Pillion
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Alexandre Dreux
Alexandre Dreux

16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2026
Un bon film sur une relation SM torride dans le milieu des bikers. Le héros Colin apprend beaucoup tout au long de l’histoire et à la fin il sait ce qu’il veut.
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2026
Colin chante dans une chorale, vit chez ses parents, n'occupe pas beaucoup d'espace. Puis Ray surgit en cuir blanc, avec son mètre quatre-vingt-dix et son regard qui toise. Ce qui commence comme une rencontre de Noël un peu brutale devient une initiation : Colin intègre le club de bikers gay BDSM de Ray et en devient le soumis. Harry Lighton, 33 ans, signe là un premier long métrage qui déjoue chaque piège du genre. On aurait pu redouter le sensationnalisme ou la leçon de morale, il choisit l'observation clinique et l'humour, filmant ce milieu très codifié avec une décontraction presque ethnographique, sans voyeurisme, sans complaisance. Le scénario, Prix Un Certain Regard à Cannes 2025, excelle à démêler la complexité du désir sans jamais l'expliquer jusqu'à l'os. Colin qui apprend, tâtonne, finit par poser ses propres limites : c'est un récit d'émancipation qui s'ignore. Melling et Skarsgård, formidablement dissemblables, font fonctionner l'alchimie.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mars 2026
Ai vu « Pillion » du réalisateur britannique Harry Lighton d’après le roman d’Adam Mars-Jones. Ce premier film a été présenté au festival de Cannes dans la sélection «Un certain regard » où il a obtenu le Prix du scénario. Scénario d’une grande originalité et assez unique dans l’histoire du cinéma. Colin (Harry Melling formidable) est un jeune homme pas très beau, timide, introverti, peu sûr de lui qui vit encore chez ses parents (Douglas Hodge et Lesley Sharp). Ils sont très compréhensifs quand à son homosexualité et très pressés que Colin rencontre enfin le Prince charmant. Celui-ci apparait un jour sous les traits du sublime Ray (Alexander Skarsgard magnétique), motard, viril, charismatique et adapte du BDSM (Bondage Domination Sado Masochiste). Dans ce jeu « amoureux » et sexuel, Colin va trouver une forme de révélation. Le scénario est un doux mélange d’humour, de sensualité, d’érotisme et de romance. La performance de Harry Melling est à souligner tant son interprétation entre la timidité, la surprise, la soumission, l’amour, la frustration est sobre et puissante. On s’attache de suite à ce personnage si attendrissant. On lit en permanence dans le regard perdu de Colin la dévotion et l’amour. Le film est très émouvant tant dans les relations qu’a le jeune homme avec ses parents, qu’avec son amant. En adoptant les règles de la comédie romantique classique pour peindre la relation de ce couple atypique et presque iconique, le réalisateur trouve une forme de distance nimbée d’humour et d’absurde qui font une des grandes originalités du film. Même si certaines scènes sont assez frontales, rien n’est jamais caricatural et ce qui prime c’est le grand naturel avec lequel Lighton nous fait entrer avec respect et intelligence dans le monde BDSM sans aucun exhibitionnisme et sans jugement dans les relations complexes entre les deux amants. Un film unique foncièrement audacieux et anticonformiste qui fait du bien.
Plepestipon
Plepestipon

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2026
J'ai aimé ce film même si j'étais triste pour le jeune homme soumis... Il faut dire que le motard te ferait faire n'importe quoi... Une vraie bombe. J'ai beaucoup aimé les parents du jeune homme soumis. La maman extraordinaire au moment d'un repas... . Un film ou tu ressort avec des questions bref c'est réussi.
Malory
Malory

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2026
Un film d'une qualité surprenante et qui vous transportera par une multitude d'émotions.
La qualité du scénario est très originale, un sujet que très peu traité et pourtant fait avec brillo.
La performance des acteurs est également très remarquable, nous permettant de nous attacher aux personnages et ainsi de se plonger au cœur de cette histoire surprenante.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Pillion a le mérite de traiter d'un sujet sulfureux avec audace et humour. Le film est cru mais évite le piège de la surenchère trash même dans certaines scènes qui flirtent pourtant avec la pornographie. L'alchimie de ce couple atypique formé par deux acteurs formidables rend crédible cette histoire d'amour naissante. Si dans sa dernière partie le film se mue en une très tendre romcom, son épilogue demeure néanmoins un poil destabilisant, réduisant presque le film, et son personnage principal, à la seule exploration d'une sexualité particulière. On aurait espéré que l'évolution de la relation représentée se conclue par un happy end permettant, comme dans le film La secrétaire, de montrer que le sadomasochiste (au sens large de son acception) n'empêche pas l'épanouissement d'une belle histoire d'amour. Malgré cette petite réserve Pillion est un film audacieux et assez original qui a le mérite de nous faire découvrir un jeune réalisateur prometteur.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 586 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
Avec Pillion, on entre dans un univers rarement montré au cinéma : celui de la soumission et de la culture SM au sein du milieu gay. Autant prévenir, ce film n’est clairement pas à mettre devant tous les publics. Certaines scènes et pratiques entre hommes sont montrées de manière assez frontale, ce qui peut déstabiliser.

