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Jeremie Happily
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3,5
Publiée le 19 septembre 2026
J’ai trouvé Pillion assez surprenant et vraiment original. Le film propose une histoire d’amour loin des romances traditionnelles, avec une relation particulière entre les deux personnages principaux, faite de désir, de domination et de découverte de soi.
Harry Melling et Alexander Skarsgård sont excellents et leur duo fonctionne très bien. Le film arrive à être à la fois drôle, tendre, étrange et parfois dérangeant, sans porter de jugement sur ses personnages.
Ce n’est clairement pas un film qui plaira à tout le monde, mais j’ai apprécié son côté atypique et sa manière d’aborder les relations amoureuses différemment. Une curiosité audacieuse, touchante et plutôt réussie
Si vous en aviez marre de découvrir des comédies romantiques très basiques, il est clair que "Pillion" avait tout pour vous faire réagir. Surprenant de par son thème plus mature et tourné vers le milieu BDSM, ce petit film anglais s'inscrit clairement dans une démarche de renouveau pour le genre. Certes, la thématique a déjà été portée à l'écran, on pense surtout aux adaptations de "Cinquante Nuances de Grey" à ce niveau. Mais ce qui fait la particularité de ce long-métrage, contrairement à d'autres, c'est qu'il choisit de s'intéresser à son sujet de manière extrêmement sérieuse et pointue. Que ce soit dans l'approche de la relation, dans les habitudes que cela amène pour Colin ou dans les clichés habituels qu'une personne normale peut avoir sur le BDSM, le film souhaite être honnête dans son contenu. Pourtant, ne pensez pas que le projet est une proposition extrêmement radicale, au point de laisser complètement de côté le public néophyte. Au contraire, même s'il n'explique pas toujours clairement les choses, il réussit à nous faire comprendre le fonctionnement de ce genre de relations, et c'est un vrai point fort du récit. Au travers de ce postulat de base, l'idée est donc d'offrir une histoire d'amour. Porté par Harry Melling et Alexander Skarsgård, je trouve que nos deux personnages principaux fonctionnent bien. D'un côté, le premier est excellent pour endosser ce rôle du gringalet qui a besoin d'être constamment dirigé, l'acteur le jouant parfaitement. Tout dans sa vie est d'ailleurs agencé dans le but de renvoyer à cette idée, au travers de la relation très protectrice avec ses parents ou dans son rapport à son travail (celui-ci le réalisant sans se poser de question et de manière mécanique). Et de l'autre, Ray ne pouvait pas trouver de meilleur interprète, le Suédois ayant la carrure idéale pour ce genre de protagoniste. Très froid et assez distant dans son approche de la relation, j'aime vraiment beaucoup la manière dont son personnage va évoluer. À ce propos, je pense surtout à la façon dont l'histoire conclut leurs arcs. spoiler: Si on a très bien compris que Colin était avant tout dans la découverte, j'aime bien le fait que Ray soit dépeint comme terrifié à l'idée de ressentir des sentiments. Cela permet clairement de briser la carapace de ce dernier, jusqu'à même le voir totalement fuir ses responsabilités. Et bien que ce soit évidemment frustrant de voir l'histoire se terminer comme ça, cette façon de la conclure en raconte finalement bien plus sur lui que si tout s'était tranquillement fini sans accroc. Cependant, j'ai quand même un gros reproche à faire à l'ensemble, et il sera d'ailleurs un peu lié à cette fin. Encore une fois, je la trouve convaincante et elle dit quelque chose d'intéressant sur ces personnages-ci. Mais en prenant un peu de recul, j'ai quand même la sensation que le film n'a finalement pas totalement assumé son concept. Même si c'est osé de faire ça et raccord à l'ensemble, l'évolution dramatique de nos deux héros s'avère aussi très consensuelle et déjà vue. Quand on regarde dans la globalité, l'avancement du scénario et de l'intrigue sont quand même assez codifiés et proches de comédies romantiques plus classiques. Avec un concept traitant du monde du BDSM, j'aurais donc peut-être aimé que le film ose complètement sortir des sentiers battus, quitte à même être cruel envers son personnage principal. Je comprends qu'il faille bien un peu de bons sentiments là-dedans et montrer qu'il y a bel et bien un joli amour derrière ce que nous avons visionné, mais, au vu du sujet, j'aurais peut-être préféré que l'on ne tombe pas dans ce poncif. Assumer totalement l'approche, quitte à décevoir le spectateur plus lambda, aurait, à mon sens, été plus judicieux. Malgré tout, je tiens à préciser que ce point noir n'enlève rien à la qualité très satisfaisante de l'ensemble. C'est un long-métrage avec beaucoup de qualités et qui reste également très surprenant au vu de son idée de base. Il est évident qu'il ne plaira pas à tout le monde, mais je vous recommande tout de même de tenter le coup. Pour conclure, une comédie romantique très particulière.
