Note moyenne
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Instructif, palpitant, émouvant
Très bons comédiens
Bien plus réussi que la pièce de théâtre d'origine
Très bons comédiens
Bien plus réussi que la pièce de théâtre d'origine
Film de guerre archi-classique, qu’on aurait supposé de qualité british pur tweed, si Anthony Maras, le réalisateur n’était pas un Australien ayant étudié le cinéma en Californie ! L’Irlandais Andrew Scott, interprète un météorologue écossais, on est perdu…
Le choix crucial de la date du débarquement allié en Normandie supposait que la météo soit clémente ce jour-là, d’où la nécessité de disposer d’une prévision fiable. Supposée ou réelle, la querelle entre Américains et Britanniques sur ces prévisions arrive à maintenir un suspense de plus d’une heure. Champion le scénariste. Se mêlent fort heureusement quelques intermèdes féminins bienvenus, même si on sent qu’on s’est senti obligé de contrebalancer la trop grande franche camaraderie virile des guerriers pour élargir la clientèle. Une pincée d’humour aussi, et le film devient réussi.
Le choix crucial de la date du débarquement allié en Normandie supposait que la météo soit clémente ce jour-là, d’où la nécessité de disposer d’une prévision fiable. Supposée ou réelle, la querelle entre Américains et Britanniques sur ces prévisions arrive à maintenir un suspense de plus d’une heure. Champion le scénariste. Se mêlent fort heureusement quelques intermèdes féminins bienvenus, même si on sent qu’on s’est senti obligé de contrebalancer la trop grande franche camaraderie virile des guerriers pour élargir la clientèle. Une pincée d’humour aussi, et le film devient réussi.
Le sujet est particulièrement intéressant et le contexte historique se prête pourtant parfaitement à un film sous tension. La réalisation est élégante, l’image est belle, les acteurs sont bons et la musique accompagne correctement le récit. Là encore, rien de vraiment catastrophique sur le plan pourquoi un film avec un tel sujet reste-t-il finalement aussi… tiède ?
C’est surtout un manque d’ambition qui me gêne. Le film aurait pu exploiter davantage la situation et créer une véritable sensation d’urgence ou d’angoisse. Or la tension reste étonnamment faible, malgré un contexte qui devrait presque la produire naturellement. Quelques choix narratifs très conventionnels, notamment autour de l’histoire de la femme enceinte, viennent également simplifier un récit qui aurait gagné à être plus subtil et moins attendu. Au final, Pressure est un film intéressant sur le papier, correctement réalisé et bien interprété, mais qui ne semble jamais oser aller au bout de son potentiel. Le plus frustrant est peut-être que le film invente du danger là où l’Histoire lui en offrait déjà suffisamment. Reste un devoir de mémoire pour tout ces hommes
C’est surtout un manque d’ambition qui me gêne. Le film aurait pu exploiter davantage la situation et créer une véritable sensation d’urgence ou d’angoisse. Or la tension reste étonnamment faible, malgré un contexte qui devrait presque la produire naturellement. Quelques choix narratifs très conventionnels, notamment autour de l’histoire de la femme enceinte, viennent également simplifier un récit qui aurait gagné à être plus subtil et moins attendu. Au final, Pressure est un film intéressant sur le papier, correctement réalisé et bien interprété, mais qui ne semble jamais oser aller au bout de son potentiel. Le plus frustrant est peut-être que le film invente du danger là où l’Histoire lui en offrait déjà suffisamment. Reste un devoir de mémoire pour tout ces hommes
Une façon très originale de voir comment le destin du monde a basculé, entre autres, à cause ou grâce à la météo. Belle mise en scène, beau décor et très bon jeu d'acteurs. À voir.
J'ai apprécié ce film tiré d'une histoire vraie celle de James Stag. Il permet de découvrir les coulisses du Jour J sous un nouvel angle celui de la science et de la météo. C'est un excellent film et je n'ai pas vu passer le temps : 1h40 parfait. Les acteurs sont remarquables.
Cependant pour les passionnés d'histoire, il est dommage que le scénario est totalement effacé le rôle du météorologue suédois Pverre Pettersen. James Stag n'a pas trouvé la solution tout seul : c'est l'équipe de Pettersen qui a calculé et détecté la fenêtre d'accalmie du 6 juin en s'appuyant notamment sur les relevés de l'Irlandaise Maureen Sweeney citée dans le film.
