L'Élue
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RedArrow

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2,5
Publiée le 11 décembre 2025
À travers le regard d'un autre posé sur elles, les silhouettes de différentes femmes, à diverses époques. Leurs visages entremêlés expriment tour à tour les instants volés d'une liaison amoureuse sur la durée. Les sentiments naissants, la passion, les rires partagés... Puis, la lassitude, le point de non-retour, le ressentiment, la rupture... Et, ce qui se passe au-delà, avec les cris stridents de douleur marqués de leurs sangs respectifs à l'écran, achève d'emporter ce prologue dans les ténèbres.

En couple depuis plus d'un an avec Malcolm, Liz accepte d'aller passer un week-end avec lui dans son chalet au fin fond des bois. Là-bas, la jeune femme est peu à peu victime d'étranges visions...

"L'Élue", c'est un peu comme si quelqu'un avait donné une liste de mots-clés improbables à Oz Perkins ("un couple, un chalet, un tableau, un gâteau, de l'eau, des gens qui n'arrêtent pas de regarder au plafond, un cousin insupportable, des poissons, un mannequin ukrainien et une présence invisible") pour le mettre au défi de réitérer autour une des sublimes ambiances de film de genre dont le bonhomme a le secret (et qui est devenue sa marque de fabrique au fil de sa filmographie).
Comme d'habitude, Perkins ne se loupe pas sur ce point. Formellement, "L'Élue" se bâtit rapidement dans un climat où l'étrange est une donnée constante, avec une nébuleuse d'éléments incongrus disparates, hérités de visions ou non, que le réalisateur prend le soin de mettre en exergue à travers son sens indéniable de la mise en scène mais, bien entendu, en prenant un malin plaisir à retarder le plus possible la révélation du lien qui les relie pour en maintenir l'aura de mystère.

L'atmosphère est donc là mais "L'Élue" est peut-être le film de Perkins qui montre le plus que ses talents acérés de formaliste ne peuvent faire totalement barrage aux carences scénaristiques de la plupart de ses propositions, et ce qu'il les écrive lui-même ou non (ce n'est d'ailleurs pas le cas ici). De notre point de vue, ses derniers longs-métrages tels que "Longlegs" ou "The Monkey" les trahissaient déjà mais, en reposant sur un discours féministe très/trop rudimentaire et prévisible, "L'Élue" est celui qui se fait bien plus ressentir comme un exercice de style tournant rapidement en rond autour de finalités de fond bien moins énigmatiques que les évènements leur servant de couverture au cœur de ce chalet isolé.

De fait, à force de tirer sur la corde (sans trop de subtilité) sur la signification métaphorique des évènements dont est témoin/victime l'héroïne, la première heure s'enlise d'elle-même dans une forme de répétition et d'ennui, où les fulgurances visuelles, aussi réussies soient-elles, ne peuvent plus faire illusion face à un film qui tourne à vide sur ce point.
Certes, la dernière partie de "L'Élue" est évidemment réveillée par les apparitions bien plus frontales du surnaturel qui l'habite, Perkins a de surcroît la bonne idée de nous exposer sa nature -assez fascinante grâce à la singularité bien réelle de sa patte pour représenter sa vision tordue du fantastique- en évitant tout élément explicatif superflu afin d'en laisser certains contours dériver dans l'imagination du spectateur mais, là encore, ce ne sera pas clairement pas assez suffisant pour contrebalancer la faiblesse d'un récit dont beaucoup trop de choses se laissaient présager dans un apparat de réalisation ne pouvant les camoufler. Et même sur le court-terme, cette fois.

Malgré l'interprétation sans faille de Tatiana Maslany (déjà en jeune mère dans "The Monkey") pour tenir la barre, "L'Élue" n'a donc que très de peu de chances de passer au second tour des œuvres d'Oz Perkins valant vraiment le détour.
Alice025

1 887 abonnés 1 499 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 décembre 2025
Je n'ai pas du tout accroché au troisième film d'Osgood Perkins. Après un premier film remarquable et un second en demi-teinte, on peut dire que l'on continue sur une pente descendante. Le seul point positif reste une réalisation bien soignée et de beaux plans. La lenteur se fait bien sentir tant il ne se passe quasiment rien pendant les 2/3 du film, c'est décousu, fouilli et vide à la fois. La révélation finale se veut également grotesque, parsemée d'une ambiance glauque qui a la sensation d'être là pour justifier le film « d'horreur »... Aucun intérêt. Mon blog : cinephile critique
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 décembre 2025
Après The Monkey, Osgood Perkins confirme son goût pour les ambiances troubles et les images soignées. L’Élue est indéniablement beau plastiquement, avec des plans mystérieux, une lumière travaillée et une atmosphère qui se veut hypnotique. Le problème, c’est que l’esthétique remplace totalement le fond.

