Pillion
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CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2026
Très belle réussite que ce film original, a priori casse gueule, qui raconte sans fard mais sans excès une histoire de domination au sein de la communauté des bikers homosexuels dans l’Angleterre de nos jours. La principale réussite tient au fait que le réalisateur ne nous livre aucune explication psychologique du comportement de ses deux personnages. Cela nous évite le pathos habituel des amours contrariées et les Happy end traditionnels des comédies romantiques. Car de la romance, il y en a dans ce film qui suscite aussi, contre toute attente, de l’émotion . L’autre réussite est l’interprétation. Aux côtés d’Harry Milton, opiniâtre et très touchant, règne en majesté Alexander Skarsgard, toujours aussi sculptural et opaque. Un film qui ne ressemble à aucun autre, à découvrir , en ayant concience que les scènes de sexe sont nombreuses et explicites.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2025
Un film qui sort des sentiers battus, qui vaut principalement pour son scénario original, et qui n’est pas avare de scènes fortes et intenses même si certaines longueurs se font parfois sentir.
Une réussite pour un public un minimum averti.
Christoo H
Christoo H

2 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 janvier 2026
Le film est assez critiqué par incompréhension des mécanismes psychologiques en jeu, C'est dommage car pour un premier long métrage il est selon moi assez réussi bien que non exempt de petits reproches. Il a en tout cas l'énorme mérite de présenter des névroses assez répandue dans la population, homo ou hétéro, et de nous faire réfléchir sur l'origine de tels comportements. Alexander Sarsgaard fait le job, et on oublie qu'il a 50 ans tellement il est séduisant. On est loin des niaiseries d'un Guiraudie ça nous change un peu et le film n'est pas assez graphique pour rebuter le grand public, bon point. Harry Lighton a un bel avenir devant lui.
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2025
Magnifique film, original et atypique. Une petite merveille de cinéma, qui se regarde avec beaucoup de plaisir. Les acteurs sont déments..
Alexis B
Alexis B

76 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2026
Pillion

Est une magnifique romance acidulée qui fait pas de discours moralisateur ou cliché face à la relation sadomasochiste dans laquelle le film nous entraîne.

Avec humour et tension érotique on est en immersion totale dans le quotidien d’un jeune homme qui se découvre d’apprécier une sexualité quelque peu particulière car c’est une relation masochiste.

Le sujet étant assez sensible le film aurait pu tomber dans un ramassis de clichés mais contrairement à ce qu’on pouvait présager ce film est d’une douceur et d’une pudeur très touchante.

La remarquable prestation des deux acteurs principaux est extraordinairement impressionnante. On passe un moment très fort et émouvant tout en étant très amusé par le côté comique et cynique du film.

Cet œuvre permet de nous faire se poser des questions telle qu’est-ce que une relation BDSM c’est toxique ou pas ? Ou bien est-ce que c’est une relation qui peut être dangereuse ?

Ce qui est génial c’est qu’ici dans ce film chacun a la possibilité se faire sa propre opinion.

Enfin une belle romance ou les fantasmes sont dépeints de manière très douce et pas de manière vulgaire. J’ai été très touché et surpris par la qualité visuelle et scénaristique de ce très beau film.

Ce film reste cependant assez explicite et n’est pas recommandable à un public sensible aux scènes de sexe frontal.

Laissez-vous tenter par cet ouvrage remarquablement écrit et joué par des acteurs qui incarnent à merveille leurs rôles.

