J'ai adoré ce film romantique et transgressif, burlesque, drôle et un peu triste avec aussi une dimension presque ethnographique. Les 2 comédiens sont excellents
Pillion est un film troublant, déroutant et profondément touchant à la fois. Beau et triste, il explore avec une grande justesse la quête de l’amour et la volonté (ou l’incapacité) de s’en détacher. Au fond, peu importent les goûts, les fétiches ou les dynamiques sexuelles affichées : ce qui compte vraiment, c’est ce qu’on est prêt à accepter, à endurer ou à sacrifier pour l’autre… et surtout pour soi-même. Ici, la relation est toxique par essence, non pas à cause d’une violence gratuite, mais parce que les deux personnages ne désirent jamais vraiment la même chose au même moment. L’un cherche le contrôle absolu et le détachement émotionnel, l’autre une appartenance, une soumission qui comble un vide. Ce décalage crée une tension permanente, parfois cruelle, souvent poignante. Le film touche juste sur ces thèmes de dépendance affective et de découverte de soi à travers l’autre, mais il reste un peu en surface sur le plan stylistique. Le réalisateur aurait pu aller plus loin dans la mise en scène, dans l’audace visuelle ou dans l’exploration des zones d’ombre pour transcender le matériau de base. Au final, ça ne creuse pas autant qu’on pourrait l’espérer, même si l’émotion passe malgré tout, grâce surtout à l’alchimie et à la justesse des deux acteurs principaux. Harry Melling apporte une vulnérabilité nuancée et presque déchirante, tandis qu’Alexander Skarsgård impose une présence froide et magnétique à la fois. Leur jeu tout en retenue et en intensité compense largement les quelques limites du scénario. L’image est soignée, souvent belle (les plans sur la moto, les corps, la lumière crue), la musique accompagne sans jamais surligner, et l’ensemble dégage une atmosphère à la fois sensuelle et mélancolique. C’est un bon moment de cinéma, parfois même complaisant dans sa dureté, sa tristesse, mais jamais désagréable. Pas excellent, pas révolutionnaire, mais sincère et marquant pour qui accepte de se laisser troubler. Mon petit cœur tendre s’est laissé prendre, et j’ai versé ma larme.
Bienvenue dans le monde des bikers gays via cette rencontre dominant dominé entre les deux acteurs principaux. Histoire d amour ou de désamour de soi? Les deux? À vous de juger. Un film qui ne laisse pas indifférent..donc à voir.
A mi-chemin entre comédie romantique entre deux hommes (l’un dominateur et l’autre soumis) et une comédie dramatique sur une relation toxique, ce film est pour le moins original car se situant dans un milieu – les motards gays londoniens – que je connaissais peu. Il offre un très beau duo d’acteurs : Harry Melling / Alexander Skarsgârd. Néanmoins, l’histoire est trop dérangeante, loin de moi, pour obtenir mon adhésion.
Une histoire d'amour peu conventionnelle, mais une histoire d'amour quand même, même si cela commence par une relation très déséquilibrée...qui satisfait chacun des deux protagonistes. Cette relation évolue peu à peu vers un rééquilibrage accompagné de tendresse totalement absente au début du film. La toute fin évite à l'histoire de sombrer dans la bluette. Intéressant, même si cela concerne des personnages très marginaux. Et c'est bien joué !
Belle esthétique et de jolis moments de tendresse avec la famille du personnage principal. Mais la relation centrale m’a laissé perplexe. Ce n’est pas le BDSM qui pose problème — c’est plutôt la manière dont il est montré ici, sans règles ni véritable consentement explicite, ce qui donne davantage l’impression d’une relation d’emprise.
Le film semble vouloir nous émouvoir avec une romance suggérée à la toute fin (quelques regards, un geste tendre), mais après tout ce qui précède, cela tombe un peu à plat. Le second personnage reste froid, opaque et finalement peu attachant.
Un film intriguant visuellement, mais frustrant sur le fond.
Quand Colin rencontre Ray il se soumet immédiatement à lui. L’introverti qui vocalise des chansons de Noël dans les pubs ne fait pas le poids face au biker bardé de cuir. Il découvre les joies des combinaisons en latex, des cadenas, de l’humiliation plus ou moins douce et des plugs. Une esthétique très « Tom Of Finland » qui mélange soumission, gros cubes, romance et comédie. Avec un développement parfaitement surprenant, un film qui ne pouvait être qu’anglais.
Le récit est original et surprenant, les acteurs parfaits et l'histoire d'amour jolie et touchante mais elle aurait pu mieux se terminer et il manque un consentement plus explicite dans la relation soumis / dominant.
Deux hommes que tout oppose vivent une relation bancale faite de dévotion et domination dont chacun semble se satisfaire. C'est très osé, plutôt dérangeant, souvent drôle (car un peu embarrassant). Cette relation devient certainement plus complexe au fur et à mesure que les vrais sentiments s'en mêlent, et les acteurs principaux ont tant de talent que tout cela se sent au travers de l'écran. Le prise de risques est énorme pour Alexander Skarsgård que personne n'imaginerait en biker gay et pourtant, il est parfait dans ce rôle (ah ! son regard dans cette dernière scène !).
Un film qui peut choquer certains spectateurs mais qui raconte avec beaucoup de sensibilité une histoire d’amour dans le milieu BDSM gay britannique. Alexander Skarsgard est excellent en biker dominateur et Harry Melling livre une performance mémorable en jeune homme timide qui se révèle dans une relation de soumission. Mention spéciale pour les seconds rôles.
"Pillion" bien noté par la critique, qui a obtenu de nombreuses récompenses et citations l'an dernier et cette année (Festival de Cannes, British Indépendant film Awards et Bafta Awards) est une romance dramatique audacieuse. Le réalisateur britannique Harry Lighton propose aux spectateurs une histoire unique, émotive et parfois humoristique, centrée sur une romance masculine gay. Ce film met en scène un duo complice incarné par Alexander Skarsgård et Harry Melling, explorant le monde des motocyclistes ainsi que celui du BDSM, tout en abordant les dynamiques de domination et de soumission au sein d'un couple, ainsi que la complexité des relations amoureuses à travers des séquences à la fois underground et romantiques.
Il faut beaucoup de talent pour aborder un sujet aussi délicat. Le scénario est effectivement excellent et les deux acteurs principaux brillants. Alexander S livre une partition tout en nuance. L’humour anglais permet de désamorcer certaines situations difficiles, mais la sensualité n’est pas écartée et les scènes hot sont très réussies. Le film est universel en ce qúil parle du Couple et de ses enjeux.
Drôle, émouvant, étonnant, j’ai rigolé pendant une bonne partie du film avec des situations cocasses et un humour anglais que j’adore ! Excellent film.