Le film a choisi de simplifier l'histoire en opposant deux météorologues dans la même pièce. Pettersen aurait au moins mérité une mention dans les cartons de fin.
Cependant pour les passionnés d'histoire, il est dommage que le scénario est totalement effacé le rôle du météorologue suédois Pverre Pettersen. James Stag n'a pas trouvé la solution tout seul : c'est l'équipe de Pettersen qui a calculé et détecté la fenêtre d'accalmie du 6 juin en s'appuyant notamment sur les relevés de l'Irlandaise Maureen Sweeney citée dans le film.
Le film a choisi de simplifier l'histoire en opposant deux météorologues dans la même pièce. Pettersen aurait au moins mérité une mention dans les cartons de fin.
ce film j'ai trouver qu'il étais sympas voir plutôt bien, les acteurs jouent bien leurs rôles , la musique accompagne bien le film, et surtout dans les moment de "tension". La pression que a le personnage principal on l'a ressent bien , l'enjeu du grand débarquement de Normandie et entre ses mains avec du recul on repence a sa et en effets on ressent un peu plus la pression que c'était, avec Branden Fraser en général qui as un charisme plutôt impressionnant et surtout bah les scènes où il s'énerve on'y crois es ses pas pour rien , l'enjeu du film j'ai bien aimer et l'histoire du film aussi , le suivre également, ses vendue comme huit clos ses pas tant que sa un huit clos , j'ai oublié le dernier point ses surtout les images d'archives qui vas faire une sorte de transition qui colle bien avec l'endroit où on vas êtres ou bien avec la scènes qui suits perso , je vous conseillerais bien le film , n'oubliez pas ce n'est juste mon avis je vous remercie d'avoir lu cet critique a la prochaine ciao !.
Film captivant comme un thriller alors qu on connaît déjà la fin ! C est fonc une réussite ! La réalisation impeccable nous plonge dans le passé et dans les abîmes du doute quand il s immisce dans l âme humaine.
Pressure... La pression... Elle est à la fois atmosphérique et sur les décideurs du D Day..Et le film nous les fait parfaitement ressentir durant 1h40. Quels acteurs et actrices ! Quelle mise en scène ! On est véritablement tenu en haleine, témoin des états d'âme de ces militaires qui ont le sort du Monde libre entre les mains. Pas une seconde de relâchement, de remplissage. Un très très grand film !!!
On connaît l'histoire sur le débarquement en Normandie pendant la seconde guerre mondiale mais avant pour les prévisions météo organisée par l'armée Américaine qui étaient peu connus et grâce au film "Pressure" , on en sait des choses. J'ai été voir ce long métrage pour Brendan Fraser qui est très bon et imposant en général Esenhower qui a une lourde responsabilité historique de décider de l'assaut. Deux meteorologues sont engagés en 4 jours pour le temps qu'il fera pour lever l'attaque, avec un risque d'orage. "Pressure" est une oeuvre instructive qui decortique des heures de doutes et de tensions pour la date vue des coulisses. Andrew Scott , que je découvre comme comédien, est remarquable. On reconnaît à ses côtés Kerry Condon et Damian Lewis tous deux impeccables. Même si les films de guerres envahissent les salles en 2026, je le conseille vivement, on apprend ici aussi.
Un énième film sur la seconde guerre mondiale, plus particulièrement sur le débarquement.
Pour innover, il faut trouver un angle d'approche qui n'a pas déjà été traité.
Cette fois, il s'agit de la détermination du D day en fonction de la météo. Le titre du film prend tout son sens : la pression de l'échec et la pression météorologique.
Bien qu'on connaisse le dénouement, on ne s'ennuie pas un instant et tout le casting est juste.
Il a quand même le mérite de mettre en lumière l'opération tigre, rester longtemps méconnu du public.
Pour innover, il faut trouver un angle d'approche qui n'a pas déjà été traité.
Cette fois, il s'agit de la détermination du D day en fonction de la météo. Le titre du film prend tout son sens : la pression de l'échec et la pression météorologique.
Bien qu'on connaisse le dénouement, on ne s'ennuie pas un instant et tout le casting est juste.
Il a quand même le mérite de mettre en lumière l'opération tigre, rester longtemps méconnu du public.