Je recommande vivement !
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Colin est un jeune homme timide, complexé et perdu qui ne fréquente pas beaucoup de monde à part sa famille proche. Une solitude et un désert affectif qui le conditionnent peut-être à se rabaisser pour se donner les meilleures chances de trouver l'amour. Lorsqu'il s'engage, ou plutôt se dévoue, avec Ray, il découvre quelque chose de différent... Harry Lighton explore cette étrange et gênante relation pour s'interroger sur la notion d'amour avec un trop-plein de sentiments d'un côté et une peur des sentiments de l'autre. Chacun des personnages vit la même chose, mais le montre différemment. Un contraste constant sur les émotions, la sexualité, le plaisir, le contrôle, etc. Ce n'est pas étonnant si on passe nous-mêmes d'un sentiment à un autre. "Pillion" peut être amusant un instant avec pas mal d'humour noir puis triste le moment d'après avec un Colin aussi pathétique que touchant. Tout est une question d'équilibre et le réalisateur le trouve dans son récit de découverte de soi et d'éveil sexuel qui mélange brutalité et tendresse et qui va plus loin que ce simple rapport de dominant et de dominé. La dernière partie est un peu trop expédiée à mon goût, mais "Pillion" est un bon film à la fois différent, distrayant, attachant et très bien incarné.
oliv7
oliv7

14 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mars 2026
Scénario magistral et interprètes à la hauteur du scénario. Touchant, drôle, dramatique. Un film puissant
Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2025
Pillion, dramedy romantique, anglaise, inclassable

En anglais, le pillion sur une moto c’est le passager du siège arrière. Dans le film Pillion d’Harry Lighton, Prix du meilleur scénario de la sélection Un Certain Regard 2025, celle du beau - vraiment très beau - Ray (Alexander Skarsgård) est aussi rutilante que son propriétaire. Et Colin, le gentil pas beau (Harry Melling, déjà vilain cousin d’Harry Potter), avec ses dents de travers et ses yeux globuleux, il est un parfait pillion : à l’arrière sur la moto, en cuisine comme au lit. Quelle est l’avenir d’une telle relation ? Pillion fait rire sur le bonheur de ces deux-là qui flirte de si près avec le malheur. C’est en soi une réussite qui n’était pas gagnée d’avance. Il faudra attendre quelques temps avant la sortie du film en salle, gageons que ce premier film d'Harry Lighton en tant que réalisateur aura plus qu’un succès d’estime.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 janvier 2026
Les vies privées des couples ne regardent personne, sauf qu'au cinéma, l'art le plus voyeur du monde, c'est précisément ce qui nous intéresse. D'autant plus quand elles sont disons spéciales, comme dans le premier long métrage de Harry Lighton. Résumer le scénario est facile : c'est l'histoire d'un jeune homme timide qui s'engage dans une relation SM soumise avec un motard plus âgé. L'un a un physique quelconque et l'autre est sculptural, mais c'est le premier que l'on suit en priorité, dans une intrigue qui tient de la comédie romantique, aussi surprenant que cela puisse paraître, ou du récit d'initiation, aussi dur qu'il puisse sembler, quoique cet asservissement gay soit davantage humiliant par les situations que par les mots. Le cinéaste n'a pas peur de la crudité dans des scènes marquantes, voire humiliantes, qui n'empêchent pas la tendresse du récit pour son personnage principal, ni l'irruption de la comédie pure et so British dans un certain nombre de circonstances. Au passif de Pillion : le mystère autour du mâle dominant, presque réduit à l'état de cliché, et un dénouement "facile" et expédié. Mais à son actif, et oh combien, l'excellence du duo d'acteurs, Alexander Skarsgård et Harry Melling, parfaits dans l'opposition, au point qu'ils feraient quasiment passer le film pour un Buddy Movie. Bon, n'exagérons pas quand même.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2026
Je ne sais pas vous, mais si on me parle d'un film sur des relations de soumission entre un homme qui aime se soumettre et un biker dominateur, il est peu probable que je me précipite dans une salle de cinéma pour aller le voir. Eh bien, une fois de plus, avec "Pillion", film de la sélection Un Certain Regard de 2025 où il a obtenu le Prix du scénario, la preuve est apportée qu'il n'est pas bon d'avoir des idées préconçues. En effet, on se retrouve face à un film très intéressant qui, certes, présente des scènes de domination assez hard mais qui, à côté, se montre souvent très touchant et qui procure beaucoup d'émotion. J'irai même jusqu'à dire que, en montrant un homme soumis à un autre homme et à qui on exige d'exécuter les tâches trop souvent dévolues aux seules épouses , "Pillion" s'avère être un film féministe.
elriad

