1058 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
107 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
42 critiques
3
49 critiques
2
3 critiques
1
3 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Laurent Joulin
8 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 1 mars 2026
Un scénario et une mise en scène qui sort des clichés et sentiers battus . Un angle juste équilibré qui aborde un sujet pourtant difficile à définir sans tomber dans la caricature ou l outrancier . Film juste et sensible .l
Aussi touchant que complètement étonnant, LIGHTON fait d'un sujet qui pourrait sonner de niche, une œuvre évocatrice, provocatrice, parfois romantique, parfois juste tendu, mais toujours à la hauteur de deux personnages particulièrement sincères
Vu en avant-première lors du Festival Premiers Plans d’Angers, Pillion s’impose comme un premier long métrage audacieux et étonnamment incarné. Sous des airs de rom-com queer volontairement provocante, le film explore une relation profondément asymétrique avec un mélange de cruauté, d’humour et de lucidité.
La grande force du film tient à son équilibre. Malgré une frontalité assumée, Harry Lighton injecte un vrai sens du comique de situation, qui désamorce sans jamais édulcorer la violence émotionnelle du lien. Le duo Harry Melling / Alexander Skarsgård fonctionne remarquablement bien, chacun occupant l’écran de façon très différente mais complémentaire.
Si le film reste parfois volontairement hermétique et que son final paraît attendu, la mise en scène est assurée, les dialogues font mouche et l’ensemble ose regarder la part d’ombre du couple sans faux-semblants. Un film imparfait mais stimulant, porté par une vraie audace et deux interprètes impressionnants.
Vu à Londres. Vendu comme une romance audacieuse c’est surtout un soft porn arty, bien joué, bonne BO sans être très crédible. 3eme partie (sans la fin) la plus intéressante.
vu en compétition au festival Premiers Plans d'Angers 2026. Une romance "différente", c'est hors-normes comme histoire, comme couple..., mais le film fonctionne : drôle, attachant, emouvant. Il faut juste oser se laisser embarquer
10 572 abonnés
11 467 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 23 janvier 2026
Colin est un jeune homme timide, complexé et perdu qui ne fréquente pas beaucoup de monde à part sa famille proche. Une solitude et un désert affectif qui le conditionnent peut-être à se rabaisser pour se donner les meilleures chances de trouver l'amour. Lorsqu'il s'engage, ou plutôt se dévoue, avec Ray, il découvre quelque chose de différent... Harry Lighton explore cette étrange et gênante relation pour s'interroger sur la notion d'amour avec un trop-plein de sentiments d'un côté et une peur des sentiments de l'autre. Chacun des personnages vit la même chose, mais le montre différemment. Un contraste constant sur les émotions, la sexualité, le plaisir, le contrôle, etc. Ce n'est pas étonnant si on passe nous-mêmes d'un sentiment à un autre. "Pillion" peut être amusant un instant avec pas mal d'humour noir puis triste le moment d'après avec un Colin aussi pathétique que touchant. Tout est une question d'équilibre et le réalisateur le trouve dans son récit de découverte de soi et d'éveil sexuel qui mélange brutalité et tendresse et qui va plus loin que ce simple rapport de dominant et de dominé. La dernière partie est un peu trop expédiée à mon goût, mais "Pillion" est un bon film à la fois différent, distrayant, attachant et très bien incarné.
Les vies privées des couples ne regardent personne, sauf qu'au cinéma, l'art le plus voyeur du monde, c'est précisément ce qui nous intéresse. D'autant plus quand elles sont disons spéciales, comme dans le premier long métrage de Harry Lighton. Résumer le scénario est facile : c'est l'histoire d'un jeune homme timide qui s'engage dans une relation SM soumise avec un motard plus âgé. L'un a un physique quelconque et l'autre est sculptural, mais c'est le premier que l'on suit en priorité, dans une intrigue qui tient de la comédie romantique, aussi surprenant que cela puisse paraître, ou du récit d'initiation, aussi dur qu'il puisse sembler, quoique cet asservissement gay soit davantage humiliant par les situations que par les mots. Le cinéaste n'a pas peur de la crudité dans des scènes marquantes, voire humiliantes, qui n'empêchent pas la tendresse du récit pour son personnage principal, ni l'irruption de la comédie pure et so British dans un certain nombre de circonstances. Au passif de Pillion : le mystère autour du mâle dominant, presque réduit à l'état de cliché, et un dénouement "facile" et expédié. Mais à son actif, et oh combien, l'excellence du duo d'acteurs, Alexander Skarsgård et Harry Melling, parfaits dans l'opposition, au point qu'ils feraient quasiment passer le film pour un Buddy Movie. Bon, n'exagérons pas quand même.
Le film est assez critiqué par incompréhension des mécanismes psychologiques en jeu, C'est dommage car pour un premier long métrage il est selon moi assez réussi bien que non exempt de petits reproches. Il a en tout cas l'énorme mérite de présenter des névroses assez répandue dans la population, homo ou hétéro, et de nous faire réfléchir sur l'origine de tels comportements. Alexander Sarsgaard fait le job, et on oublie qu'il a 50 ans tellement il est séduisant. On est loin des niaiseries d'un Guiraudie ça nous change un peu et le film n'est pas assez graphique pour rebuter le grand public, bon point. Harry Lighton a un bel avenir devant lui.
Projeté à l'ouverture du festival queer Chéries-Chéris à Paris, Pillion perturbe par les rapports de domination / soumission qu'il expose. Le BDSM n'est pas ici présenté comme une pratique ponctuelle inscrite dans une durée, mais apparait dans sa forme plus profonde et psychologique, sans tomber dans la caricature, sans le dépeindre tel un trouble. La relation naissante des deux protagonistes soulève aussi la question de la dépendance affective au sein du couple, que les deux acteurs incarnent merveilleusement bien.
En anglais, le pillion sur une moto c’est le passager du siège arrière. Dans le film Pillion d’Harry Lighton, Prix du meilleur scénario de la sélection Un Certain Regard 2025, celle du beau - vraiment très beau - Ray (Alexander Skarsgård) est aussi rutilante que son propriétaire. Et Colin, le gentil pas beau (Harry Melling, déjà vilain cousin d’Harry Potter), avec ses dents de travers et ses yeux globuleux, il est un parfait pillion : à l’arrière sur la moto, en cuisine comme au lit. Quelle est l’avenir d’une telle relation ? Pillion fait rire sur le bonheur de ces deux-là qui flirte de si près avec le malheur. C’est en soi une réussite qui n’était pas gagnée d’avance. Il faudra attendre quelques temps avant la sortie du film en salle, gageons que ce premier film d'Harry Lighton en tant que réalisateur aura plus qu’un succès d’estime.
Un film qui sort des sentiers battus, qui vaut principalement pour son scénario original, et qui n’est pas avare de scènes fortes et intenses même si certaines longueurs se font parfois sentir. Une réussite pour un public un minimum averti.