pop , aujourd'hui un peu daté mais c'est aussi ce qui fait son charme. Alors oui ça n'a pas l'intensité et la violence viscérale de the doom generation ou de Nowhere, mais Araki demeure un auteur à part et c'est toujours plaisir de découvrir un de ses films en salle.
Quand un cinéaste qu’on a aimé et qui a disparu des radars fait son retour c’est toujours un petit évènement et une saine impatience pour tout cinéphile. On doit à Gregg Araki des films indépendants américains typiques des années 90 devenus cultes avec le temps : de « The Doom Generation » à « Nowhere », le cinéaste underground avait marqué ce sérail avec ces œuvres impertinentes et subversives sur la jeunesse américaine entre sexe, drogue et perdition et tout cela sous une tonalité pop, colorée, grunge et plutôt empathique. À l’inverse d’un Larry Clark dans le même style, celui de la chronique d’une certaine jeunesse américaine, ou d’une série comme « Euphoria », ses films sont plus drôles et solaires. Ses dernières créations se sont faites plus adultes avec le toujours aussi fou « Kaboom » puis le sublime et mélancolique « Mysterious Skin ». Depuis, silence radio sur le grand écran pendant douze ans! Une période durant laquelle il a surtout tourné des épisodes de séries. Le voilà qui revient avec un film au titre évident et très raccord avec sa filmographie : « I want your sex ». Et il faut dire que l’attente n’en valait pas vraiment la peine tant, ce nouvel opus est à moitié réussi et un peu décevant. Comme si l’auteur avait raté le coche durant toutes ces années et n’avait pas pris le pouls de notre société comme il faut. En effet, son nouveau film semble timoré et déjà-vu dans le genre. Et niveau sexe, c’est presque pudique ou faussement provocateur.
Car, bien sûr, si on est fan de ce cinéaste peu commun et aux films souvent sous acides (dans tous les sens du terme), on s’attendait peut-être à un retour en fanfare avec une œuvre complètement folle et politiquement incorrecte. Un long-métrage qui écorne nos mœurs sexuelles actuelles au sein d’une satire sans retenue. Sauf que si « I want your sex » est souvent amusant et bien vu, il est bien trop peu piquant. En prenant comme cœur du récit la relation de domination et de soumission entre une responsable de galerie d’art narcissique et son jeune assistant, il aurait pu aller plus loin. C’est un peu le pendant opposé de « Babygirl » où c’était l’homme qui dominait mais avec un résultat bien plus sulfureux et satisfaisant, Car oui, encore une fois, le nouveau film d’Araki demeure bien timide. Certes, les dialogues sont très bien écrits et sonnent juste. Ils diagnostiquent avec simplicité les rapports hommes-femmes à notre époque et diverses formes de sexualité (ou de visions de celle-ci) mais ça reste facile, dans les clous et jamais vraiment surprenant. La mise en scène colorée du cinéaste est toujours présente mais bien plus sage, comme dans ses derniers films. C’est parfois amusant, il y a des séquences vraiment drôles (le plan à trois avorté) et des développements hasardeux (la fin) mais on passe quand même un bon moment. Et il faut dire qu’Olivia Wilde s’éclate dans un rôle qui lui va comme un gant. Alors si ce n’est pas la petite bombe impertinente attendue, le film se regarde bien tout de même.
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Gregg Araki réalise une Comédie grivoise et cartoonesque avec son humour et son ton décalé toujours efficaces que l'on peut aussi voir comme une satire insolente et déjantée de notre Société . Après aucun rapport mais "I Want Your Sex" me fait inexorablement fait penser au Tube de George Michael ...
J’y suis allé avec beaucoup d’appréhension, mais j’ai franchement ri tant le héros du film est perché et ultra trash avec un scénario bien calculé et une femme bien maîtrisée. Derrière tout ça il y a un message qui donne à l’ensemble un bon film de cinéma. 
Elliot débarque comme assistant chez Erika Tracy, artiste provocatrice qui décide vite de faire de lui sa muse sexuelle et son objet de soumission. Gregg Araki retrouve ses obsessions de toujours autour du désir et des rapports de pouvoir, mais les aborde avec une approche plus posée que par le passé. "I Want Your Sex" propose une réflexion assez fine sur la sexualité et la domination, sans jamais retrouver la fougue formelle qui avait fait sa réputation à l'époque de "The Doom Generation". Le film peine à s'envoler et s'englue dans un vaudeville sexuel déjà vu mille fois ailleurs. Le résultat reste sage, presque trop poli pour un cinéaste habitué à choquer, et l'électricité espérée ne vient jamais. Tiédasse.
Divertissant et léger, on ne sait pas trop ce que ça veut raconter, ni pourquoi, peut-être pas plus que la provocation du titre, avec des acteurs amusants et qui s’amusent
Film assez consternant dans son scénario, pas amusant du tout et même parfois ennuyeux. A voir pour la sublime Olivia Wilde, le personnage masculin étant insipide.
I Want Your Sex est une comédie satirique assez mordante, une comédie noire particulièrement critique envers une certaine classe sociale, une certaine société et certains milieux.
Gregg Araki livre une comédie érotique décomplexée, aussi drôle qu’assumée. Le film ressemble à un condensé de toute la trilogie 50 Nuances réuni en un seul long-métrage, mais avec beaucoup plus d’humour, de rythme et d’autodérision. Là où la saga se prenait souvent très au sérieux, I WANT YOUR SEX préfère jouer avec ses codes et offrir un divertissement léger, sexy et franchement amusant.
J’ai préféré ça à des films comme Babygirl ou Pillion qui abordent des thématiques similaires. Les personnages fonctionnent mieux ici et c’est beaucoup plus barré (notamment niveau mise en scène avec plusieurs bonnes idées visuelles). Après le dernier acte est un peu en dessous et Charli XCX est vraiment très mauvaise dedans mais un film sympathique dans l’ensemble (pas mal la référence à Boulevard du crépuscule).
La mise en scène est toujours aussi belle, stylée et originale, le récit drôle et prenant et les remarquables. L'ensemble est un excellent divertissement.
Pour les amoureux ; de la mode , de l’art ; du cinéma. Quand 50 nuances de grey rencontre Almodovar ! J’ai adoré tout ce que ça dit sur notre époque . Et je suis fan de tous les films de ce réalisateur. C’est un œil , une oreille. Bravo pour le fun , je me suis marré.