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Tumtumtree
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3,5
Publiée le 18 mars 2026
Il est très difficile de traiter de Pillion. Le charisme des comédiens, leur jeu et leurs rôles contribuent à ce que le film imprègne la mémoire et marque les esprits. Le récit très singulier fondé sur les relations sadomasochistes d'un couple gay aide aussi à distinguer cette production dans le contexte ambiant. Le récit est assez bien mené. La mise en scène est conventionnelle avec quelques effets. Le souci tient au message du film. La ligne dominante serait la satisfaction de voir un jeune homme assumer la vie qu'il souhaite, donc une homosexualité toujours écrasée par la domination totale, jusqu'à l'humiliation. Selon cette perspective, le film s'inscrit dans l'actualité du respect des spécificités de chacun, et de l'invitation adressée à tous de vivre comme bon leur semble, sans se préoccuper du qu'en dira-t-on. Mais si on décale le regard, on découvre aussi un film sur une bande de mâles alpha dominateurs, qui recherchent des victimes expiatoires pour assouvir leurs penchants. Vu sous cet angle, le film n'est plus du tout emancipateur. Si un scénariste ou un cinéaste proposaient aux institutions de financement un scénario identique avec une femme, à la place de Colin, ils seraient instantanément déboutés tant leurs idées seraient scandaleuses. Jamais un distributeur ne diffuserait cela. Une seconde idée dérange, c'est la hiérarchie entre les gens beaux et les gens laids. Les deux comédiens principaux sont aux antipodes l'un de l'autre. Le dominé l'est car sa laideur le prive de capacités de séduction, ce qui alterre sa liberté. Il admire la beauté extrême de son amant, et la société lui répète la chance qu'il a. Certes cette hiérarchie existe dans la société, mais la placer au fondement de son récit à ce point là est hautement discutable. Bref le film marque, mais son discours implicite suscite le questionnement...
Premier film du Britannique Harry Lighton, Pillion nous embarque dans le milieu des motards gays adeptes de BDSM. Cette plongée ultra-documentée et très crue dans cette micro-société avec ses codes et ses rituels est fascinante, et n'est pas sans rappeler, toute proportion gardée, la description sans fard du milieu homosexuel new-yorkais de La chasse de William Friedkin (1980). Le film raconte l'histoire de Colin, un trentenaire timide vivant chez ses parents et dont le quotidien va être bouleversé par sa rencontre avec le charismatique et mystérieux Ray, qui va lui imposer une relation de maître à esclave, immédiatement acceptée par le jeune homme, flatté de pénétrer dans l'univers d'un aussi bel étalon. C'est aussi là la limite d'un long-métrage qui semble finalement avoir peur de son propre sujet : spoiler: plutôt que d'exploiter toutes les potentialités émancipatrices d'un amour hors norme et hors système, le long-métrage prend le parti d'un bonheur rendu possible par le surgissement d'une relation beaucoup plus classique. Un cinéaste à suivre.
Film sensible, ambivalent (tendre et cru). On a envie d'y croire à cette histoire d'amour mais qui n'est pas réciproque. Un excellent moment, avec des scènes assez porno et une certaine touche d'humour
De Harry Lighton (2026). Une histoire passionnée , passionnante et troublante entre un motard gay et un garçon diamétralement opposé à priori mais mue d'une passion dévorante , mélange de vénération et de soumission . Le film est très intéressant à plus d'un titre à l'opposé d'une romance virilité un peu mièvre . C'est souvent cru et le sexe gay n'est pas hydéalisé mais montré de façon crue voire parfois auréolée de violence . Pour autant, comme dans toute relation basée sur la soumission, le jeu de rôle est important voire même l'essence de ce genre de relation . Manifestement, le réalisateur connait son sujet et connait bien le monde des motards gay . le film parle de soumission certes mais aussi de la fascination qu'exerce ce grand (et sexy) gaillard sur ce jeune plus minet que viril . Tout est dans le jeu de rôle . La soumission et la fascination relationnelle qui en ressort est l'essence même du film et le fil conducteur de l'histoire . le film pour beaucoup pourra être perturbant notamment au travers de certaines scènes hot . Mais il est à regarder comme une initiation . Joué par de vrais motards gars . une immersion dans un univers peu montré à l'écran . Jusqu'à cette fin énigmatique . Harry Melling campe bien le personnage de Colin soumis autant que fasciné . Tout comme Alexander Skarsgård, sexy dans le rôle de Ray le motard .