Le film est désespérément creux. Il n’y a quasiment pas d’histoire, ou alors elle est tellement diluée qu’elle finit par disparaître. Perkins étire ses effets, répète ses intentions et semble confondre lenteur et profondeur. Résultat : une heure trente et quelques interminables, où l’ennui s’installe très vite.

Le jeu d’acteurs, volontairement atone, n’aide en rien à l’implication. Les personnages restent distants, figés, sans émotion ni évolution. On observe, mais on ne ressent rien. Même la conclusion, attendue comme une possible récompense, s’avère aussi fade que le reste.

Au final, L’Élue est un film qui se regarde plus qu’il ne se vit, une coquille vide qui privilégie la pose au récit. J’ai attendu la fin avec impatience… pour découvrir qu’elle était, elle aussi, sans intérêt.
Bref, vraiment pas terrible.
Zola Ntondo
Zola Ntondo

76 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2025
Il arrive que certains films refusent de se dévoiler immédiatement, paraissant, dans leur premier élan, presque réticents à s’affirmer, comme s’ils préféraient s’installer dans l’esprit du spectateur avec la lenteur des choses qui, pour durer, doivent d’abord se faire oublier. L’Élue appartient à cette catégorie rare où l’horreur ne s’abat pas, mais se répand, semblable à ces lumières du matin qui ne s’annoncent pas encore et colorent pourtant déjà les bords des objets.

Dès les premières minutes, le film semble hésiter entre le visible et l’indicible, comme si la caméra, en s’arrêtant sur un visage, un mur, une fenêtre, cherchait moins à montrer qu’à sonder. L’espace n’est jamais tout à fait stable ; il se contracte et se relâche, comme si chaque pièce, chaque surface, contenait une rumeur ancienne, prête à resurgir au moindre souffle.
Ce chalet, que l’on aurait pu croire apaisant, presque accueillant dans son apparente simplicité, devient alors le théâtre d’une de ces métamorphoses sourdes où la sérénité tourne imperceptiblement à la menace.
Non pas une menace criante, agressive, mais une menace d’autant plus profonde qu’elle se dissimule dans la lumière elle-même : manteau clair posé sur une réalité déjà fissurée.

C’est en cela que le film s’inscrit dans la lignée de certaines œuvres qui, plutôt que de montrer le mal, interrogent sa permanence. À l’instar de quelques récits où l’horreur se love dans les gestes banals, L’Élue semble nous dire que ce qui se décompose ne le fait jamais brusquement : cela commence dans l’évidence, dans les choses les plus familières, dans l’ordinaire même de la vie.

Ce qui frappe d’abord, c’est la manière dont Perkins traite l’espace conjugal, non comme une union stable mais comme un dispositif mouvant, un écran fragile derrière lequel quelque chose d’autre — quelque chose qui précède les deux êtres, qui les excède — se met lentement en mouvement.
L’homme, avec sa barbe grisonnante, cette lassitude flottant dans son regard, n’exprime jamais rien directement, mais tout dans sa posture laisse entendre qu’il est déjà ailleurs, peut-être même déjà en train de disparaître.
À l’opposé, la femme, traversée par un désir d’amour mêlé à une forme confuse d’émancipation, avance comme on avance dans une pièce dont on ne sait pas encore que le sol se dérobe sous nos pas.
Elle croit s’ouvrir au monde ; elle glisse vers une fermeture plus profonde.
Elle croit choisir ; elle est déjà choisie par quelque chose qui la dépasse.
Et le chalet, avec ses fenêtres larges, ses murs clairs, devient la scène d’un malentendu fondamental : un lieu qui semble offrir de l’espace mais qui, en réalité, resserre, comme ces rêves dont on croit d’abord qu’ils s’ouvrent sur des paysages vastes avant de se refermer brutalement sur un détail obsédant.