Pour un premier long métrage, Harry Lighton frappe fort avec Pillion. C'est un film étonnant et un peu trash, mais aussi d'une grande sensibilité et d'une grande beauté. L'esthétique est superbe, qu'il s'agisse de la photographie ou de la musique. Et les acteurs Alexander Skarsgård et Harry Melling sont parfaits, sans parler des autres rôles secondaires, tous excellents, notamment les parents, trop mignons. Mais décidément, cette relation ultra toxique, je ne peux pas. Ça m'a régulièrement sorti du film. Ça et les scènes assez crues parfois. Harry Lighton traite bien un sujet complexe et casse gueule. Mais la relation profondément malsaine au cœur du film m'empêche de m'enthousiasmer autant que le font certains pour ce long métrage. Ce qui ne m'a pas empêché d'écraser quelques larmes, signe que Pillion est malgré tout réussi dans son genre.
Un bon jeu d'acteurs, certaines scènes sont bien faites mais concernant l'ensemble de l'histoire je m'attentais à autre chose. Un peu déçue par la fin également.
film franchement non pas déconcertant mais gênant. Entre un motard viril et un être sans défense et soumis, la relation est toxique et cela d'entrée de jeu. J'ai horreur de ce genre de film qui essaie d'intellectualiser des rapports malsains entre un dominant et un dominé et qui essaie de crédibiliser une brutalité tant physique que psychique. A fuir
J’ai beaucoup aimé ce film, loin des stéréotypes et des aprioris du monde du bdsm. On voit l évolution de la relation est des personnages et leurs complexité. Je l’ai trouvé très intéressant, parfois cru mais il montre bien des choses de façon assez intelligente. 7,5/10 pour moi.
PILLION nous amène en territoire inconnu, mais a-t-on envie de voir un tel film quand on va au cinéma ? N’est-il pas à sa place dans un cinéma X pour vicieux avertis ? Les scènes choc se succèdent et le spectateur, dans l’expectative, se fera surprendre à attendre la scène sordide suivante. Et la béatitude du soumis n’a d’égal que l’animalité du biker : heureusement que la mère apportera un peu d’humanité… J’en sors éberlué !
Un film forcément dérangeant puisqu'il bouscule les certitudes et l'équilibre de la relation. dans un scénario de surface, le basculement soudain est aussi énigmatique que frustrant. La dimension érotique et de soumission, pour public averti, est électrisée par la puissante présence du taiseux A. Skargård.
"Pillion" surprend autant qu’il désarçonne. Derrière son apparente dureté et son univers de bikers rugueux, le film s’avère être une histoire d’amour singulière, centrée sur le consentement, le désir et la redéfinition des rapports de pouvoir dans l’intimité. Colin, jeune homme introverti fait la rencontre de Ray, charismatique leader d’un club de motards incarné par Alexander Skarsgård. Très vite, Ray l’introduit dans sa communauté et dans une relation de domination assumée, où Colin devient son soumis. Ce qui pourrait sembler violent ou dérangeant se révèle progressivement être un espace relationnel pleinement consenti. Le film joue constamment avec les attentes du spectateur. Il installe une gêne initiale, presque réflexe, avant de la déconstruire peu à peu. Ce qui paraît choquant au départ devient un langage intime entre deux individus qui savent ce qu’ils cherchent et ce qu’ils acceptent. Le regard porté sur cette relation oblige à interroger nos propres biais, nos projections et notre difficulté à accepter des formes d’amour en dehors des normes habituelles. Harry Melling impressionne dans le rôle de Colin. Il parvient à incarner une fragilité sans jamais la réduire à une passivité subie. Son évolution est d’autant plus intéressante qu’elle repose sur un désir clair, construit et revendiqué. Face à lui, Skarsgård impose une présence magnétique, à la fois rassurante et intimidante, sans jamais verser dans la caricature. La mise en scène, sèche et précise, refuse tout voyeurisme gratuit malgré la thématique. Elle observe davantage qu’elle ne juge. "Pillion" n’est pas un film provocateur pour le simple plaisir de choquer. C’est une œuvre qui interroge la frontière entre domination et affection, entre fantasme et relation sincère.