Mais réduire le film à cela serait passer à côté de l’essentiel. Le scénario est en réalité bien plus subtil qu’il n’y paraît. Derrière cette relation de domination se cachent des thèmes plus profonds sur l’identité, la confiance et la manière dont on se construit à travers le regard de l’autre.

Le film prend le temps de développer ses personnages et s’appuie beaucoup sur la justesse du jeu des acteurs. C’est d’ailleurs par l’émotion et les silences que l’histoire avance le mieux. Peu à peu, une forme de tendresse s’installe, presque timidement, avec toutes les hésitations et les fragilités que cela implique.

Un film surprenant, parfois dérangeant, mais aussi bien écrit et plus sensible qu’on pourrait l’imaginer au premier abord.
Corinne76100
Corinne76100

86 abonnés 635 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2026
Film sensible, ambivalent (tendre et cru). On a envie d'y croire à cette histoire d'amour mais qui n'est pas réciproque. Un excellent moment, avec des scènes assez porno et une certaine touche d'humour
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2026
“Pillion”, en anglais, désigne un siège arrière. C’est la place que va prendre le personnage principal sur la moto de son amant et amoureux, et dans leur vie de couple, basée sur une relation dominant/dominé. Le sujet est scabreux et le film, osé (interdit aux moins de 16 ans). Rien n’y est ordinaire, mais tout est abordé comme si cela l’était, ou presque. Avec un naturel étonnant. Pas de fausse pudeur ici : l’expression d’une sexualité alternative et d’un amour pas comme les autres est assez crue. Mais elle ne verse jamais dans la vulgarité ni dans la provoc’. Probablement parce qu’elle est sans jugement. L’observation et l’étude des personnages se déploient dans le respect de leur mystère. Elles se lovent à l’intérieur de leur relation, sans occulter un regard extérieur, celui des parents et d’une certaine “normalité”, posé avec justesse. Cela donne une romance gay inédite, qui cerne avec simplicité une belle complexité. Et qui consacre l’intelligence, la sensibilité et la maturité du réalisateur, Harry Lighton. Pas mal pour un premier long-métrage… On se demande encore, après coup, comment il est arrivé à faire tenir son film sur un tel fil, avec un sujet aussi “casse-gueule”, en équilibre entre humour et drame, crudité et délicatesse, cruauté et tendresse. Cet équilibre est troublant, souvent malaisant, mais tenu jusqu’au bout d’un récit initiatique qui voit un jeune homme se révéler à lui-même et affirmer ses aspirations profondes. Si la maîtrise dramatique est à souligner, la qualité de l’interprétation l’est tout autant. Celle de Harry Melling, d’une subtilité assez géniale. Celle d’Alexander Skarsgård, dans un registre monolithique et opaque, en parfait contre-emploi. La BO, également, est très bien.
Jordi Van venrooij
Jordi Van venrooij

9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mars 2026
Surprenant, osé et intéressant. J’ai bcp aimé ce film. Bravo pour un premier en plus. Les comédiens ont bien fait de jouer dans ce film et sont bien dirigés.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 766 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2026
ça a le mérite de sortir un peu de l'ordinaire mais les scènes X ne sont pas très belles et je regrette que l'histoire avec la mère du soumis ne soit pas plus poussée car finalement cette seconde intrigue tombe un peu à plat. Mais c'est à voir au moins une fois.
P Labarthe
P Labarthe

6 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
sujet original mais qui procure pas de mal de malaise. très bonne interprétation. une surenchère un peu gratuite
Philippekouyate
Philippekouyate

6 abonnés 21 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mars 2026
La performance des acteurs est indéniable et impressionnante. Il me semble cela dit c’est sans doute une réussite j’ai été particulièrement dérangé par ce film, parce que cela existe !
tenzenchoku
tenzenchoku

24 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2026
Ce film nous embarque dans une relation SM et réussit l’exploit de nous faire ressentir dans notre tête et dans notre chair le mécanisme du désir et de l’attachement même si l’on est très éloigné de cet univers.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2026
Harry Lighton signe avec Pillion un long métrage percutant sur l’univers BDSM. On y suit Colin, un jeune homme introverti, timide qui rencontre Ray, leader d’un groupe de motard, beau, musclé et mystérieux. À la surprise de son entourage, Colin va entamer une relation avec Ray. C’est chaud par moment, déconcertant aussi. Le film raconte la solitude, l’abandon, l’amour loin des convenances morales sans occulter certaines dérives.
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