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Lynebonnaud
2 abonnés
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3,5
Publiée le 11 mars 2026
Pillion est un premier film. Et comme souvent, les premiers films portent en eux une fraîcheur bien particulière, celle des premières fois.
Le sujet, un peu sulfureux, n’est pas forcément attirant et pourtant ce serait dommage de passer à côté de ce joli film. L’histoire est celle d’une relation entre deux hommes gays dont l’union est scellée par un pacte de soumission : l’un domine l’autre dans tous les actes de la vie quotidienne. Pillion, c’est le siège du passager d’une moto. A moins que le tire du film ne soit aussi à double signification, celle d’une métaphore dans la vie du beau et sculptural Ray. Collin est un jeune homme timide au physique disgracieux qui évolue dans une famille aimante. Avec son père et son frère jumeau, il forme un groupe qui chante dans les bars. Ray l’aborde lors d’une de leurs représentations.
Le film a reçu le prix du meilleur scénario au Festival de Cannes dans la section Un certain égard. Si la réalisation est d’une veine assez classique, c’est l’interprétation des deux acteurs en miroir l’un de l’autre qui donne tout son intérêt à cette histoire d’amour un peu cruelle. Nous avions déjà pu découvrir ces deux comédiens dans des univers très différents : le plus jeune, Harry Melling dans Harry Potter, et le plus âgé Alexander Skarsgård dans la passionnante série The Big Little Lies. C’est le regard de Ray sur Collin, pendant la journée de repos qu’ils s’octroient, qui nous révèle sa douloureuse vie intime : celle d’un homme qui ne peut accepter de lâcher prise, incapable de perdre le contrôle, ne serait-ce qu’une journée par semaine. Finalement sous les audaces d’un sujet tendancieux, on en ressort ému.
Pillion (Grande Bretagne – 1h46) réalisé par Harry Ligton avec Hary Melling, Alexander Skarsgård, Douglas Hodge.
Drôle, émouvant, étonnant, j’ai rigolé pendant une bonne partie du film avec des situations cocasses et un humour anglais que j’adore ! Excellent film.
Un bon film sur une relation SM torride dans le milieu des bikers. Le héros Colin apprend beaucoup tout au long de l’histoire et à la fin il sait ce qu’il veut.
Un film d'une qualité surprenante et qui vous transportera par une multitude d'émotions. La qualité du scénario est très originale, un sujet que très peu traité et pourtant fait avec brillo. La performance des acteurs est également très remarquable, nous permettant de nous attacher aux personnages et ainsi de se plonger au cœur de cette histoire surprenante.
Un film original et déroutant au premier abord. Pillion propose une romance crue et atypique qui peut sembler un peu perchée au début, mais qui se révèle finalement assez intéressante dans ce qu’elle dit des relations modernes, parfois basées davantage sur des rapports d’intérêt ou de pouvoir que sur de véritables sentiments. Le film oscille entre humour, malaise et moments plus touchants. On rit régulièrement, mais certaines scènes peuvent aussi créer un vrai inconfort, ce qui fait clairement partie de l’expérience. On prend malgré tout plaisir à suivre l’évolution de la relation entre les deux protagonistes, même si celle-ci peut parfois sembler un peu lente ou répétitive — probablement un choix assumé du réalisateur pour installer cette dynamique particulière. Les deux acteurs livrent une performance solide et portent bien le film. Au fil de l’histoire, on comprend aussi mieux la psychologie du personnage dominant, ce qui apporte une certaine profondeur au récit. En revanche, il faut savoir que le film est assez cru dans sa représentation de la sexualité. Certaines scènes sont explicites, donc mieux vaut être prévenu : c’est clairement un film destiné à un public averti et plutôt ouvert d’esprit.
Un film réjouissant, truculent, singulier sur les amours BDSM. Les rapports des deux personnages sont à la fois drôles et malaisants, éclairent sur une sexualité incomprise, voire méprisée.
Surprenant, osé et intéressant. J’ai bcp aimé ce film. Bravo pour un premier en plus. Les comédiens ont bien fait de jouer dans ce film et sont bien dirigés.
Un scénario et une mise en scène qui sort des clichés et sentiers battus . Un angle juste équilibré qui aborde un sujet pourtant difficile à définir sans tomber dans la caricature ou l outrancier . Film juste et sensible .l
Bienvenue dans le monde des bikers gays via cette rencontre dominant dominé entre les deux acteurs principaux. Histoire d amour ou de désamour de soi? Les deux? À vous de juger. Un film qui ne laisse pas indifférent..donc à voir.
Un « call me by your name » BDSM même construction avec un dominant qui ne peut pas rester dans cette relation. L’un se marie, l’autre disparaît. Et des larmes à la fin.
Avec Pillion, Harry Lighton prend un sujet qui pourrait facilement tomber dans la provocation (une relation de domination dans un milieu de bikers BDSM) et en fait quelque chose de beaucoup plus simple et inattendu : une histoire d’amour. Le film repose surtout sur le duo formé par Harry Melling et Alexander Skarsgård. L’un est maladroit, presque lunaire, l’autre plus fermé, plus imposant. Leur relation crée une tension à la fois étrange et touchante. Ce qui frappe, c’est la manière dont le film refuse de juger. Il observe, il laisse faire, et c’est au spectateur de trouver sa place dans cette relation. Petit à petit, ce qui semblait extrême devient presque banal, comme si le film cherchait à normaliser ce qui, au départ, dérange. Au fond, Pillion parle moins de domination que de désir et de solitude. Et c’est sans doute là sa réussite : réussir à faire d’un sujet a priori provocateur une romance douce-amère, à la fois troublante et profondément humaine.
Film surprenant, intelligent sur la naissance des sentiments à travers les jeux de rôles et surtout qu'en faire après? . Ton insolite. Acteurs impeccables.
De façon tout à fait inattendue, vu l'histoire et l'univers SM dans lequel elle nous plonge, c'est du besoin d'amour dont on nous parle ici. Le scénario est malin. Et surtout l'acteur principal est d'une vérité bouleversante.