Sur le papier, quelque chose d'original. Mais comme bien trop de fois, le Film se prend trop au sérieux, c'est assez cru, mais ça manque de fun. Dommage, car les acteurs sont très bons.
Premier film du Britannique Harry Lighton, Pillion nous embarque dans le milieu des motards gays adeptes de BDSM. Cette plongée ultra-documentée et très crue dans cette micro-société avec ses codes et ses rituels est fascinante, et n'est pas sans rappeler, toute proportion gardée, la description sans fard du milieu homosexuel new-yorkais de La chasse de William Friedkin (1980). Le film raconte l'histoire de Colin, un trentenaire timide vivant chez ses parents et dont le quotidien va être bouleversé par sa rencontre avec le charismatique et mystérieux Ray, qui va lui imposer une relation de maître à esclave, immédiatement acceptée par le jeune homme, flatté de pénétrer dans l'univers d'un aussi bel étalon. C'est aussi là la limite d'un long-métrage qui semble finalement avoir peur de son propre sujet : spoiler: plutôt que d'exploiter toutes les potentialités émancipatrices d'un amour hors norme et hors système, le long-métrage prend le parti d'un bonheur rendu possible par le surgissement d'une relation beaucoup plus classique. Un cinéaste à suivre.
C’est très drôle, superbement joué et très bien réalisé. On est pris dès la scène d’ouverture !
Je ne partage pas les pratiques des personnages mais je déconseille de se faire uriner dessus quand on porte des vêtements en cuir car cela pourrait le flétrir et l’abîmer. Préférer le cuir végétal ou le synthétique.
Au-delà de la relation SM intense entre ses deux personnages, Pillion aborde avant tout une quête d’épanouissement personnel : celle de se découvrir, de s’affirmer et de comprendre ses propres limites.
À travers cette relation, le personnage principal apprend progressivement à mieux se connaître, à identifier ce qu’il aime, mais aussi à poser des frontières. Un sujet encore très peu traité au cinéma, et qui donne ici lieu à une romance aussi dérangeante qu’originale.
Le film montre également, avec une certaine lucidité, que ces relations extrêmement poussées dans la domination et la soumission ne sont pas dénuées de zones d’ombre. Il met en lumière un schéma presque systémique : d’un côté, un homme motard, viril, profondément ancré dans une masculinité aux racines patriarcales ; de l’autre, un jeune homme plus efféminé, en construction. Cette dynamique est représentée avec justesse, même si l’on pourrait regretter une conclusion plus aboutie, voire plus apaisée.
Sans jamais juger ce type de relation, le film assume pleinement le malaise qu’il peut provoquer. Et c’est sans doute là son intention : présenter une relation sans concession, brute, et laisser au spectateur la liberté d’y projeter son propre regard.
Sur le plan de l’écriture, les personnages ne sont pas particulièrement développés psychologiquement, et pourtant, leur fonctionnement nous apparaît limpide. La mise en scène et quelques dialogues suffisent à faire émerger leurs mécanismes internes, ce qui constitue un vrai point fort.
Le casting est remarquable, les deux acteurs livrent des performances habitées. La réalisation se distingue par une utilisation intelligente de la verticalité, jouant sur les rapports de domination, d’inversion et de pouvoir. Le travail visuel autour des matières est également marquant, notamment dans l’opposition entre le cuir, rigide et fermé, et la peau, organique et sensible, qui vient renforcer la dualité des personnages. D’un côté, une figure hermétique qui ne laisse plus entrer, de l’autre, un être encore vierge, vulnérable et authentique.
Enfin, difficile de ne pas évoquer la frontalité de certaines scènes. On m’avait prévenu, mais je préfère le redire, le film contient des séquences sexuelles particulièrement explicites, parfois difficiles à soutenir, notamment la première. Certaines personnes ont d’ailleurs quitté la salle. Ce n’est clairement pas un film pour tous les publics, mais bien une œuvre qui s’adresse à un public averti.
J’ai apprécié ce film, mais je ne sais pas si je l’ai vraiment adoré. Comme dit précédemment, il m’a beaucoup mis mal à l’aise. En revanche, une chose est sûre, c’est un film qui marque, qui reste en tête en sortant de la salle, et auquel on repense.