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Gloria est sourde ("sorda" en espagnol). Elle est en couple avec Hector qui, lui, est entendant. Gloria attend un enfant. Elle appréhende sa naissance : sera-t-il sourd ou entendant ? saura-t-elle l’élever malgré son handicap ?
"Sorda" est un film qui sort de l’ordinaire. "Sorda" est un film extraordinaire. Il nourrit l’ambition rare de nous faire pénétrer et comprendre un autre univers : celui de la surdité ou, pour être politiquement correct, de la déficience auditive. Pour ce faire, un soin tout particulier a été apporté au son – avec une étonnante surprise dans la dernière partie du film que j’aurais tort de spoiler. Le film est par ailleurs accompagné de sous-titres pour sourds et malentendants (STSME), une technique d’affichage qui se met ici au service non seulement des malentendants mais aussi des entendants en leur permettant de comprendre les paroles signées et non vocalisées.
Sans doute la situation des personnes malentendantes avait-elle déjà été traitée à l’écran. Je pense au récent documentaire français "Elle entend pas la moto", au film japonais "La Beauté du geste" sur une boxeuse sourde, à "Sound of Metal" sur un batteur qui perd l’ouïe et, il y a une quarantaine d’années, à un film qui avait remporté un succès étonnant et dont les plus âgés se souviendront sans doute, Les Enfants du silence avec William Hurt. Pour autant "Sorda" n’en est pas moins original et novateur.
Il pose, à travers son personnage principal, des questions que notre société, composée quasi-exclusivement d’entendants et organisée pour eux, ne se pose guère : comment vivre au quotidien avec ce handicap ? comment élever un bébé sans, par exemple, entendre ses pleurs ? Gloria ne sait pas si Ona, son enfant, sera sourde au pas. Le suspense dure un moment car le diagnostic intra utero est impossible et celui qui est posé à la naissance n’est pas catégorique. Je le divulgâche : Ona est entendante. C’est un soulagement unanime bien sûr ; mais un soulagement teinté d’amertume pour Gloria. Car l’audition parfaite de son bébé risque de l’éloigner d’elle.
La naissance d’un enfant entendant dans un couple mixte rebat les cartes. Hector et Gloria formaient à deux un couple fusionnel. Hector signe à la perfection et communique fluidement avec sa femme. En société il prend soin de ne pas répondre à sa place et, quand il parle avec d’autres, de signer pour qu’elle comprenne mieux. Mais, quand l’enfant paraît, le couple fusionnel doit s’inventer de nouvelles règles. Il y a d’abord, dans les premières semaines, cette hypothèque sur la surdité éventuelle d’Ona que Gloria ressent comme une injure : serait-il si terrible que son enfant lui ressemble ? est-ce un tel soulagement pour son père et pour ses grands-parents qu’elle soit entendante ? Il y a ensuite avec Ona qui appartient au monde des entendants et commence à babiller, un fossé qui se creuse : avec son père, avec ses grands-parents, à la crèche, Ona parlera une langue que Gloria, qui voudrait lui apprendre la langue des signes pour dialoguer avec elle, comprend mal.
Une vie commune avec son conjoint, avec leur fille, est-elle possible ? ou le seul avenir de Gloria est-il dans la compagnie de malentendants comme elle ? C’est la question, peut-être trop binaire, que pose le film. Heureusement, la réponse qu’il y apporte est autrement subtile.
"Sorda" est un film qui sort de l’ordinaire. "Sorda" est un film extraordinaire. Il nourrit l’ambition rare de nous faire pénétrer et comprendre un autre univers : celui de la surdité ou, pour être politiquement correct, de la déficience auditive. Pour ce faire, un soin tout particulier a été apporté au son – avec une étonnante surprise dans la dernière partie du film que j’aurais tort de spoiler. Le film est par ailleurs accompagné de sous-titres pour sourds et malentendants (STSME), une technique d’affichage qui se met ici au service non seulement des malentendants mais aussi des entendants en leur permettant de comprendre les paroles signées et non vocalisées.
Sans doute la situation des personnes malentendantes avait-elle déjà été traitée à l’écran. Je pense au récent documentaire français "Elle entend pas la moto", au film japonais "La Beauté du geste" sur une boxeuse sourde, à "Sound of Metal" sur un batteur qui perd l’ouïe et, il y a une quarantaine d’années, à un film qui avait remporté un succès étonnant et dont les plus âgés se souviendront sans doute, Les Enfants du silence avec William Hurt. Pour autant "Sorda" n’en est pas moins original et novateur.
