Pillion
Note moyenne
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Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2026
"Pillion" surprend autant qu’il désarçonne. Derrière son apparente dureté et son univers de bikers rugueux, le film s’avère être une histoire d’amour singulière, centrée sur le consentement, le désir et la redéfinition des rapports de pouvoir dans l’intimité. Colin, jeune homme introverti fait la rencontre de Ray, charismatique leader d’un club de motards incarné par Alexander Skarsgård. Très vite, Ray l’introduit dans sa communauté et dans une relation de domination assumée, où Colin devient son soumis. Ce qui pourrait sembler violent ou dérangeant se révèle progressivement être un espace relationnel pleinement consenti. Le film joue constamment avec les attentes du spectateur. Il installe une gêne initiale, presque réflexe, avant de la déconstruire peu à peu. Ce qui paraît choquant au départ devient un langage intime entre deux individus qui savent ce qu’ils cherchent et ce qu’ils acceptent. Le regard porté sur cette relation oblige à interroger nos propres biais, nos projections et notre difficulté à accepter des formes d’amour en dehors des normes habituelles. Harry Melling impressionne dans le rôle de Colin. Il parvient à incarner une fragilité sans jamais la réduire à une passivité subie. Son évolution est d’autant plus intéressante qu’elle repose sur un désir clair, construit et revendiqué. Face à lui, Skarsgård impose une présence magnétique, à la fois rassurante et intimidante, sans jamais verser dans la caricature. La mise en scène, sèche et précise, refuse tout voyeurisme gratuit malgré la thématique. Elle observe davantage qu’elle ne juge. "Pillion" n’est pas un film provocateur pour le simple plaisir de choquer. C’est une œuvre qui interroge la frontière entre domination et affection, entre fantasme et relation sincère.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mai 2026
Sur le papier, quelque chose d'original. Mais comme bien trop de fois, le Film se prend trop au sérieux, c'est assez cru, mais ça manque de fun. Dommage, car les acteurs sont très bons.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2026
Premier film du Britannique Harry Lighton, Pillion nous embarque dans le milieu des motards gays adeptes de BDSM. Cette plongée ultra-documentée et très crue dans cette micro-société avec ses codes et ses rituels est fascinante, et n'est pas sans rappeler, toute proportion gardée, la description sans fard du milieu homosexuel new-yorkais de La chasse de William Friedkin (1980). Le film raconte l'histoire de Colin, un trentenaire timide vivant chez ses parents et dont le quotidien va être bouleversé par sa rencontre avec le charismatique et mystérieux Ray, qui va lui imposer une relation de maître à esclave, immédiatement acceptée par le jeune homme, flatté de pénétrer dans l'univers d'un aussi bel étalon. C'est aussi là la limite d'un long-métrage qui semble finalement avoir peur de son propre sujet : spoiler: plutôt que d'exploiter toutes les potentialités émancipatrices d'un amour hors norme et hors système, le long-métrage prend le parti d'un bonheur rendu possible par le surgissement d'une relation beaucoup plus classique.
Un cinéaste à suivre.
Arthurlututu
Arthurlututu

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 avril 2026
C’est très drôle, superbement joué et très bien réalisé. On est pris dès la scène d’ouverture !

Je ne partage pas les pratiques des personnages mais je déconseille de se faire uriner dessus quand on porte des vêtements en cuir car cela pourrait le flétrir et l’abîmer. Préférer le cuir végétal ou le synthétique.
Victorlio
Victorlio

10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2026
Au-delà de la relation SM intense entre ses deux personnages, Pillion aborde avant tout une quête d’épanouissement personnel : celle de se découvrir, de s’affirmer et de comprendre ses propres limites.

À travers cette relation, le personnage principal apprend progressivement à mieux se connaître, à identifier ce qu’il aime, mais aussi à poser des frontières. Un sujet encore très peu traité au cinéma, et qui donne ici lieu à une romance aussi dérangeante qu’originale.

