L'Élue
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53 critiques spectateurs

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Alex Gabor
Alex Gabor

6 abonnés 31 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 décembre 2025
J’ai perdue 1h30 de ma vie en regardant ce film extrêmement nul à chier , il ne se passe rien on ne comprend rien et Surtt les acteur sont pas convaincant
Daubord80
Daubord80

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 décembre 2025
Pas vraiment de scénario, pas vraiment de sens, pas vraiment d'intérêt.
Pourquoi elle n'essaye même pas de s'échapper en cassant une vitre, même avec une chaise, une table ou même une bouteille de vin ?
Une fin minable, fidèle au début et sa suite.
FaRem

10 653 abonnés 11 922 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2025
Pour fêter le premier anniversaire de leur relation, Liz et Malcolm partent dans le chalet isolé de ce dernier. Un cadre apaisant idéal pour se retrouver en amoureux, mais leur séjour ne va pas être de tout repos... Des bruits, des apparitions, des visions, des cauchemars, des voisins inquiétants, on peut dire que Liz n'est pas épargnée, mais l'omniprésence de ces éléments, auxquels on peut ajouter un bon cadre et une relation louche, ne suffit jamais à faire de "Keeper" un bon film d'horreur. Il y a du mieux dans la deuxième partie, mais ce n'est pas suffisant pour compenser une première partie poussive, répétitive et ennuyeuse. Osgood Perkins n'a peut-être pas écrit le scénario puisqu'il met en scène le scénariste de "Dangerous Animals", mais il n'est pas capable de faire la différence derrière la caméra même si on reconnaît sa touche dans les moments importants. Au final, un film décevant, surtout si on s'attend à une expérience dérangeante, mais qui se laisse quand même regarder.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

89 abonnés 142 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2025
Il arrive que certains films refusent de se dévoiler immédiatement, paraissant, dans leur premier élan, presque réticents à s’affirmer, comme s’ils préféraient s’installer dans l’esprit du spectateur avec la lenteur des choses qui, pour durer, doivent d’abord se faire oublier. L’Élue appartient à cette catégorie rare où l’horreur ne s’abat pas, mais se répand, semblable à ces lumières du matin qui ne s’annoncent pas encore et colorent pourtant déjà les bords des objets.

Dès les premières minutes, le film semble hésiter entre le visible et l’indicible, comme si la caméra, en s’arrêtant sur un visage, un mur, une fenêtre, cherchait moins à montrer qu’à sonder. L’espace n’est jamais tout à fait stable ; il se contracte et se relâche, comme si chaque pièce, chaque surface, contenait une rumeur ancienne, prête à resurgir au moindre souffle.
Ce chalet, que l’on aurait pu croire apaisant, presque accueillant dans son apparente simplicité, devient alors le théâtre d’une de ces métamorphoses sourdes où la sérénité tourne imperceptiblement à la menace.
Non pas une menace criante, agressive, mais une menace d’autant plus profonde qu’elle se dissimule dans la lumière elle-même : manteau clair posé sur une réalité déjà fissurée.

C’est en cela que le film s’inscrit dans la lignée de certaines œuvres qui, plutôt que de montrer le mal, interrogent sa permanence. À l’instar de quelques récits où l’horreur se love dans les gestes banals, L’Élue semble nous dire que ce qui se décompose ne le fait jamais brusquement : cela commence dans l’évidence, dans les choses les plus familières, dans l’ordinaire même de la vie.