Le film repose sur une dissymétrie fondatrice : deux imaginaires, deux façons de percevoir, deux sensibilités qui ne s’opposent pas frontalement mais se frôlent, se mordent, se contaminent.
Cette dissymétrie forme le véritable cœur du récit, non comme une théorie, mais comme une respiration : celle d’un monde où ce que l’on voit et ce que l’on croit percevoir ne cessent d’interférer. C’est ici que le film prend une ampleur inattendue : il s’ouvre moins sur une confrontation que sur une forme de dérive, un glissement lent, une perte du centre de gravité. Il ne s’agit pas de savoir qui a raison ou tort, mais de comprendre que les deux imaginaires sont voués à s’altérer mutuellement.
Perkins mène cela avec une subtilité presque cruelle : celui qui croit connaître les contours du monde sera précisément celui qui se trompera le plus.

Il ne faut pas chercher dans L’Élue une progression linéaire : le film ne se contente pas d’avancer ; il revient, il se replie, il tourne autour de ses propres motifs comme un esprit qui ne parvient pas encore à comprendre ce qu’il a perçu. Les scènes se répondent sans se répéter ; elles se font écho comme les fragments d’un souvenir qui ne serait pas encore prêt à se reconstituer.
Il y a dans cette spirale quelque chose de profondément organique :
une peur non pas accumulée, mais distillée.
Perkins filme les visages avec une attention presque douloureuse : les ombres se glissent entre les traits, la lumière se pose comme une pellicule de doute.
Le grain de l’image devient une substance vivante, une poussière psychique qui s’élève dès que les personnages se taisent.
Jamais le film ne cherche l’efficacité : il cherche la rémanence.
Une scène ne doit pas frapper : elle doit rester.
La musique d’Edo Van Breemen : un poison discret
La partition d’Edo Van Breemen n’accompagne pas les images : elle les précède, ou plutôt elle les enveloppe comme un voile léger dont on découvrirait, trop tard, qu’il était en réalité une membrane plus lourde, presque liquide.
Ses nappes, d’une délicatesse morbide, créent l’impression d’un souffle venu d’un autre plan — un souffle fragile, irrégulier, qui s’infiltre dans les murs du chalet, dans les gestes, dans les attentes.
La musique transforme l’espace en un organisme vivant : un organisme qui respire, qui écoute, qui retient.

Ce qui affleure à mesure que L’Élue progresse, c’est l’idée que le mal n’appartient pas à un événement singulier : il se perpétue, se transmet, s’attarde. Il passe par les objets, par les lieux, par les souvenirs.
Et parfois, il possède cette beauté trouble que l’on ne sait pas nommer, cette force attirante qui n’est pas de l’ordre de la séduction mais de celui de la fascination. La confiance, la résilience, tous ces mots que l’on croit lumineux prennent ici un sens oblique : ce sont des zones d’attente où quelque chose nous observe.

L’Élue n’est pas un film d’horreur au sens courant :  glissement, de contamination psychique, de lumière frelatée. 
 où l’on devine que la réalité n’est qu’une forme fragile, tendue au-dessus d’un abîme plus ’est un film qui s’installe dans le spectateur comme un rêve trop clair pour être oublié et trop trouble pour être compris.
Un film qui ne cherche pas à convaincre mais à imprégner, qui laisse derrière lui non une explication mais une sensation persistante, comme un parfum léger dont on ne sait jamais s’il vient du dehors ou de soi.
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 décembre 2025
Malaisant, on comprend vite que l' on ne va pas comprendre grand chose sinon une forme de folie. Dommage de faire d'aussi belles images et bons effets pour en faire du glauque fatiguant. y voir du génie dans tous ces symbolismes me parait bien trop prétentieux. je regrette presque d'avoir perdu mon temps dans cette mascarade horrifique. Nul pour moi car mon déplaisir a été parfaitement atteint, malgré de bonnes idées qui ne collent jamais ensemble.
Alex Gabor
Alex Gabor