Le film montre également, avec une certaine lucidité, que ces relations extrêmement poussées dans la domination et la soumission ne sont pas dénuées de zones d’ombre. Il met en lumière un schéma presque systémique : d’un côté, un homme motard, viril, profondément ancré dans une masculinité aux racines patriarcales ; de l’autre, un jeune homme plus efféminé, en construction. Cette dynamique est représentée avec justesse, même si l’on pourrait regretter une conclusion plus aboutie, voire plus apaisée.

Sans jamais juger ce type de relation, le film assume pleinement le malaise qu’il peut provoquer. Et c’est sans doute là son intention : présenter une relation sans concession, brute, et laisser au spectateur la liberté d’y projeter son propre regard.

Sur le plan de l’écriture, les personnages ne sont pas particulièrement développés psychologiquement, et pourtant, leur fonctionnement nous apparaît limpide. La mise en scène et quelques dialogues suffisent à faire émerger leurs mécanismes internes, ce qui constitue un vrai point fort.

Le casting est remarquable, les deux acteurs livrent des performances habitées. La réalisation se distingue par une utilisation intelligente de la verticalité, jouant sur les rapports de domination, d’inversion et de pouvoir. Le travail visuel autour des matières est également marquant, notamment dans l’opposition entre le cuir, rigide et fermé, et la peau, organique et sensible, qui vient renforcer la dualité des personnages. D’un côté, une figure hermétique qui ne laisse plus entrer, de l’autre, un être encore vierge, vulnérable et authentique.

Enfin, difficile de ne pas évoquer la frontalité de certaines scènes. On m’avait prévenu, mais je préfère le redire, le film contient des séquences sexuelles particulièrement explicites, parfois difficiles à soutenir, notamment la première. Certaines personnes ont d’ailleurs quitté la salle. Ce n’est clairement pas un film pour tous les publics, mais bien une œuvre qui s’adresse à un public averti.

J’ai apprécié ce film, mais je ne sais pas si je l’ai vraiment adoré. Comme dit précédemment, il m’a beaucoup mis mal à l’aise. En revanche, une chose est sûre, c’est un film qui marque, qui reste en tête en sortant de la salle, et auquel on repense.
The CritizMan
The CritizMan

55 abonnés 261 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 avril 2026
Il y a des films qui dérangent, et puis il y a ceux qui confondent provocation et vide absolu. Pillion fait clairement partie de la seconde catégorie.

Le film tente de raconter une relation basée sur la domination, la soumission et une forme de dépendance émotionnelle. Sur le papier, pourquoi pas. Le problème, c’est qu’il ne dépasse jamais ce stade. Le scénario est d’une pauvreté affligeante : lent, répétitif, et surtout incapable de proposer la moindre évolution crédible. On tourne en rond pendant toute la durée, sans enjeu réel, sans progression, sans regard.

Mais là où Pillion devient franchement gênant, c’est dans ce qu’il montre… et surtout dans ce qu’il banalise. La relation centrale est présentée avec une esthétique presque romantique, alors qu’elle repose clairement sur un déséquilibre toxique. Le film ne questionne jamais cette dynamique, il la met en scène comme une évidence, voire comme une forme d’amour. Et c’est là que ça coince.

Les scènes intimes enfoncent le clou : aucune communication, aucun cadre, aucun consentement clairement établi. Tout est implicite, flou, presque normalisé. Et comme si ça ne suffisait pas, l’absence totale de protection dans ces scènes renforce un sentiment d’irresponsabilité assez hallucinant. Ce n’est pas juste un détail : c’est un choix de mise en scène qui en dit long sur le regard du film.

On aurait pu accepter cette noirceur si elle avait été accompagnée d’un vrai propos, d’une réflexion, ou au minimum de conséquences sur les personnages. Mais rien. Le film reste en surface, s’enferme dans son esthétique, et oublie complètement de raconter quelque chose.

Au final, Pillion ne choque pas par ce qu’il montre, mais par ce qu’il banalise. À force de vouloir filmer la domination comme une expérience sensorielle, il en oublie l’essentiel : les êtres humains qu’il prétend raconter.
Monsieur HAIRY
Monsieur HAIRY

20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 avril 2026
Pillion va donner une autre image de nous les PDs que les heteros ne soupçonnent même pas.