517 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mars 2026
un film fort et plutôt juste pour connaître ce milieu et cette forme de relation. Loin du film-clip des années 80 avec Mickey Rourke, on assiste à l'éclosion d'un jeune homme timide et maladroit qui va se découvrir en rencontrant un motard dominateur (impeccable Alexander Skarsgård à la plastique parfaite). Cette forme de soumission reste fatalement déséquilibrée, voire toxique, car l'un est toujours en demande par rapport à l'autre, et la relation doit rester ainsi sans plage de détente et de pose pour ne pas casser la magie et la force de ce rapport mental SM. Au risque d'entrer dans une nouvelle dimension et de faire vaciller la relation. Les deux acteurs sont justes et la candeur de Harry Melling dans ses yeux clairs est sincèrement touhante.
Un film original et assumé, courageux.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2026
Dans la banlieue sud-est de Londres, Colin (Harry Melling) mène une existence discrète, presque effacée. Il vit encore chez ses parents, chante dans un barbershop quartet pour éprouver un semblant de confiance, et laisse le monde décider pour lui. Sa rencontre avec Ray (Alexander Skarsgård), chef magnétique d’un club de motards gays, agit comme une déflagration silencieuse. Grand, assuré, vêtu de cuir, Ray incarne l’exact opposé de ce jeune homme hésitant.

Très vite, Colin découvre un univers codifié où la domination n’est ni métaphore ni jeu superficiel, mais structure même du lien amoureux. Il accepte les règles, les contraintes, les attentes, persuadé que derrière la rudesse peut se loger une forme d’amour plus profonde. Le film installe alors une tension constante entre désir sincère et déséquilibre assumé. Ce n’est pas une romance classique, encore moins une simple provocation érotique.

Pillion examine les rapports de pouvoir dans le couple contemporain. La relation est consentie, adulte, contractualisée presque. Pourtant, l’émotion demeure fragile. Colin oscille entre fascination et perte de repères. Son unique pouvoir réside dans sa capacité à dire non. Face à lui, Ray semble trouver son équilibre dans la maîtrise, dans la stabilité d’un cadre qu’il contrôle.

Le film ne caricature ni ne moralise. Il montre comment une dynamique atypique peut révéler des vérités universelles sur l’attachement, la dépendance affective et la difficulté à formuler ses limites. Les parents de Colin, ouverts à son homosexualité mais troublés par la forme que prend cette relation, incarnent les paradoxes du progressisme moderne.

Adapté du roman Box Hill d’Adam Mars-Jones et réalisé par Harry Lighton, le film s’ancre dans une réalité contemporaine où les modèles traditionnels du couple sont remis en question. Les scènes intimes, préparées avec précision et encadrées sur le plateau, participent à cette exploration frontale du désir et du consentement, sans jamais céder à la complaisance.

Au-delà de sa dimension queer, Pillion interroge une question plus large, que signifie aimer aujourd’hui ? Est-ce choisir librement sa place, même si elle semble déséquilibrée ? Est-ce accepter une dynamique qui bouscule les normes tant qu’elle est consentie ? Le film ne donne pas de réponse définitive. Il préfère installer le doute, laissant le spectateur face à ses propres conceptions du couple et de l’affirmation de soi.


Vu en projection de presse janvier 2026
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Avec Pillion, on entre dans un univers rarement montré au cinéma : celui de la soumission et de la culture SM au sein du milieu gay. Autant prévenir, ce film n’est clairement pas à mettre devant tous les publics. Certaines scènes et pratiques entre hommes sont montrées de manière assez frontale, ce qui peut déstabiliser.

Mais réduire le film à cela serait passer à côté de l’essentiel. Le scénario est en réalité bien plus subtil qu’il n’y paraît. Derrière cette relation de domination se cachent des thèmes plus profonds sur l’identité, la confiance et la manière dont on se construit à travers le regard de l’autre.