C'est très rare en 2026 de voir un film et se dire : "je n'ai jamais vu ça avant". A travers cette communauté de bikers homosexuels et BDSM, on découvre tout un monde. Et ces deux personnages, ultra attachants et doux. Au final, malgré son approche très crue, Pillion est une comedié romantique. A ne pas rater
ça a le mérite de sortir un peu de l'ordinaire mais les scènes X ne sont pas très belles et je regrette que l'histoire avec la mère du soumis ne soit pas plus poussée car finalement cette seconde intrigue tombe un peu à plat. Mais c'est à voir au moins une fois.
Histoire bien écrite, un peu caricaturale par moment, aux personnages intéressant dont la psychologie est portée avec brio par un super cast. On passe un bon moment.
Un bon film oui , à l’opposé de Heated rivalri . Ce serait le dur et le mou. La dureté des sentiments ici . L’originalité du film . Il me reste des scène fortes ; osées , belles . Les acteurs sont parfaitement choisis. On les oublie.
vu en compétition au festival Premiers Plans d'Angers 2026. Une romance "différente", c'est hors-normes comme histoire, comme couple..., mais le film fonctionne : drôle, attachant, emouvant. Il faut juste oser se laisser embarquer
Quand Colin rencontre Ray il se soumet immédiatement à lui. L’introverti qui vocalise des chansons de Noël dans les pubs ne fait pas le poids face au biker bardé de cuir. Il découvre les joies des combinaisons en latex, des cadenas, de l’humiliation plus ou moins douce et des plugs. Une esthétique très « Tom Of Finland » qui mélange soumission, gros cubes, romance et comédie. Avec un développement parfaitement surprenant, un film qui ne pouvait être qu’anglais.
Un film notablement impressionnant, à la fois frontal et profondément pudique, sincère et ambiguë, enchanteur et bouleversant. Ce qui est subversif dans Pillion, ce n'est pas le décorum (SM, cuir, motard, scènes explicites) mais bien les sentiments. On est finalement face à un film d'émancipation romantique assez classique, où seul celui qui peut exprimer ses sentiments est en capacité de trouver son propre chemin vers le bonheur. La fin du film, bien que volontairement optimiste, m'a toutefois laissé un goût d'inachevé. spoiler: Le film aurait été parfait pour moi si le personnage de Ray avait pu lui aussi accéder à ce bonheur, ou s'il avait au moins rendu la clé à Colin, les libérant symboliquement tous les deux.
Le récit est original et surprenant, les acteurs parfaits et l'histoire d'amour jolie et touchante mais elle aurait pu mieux se terminer et il manque un consentement plus explicite dans la relation soumis / dominant.
A partir d'une thématique très particulière, les objectifs du réalisateur restent mystérieux jusqu'au bout. Est-ce une ode à la soumission ? est-ce un délire poétique ? est-ce un pamphlet anti SM ?
Film très osé sur une relation un peu spéciale entre Colin, jeune homme mal dans sa peau, découvrant sa sexualité, soumis, aimant la servitude, et Ray, beau motard dominant qui aime traiter Colin comme son esclave et son chien. Les parents de Colin tentent pourtant de la raisonner en le mettant en garde sur le caractère malsain de cette relation. Mais il semble y trouver une source d'épanouissement. Leur relation bascule lorsque Colin tente d'imposer un jour de repos à ce fonctionnement dominant/soumis. Film bien réalisé, bien rythmé. Intéressant à regarder pour un public averti.