4 abonnés 29 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 décembre 2025
J’ai perdue 1h30 de ma vie en regardant ce film extrêmement nul à chier , il ne se passe rien on ne comprend rien et Surtt les acteur sont pas convaincant
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 décembre 2025
Liz & Malcolm partent pour un week-end en amoureux dans un chalet coupé du monde. Médecin de profession, Malcolm doit précipitamment retourner en ville pour une urgence, Liz se retrouve isolée, mais contrairement aux apparences, elle n’est pas seule…

Et de 3 ! C’est déjà le troisième long-métrage d’Oz Perkins (Longlegs - 2024) en l’espace d’un an ½ seulement, c’est un peu notre Quentin Dupieux national, il réalise plus vite que son ombre mais la qualité n’est pas forcément au rendez-vous.

Le réalisateur (et accessoirement, fils d’Anthony…) bénéficie d’une hype assez incompréhensible et peut-être se repose t-il un peu trop là-dessus pour se permettre de réaliser à tour de bras des films qui ne resteront pas gravés dans nos mémoires.

S’il parvient à instaurer une ambiance et un climat anxiogène, L’Élue (2025) n’en reste pas moins un film très ennuyeux. Pourtant, on aurait voulu y croire à ce huis-clos perdu au beau milieu de la forêt, avec son casting sympathique au demeurant, avec Tatiana Maslany (The Monkey - 2025) & Rossif Sutherland (Possessor - 2021), mais face à un scénario aussi paresseux et préférant se focaliser uniquement sur l’atmosphère des lieux, on finit rapidement par trouver le temps (très) long et pourtant, le film ne dure que 90min, c’est un comble !

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Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 novembre 2025
Vu à Montréal.

Osgood Perkins fait désormais partie des cinéastes contemporains qui tournent à un rythme stakhanoviste. Dans le passé, il y avait par exemple Woody Allen et son cru annuel. Aujourd’hui, nous avons, entre autres, François Ozon qui tourne plus vite que son ombre côté français et Luca Gudagnino à l’international, même si ce dernier tourne beaucoup aux États-Unis. Il faudra désormais ajouter Osgood Perkins à cette liste de cinéastes qui ne semblent ne pas se reposer. Lui officie dans le domaine du film de genre et plus précisément celui de l’elevated horror comme Ari Aster à ses débuts ou Robert Eggers. En effet, il y a eu l’excellent « Longlegs » il y a un an et demi. Une œuvre marquante mais peut-être pas aussi incroyable qu’attendu à cause de sa fin virant maladroitement dans le fantastique. Plus tôt cette année, on a eu l’adaptation d’un roman de Stephen King, l’amusant mais vite oublié « The Monkey » et voilà que débarque déjà « L’Élue ». Trois films en un peu plus d’un an c’est beaucoup.

Et le prodige esthétique et roi des ambiances étranges devrait peut-être s’accorder à ralentir ce rythme car son dernier opus n’est clairement pas terrible. Peut-être qu’un rythme moins soutenu lui permettrait d’approfondir certaines choses et ôter certains défauts de ses films, notamment celui-ci qui est sans aucun doute son moins réussi depuis qu’il a été révélé avec « Hansel & Gretel ». Perkins est toujours aussi doué visuellement et ses films ont toujours une patte esthétique marquée et qui devient de plus en plus reconnaissable. Il y a cette ambiance anxiogène qui met mal à l’aise, ces cadrages biscornus et très travaillés, ces couleurs froides ou encore ces choix formels baroques comme dans le climax, etc. Cependant, si « L’Élue » est une œuvre flatteuse pour nos mirettes, on aurait aimé que ce soit au service de quelques chose de plus substantiel et de moins ennuyant sur le plan narratif.

On n’ira pas jusqu’à dire qu’on est dans le cliché de l’horreur intello, contemplative, chiante et poseuse mais encore un peu et c’était le cas. Il n’empêche, « L’Élue » demeure un film aux bases classiques, si ce n’est trop vues et au déroulement particulièrement monotone. Des personnages qui vont s’isoler dans un chalet le temps d’un weekend avec une menace en toile de fond... Si on n’a pas déjà vu cela mille fois! Et hormis le final, l’intrigue a bien du mal à nous embarquer si ce n’est quelques visions cauchemardesques, angoissantes et réussies pour nous réveiller le temps de deux ou trois sursauts ou moments malaisants. Par contre, quand arrive le final sur-explicatif, difficile de dire si c’est du génie ou du grand n’importe quoi. En tous les cas, s’il est plutôt effrayant avec des créatures originales, c’est au service de pas grand-chose, tant les thèmes sur le couple sont survolés et le fond de l’histoire toujours aussi nébuleux une fois le générique en place. Bref, une déception que ce petit film d’horreur psychologique bizarre dans le mauvais sens du terme.