Il pose, à travers son personnage principal, des questions que notre société, composée quasi-exclusivement d’entendants et organisée pour eux, ne se pose guère : comment vivre au quotidien avec ce handicap ? comment élever un bébé sans, par exemple, entendre ses pleurs ? Gloria ne sait pas si Ona, son enfant, sera sourde au pas. Le suspense dure un moment car le diagnostic intra utero est impossible et celui qui est posé à la naissance n’est pas catégorique. Je le divulgâche : Ona est entendante. C’est un soulagement unanime bien sûr ; mais un soulagement teinté d’amertume pour Gloria. Car l’audition parfaite de son bébé risque de l’éloigner d’elle.
La naissance d’un enfant entendant dans un couple mixte rebat les cartes. Hector et Gloria formaient à deux un couple fusionnel. Hector signe à la perfection et communique fluidement avec sa femme. En société il prend soin de ne pas répondre à sa place et, quand il parle avec d’autres, de signer pour qu’elle comprenne mieux. Mais, quand l’enfant paraît, le couple fusionnel doit s’inventer de nouvelles règles. Il y a d’abord, dans les premières semaines, cette hypothèque sur la surdité éventuelle d’Ona que Gloria ressent comme une injure : serait-il si terrible que son enfant lui ressemble ? est-ce un tel soulagement pour son père et pour ses grands-parents qu’elle soit entendante ? Il y a ensuite avec Ona qui appartient au monde des entendants et commence à babiller, un fossé qui se creuse : avec son père, avec ses grands-parents, à la crèche, Ona parlera une langue que Gloria, qui voudrait lui apprendre la langue des signes pour dialoguer avec elle, comprend mal.
Une vie commune avec son conjoint, avec leur fille, est-elle possible ? ou le seul avenir de Gloria est-il dans la compagnie de malentendants comme elle ? C’est la question, peut-être trop binaire, que pose le film. Heureusement, la réponse qu’il y apporte est autrement subtile.
INCOMMUNICABILITÉ
Elle est belle, sourde : Angela.
Il est entendant, aimant : Héctor.
Ils sont en couple et attendent un enfant.
Leur angoisse est que le bébé soit sourd (sorda) comme sa maman.
L’obstétricien leur déclare qu’ils ne pourront le savoir qu’après la naissance.
L’accouchement est difficile. Tous s’agitent et s’énervent autour de la parturiente qui fait ce qu’elle a à faire sans rien comprendre à tous ces échanges.
Elle est née. La vie et ses habitudes reprennent leurs droits. Mais la nouvelle venue prend sa place dans une vie à trois qui perturbe le couple.
Mal à l’aise l’un vis-à-vis de l’autre, ils s’éloignent et ne se comprennent plus malgré la langue des signes qu’ils pratiquent tous deux et les aides auditives dont s’équipe la mère pour ne pas se couper du monde des entendants.
La projection croise tous les moyens de communication possibles pour que les spectateurs entendants se mettent dans la peau des malentendants… afin, dans un but pédagogique, de briser les malentendus pouvant survenir avec le monde du handicap.
Un peu de poésie s’échappe à travers le bruitage (sous-titré) de la cascade où se baigne Angela comme pour se purifier de la mésentente avec son mari.
Un petit miracle de coordination entre le sous-titrage espagnol/français et le sous-titrage d’ambiance (bruits, musique).
Un film à voir en séance adaptée, parfaitement fluide pour tous publics.
Elle est belle, sourde : Angela.
Il est entendant, aimant : Héctor.
Ils sont en couple et attendent un enfant.
Leur angoisse est que le bébé soit sourd (sorda) comme sa maman.
L’obstétricien leur déclare qu’ils ne pourront le savoir qu’après la naissance.
L’accouchement est difficile. Tous s’agitent et s’énervent autour de la parturiente qui fait ce qu’elle a à faire sans rien comprendre à tous ces échanges.
Elle est née. La vie et ses habitudes reprennent leurs droits. Mais la nouvelle venue prend sa place dans une vie à trois qui perturbe le couple.
Mal à l’aise l’un vis-à-vis de l’autre, ils s’éloignent et ne se comprennent plus malgré la langue des signes qu’ils pratiquent tous deux et les aides auditives dont s’équipe la mère pour ne pas se couper du monde des entendants.
La projection croise tous les moyens de communication possibles pour que les spectateurs entendants se mettent dans la peau des malentendants… afin, dans un but pédagogique, de briser les malentendus pouvant survenir avec le monde du handicap.
Un peu de poésie s’échappe à travers le bruitage (sous-titré) de la cascade où se baigne Angela comme pour se purifier de la mésentente avec son mari.