Musique, travail du son, montage, rythme, tout (à quoi s’ajoute inutilement l’épouse enceinte dans un hôpital bombardé!) concourt à instiller de la tension autour d'un enjeu dont le caractère essentiel est rappelé en deux phrases seulement: les conditions météorologiques, particulièrement en temps de guerre! Porté par un casting impeccable, le récit avance d’indice en impératif, presque comme une enquête dont nous connaissons pourtant le résultat! Solide.
À quelques jours du Débarquement, James Stagg doit convaincre l’état-major allié que la météo peut faire basculer l’opération. Anthony Maras tire de cet épisode peu connu un thriller historique tendu, porté par un Andrew Scott remarquable de retenue. "Pressure" rappelle surtout que la science devient essentielle quand elle apporte aux décideurs des réponses qu’ils préféreraient ne pas entendre. Cette idée donne au film une résonance très actuelle. La mise en scène reste parfois prisonnière de ses origines théâtrales et certains effets appuient inutilement le suspense, mais l’ensemble tient par son sujet, son efficacité et un casting solide. Une autre façon, modeste mais prenante, de raconter le Jour J.
Eh bien c'est une belle découverte ce film et scénario..FANTASTIQUE jeux des acteurs, un moment INCONNU et pourtant oh combien décisif..
Comme quoi l’ HISTOIRE tient à si peu de choses
Comme quoi l’ HISTOIRE tient à si peu de choses
Quel plaisir ! Franchement je conseille d'aller voir le film à 100%. Un sujet pourtant vu et revu sur la seconde guerre mondiale et plus précisément sur le débarquement en Normandie mais en l'abordant par le biais de la météorologie.
Le film est très bien construit, les acteurs sont très bons et nous tient en haleine du début à la fin sans tomber dans l'action pure et dure comme un film de guerre pourrait le faire.
La durée est juste parfaite ... pas trop court ... pas trop long ! Bref un 4 étoiles mérité.
Le film est très bien construit, les acteurs sont très bons et nous tient en haleine du début à la fin sans tomber dans l'action pure et dure comme un film de guerre pourrait le faire.
La durée est juste parfaite ... pas trop court ... pas trop long ! Bref un 4 étoiles mérité.
Il est toujours intéressant de découvrir des films basés sur des faits réels qui parviennent à raconter le récit d'un personnage parallèle, tout en étant essentiels.
On appréciera ce huis clos théâtral, fait de joutes verbales, entre hésitation et décision, la multiplicité des points de vue, les enjeux entre personnages, jouant sur différents niveaux de pression, autant dans l'intrigue que dans le son et l'image. Tout comme les différents corps de métier du cinéma, on peut apprécier comment s'articulent les différents groupes et domaines d'expertise qui ont permis de triompher de la guerre, tous les éléments, et les vies sacrifiées pour la liberté.
Alors que l'on connait déjà la fin, le suspense fonctionne tout aussi bien, par la manière dont les événements auraient pu changer, ou basculer à chaque instant.
C'est principalement les confrontations qui captent l'attention, en premier lieu celle avec Eisenhower, qui ne décide au final pas de date, mais de vies, comme l'opération Tigre le montre, devenant le prix de l'erreur, qu'il va tenter de réparer, en découvrant que le véritable courage, c'est de douter mais de prendre la décision d'avancer.
Et en deuxième lieu, celle de la dualité Stagg/Krick sur la perception de la science, où l'un pense pouvoir prévoir le futur en se basant sur le passé, là où l'autre regarde le présent, étudiant la météo au jour le jour. Si cela s'est déjà passé ainsi, alors ça se reproduira, là où l'autre pense que ça ne s'était jamais passé exactement comme ça à la base.
C'est presque une scission entre le pessimisme et l'espoir, l'opposition entre la méthode analogique et synoptique. D'ailleurs ce que l'IA fait en cherchant des schémas passés, pour calculer les probabilités futures. On montre qu'à partir des mêmes données, l'on peut produire un résultat totalement opposé, comme pour montrer que la certitude est en réalité une construction, une illusion de contrôle, pas un fait.
Il y a dans cette notion de prédiction, d'anticipation de l'avenir, une vision mystique des phénomènes célestes, qui décide du sort des hommes, manifestée dans une scène d'église particulièrement puissante dans sa symbolique.