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FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2025
Pour fêter le premier anniversaire de leur relation, Liz et Malcolm partent dans le chalet isolé de ce dernier. Un cadre apaisant idéal pour se retrouver en amoureux, mais leur séjour ne va pas être de tout repos... Des bruits, des apparitions, des visions, des cauchemars, des voisins inquiétants, on peut dire que Liz n'est pas épargnée, mais l'omniprésence de ces éléments, auxquels on peut ajouter un bon cadre et une relation louche, ne suffit jamais à faire de "Keeper" un bon film d'horreur. Il y a du mieux dans la deuxième partie, mais ce n'est pas suffisant pour compenser une première partie poussive, répétitive et ennuyeuse. Osgood Perkins n'a peut-être pas écrit le scénario puisqu'il met en scène le scénariste de "Dangerous Animals", mais il n'est pas capable de faire la différence derrière la caméra même si on reconnaît sa touche dans les moments importants. Au final, un film décevant, surtout si on s'attend à une expérience dérangeante, mais qui se laisse quand même regarder.
Pôpô passion ciné
Pôpô passion ciné

32 abonnés 331 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 décembre 2025
Vous commencez à savoir que le genre horreur-épouvante ne fait pas du tout partie de mes genres favoris au cinéma, je dirais même que c'est celle que je vais voir en dernier.

Cette année, je me suis quand même laissée tenter par deux films de cette catégorie, à voir "Substitution" et "Evanouis" et j'avoue que je ne l'ai pas regretté !

C'est donc un peu plus confiante que j'ai décidé de valider la séance d'un nouveau film de ce genre.... Et aussi, pour ne pas vous mentir, parce que c'était le seul disponible et compatible avec la séance d'après.

Alors je vais être cash... Je l'ai trouvé tellement nul !!
Au niveau du montage, des dialogues et surtout de l'histoire.
C'était tellement tiré par les cheveux que ça en devenait pénible.
J'ai été jusqu'au bout de ma séance pour essayer de comprendre où voulait en venir le réalisateur et sauver le film... Mais même pas !

Bilan : j'ai même pas eu peur et je me suis ennuyée... Au suivant 藍
Mina D
Mina D

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2025
Pour ceux qui aiment les films horrifiques d'un autre genre, sans violence extrême, et dans le registre Métaphysique c'est pour vous. il ne vous sera pas épargné quelques sursauts bien secs.
Je n'ai pas mis 5 étoiles car aucun film n'est parfait.
Celui-ci a le mérite de sortir des sentiers battus.
"L'élue" traite en profondeur un sujet que peu de réalisateurs et scénaristes exploitent. Les messages passent pour ceux qui les comprennent. Il y a un peu d'héritage d'un Shutterland là-dedans, pour ceux qui connaissent.

Ce film portera peut-être l'estocade à quiconque voudrait s'aventurer seul dans un chalet, où tenter de se baigner dans son plus simple appareil.

