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Fabien D
219 abonnés
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3,5
Publiée le 13 mars 2026
Pillion a le mérite de traiter d'un sujet sulfureux avec audace et humour. Le film est cru mais évite le piège de la surenchère trash même dans certaines scènes qui flirtent pourtant avec la pornographie. L'alchimie de ce couple atypique formé par deux acteurs formidables rend crédible cette histoire d'amour naissante. Si dans sa dernière partie le film se mue en une très tendre romcom, son épilogue demeure néanmoins un poil destabilisant, réduisant presque le film, et son personnage principal, à la seule exploration d'une sexualité particulière. On aurait espéré que l'évolution de la relation représentée se conclue par un happy end permettant, comme dans le film La secrétaire, de montrer que le sadomasochiste (au sens large de son acception) n'empêche pas l'épanouissement d'une belle histoire d'amour. Malgré cette petite réserve Pillion est un film audacieux et assez original qui a le mérite de nous faire découvrir un jeune réalisateur prometteur.
Avec Pillion, on entre dans un univers rarement montré au cinéma : celui de la soumission et de la culture SM au sein du milieu gay. Autant prévenir, ce film n’est clairement pas à mettre devant tous les publics. Certaines scènes et pratiques entre hommes sont montrées de manière assez frontale, ce qui peut déstabiliser.
Mais réduire le film à cela serait passer à côté de l’essentiel. Le scénario est en réalité bien plus subtil qu’il n’y paraît. Derrière cette relation de domination se cachent des thèmes plus profonds sur l’identité, la confiance et la manière dont on se construit à travers le regard de l’autre.
Le film prend le temps de développer ses personnages et s’appuie beaucoup sur la justesse du jeu des acteurs. C’est d’ailleurs par l’émotion et les silences que l’histoire avance le mieux. Peu à peu, une forme de tendresse s’installe, presque timidement, avec toutes les hésitations et les fragilités que cela implique.
Un film surprenant, parfois dérangeant, mais aussi bien écrit et plus sensible qu’on pourrait l’imaginer au premier abord.
Film sensible, ambivalent (tendre et cru). On a envie d'y croire à cette histoire d'amour mais qui n'est pas réciproque. Un excellent moment, avec des scènes assez porno et une certaine touche d'humour
“Pillion”, en anglais, désigne un siège arrière. C’est la place que va prendre le personnage principal sur la moto de son amant et amoureux, et dans leur vie de couple, basée sur une relation dominant/dominé. Le sujet est scabreux et le film, osé (interdit aux moins de 16 ans). Rien n’y est ordinaire, mais tout est abordé comme si cela l’était, ou presque. Avec un naturel étonnant. Pas de fausse pudeur ici : l’expression d’une sexualité alternative et d’un amour pas comme les autres est assez crue. Mais elle ne verse jamais dans la vulgarité ni dans la provoc’. Probablement parce qu’elle est sans jugement. L’observation et l’étude des personnages se déploient dans le respect de leur mystère. Elles se lovent à l’intérieur de leur relation, sans occulter un regard extérieur, celui des parents et d’une certaine “normalité”, posé avec justesse. Cela donne une romance gay inédite, qui cerne avec simplicité une belle complexité. Et qui consacre l’intelligence, la sensibilité et la maturité du réalisateur, Harry Lighton. Pas mal pour un premier long-métrage… On se demande encore, après coup, comment il est arrivé à faire tenir son film sur un tel fil, avec un sujet aussi “casse-gueule”, en équilibre entre humour et drame, crudité et délicatesse, cruauté et tendresse. Cet équilibre est troublant, souvent malaisant, mais tenu jusqu’au bout d’un récit initiatique qui voit un jeune homme se révéler à lui-même et affirmer ses aspirations profondes. Si la maîtrise dramatique est à souligner, la qualité de l’interprétation l’est tout autant. Celle de Harry Melling, d’une subtilité assez géniale. Celle d’Alexander Skarsgård, dans un registre monolithique et opaque, en parfait contre-emploi. La BO, également, est très bien.
Surprenant, osé et intéressant. J’ai bcp aimé ce film. Bravo pour un premier en plus. Les comédiens ont bien fait de jouer dans ce film et sont bien dirigés.
ça a le mérite de sortir un peu de l'ordinaire mais les scènes X ne sont pas très belles et je regrette que l'histoire avec la mère du soumis ne soit pas plus poussée car finalement cette seconde intrigue tombe un peu à plat. Mais c'est à voir au moins une fois.
La performance des acteurs est indéniable et impressionnante. Il me semble cela dit c’est sans doute une réussite j’ai été particulièrement dérangé par ce film, parce que cela existe !
Ce film nous embarque dans une relation SM et réussit l’exploit de nous faire ressentir dans notre tête et dans notre chair le mécanisme du désir et de l’attachement même si l’on est très éloigné de cet univers.