On met en avant la conviction et la détermination d'un homme qui parvient à capter l'indomptable, et retranscrire la parole céleste face aux puissances de ce monde. Ils contrôlent tout, mais sont impuissants face à l'incertitude de la météo, et préféreront utiliser l'intimidation et la pression pour s'imposer, écraser la vérité. Une résonance évidente avec l'actualité de la désinformation, et des médias dans lesquels tout le monde donne son avis, tout le monde s'improvise expert dans un domaine, valorisant leur image et donnant des réponses qui arrangent. C'est être populaire qui permet d'avoir le pouvoir d'être écouté, d'influencer, et de faire la pluie et le beau temps.
C'est un film moderne qui remet en perspective la valeur de la parole scientifique, écologique, face aux institutions et aux politiques de notre époque, qui montre, comme la météorologie, que les intempéries des hommes se reproduisent d'époque en époque, menant au même cyclone dévastateur, qui semble inévitable et inéluctable.
Un film qui s'ouvre sur la mort, et qui se conclut sur la vie, et qui rend un hommage à tous ces héros que l'histoire finit par oublier, mais que le cinéma a la capacité de raviver.
D'un autre côté, malgré l'excellent jeu des acteurs, le film pourra paraitre un peu scolaire, avec un manque de saveur et de pression alors que tout est mis en œuvre pour produire cet effet.
On pourra noter le manque de développement de personnage secondaire, mais surtout les remaniements historiques qui peuvent altérer la réalité : ce hero qui débarque de nulle part, seul contre tous, et qui va s'opposer dans un duel contre un opportuniste sans valeur - L'absence du travail d'équipe, et l'absence totalement aberrante du Norvégien Sverre Petterssen qui correspondrait davantage au rôle de Stagg dans ce film-là, qui, dans la réalité, n'était qu'un chef "référent", même pas scientifique, et son rôle consistait à synthétiser les avis des trois équipes, et devait le reporter à Eisenhower.
Le film n'est pas mensonger, mais il dénature le travail collectif, au profit d'une confrontation entre deux hommes, dont l'un est transformé en héros, alors que le mérite revient tout simplement à un autre, qui n'a tout simplement, et peut-être pas la bonne nationalité pour exister.
On pourra aussi noter sa femme enceinte dans un hôpital bombardé qui n'a jamais eu lieu, présent juste pour rajouter une tension dramatique, et permettre au public de s'identifier davantage. Sans oublier le rôle de miss Summersby, réduite à une secrétaire et une confidente, celle qui va calmer, consoler et adoucir les hommes, montrant qu'ils ont des sentiments derrière les uniformes, alors qu'elle était bien plus que ça dans la réalité, et bien plus proche d'Eisenhower qu'on ne le présente. De plus le film lui offre cette scène dans laquelle elle porte un regard terrible sur Eisenhower qui dissimule à Stagg le destin de sa femme, une scène que l'on sait ne pas exister, et qui non seulement fait porter à ce futur président des propos et intentions qui n'ont jamais eu lieu d'être, mais en plus, ça dévitalise Summerby dans une dramaturgie factice. Néanmoins, il faut percevoir ce personnage comme un amalgame des différents rôles que les femmes ont pu avoir pendant la guerre.
Plus de pression sur : senscritique . com/Illusionperdue
On appréciera ce huis clos théâtral, fait de joutes verbales, entre hésitation et décision, la multiplicité des points de vue, les enjeux entre personnages, jouant sur différents niveaux de pression, autant dans l'intrigue que dans le son et l'image. Tout comme les différents corps de métier du cinéma, on peut apprécier comment s'articulent les différents groupes et domaines d'expertise qui ont permis de triompher de la guerre, tous les éléments, et les vies sacrifiées pour la liberté.
Alors que l'on connait déjà la fin, le suspense fonctionne tout aussi bien, par la manière dont les événements auraient pu changer, ou basculer à chaque instant.
C'est principalement les confrontations qui captent l'attention, en premier lieu celle avec Eisenhower, qui ne décide au final pas de date, mais de vies, comme l'opération Tigre le montre, devenant le prix de l'erreur, qu'il va tenter de réparer, en découvrant que le véritable courage, c'est de douter mais de prendre la décision d'avancer.