Ce qui frappe d’abord, c’est la manière dont Perkins traite l’espace conjugal, non comme une union stable mais comme un dispositif mouvant, un écran fragile derrière lequel quelque chose d’autre — quelque chose qui précède les deux êtres, qui les excède — se met lentement en mouvement.
L’homme, avec sa barbe grisonnante, cette lassitude flottant dans son regard, n’exprime jamais rien directement, mais tout dans sa posture laisse entendre qu’il est déjà ailleurs, peut-être même déjà en train de disparaître.
À l’opposé, la femme, traversée par un désir d’amour mêlé à une forme confuse d’émancipation, avance comme on avance dans une pièce dont on ne sait pas encore que le sol se dérobe sous nos pas.
Elle croit s’ouvrir au monde ; elle glisse vers une fermeture plus profonde.
Elle croit choisir ; elle est déjà choisie par quelque chose qui la dépasse.
Et le chalet, avec ses fenêtres larges, ses murs clairs, devient la scène d’un malentendu fondamental : un lieu qui semble offrir de l’espace mais qui, en réalité, resserre, comme ces rêves dont on croit d’abord qu’ils s’ouvrent sur des paysages vastes avant de se refermer brutalement sur un détail obsédant.

Le film repose sur une dissymétrie fondatrice : deux imaginaires, deux façons de percevoir, deux sensibilités qui ne s’opposent pas frontalement mais se frôlent, se mordent, se contaminent.
Cette dissymétrie forme le véritable cœur du récit, non comme une théorie, mais comme une respiration : celle d’un monde où ce que l’on voit et ce que l’on croit percevoir ne cessent d’interférer. C’est ici que le film prend une ampleur inattendue : il s’ouvre moins sur une confrontation que sur une forme de dérive, un glissement lent, une perte du centre de gravité. Il ne s’agit pas de savoir qui a raison ou tort, mais de comprendre que les deux imaginaires sont voués à s’altérer mutuellement.
Perkins mène cela avec une subtilité presque cruelle : celui qui croit connaître les contours du monde sera précisément celui qui se trompera le plus.

Il ne faut pas chercher dans L’Élue une progression linéaire : le film ne se contente pas d’avancer ; il revient, il se replie, il tourne autour de ses propres motifs comme un esprit qui ne parvient pas encore à comprendre ce qu’il a perçu. Les scènes se répondent sans se répéter ; elles se font écho comme les fragments d’un souvenir qui ne serait pas encore prêt à se reconstituer.
Il y a dans cette spirale quelque chose de profondément organique :
une peur non pas accumulée, mais distillée.
Perkins filme les visages avec une attention presque douloureuse : les ombres se glissent entre les traits, la lumière se pose comme une pellicule de doute.
Le grain de l’image devient une substance vivante, une poussière psychique qui s’élève dès que les personnages se taisent.
Jamais le film ne cherche l’efficacité : il cherche la rémanence.
Une scène ne doit pas frapper : elle doit rester.
La musique d’Edo Van Breemen : un poison discret
La partition d’Edo Van Breemen n’accompagne pas les images : elle les précède, ou plutôt elle les enveloppe comme un voile léger dont on découvrirait, trop tard, qu’il était en réalité une membrane plus lourde, presque liquide.
Ses nappes, d’une délicatesse morbide, créent l’impression d’un souffle venu d’un autre plan — un souffle fragile, irrégulier, qui s’infiltre dans les murs du chalet, dans les gestes, dans les attentes.
La musique transforme l’espace en un organisme vivant : un organisme qui respire, qui écoute, qui retient.

Ce qui affleure à mesure que L’Élue progresse, c’est l’idée que le mal n’appartient pas à un événement singulier : il se perpétue, se transmet, s’attarde. Il passe par les objets, par les lieux, par les souvenirs.
Et parfois, il possède cette beauté trouble que l’on ne sait pas nommer, cette force attirante qui n’est pas de l’ordre de la séduction mais de celui de la fascination. La confiance, la résilience, tous ces mots que l’on croit lumineux prennent ici un sens oblique : ce sont des zones d’attente où quelque chose nous observe.

