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laurent aroles
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4,0
Publiée le 3 mars 2026
Vu, ce dimanche 1 mars, en avant première ,au diagonal à Montpellier. Ce premier long métrage est un coup de maître. Une histoire aussi belle que cruelle sur laquelle je ne vais pas reprendre les éléments fournis pour le scénario et dont chacun peut, facilement, prendre connaissance. Les deux personnages principaux Colin et Ray sont magistralement interprétés. Il en est de même des personnages secondaires et plus particulièrement s’agissant de la mère possessive et du père effacé et particulièrement aimant et sensible. La psychologie des personnages est traitée avec beaucoup de finesse et de vérité. Colin, en se soumettant à Ray va, cet attachement étant très fort,se libérer de la possession de sa mère en fin de vie. Au delà du rapport domi/soumis il y a entre les deux un véritable attachement et on ressent une véritable émotion. On peut dire que c'est une belle histoire d’amour, un conte de fée ou un crapaud aimé d’un prince charmant va litteralement se transformer. Même les scènes de sexe n’ont rien de particulièrement choquant, elles sont certes réalistes mais vraiment rien de trasch et surtout pas décalées. Elles sont utiles voire nécessaires pour une bonne compréhension de la construction de cette relation entre hommes. Mais Colin dont c'est la première relation va souhaité autre chose de plus conventionnel et va faire une tentative d’émancipation fatale. Et là encore la psychologie de Ray estparfaitement traitée, et interprétée. Auréolé de mystère,on ne sait rien de lui socialement certes, mais on voit bien que derrière cette dureté il y a une profonde sensibilité.On le voit jouant du piano, plongé dans la lecture. Le personnage n’est pas ambigu il est entier dans tout ce qu'il fait. Il va donc faire vivre son rêve ou son phantasme à Colin et ce sera un beau cadeau d’adieu. Quant à Colin, certes malheureux,il va en sortir plus fort car en capacité de déterminer ses propres attentes et limites. En conclusion un film excellent plein de sensibilité, avec de l’humour et sans fausse pudibonderie tout en ayant rien de choquant.
Deux hommes que tout oppose vivent une relation bancale faite de dévotion et domination dont chacun semble se satisfaire. C'est très osé, plutôt dérangeant, souvent drôle (car un peu embarrassant). Cette relation devient certainement plus complexe au fur et à mesure que les vrais sentiments s'en mêlent, et les acteurs principaux ont tant de talent que tout cela se sent au travers de l'écran. Le prise de risques est énorme pour Alexander Skarsgård que personne n'imaginerait en biker gay et pourtant, il est parfait dans ce rôle (ah ! son regard dans cette dernière scène !).
J’ai trouvé Pillion assez surprenant et vraiment original. Le film propose une histoire d’amour loin des romances traditionnelles, avec une relation particulière entre les deux personnages principaux, faite de désir, de domination et de découverte de soi.
Harry Melling et Alexander Skarsgård sont excellents et leur duo fonctionne très bien. Le film arrive à être à la fois drôle, tendre, étrange et parfois dérangeant, sans porter de jugement sur ses personnages.
Ce n’est clairement pas un film qui plaira à tout le monde, mais j’ai apprécié son côté atypique et sa manière d’aborder les relations amoureuses différemment. Une curiosité audacieuse, touchante et plutôt réussie
Pillion est un premier film. Et comme souvent, les premiers films portent en eux une fraîcheur bien particulière, celle des premières fois.
Le sujet, un peu sulfureux, n’est pas forcément attirant et pourtant ce serait dommage de passer à côté de ce joli film. L’histoire est celle d’une relation entre deux hommes gays dont l’union est scellée par un pacte de soumission : l’un domine l’autre dans tous les actes de la vie quotidienne. Pillion, c’est le siège du passager d’une moto. A moins que le tire du film ne soit aussi à double signification, celle d’une métaphore dans la vie du beau et sculptural Ray. Collin est un jeune homme timide au physique disgracieux qui évolue dans une famille aimante. Avec son père et son frère jumeau, il forme un groupe qui chante dans les bars. Ray l’aborde lors d’une de leurs représentations.