Un petit miracle de coordination entre le sous-titrage espagnol/français et le sous-titrage d’ambiance (bruits, musique).
Un film à voir en séance adaptée, parfaitement fluide pour tous publics.
Un petit film très bien fait sur la surdité et la relation avec les autres et notamment son enfant. Il nous permet de mieux appréhender ce que l’on doit ressentir dans cette situation. Intéressant et plaisant.
D’une tendresse bouleversante, le film illumine avec une grâce rare le chemin d’Ángela vers la maternité. Sans jamais être patho, il révèle combien le lien dépasse les mots et les sons, pour se tisser dans les gestes, les regards, la présence. Une œuvre profondément humaine, qui touche au cœur et élargit, en douceur, notre manière de ressentir.
Un couple attend un enfant. Elle est malentendante contrairement à son conjoint, et leur crainte est que l’enfant hérite du handicap de la mère… Le film dégage une atmosphère tendue et assez lourde au fur et à mesure de la vie quotidienne du trio.
Étonnamment, pendant une grande partie du film, la réalisatrice propose un personnage de mère qui ne suscite jamais l’empathie, semblant, se complaire dans son isolement, alors que son compagnon attire la sympathie du spectateur par sa présence et son dévouement.
Étonnamment, pendant une grande partie du film, la réalisatrice propose un personnage de mère qui ne suscite jamais l’empathie, semblant, se complaire dans son isolement, alors que son compagnon attire la sympathie du spectateur par sa présence et son dévouement.
Une histoire de couple la femme malentendante qui vont avoir un enfant et donc les difficultés qui vont en découdre.
Pas toujours passionnant.
Pas toujours passionnant.
Si le thème de la maternité et de la difficulté d'être une mère sourde est plutôt original et peu traité au cinéma, c'est la qualité de l'interprétation et surtout la réalisation à hauteur du handicap qui vous transporte d'un bout à l'autre du récit. C'est un véritable trésor d'intelligence, d'émotions et de sensations, le dernier quart d'heure est étonnant, et fait de ce film une véritable expérience.
Parfait en tous points.
Parfait en tous points.
Comme l’année dernière, j’avais vu « Partir un jour » les court-métrage et long-métrage éponymes, cette année, j’ai vu « Sorda » court (2021) et long (2026). La surdité de l’héroïne rajoute aux angoisses de la maternité classique : va-t-elle avoir un enfant sourd ou entendant et, dans les deux cas, comment leur relation mère-enfant va-t-elle se créer et se développer ? C’est intéressant mais un peu long. J’ai été beaucoup plus séduit par le scénario et la mise en scène de « Plus Fort que Moi » (I Swear), vu il y a un mois, sur un autre type de handicap.
Angela, sourde, et Hector, entendant, forment un couple épanoui jusqu’au jour où ils apprennent qu’Angela est enceinte. Le film va d’abord s'attarder sur les inquiétudes du couple et le risque que leur enfant hérite du handicap de sa mère. Mais surtout, le film va s'intéresser à Angela et son ressenti. Que ce soit sa peur de ne pas réussir à être une bonne mère, mais surtout celle de ne pas réussir à établir un lien avec sa fille.
Sorda impressionne autant par la force de son sujet que par la singularité de sa mise en scène. Eva Libertad García ne se contente pas de raconter cette histoire : elle conçoit un film pensé pour être ressenti de l’intérieur, en repensant en profondeur les codes du cinéma.
Dès les premières scènes, le dispositif se distingue par son accessibilité et son intelligence formelle. Les sous-titres ne traduisent pas seulement les dialogues : ils décrivent aussi les sons, les ambiances, la musique, ouvrant ainsi le film aux spectateurs sourds tout en sensibilisant les entendants à une autre perception du monde. Mais c’est surtout dans la mise en scène que Sorda déploie toute sa puissance. La réalisatrice délaisse souvent les champs-contrechamps classiques pour privilégier des plans larges, laissant exister pleinement les corps et captant avec précision les mouvements des mains et des regards.
Ce choix formel nourrit une immersion sensorielle particulièrement réussie. Le film ne cherche pas à expliquer la surdité, mais à la faire ressentir, plongeant progressivement le spectateur dans une perception du monde différente, jusqu’à un dernier acte saisissant, qui nous fait véritablement basculer dans l’univers d’Angela.