Harry Lighton signe avec Pillion un long métrage percutant sur l’univers BDSM. On y suit Colin, un jeune homme introverti, timide qui rencontre Ray, leader d’un groupe de motard, beau, musclé et mystérieux. À la surprise de son entourage, Colin va entamer une relation avec Ray. C’est chaud par moment, déconcertant aussi. Le film raconte la solitude, l’abandon, l’amour loin des convenances morales sans occulter certaines dérives.
Excellente transcription d une relation sincère et forte en bdsm. Les acteurs sont Excellents. Attention pour les âmes sensibles aux scènes frontales de sexe qui ne sont que nécessaires aux scénario. Dommage qu il soit nécessaire de voir ce film dans les salles d art et d essais car il est réel, proche de la réalité des deux âmes qui trouvent leur compte a un relationnel humain particulier pour âmes écorchés.
Un film original et déroutant au premier abord. Pillion propose une romance crue et atypique qui peut sembler un peu perchée au début, mais qui se révèle finalement assez intéressante dans ce qu’elle dit des relations modernes, parfois basées davantage sur des rapports d’intérêt ou de pouvoir que sur de véritables sentiments. Le film oscille entre humour, malaise et moments plus touchants. On rit régulièrement, mais certaines scènes peuvent aussi créer un vrai inconfort, ce qui fait clairement partie de l’expérience. On prend malgré tout plaisir à suivre l’évolution de la relation entre les deux protagonistes, même si celle-ci peut parfois sembler un peu lente ou répétitive — probablement un choix assumé du réalisateur pour installer cette dynamique particulière. Les deux acteurs livrent une performance solide et portent bien le film. Au fil de l’histoire, on comprend aussi mieux la psychologie du personnage dominant, ce qui apporte une certaine profondeur au récit. En revanche, il faut savoir que le film est assez cru dans sa représentation de la sexualité. Certaines scènes sont explicites, donc mieux vaut être prévenu : c’est clairement un film destiné à un public averti et plutôt ouvert d’esprit.
Film très osé sur une relation un peu spéciale entre Colin, jeune homme mal dans sa peau, découvrant sa sexualité, soumis, aimant la servitude, et Ray, beau motard dominant qui aime traiter Colin comme son esclave et son chien. Les parents de Colin tentent pourtant de la raisonner en le mettant en garde sur le caractère malsain de cette relation. Mais il semble y trouver une source d'épanouissement. Leur relation bascule lorsque Colin tente d'imposer un jour de repos à ce fonctionnement dominant/soumis. Film bien réalisé, bien rythmé. Intéressant à regarder pour un public averti.
Pillion est un premier film. Et comme souvent, les premiers films portent en eux une fraîcheur bien particulière, celle des premières fois.
Le sujet, un peu sulfureux, n’est pas forcément attirant et pourtant ce serait dommage de passer à côté de ce joli film. L’histoire est celle d’une relation entre deux hommes gays dont l’union est scellée par un pacte de soumission : l’un domine l’autre dans tous les actes de la vie quotidienne. Pillion, c’est le siège du passager d’une moto. A moins que le tire du film ne soit aussi à double signification, celle d’une métaphore dans la vie du beau et sculptural Ray. Collin est un jeune homme timide au physique disgracieux qui évolue dans une famille aimante. Avec son père et son frère jumeau, il forme un groupe qui chante dans les bars. Ray l’aborde lors d’une de leurs représentations.
Le film a reçu le prix du meilleur scénario au Festival de Cannes dans la section Un certain égard. Si la réalisation est d’une veine assez classique, c’est l’interprétation des deux acteurs en miroir l’un de l’autre qui donne tout son intérêt à cette histoire d’amour un peu cruelle. Nous avions déjà pu découvrir ces deux comédiens dans des univers très différents : le plus jeune, Harry Melling dans Harry Potter, et le plus âgé Alexander Skarsgård dans la passionnante série The Big Little Lies. C’est le regard de Ray sur Collin, pendant la journée de repos qu’ils s’octroient, qui nous révèle sa douloureuse vie intime : celle d’un homme qui ne peut accepter de lâcher prise, incapable de perdre le contrôle, ne serait-ce qu’une journée par semaine. Finalement sous les audaces d’un sujet tendancieux, on en ressort ému.
Pillion (Grande Bretagne – 1h46) réalisé par Harry Ligton avec Hary Melling, Alexander Skarsgård, Douglas Hodge.
A moins d'être attiré par les pratiques décrites dans le film, on risque fort de trouver tout cela vulgaire, pathétique et grotesque. Les accoutrements sont ridicules, tout comme les personnages. La bande-annonce m'avait laissé dubitatif, le film m'a exaspéré.