Pour apprécier ce film à sa juste valeur, il faut sortir du premier plan les images qui dérangent, il faudra se focaliser sur la descente vers la folie de certains.
Bon film, pour ceux qui ont une certaine culture de ce qui ne se voit pas et qui fait sombrer dans les abysses de la maladie de l'âme.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 janvier 2026
Après le très commercial et surtout pas terrible "The Monkey", Oz Perkins tente un retour à "l'élevated horror", comme ce qu'il avait essayé de proposer avec "Longlegs". Oui, j'ai bien mentionné "essayé" car c'était raté. Enfin, formellement, c'était bon, notamment cette mise en scène de l'antagoniste mais le film n'avait malheureusement pas grand-chose à raconter. Eh bien là, c'est un peu la même chose.
spoiler: Une jeune femme part en week-end dans une cabane isolée dans la forêt pour fêter leur premier anniversaire de couple. Mais évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévues. Au vu du sujet, on pourrait penser à un énième film commercial sur une baraque qui craque de partout avec des fantômes ou des monstres qui trainent dans les coins... et c'est bien le cas, sauf que ça se veut edgy pour faire du fameux "elevated horror". Terme que je n'apprécie pas trop car il aurait tendance à séparer les films d'horreur en deux catégories bien distinctes : les films bien populos pour les débiles et les films artistiques pour les "vrais cinéphiles". Et là, on la sent bien cette distinction, c'est comme si le réalisateur n'assumait son concept un peu nul et essayant de palier ça avec une mise en scène un peu plus recherchée. Parce-que bon, toute cette mise en place avec le parquet qui craque, les bruits sourds et le cousin étrange, c'est vu et revu, surtout que c'est très long pour pas grand-chose. Je veux dire, on les connait ces codes, on sait que nous sommes dans un film d'horreur et qu'il se passe des trucs pas nets, pas besoin de le surligner pendant des plombes pour les trois au fond qui se seraient planté de salle. Et ainsi, on dirait que le film a bien quinze ou vingt ans de retard car il use de vieux codes horrifiques dont tout le monde connait les ficelles et ça ne fonctionne plus. Et ce n'est pas une mise en scène qui, aussi réussie soit-elle, servira de cache-misère. Car effectivement, la mise en scène est réussie, on a des constructions de plans intéressantes (notamment cet espèce de plan cassé avec Liz au premier plan et une créature au second, qui est très efficace) ou des transitions réussies, comme lorsque Liz est dans son bain et que l'eau de la rivière du plan suivant vient progressivement l'entourer (le motif de l'eau est d'ailleurs très présent). Oui mais cette mise en scène n'est au service de rien puisque l'histoire est à la traine ! Ainsi, on se désintéresse très vite de l'ensemble et on lève plus souvent les yeux au ciel qu'on ne sursaute. Je veux dire, on passe par exemple trois plombes sur le gâteau, oui, on le sait que le gâteau il est pas bon depuis le premier plan, passons à autre chose !

Alors voilà, comme pour "Longlegs", "L'Élue" possède de très bonnes idées de mise en scène mais au service d'un scénario qui tient sur un post-it.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 décembre 2025
Un des films les plus ennuyeux de 2025 ( l’ année n’ est pas finie, c’ est vrai ). Mais il tient la corde. Le troisième d'Osgood Perkins est le moins réussi. Scénario tiré par les cheveux, dans un chalet de montagne rudimentaire, aux grincements classiques et aux apparitions mal ficelées. Malcolm ( Rossif Sutherland ) et Liz ( Tatiana Maslany ) récitent une partition lisse, fastidieuse, prédictive, où seules, les toutes dernières minutes nous sortent un peu de notre torpeur. Pour le reste, ce pourrait être de simples hallucinations médicamenteuses ou altérations psychiques…peut-être, mais je ne suis pas spécialiste…. Bref, grosse déception........!!**
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 décembre 2025
Après une première demi-heure réussie parce que contenue, créant un sentiment d’inquiétude avec les moyens offerts par le cinéma et par sa photographie – les longs fondus enchaînés sont magnifiques –, Keeper mute en exercice de style désespéré et désespérant où les retournements de situation s’enchaînent, spoiler: où les spectres surgissent avec redondance et opportunisme : le grotesque prend le pas sur l’introspection,
et c’est alors le personnage principal qui en pâtit tant sa spoiler: mise à l’épreuve
relève des seules intentions narratives et visuelles d’une équipe artistique qui perd l’humain, y compris son spectateur, dans un dédale de reflets. La projection d’une spoiler: masculinité toxique
, lieu commun horrifique depuis quelques années maintenant – pensons par exemple à Wolf Man de Leigh Whannell, sorti en début d’année –, demeure superficielle. Un échec supplémentaire pour Oz Perkins, leurre de l’épouvante américaine contemporaine.
KLM
KLM

4 abonnés 51 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2025
Ce film est sous noté ! Vraiment une belle ambiance il faut se laisser porter par elle, et accepter une part de mystère.
Les meilleurs films de tous les temps