Et en deuxième lieu, celle de la dualité Stagg/Krick sur la perception de la science, où l'un pense pouvoir prévoir le futur en se basant sur le passé, là où l'autre regarde le présent, étudiant la météo au jour le jour. Si cela s'est déjà passé ainsi, alors ça se reproduira, là où l'autre pense que ça ne s'était jamais passé exactement comme ça à la base.
C'est presque une scission entre le pessimisme et l'espoir, l'opposition entre la méthode analogique et synoptique. D'ailleurs ce que l'IA fait en cherchant des schémas passés, pour calculer les probabilités futures. On montre qu'à partir des mêmes données, l'on peut produire un résultat totalement opposé, comme pour montrer que la certitude est en réalité une construction, une illusion de contrôle, pas un fait.
Il y a dans cette notion de prédiction, d'anticipation de l'avenir, une vision mystique des phénomènes célestes, qui décide du sort des hommes, manifestée dans une scène d'église particulièrement puissante dans sa symbolique.
On met en avant la conviction et la détermination d'un homme qui parvient à capter l'indomptable, et retranscrire la parole céleste face aux puissances de ce monde. Ils contrôlent tout, mais sont impuissants face à l'incertitude de la météo, et préféreront utiliser l'intimidation et la pression pour s'imposer, écraser la vérité. Une résonance évidente avec l'actualité de la désinformation, et des médias dans lesquels tout le monde donne son avis, tout le monde s'improvise expert dans un domaine, valorisant leur image et donnant des réponses qui arrangent. C'est être populaire qui permet d'avoir le pouvoir d'être écouté, d'influencer, et de faire la pluie et le beau temps.
C'est un film moderne qui remet en perspective la valeur de la parole scientifique, écologique, face aux institutions et aux politiques de notre époque, qui montre, comme la météorologie, que les intempéries des hommes se reproduisent d'époque en époque, menant au même cyclone dévastateur, qui semble inévitable et inéluctable.
Un film qui s'ouvre sur la mort, et qui se conclut sur la vie, et qui rend un hommage à tous ces héros que l'histoire finit par oublier, mais que le cinéma a la capacité de raviver.
D'un autre côté, malgré l'excellent jeu des acteurs, le film pourra paraitre un peu scolaire, avec un manque de saveur et de pression alors que tout est mis en œuvre pour produire cet effet.
On pourra noter le manque de développement de personnage secondaire, mais surtout les remaniements historiques qui peuvent altérer la réalité : ce hero qui débarque de nulle part, seul contre tous, et qui va s'opposer dans un duel contre un opportuniste sans valeur - L'absence du travail d'équipe, et l'absence totalement aberrante du Norvégien Sverre Petterssen qui correspondrait davantage au rôle de Stagg dans ce film-là, qui, dans la réalité, n'était qu'un chef "référent", même pas scientifique, et son rôle consistait à synthétiser les avis des trois équipes, et devait le reporter à Eisenhower.
Le film n'est pas mensonger, mais il dénature le travail collectif, au profit d'une confrontation entre deux hommes, dont l'un est transformé en héros, alors que le mérite revient tout simplement à un autre, qui n'a tout simplement, et peut-être pas la bonne nationalité pour exister.
On pourra aussi noter sa femme enceinte dans un hôpital bombardé qui n'a jamais eu lieu, présent juste pour rajouter une tension dramatique, et permettre au public de s'identifier davantage. Sans oublier le rôle de miss Summersby, réduite à une secrétaire et une confidente, celle qui va calmer, consoler et adoucir les hommes, montrant qu'ils ont des sentiments derrière les uniformes, alors qu'elle était bien plus que ça dans la réalité, et bien plus proche d'Eisenhower qu'on ne le présente. De plus le film lui offre cette scène dans laquelle elle porte un regard terrible sur Eisenhower qui dissimule à Stagg le destin de sa femme, une scène que l'on sait ne pas exister, et qui non seulement fait porter à ce futur président des propos et intentions qui n'ont jamais eu lieu d'être, mais en plus, ça dévitalise Summerby dans une dramaturgie factice. Néanmoins, il faut percevoir ce personnage comme un amalgame des différents rôles que les femmes ont pu avoir pendant la guerre.
Plus de pression sur : senscritique . com/Illusionperdue
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