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The CritizMan
67 abonnés
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1,0
Publiée le 13 avril 2026
Il y a des films qui dérangent, et puis il y a ceux qui confondent provocation et vide absolu. Pillion fait clairement partie de la seconde catégorie.
Le film tente de raconter une relation basée sur la domination, la soumission et une forme de dépendance émotionnelle. Sur le papier, pourquoi pas. Le problème, c’est qu’il ne dépasse jamais ce stade. Le scénario est d’une pauvreté affligeante : lent, répétitif, et surtout incapable de proposer la moindre évolution crédible. On tourne en rond pendant toute la durée, sans enjeu réel, sans progression, sans regard.
Mais là où Pillion devient franchement gênant, c’est dans ce qu’il montre… et surtout dans ce qu’il banalise. La relation centrale est présentée avec une esthétique presque romantique, alors qu’elle repose clairement sur un déséquilibre toxique. Le film ne questionne jamais cette dynamique, il la met en scène comme une évidence, voire comme une forme d’amour. Et c’est là que ça coince.
Les scènes intimes enfoncent le clou : aucune communication, aucun cadre, aucun consentement clairement établi. Tout est implicite, flou, presque normalisé. Et comme si ça ne suffisait pas, l’absence totale de protection dans ces scènes renforce un sentiment d’irresponsabilité assez hallucinant. Ce n’est pas juste un détail : c’est un choix de mise en scène qui en dit long sur le regard du film.
On aurait pu accepter cette noirceur si elle avait été accompagnée d’un vrai propos, d’une réflexion, ou au minimum de conséquences sur les personnages. Mais rien. Le film reste en surface, s’enferme dans son esthétique, et oublie complètement de raconter quelque chose.
Au final, Pillion ne choque pas par ce qu’il montre, mais par ce qu’il banalise. À force de vouloir filmer la domination comme une expérience sensorielle, il en oublie l’essentiel : les êtres humains qu’il prétend raconter.
Je sors de cette séance ne sachant si j'ai vu un film sur la toxicité, un amour inégalitaire assumé ou une forme particulière de domination chez les motards gays. Le réalisateur ne se met jamais dans une optique de jugement, il présente les situations et nous laisse seul juge. Une érotisation stylisée des visages, des corps. Deux personnages principaux qui entrent en collission et nous emportent avec eux dans cette explosion exploratrice des désirs et fantasmes. C'est déroutant sans être rebutant tout en restant un moment de jouissance cinématographique
Un film réjouissant, truculent, singulier sur les amours BDSM. Les rapports des deux personnages sont à la fois drôles et malaisants, éclairent sur une sexualité incomprise, voire méprisée.
Beau film, l'histoire est vraiment super bien rythmée et cohérente, mais j'ai quand même été assez mal à l'aise sur la représentation de l'homosexualité, parfois un peu dégradante et toxique.
Histoire bien écrite, un peu caricaturale par moment, aux personnages intéressant dont la psychologie est portée avec brio par un super cast. On passe un bon moment.
Un très beau film, sur une Relation/Romance Dominant-Soumis où les deux protagonistes principaux s'avèrent être particulièrement lumineux. D'un coté Harry Melling (Colin) en petit homme docile et introverti, de l'autre Alexander Skarsgard (Ray) en une sorte de "Dieu" Nordique un peu inaccessible. Tous les oppose et pourtant, il y a une véritable complicité, alchimie entre eux. Plus on scrute le film en profondeur et l'on se dit que ce long métrage n'est pas tout à fait ce à quoi l'on s'attendait. Pour Colin, c'est un véritable voyage initiatique pour lui, on a le sentiment que Ray est entré dans sa vie pour lui permettre d'être encore plus en vie. Une véritable chance que ces deux là se soient rencontré. Du reste un film qui devrait beaucoup plaire à la communauté LGBT.
Un « call me by your name » BDSM même construction avec un dominant qui ne peut pas rester dans cette relation. L’un se marie, l’autre disparaît. Et des larmes à la fin.
De Harry Lighton (2026). Une histoire passionnée , passionnante et troublante entre un motard gay et un garçon diamétralement opposé à priori mais mue d'une passion dévorante , mélange de vénération et de soumission . Le film est très intéressant à plus d'un titre à l'opposé d'une romance virilité un peu mièvre . C'est souvent cru et le sexe gay n'est pas hydéalisé mais montré de façon crue voire parfois auréolée de violence . Pour autant, comme dans toute relation basée sur la soumission, le jeu de rôle est important voire même l'essence de ce genre de relation . Manifestement, le réalisateur connait son sujet et connait bien le monde des motards gay . le film parle de soumission certes mais aussi de la fascination qu'exerce ce grand (et sexy) gaillard sur ce jeune plus minet que viril . Tout est dans le jeu de rôle . La soumission et la fascination relationnelle qui en ressort est l'essence même du film et le fil conducteur de l'histoire . le film pour beaucoup pourra être perturbant notamment au travers de certaines scènes hot . Mais il est à regarder comme une initiation . Joué par de vrais motards gars . une immersion dans un univers peu montré à l'écran . Jusqu'à cette fin énigmatique . Harry Melling campe bien le personnage de Colin soumis autant que fasciné . Tout comme Alexander Skarsgård, sexy dans le rôle de Ray le motard .
Un bon film oui , à l’opposé de Heated rivalri . Ce serait le dur et le mou. La dureté des sentiments ici . L’originalité du film . Il me reste des scène fortes ; osées , belles . Les acteurs sont parfaitement choisis. On les oublie.
Colin, un jeune homme introverti, rencontre Ray, un séduisant et charismatique leader d’un groupe de motards…
Pour son premier long-métrage, Harry Lighton adapte le roman "Box Hill" d’Adam Mars-Jones et nous embarque dans une romance malsaine, teintée de BDSM (relation de domination / soumission).
L’adaptation était casse-gueule, parvenir à retranscrire avec autant de fidélité, cet univers BDSM-gay sans trahir le roman et encore moins verser dans la caricature. Alors qu’elle ne fut pas notre surprise de découvrir que c’était tout le contraire. Le réalisateur est parvenu à mettre en scène un très beau drame érotique, entre un adepte du BDSM et un jeune premier un peu gauche et inexpérimenté.
Le résultat final est à des années-lumière des standards auquel on aurait pu s’attendre (à savoir un pseudo drame érotique faussement subversif et inoffensif à destination des ménagères, comme cela avait pu être le cas avec Babygirl - 2025). Pillion (2026) parvient haut la main à remporter l’adhésion, grâce à une mise en scène parfaitement millimétrée, une formidable distribution (Alexander Skarsgård & Harry Melling) et surtout, une retranscription sans la moindre fausse note de ce que peut être une relation toxique (revendiquée) doublée d’une soumission (délibérée).
Film surprenant, intelligent sur la naissance des sentiments à travers les jeux de rôles et surtout qu'en faire après? . Ton insolite. Acteurs impeccables.
Le film osé et sentimentalement étonnant de ce mois de mars 2026. On y parle de liberté et de consentement. Si, si... Sans jugement et à toute vitesse.
De façon tout à fait inattendue, vu l'histoire et l'univers SM dans lequel elle nous plonge, c'est du besoin d'amour dont on nous parle ici. Le scénario est malin. Et surtout l'acteur principal est d'une vérité bouleversante.