Le film a reçu le prix du meilleur scénario au Festival de Cannes dans la section Un certain égard. Si la réalisation est d’une veine assez classique, c’est l’interprétation des deux acteurs en miroir l’un de l’autre qui donne tout son intérêt à cette histoire d’amour un peu cruelle. Nous avions déjà pu découvrir ces deux comédiens dans des univers très différents : le plus jeune, Harry Melling dans Harry Potter, et le plus âgé Alexander Skarsgård dans la passionnante série The Big Little Lies. C’est le regard de Ray sur Collin, pendant la journée de repos qu’ils s’octroient, qui nous révèle sa douloureuse vie intime : celle d’un homme qui ne peut accepter de lâcher prise, incapable de perdre le contrôle, ne serait-ce qu’une journée par semaine. Finalement sous les audaces d’un sujet tendancieux, on en ressort ému.
Pillion (Grande Bretagne – 1h46) réalisé par Harry Ligton avec Hary Melling, Alexander Skarsgård, Douglas Hodge.
Drôle, émouvant, étonnant, j’ai rigolé pendant une bonne partie du film avec des situations cocasses et un humour anglais que j’adore ! Excellent film.
Un bon film sur une relation SM torride dans le milieu des bikers. Le héros Colin apprend beaucoup tout au long de l’histoire et à la fin il sait ce qu’il veut.
Un film d'une qualité surprenante et qui vous transportera par une multitude d'émotions. La qualité du scénario est très originale, un sujet que très peu traité et pourtant fait avec brillo. La performance des acteurs est également très remarquable, nous permettant de nous attacher aux personnages et ainsi de se plonger au cœur de cette histoire surprenante.
Un film original et déroutant au premier abord. Pillion propose une romance crue et atypique qui peut sembler un peu perchée au début, mais qui se révèle finalement assez intéressante dans ce qu’elle dit des relations modernes, parfois basées davantage sur des rapports d’intérêt ou de pouvoir que sur de véritables sentiments. Le film oscille entre humour, malaise et moments plus touchants. On rit régulièrement, mais certaines scènes peuvent aussi créer un vrai inconfort, ce qui fait clairement partie de l’expérience. On prend malgré tout plaisir à suivre l’évolution de la relation entre les deux protagonistes, même si celle-ci peut parfois sembler un peu lente ou répétitive — probablement un choix assumé du réalisateur pour installer cette dynamique particulière. Les deux acteurs livrent une performance solide et portent bien le film. Au fil de l’histoire, on comprend aussi mieux la psychologie du personnage dominant, ce qui apporte une certaine profondeur au récit. En revanche, il faut savoir que le film est assez cru dans sa représentation de la sexualité. Certaines scènes sont explicites, donc mieux vaut être prévenu : c’est clairement un film destiné à un public averti et plutôt ouvert d’esprit.
Un film réjouissant, truculent, singulier sur les amours BDSM. Les rapports des deux personnages sont à la fois drôles et malaisants, éclairent sur une sexualité incomprise, voire méprisée.
Surprenant, osé et intéressant. J’ai bcp aimé ce film. Bravo pour un premier en plus. Les comédiens ont bien fait de jouer dans ce film et sont bien dirigés.
Un scénario et une mise en scène qui sort des clichés et sentiers battus . Un angle juste équilibré qui aborde un sujet pourtant difficile à définir sans tomber dans la caricature ou l outrancier . Film juste et sensible .l
Bienvenue dans le monde des bikers gays via cette rencontre dominant dominé entre les deux acteurs principaux. Histoire d amour ou de désamour de soi? Les deux? À vous de juger. Un film qui ne laisse pas indifférent..donc à voir.