Au-delà de ce travail formel, Sorda pose un regard d’une grande justesse sur les relations entre sourds et entendants. Sans jamais céder au manichéisme, il explore la complexité des liens familiaux et amicaux, faits d’efforts sincères mais aussi de malentendus persistants. Angela évolue dans un monde qui n’est pas pensé pour elle, et le film capte avec finesse ce sentiment d’être toujours légèrement en décalage, jamais tout à fait incluse. Face à cette fatigue, le refuge dans la communauté sourde apparaît non comme un repli, mais comme un espace de respiration, où la communication redevient fluide et évidente.
Le film montre aussi à quel point les gestes les plus simples du quotidien peuvent prendre une dimension inattendue. Un médecin portant un masque devient un obstacle brutal à la compréhension. L’idée de ne pas entendre les premiers mots de son enfant acquiert une portée vertigineuse. Autant de situations ordinaires qui révèlent, sans jamais forcer le trait, la difficulté de vivre dans un monde conçu pour les entendants.
Rare sont les films qui plongent les spectateurs dans le monde des sourds avec autant de justesse (on pense notamment au très bon Sound of metal). En conjuguant une mise en scène audacieuse, une immersion sensorielle rare et un regard profondément humain, Sorda s’impose comme bien plus qu’un drame intimiste : une véritable expérience de cinéma, qui parvient, avec une grande délicatesse, à faire ressentir ce que les mots seuls ne sauraient exprimer.
Découvrez mes autres critiques sur le site "critiques d'un passionné"
Sorda impressionne autant par la force de son sujet que par la singularité de sa mise en scène. Eva Libertad García ne se contente pas de raconter cette histoire : elle conçoit un film pensé pour être ressenti de l’intérieur, en repensant en profondeur les codes du cinéma.
Dès les premières scènes, le dispositif se distingue par son accessibilité et son intelligence formelle. Les sous-titres ne traduisent pas seulement les dialogues : ils décrivent aussi les sons, les ambiances, la musique, ouvrant ainsi le film aux spectateurs sourds tout en sensibilisant les entendants à une autre perception du monde. Mais c’est surtout dans la mise en scène que Sorda déploie toute sa puissance. La réalisatrice délaisse souvent les champs-contrechamps classiques pour privilégier des plans larges, laissant exister pleinement les corps et captant avec précision les mouvements des mains et des regards.
Ce choix formel nourrit une immersion sensorielle particulièrement réussie. Le film ne cherche pas à expliquer la surdité, mais à la faire ressentir, plongeant progressivement le spectateur dans une perception du monde différente, jusqu’à un dernier acte saisissant, qui nous fait véritablement basculer dans l’univers d’Angela.
Au-delà de ce travail formel, Sorda pose un regard d’une grande justesse sur les relations entre sourds et entendants. Sans jamais céder au manichéisme, il explore la complexité des liens familiaux et amicaux, faits d’efforts sincères mais aussi de malentendus persistants. Angela évolue dans un monde qui n’est pas pensé pour elle, et le film capte avec finesse ce sentiment d’être toujours légèrement en décalage, jamais tout à fait incluse. Face à cette fatigue, le refuge dans la communauté sourde apparaît non comme un repli, mais comme un espace de respiration, où la communication redevient fluide et évidente.
Le film montre aussi à quel point les gestes les plus simples du quotidien peuvent prendre une dimension inattendue. Un médecin portant un masque devient un obstacle brutal à la compréhension. L’idée de ne pas entendre les premiers mots de son enfant acquiert une portée vertigineuse. Autant de situations ordinaires qui révèlent, sans jamais forcer le trait, la difficulté de vivre dans un monde conçu pour les entendants.
Rare sont les films qui plongent les spectateurs dans le monde des sourds avec autant de justesse (on pense notamment au très bon Sound of metal). En conjuguant une mise en scène audacieuse, une immersion sensorielle rare et un regard profondément humain, Sorda s’impose comme bien plus qu’un drame intimiste : une véritable expérience de cinéma, qui parvient, avec une grande délicatesse, à faire ressentir ce que les mots seuls ne sauraient exprimer.
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Superbe film espagnol qui nous plonge dans le monde du silence des mal entendants avec tous les problèmes que cela pose, le scénario est très bien et les acteurs très touchants
À part "La famille Bélier" et le plus récent "Coda", il y a peu de films traitant du sujet de la surdité. Après mon visionnage, je comprends toute la difficulté de transposer sur grand écran les sensations que peuvent vivre les personnes souffrant de surdité profonde.
C'est ce que ce film nous fait ressentir.
On suit cette femme, sourde de naissance, en couple avec un entendant avec ses interrogations face à la maternité, à l'accouchement et à la vie de parents différents.
