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NTBZH
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3,0
Publiée le 17 mars 2026
Romance gay sur fond de relation domi / soumis mêlant l’innocence des premiers émois et l’expérience d’une vie homo assumée. Les acteurs sont convainquant et le film bénéficie d’une belle réalisation même si le rythme est inégal. J’ai apprécié l’angle choisi par le réalisateur, ici il n’y a pas de militantisme, juste une histoire d’amour (ou pas) dans un contexte peu banal, où en tout cas rarement abordé au cinéma
"Pillion" surprend autant qu’il désarçonne. Derrière son apparente dureté et son univers de bikers rugueux, le film s’avère être une histoire d’amour singulière, centrée sur le consentement, le désir et la redéfinition des rapports de pouvoir dans l’intimité. Colin, jeune homme introverti fait la rencontre de Ray, charismatique leader d’un club de motards incarné par Alexander Skarsgård. Très vite, Ray l’introduit dans sa communauté et dans une relation de domination assumée, où Colin devient son soumis. Ce qui pourrait sembler violent ou dérangeant se révèle progressivement être un espace relationnel pleinement consenti. Le film joue constamment avec les attentes du spectateur. Il installe une gêne initiale, presque réflexe, avant de la déconstruire peu à peu. Ce qui paraît choquant au départ devient un langage intime entre deux individus qui savent ce qu’ils cherchent et ce qu’ils acceptent. Le regard porté sur cette relation oblige à interroger nos propres biais, nos projections et notre difficulté à accepter des formes d’amour en dehors des normes habituelles. Harry Melling impressionne dans le rôle de Colin. Il parvient à incarner une fragilité sans jamais la réduire à une passivité subie. Son évolution est d’autant plus intéressante qu’elle repose sur un désir clair, construit et revendiqué. Face à lui, Skarsgård impose une présence magnétique, à la fois rassurante et intimidante, sans jamais verser dans la caricature. La mise en scène, sèche et précise, refuse tout voyeurisme gratuit malgré la thématique. Elle observe davantage qu’elle ne juge. "Pillion" n’est pas un film provocateur pour le simple plaisir de choquer. C’est une œuvre qui interroge la frontière entre domination et affection, entre fantasme et relation sincère.
Un film forcément dérangeant puisqu'il bouscule les certitudes et l'équilibre de la relation. dans un scénario de surface, le basculement soudain est aussi énigmatique que frustrant. La dimension érotique et de soumission, pour public averti, est électrisée par la puissante présence du taiseux A. Skargård.
Sur le papier, quelque chose d'original. Mais comme bien trop de fois, le Film se prend trop au sérieux, c'est assez cru, mais ça manque de fun. Dommage, car les acteurs sont très bons.
Pour un premier long métrage, Harry Lighton frappe fort avec Pillion. C'est un film étonnant et un peu trash, mais aussi d'une grande sensibilité et d'une grande beauté. L'esthétique est superbe, qu'il s'agisse de la photographie ou de la musique. Et les acteurs Alexander Skarsgård et Harry Melling sont parfaits, sans parler des autres rôles secondaires, tous excellents, notamment les parents, trop mignons. Mais décidément, cette relation ultra toxique, je ne peux pas. Ça m'a régulièrement sorti du film. Ça et les scènes assez crues parfois. Harry Lighton traite bien un sujet complexe et casse gueule. Mais la relation profondément malsaine au cœur du film m'empêche de m'enthousiasmer autant que le font certains pour ce long métrage. Ce qui ne m'a pas empêché d'écraser quelques larmes, signe que Pillion est malgré tout réussi dans son genre.
Il y a des films qui dérangent, et puis il y a ceux qui confondent provocation et vide absolu. Pillion fait clairement partie de la seconde catégorie.
Le film tente de raconter une relation basée sur la domination, la soumission et une forme de dépendance émotionnelle. Sur le papier, pourquoi pas. Le problème, c’est qu’il ne dépasse jamais ce stade. Le scénario est d’une pauvreté affligeante : lent, répétitif, et surtout incapable de proposer la moindre évolution crédible. On tourne en rond pendant toute la durée, sans enjeu réel, sans progression, sans regard.
Mais là où Pillion devient franchement gênant, c’est dans ce qu’il montre… et surtout dans ce qu’il banalise. La relation centrale est présentée avec une esthétique presque romantique, alors qu’elle repose clairement sur un déséquilibre toxique. Le film ne questionne jamais cette dynamique, il la met en scène comme une évidence, voire comme une forme d’amour. Et c’est là que ça coince.
Les scènes intimes enfoncent le clou : aucune communication, aucun cadre, aucun consentement clairement établi. Tout est implicite, flou, presque normalisé. Et comme si ça ne suffisait pas, l’absence totale de protection dans ces scènes renforce un sentiment d’irresponsabilité assez hallucinant. Ce n’est pas juste un détail : c’est un choix de mise en scène qui en dit long sur le regard du film.
On aurait pu accepter cette noirceur si elle avait été accompagnée d’un vrai propos, d’une réflexion, ou au minimum de conséquences sur les personnages. Mais rien. Le film reste en surface, s’enferme dans son esthétique, et oublie complètement de raconter quelque chose.
Au final, Pillion ne choque pas par ce qu’il montre, mais par ce qu’il banalise. À force de vouloir filmer la domination comme une expérience sensorielle, il en oublie l’essentiel : les êtres humains qu’il prétend raconter.
J’ai beaucoup aimé ce film, loin des stéréotypes et des aprioris du monde du bdsm. On voit l évolution de la relation est des personnages et leurs complexité. Je l’ai trouvé très intéressant, parfois cru mais il montre bien des choses de façon assez intelligente. 7,5/10 pour moi.
film franchement non pas déconcertant mais gênant. Entre un motard viril et un être sans défense et soumis, la relation est toxique et cela d'entrée de jeu. J'ai horreur de ce genre de film qui essaie d'intellectualiser des rapports malsains entre un dominant et un dominé et qui essaie de crédibiliser une brutalité tant physique que psychique. A fuir
Un bon jeu d'acteurs, certaines scènes sont bien faites mais concernant l'ensemble de l'histoire je m'attentais à autre chose. Un peu déçue par la fin également.
C’est très drôle, superbement joué et très bien réalisé. On est pris dès la scène d’ouverture !
Je ne partage pas les pratiques des personnages mais je déconseille de se faire uriner dessus quand on porte des vêtements en cuir car cela pourrait le flétrir et l’abîmer. Préférer le cuir végétal ou le synthétique.