Le film prend le temps de développer ses personnages et s’appuie beaucoup sur la justesse du jeu des acteurs. C’est d’ailleurs par l’émotion et les silences que l’histoire avance le mieux. Peu à peu, une forme de tendresse s’installe, presque timidement, avec toutes les hésitations et les fragilités que cela implique.

Un film surprenant, parfois dérangeant, mais aussi bien écrit et plus sensible qu’on pourrait l’imaginer au premier abord.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2026
Un "Cinquante nuances de Grey" version gay ? C'est en tout cas tout ce qu'indique, au premier abord, ce film réalisé par Harry Lighton et adapté du roman "Box Hill". C'est en réalité, sans mauvais jeux de mots, beaucoup plus profond.
Colin, la trentaine, est un homme introverti qui peine à trouver l'amour, virevoltant de dates en dates qu'arrange sa mère. Puis, un soir, un mystérieux motard lui laisse un mot l'intimant de le retrouver le lendemain. C'est à partir de là que va débuter une relation un peu spéciale qui permettra à Colin de découvrir sa vraie nature. Eh oui puisque, comme vous l'aurez compris, son amant, Ray, a des "goûts très particuliers".
Et c'est un peu en ça que vont consister les trois premiers quarts du film, c'est-à-dire voir le développement d'une relation dominant/dominé à la limite du sadomasochisme. Mais ce n'est pas juste là pour faire beau ni pour des spectateurs désireux de voir des scènes un peu crues de temps à autres. À travers cette relation, les personnages se découvrent, déjà l'un, l'autre puis explorent finalement leur vraie nature. L'un est le pilote, qui décide de tout, tout le temps, tandis que l'autre reste toujours sur le siège passager, à suivre. Mais que se passe t-il si Colin décide de devenir le pilote de temps en temps et donc prendre, à son tour, la relation en main et ainsi, par extension, le contrôle de sa propre vie ? C'est là que le film devient d'autant plus intéressant, les désirs de l'un se répercutant sur les peurs de l'autre.
Alors certes, certains pourront dire que le film est une représentation négative de l'homosexualité, surtout que gravite autour du couple, la même "meute" de motards qui ont les mêmes comportements, c'est-à-dire les alphas avec leurs clefs trimballant leurs soumis avec leur chaine. Mais c'est une représentation d'une forme de relation homosexuelle, pas d'une norme, si tant est qu'elle existe, ou une généralité et, de plus, le film ne délivre aucun discours moralisateur face à cette relation. Est-elle toxique ou saine ? Est-elle dérangeante ? C'est au spectateur de décider.
Les choix de pauline
Les choix de pauline

161 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2026
Je suis très étonnée de voir que ce film ait touché les gens. Certes si on exclu le fond du film, on peut y voir un récit presque charmant avec des acteurs sympathiques et sexy. On nous dit qu’il s’agit d’une histoire gentiment sado maso, qui accompagne l’éveil d’un personnage un peu falot et bien moins sage qu’il n’y paraît. Mais pardon!! Il s’agit bien plus d’une sorte de publicité déguisée pour le masculinisme! Le rapport sais maso ici est entièrement calqué sur les préceptes masculinistes. Le domininé ici, est asservi uniquement sur les codes de la domination masculine rêvée par certains ( dévolus en plus nombreux) sur les femmes: cuisine et tais toi, écarte les jambes et tais toi, sois mon esclave domestique, intellectuel etc.., et bave de plaisir quand je t’honore avec mon engin phénoménal qui est le graal ultime de ton désir et de ta vie. Cela ne choque personne ?? À l’heure où les réseaux masculinistes envahissent les réseaux , où des millions d’afghanes sont réduites à un esclavage sans comparaison dans l’histoire humaine , trouver ce film charmant et plus profond qu’il n’en a l’air est impossible et ahurissant pour moi!!
Un film qui en plus reste très superficiel dans l’étude des personnages.
Un faux film espiègle aux relents nauséabonds .
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