Ce couple est attachant sur beaucoup de points car il arrive à communiquer malgré ses différences et on suit le parcours de ces deux personnes pour comprendre comment ils surmontent les nombreux obstacles qui se dressent sur leur route.
C'est un film sur la tolérance et le respect d'autrui mais également une dénonciation du monde actuel qui inclue peu les personnes différentes.
L'originalité de ce film réside au fait que nous assistons à des passages entiers dans le monde d'Angela, dans lesquels on entend les mêmes sons qu'elle, comme si on était sous l'eau (pour vous donner une idée). Il y a même un passage dans lequel on entend les mêmes sons que lorsqu'elle porte un appareil : insoutenable !
C'est un film sensoriel qui nous ouvre sur un monde totalement étranger et qui m'a beaucoup perturbé.
C'est la fois le point fort et le point faible de ce film.
En effet, j'ai trouvé que les passages du point de vue du personnage principal étaient intéressants et immersifs mais un peu longs. La salle était plongée dans le silence total et j'osais à peine bouger.
Nous n'avons que les images devant nous et l'absence de son m'a fait un décrocher à des moments.
Vous l'aurez compris, c'est un film que j'ai plus vécu comme une expérience de vie ou un documentaire plutôt qu'une expérience cinématographique à part entière.
Mon côté empathique a été également mis à mal notamment durant la scène de l'accouchement que j'ai vécu aussi douloureusement que le personnage principal
Hormis cela, c'est un film à voir pour le sujet original, qui vise juste même si ça peut perturbé, et qui ne peut que nous toucher ou au moins nous interpeler !
C'est ce que ce film nous fait ressentir.
On suit cette femme, sourde de naissance, en couple avec un entendant avec ses interrogations face à la maternité, à l'accouchement et à la vie de parents différents.
Ce couple est attachant sur beaucoup de points car il arrive à communiquer malgré ses différences et on suit le parcours de ces deux personnes pour comprendre comment ils surmontent les nombreux obstacles qui se dressent sur leur route.
C'est un film sur la tolérance et le respect d'autrui mais également une dénonciation du monde actuel qui inclue peu les personnes différentes.
L'originalité de ce film réside au fait que nous assistons à des passages entiers dans le monde d'Angela, dans lesquels on entend les mêmes sons qu'elle, comme si on était sous l'eau (pour vous donner une idée). Il y a même un passage dans lequel on entend les mêmes sons que lorsqu'elle porte un appareil : insoutenable !
C'est un film sensoriel qui nous ouvre sur un monde totalement étranger et qui m'a beaucoup perturbé.
C'est la fois le point fort et le point faible de ce film.
En effet, j'ai trouvé que les passages du point de vue du personnage principal étaient intéressants et immersifs mais un peu longs. La salle était plongée dans le silence total et j'osais à peine bouger.
Nous n'avons que les images devant nous et l'absence de son m'a fait un décrocher à des moments.
Vous l'aurez compris, c'est un film que j'ai plus vécu comme une expérience de vie ou un documentaire plutôt qu'une expérience cinématographique à part entière.
Mon côté empathique a été également mis à mal notamment durant la scène de l'accouchement que j'ai vécu aussi douloureusement que le personnage principal
Hormis cela, c'est un film à voir pour le sujet original, qui vise juste même si ça peut perturbé, et qui ne peut que nous toucher ou au moins nous interpeler !
Mis à part la scène de l'accouchement, celle de la dispute et la dernière celle de la connexion émotionnelle avec sa fille, la meilleure, " Sorda " ( Sourde ) - j' ai vraiment le regret et la peine de le dire - ne fonctionne pas.
Alors oui il y a le thème. Mais le film n'est à la hauteur de son sujet que pendant une vingtaine de minutes ( environ ) au total. C'est très maigre et surtout très décevant !
Alors oui il y a le thème. Mais le film n'est à la hauteur de son sujet que pendant une vingtaine de minutes ( environ ) au total. C'est très maigre et surtout très décevant !
Un très bon film sur ce handicap invisible qui touche de nombreuses personnes, pour rappel nombreuses les personnes qui deviennent sourdes en vieillissant. Essayer de nous faire partager le quotidien sonore de l'héroïne est une grande idée comme la difficulté de la communication à l'hôpital. Pourquoi ne pas proposer de séances sous-titrées au cinéma même en français ?
Un film toute en sensibilité et nuances sur la surdité. Les 2 acteurs principaux sont excellents. À voir
Sourde en espagnol. Très beau film sur l'intégration des malentendants dans notre société "entendante" avec en 2ème partie une immersion totale dans le monde de la jeune femme sourde...édifiant!
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