L’Élue n’est pas un film d’horreur au sens courant :  glissement, de contamination psychique, de lumière frelatée. 
 où l’on devine que la réalité n’est qu’une forme fragile, tendue au-dessus d’un abîme plus ’est un film qui s’installe dans le spectateur comme un rêve trop clair pour être oublié et trop trouble pour être compris.
Un film qui ne cherche pas à convaincre mais à imprégner, qui laisse derrière lui non une explication mais une sensation persistante, comme un parfum léger dont on ne sait jamais s’il vient du dehors ou de soi.
Lokao O
Lokao O

12 abonnés 443 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 décembre 2025
Vu en avant première film n’ayant aucun sens ça pourrait partir sur quelque chose d’intéressant mais non ça prend pas
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2025
Malgré une bonne ambiance et une vraie puissance esthétique, PERKINS se repose un peu trop sur le côté cryptique de son récit, et pas assez sur du concret, donnant l'illusion d'une profondeur, qui ne trouve pas assez de sens dans sa conclusion
Fiers R.
Fiers R.

215 abonnés 962 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2025
Vu à Montréal.

Osgood Perkins fait désormais partie des cinéastes contemporains qui tournent à un rythme stakhanoviste. Dans le passé, il y avait par exemple Woody Allen et son cru annuel. Aujourd’hui, nous avons, entre autres, François Ozon qui tourne plus vite que son ombre côté français et Luca Gudagnino à l’international, même si ce dernier tourne beaucoup aux États-Unis. Il faudra désormais ajouter Osgood Perkins à cette liste de cinéastes qui ne semblent ne pas se reposer. Lui officie dans le domaine du film de genre et plus précisément celui de l’elevated horror comme Ari Aster à ses débuts ou Robert Eggers. En effet, il y a eu l’excellent « Longlegs » il y a un an et demi. Une œuvre marquante mais peut-être pas aussi incroyable qu’attendu à cause de sa fin virant maladroitement dans le fantastique. Plus tôt cette année, on a eu l’adaptation d’un roman de Stephen King, l’amusant mais vite oublié « The Monkey » et voilà que débarque déjà « L’Élue ». Trois films en un peu plus d’un an c’est beaucoup.

Et le prodige esthétique et roi des ambiances étranges devrait peut-être s’accorder à ralentir ce rythme car son dernier opus n’est clairement pas terrible. Peut-être qu’un rythme moins soutenu lui permettrait d’approfondir certaines choses et ôter certains défauts de ses films, notamment celui-ci qui est sans aucun doute son moins réussi depuis qu’il a été révélé avec « Hansel & Gretel ». Perkins est toujours aussi doué visuellement et ses films ont toujours une patte esthétique marquée et qui devient de plus en plus reconnaissable. Il y a cette ambiance anxiogène qui met mal à l’aise, ces cadrages biscornus et très travaillés, ces couleurs froides ou encore ces choix formels baroques comme dans le climax, etc. Cependant, si « L’Élue » est une œuvre flatteuse pour nos mirettes, on aurait aimé que ce soit au service de quelques chose de plus substantiel et de moins ennuyant sur le plan narratif.

On n’ira pas jusqu’à dire qu’on est dans le cliché de l’horreur intello, contemplative, chiante et poseuse mais encore un peu et c’était le cas. Il n’empêche, « L’Élue » demeure un film aux bases classiques, si ce n’est trop vues et au déroulement particulièrement monotone. Des personnages qui vont s’isoler dans un chalet le temps d’un weekend avec une menace en toile de fond... Si on n’a pas déjà vu cela mille fois! Et hormis le final, l’intrigue a bien du mal à nous embarquer si ce n’est quelques visions cauchemardesques, angoissantes et réussies pour nous réveiller le temps de deux ou trois sursauts ou moments malaisants. Par contre, quand arrive le final sur-explicatif, difficile de dire si c’est du génie ou du grand n’importe quoi. En tous les cas, s’il est plutôt effrayant avec des créatures originales, c’est au service de pas grand-chose, tant les thèmes sur le couple sont survolés et le fond de l’histoire toujours aussi nébuleux une fois le générique en place. Bref, une déception que ce petit film d’horreur psychologique bizarre dans le mauvais sens du terme.

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donniedarko1
donniedarko1

73 abonnés 269 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 novembre 2025
Si les deux premiers tiers du film installent une atmosphère curieuse et particulièrement intrigante, le film tourne au ridicule et grotesque dans son dernier acte. Un gâchis causé par une fin qui semble bâclée et expéditive…
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