Bon casting, bonne histoire... et vous qu'en pensez-vous ?
Martial Bonkoungou
Martial Bonkoungou

12 abonnés 209 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2026
Je sors de cette séance ne sachant si j'ai vu un film sur la toxicité, un amour inégalitaire assumé ou une forme particulière de domination chez les motards gays. Le réalisateur ne se met jamais dans une optique de jugement, il présente les situations et nous laisse seul juge. Une érotisation stylisée des visages, des corps. Deux personnages principaux qui entrent en collission et nous emportent avec eux dans cette explosion exploratrice des désirs et fantasmes. C'est déroutant sans être rebutant tout en restant un moment de jouissance cinématographique
Isidore Lancastre
Isidore Lancastre

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mars 2026
Un film réjouissant, truculent, singulier sur les amours BDSM. Les rapports des deux personnages sont à la fois drôles et malaisants, éclairent sur une sexualité incomprise, voire méprisée.
Roro
Roro

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mars 2026
Je suis super mitigé

Beau film, l'histoire est vraiment super bien rythmée et cohérente, mais j'ai quand même été assez mal à l'aise sur la représentation de l'homosexualité, parfois un peu dégradante et toxique.
Antoine
Antoine

46 abonnés 77 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2026
Histoire bien écrite, un peu caricaturale par moment, aux personnages intéressant dont la psychologie est portée avec brio par un super cast. On passe un bon moment.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2026
Un très beau film, sur une Relation/Romance Dominant-Soumis où les deux protagonistes principaux s'avèrent être particulièrement lumineux. D'un coté Harry Melling (Colin) en petit homme docile et introverti, de l'autre Alexander Skarsgard (Ray) en une sorte de "Dieu" Nordique un peu inaccessible. Tous les oppose et pourtant, il y a une véritable complicité, alchimie entre eux. Plus on scrute le film en profondeur et l'on se dit que ce long métrage n'est pas tout à fait ce à quoi l'on s'attendait. Pour Colin, c'est un véritable voyage initiatique pour lui, on a le sentiment que Ray est entré dans sa vie pour lui permettre d'être encore plus en vie. Une véritable chance que ces deux là se soient rencontré. Du reste un film qui devrait beaucoup plaire à la communauté LGBT.
Ju L
Ju L

6 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2026
Un « call me by your name » BDSM
même construction avec un dominant qui ne peut pas rester dans cette relation. L’un se marie, l’autre disparaît. Et des larmes à la fin.
pacino1312
pacino1312

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
J'ai adoré ce film que j'ai failli rater et finalement très belle surprise, une mise en scène maîtrisée et des acteurs impressionnants de justesse
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2026
De Harry Lighton (2026).
Une histoire passionnée , passionnante et troublante entre un motard gay et un garçon diamétralement opposé à priori mais mue d'une passion dévorante , mélange de vénération et de soumission . Le film est très intéressant à plus d'un titre à l'opposé d'une romance virilité un peu mièvre . C'est souvent cru et le sexe gay n'est pas hydéalisé mais montré de façon crue voire parfois auréolée de violence . Pour autant, comme dans toute relation basée sur la soumission, le jeu de rôle est important voire même l'essence de ce genre de relation . Manifestement, le réalisateur connait son sujet et connait bien le monde des motards gay . le film parle de soumission certes mais aussi de la fascination qu'exerce ce grand (et sexy) gaillard sur ce jeune plus minet que viril . Tout est dans le jeu de rôle . La soumission et la fascination relationnelle qui en ressort est l'essence même du film et le fil conducteur de l'histoire . le film pour beaucoup pourra être perturbant notamment au travers de certaines scènes hot . Mais il est à regarder comme une initiation .
Joué par de vrais motards gars . une immersion dans un univers peu montré à l'écran . Jusqu'à cette fin énigmatique .
Harry Melling campe bien le personnage de Colin soumis autant que fasciné . Tout comme Alexander Skarsgård, sexy dans le rôle de Ray le motard .
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