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Ju L
7 critiques
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3,5
Publiée le 27 mars 2026
Un « call me by your name » BDSM même construction avec un dominant qui ne peut pas rester dans cette relation. L’un se marie, l’autre disparaît. Et des larmes à la fin.
Avec Pillion, Harry Lighton prend un sujet qui pourrait facilement tomber dans la provocation (une relation de domination dans un milieu de bikers BDSM) et en fait quelque chose de beaucoup plus simple et inattendu : une histoire d’amour. Le film repose surtout sur le duo formé par Harry Melling et Alexander Skarsgård. L’un est maladroit, presque lunaire, l’autre plus fermé, plus imposant. Leur relation crée une tension à la fois étrange et touchante. Ce qui frappe, c’est la manière dont le film refuse de juger. Il observe, il laisse faire, et c’est au spectateur de trouver sa place dans cette relation. Petit à petit, ce qui semblait extrême devient presque banal, comme si le film cherchait à normaliser ce qui, au départ, dérange. Au fond, Pillion parle moins de domination que de désir et de solitude. Et c’est sans doute là sa réussite : réussir à faire d’un sujet a priori provocateur une romance douce-amère, à la fois troublante et profondément humaine.
Film surprenant, intelligent sur la naissance des sentiments à travers les jeux de rôles et surtout qu'en faire après? . Ton insolite. Acteurs impeccables.
De façon tout à fait inattendue, vu l'histoire et l'univers SM dans lequel elle nous plonge, c'est du besoin d'amour dont on nous parle ici. Le scénario est malin. Et surtout l'acteur principal est d'une vérité bouleversante.
Le film osé et sentimentalement étonnant de ce mois de mars 2026. On y parle de liberté et de consentement. Si, si... Sans jugement et à toute vitesse.
Excellente transcription d une relation sincère et forte en bdsm. Les acteurs sont Excellents. Attention pour les âmes sensibles aux scènes frontales de sexe qui ne sont que nécessaires aux scénario. Dommage qu il soit nécessaire de voir ce film dans les salles d art et d essais car il est réel, proche de la réalité des deux âmes qui trouvent leur compte a un relationnel humain particulier pour âmes écorchés.
Au-delà de la relation SM intense entre ses deux personnages, Pillion aborde avant tout une quête d’épanouissement personnel : celle de se découvrir, de s’affirmer et de comprendre ses propres limites.
À travers cette relation, le personnage principal apprend progressivement à mieux se connaître, à identifier ce qu’il aime, mais aussi à poser des frontières. Un sujet encore très peu traité au cinéma, et qui donne ici lieu à une romance aussi dérangeante qu’originale.
Le film montre également, avec une certaine lucidité, que ces relations extrêmement poussées dans la domination et la soumission ne sont pas dénuées de zones d’ombre. Il met en lumière un schéma presque systémique : d’un côté, un homme motard, viril, profondément ancré dans une masculinité aux racines patriarcales ; de l’autre, un jeune homme plus efféminé, en construction. Cette dynamique est représentée avec justesse, même si l’on pourrait regretter une conclusion plus aboutie, voire plus apaisée.
Sans jamais juger ce type de relation, le film assume pleinement le malaise qu’il peut provoquer. Et c’est sans doute là son intention : présenter une relation sans concession, brute, et laisser au spectateur la liberté d’y projeter son propre regard.
Sur le plan de l’écriture, les personnages ne sont pas particulièrement développés psychologiquement, et pourtant, leur fonctionnement nous apparaît limpide. La mise en scène et quelques dialogues suffisent à faire émerger leurs mécanismes internes, ce qui constitue un vrai point fort.
Le casting est remarquable, les deux acteurs livrent des performances habitées. La réalisation se distingue par une utilisation intelligente de la verticalité, jouant sur les rapports de domination, d’inversion et de pouvoir. Le travail visuel autour des matières est également marquant, notamment dans l’opposition entre le cuir, rigide et fermé, et la peau, organique et sensible, qui vient renforcer la dualité des personnages. D’un côté, une figure hermétique qui ne laisse plus entrer, de l’autre, un être encore vierge, vulnérable et authentique.
Enfin, difficile de ne pas évoquer la frontalité de certaines scènes. On m’avait prévenu, mais je préfère le redire, le film contient des séquences sexuelles particulièrement explicites, parfois difficiles à soutenir, notamment la première. Certaines personnes ont d’ailleurs quitté la salle. Ce n’est clairement pas un film pour tous les publics, mais bien une œuvre qui s’adresse à un public averti.
J’ai apprécié ce film, mais je ne sais pas si je l’ai vraiment adoré. Comme dit précédemment, il m’a beaucoup mis mal à l’aise. En revanche, une chose est sûre, c’est un film qui marque, qui reste en tête en sortant de la salle, et auquel on repense.
Vu à Londres. Vendu comme une romance audacieuse c’est surtout un soft porn arty, bien joué, bonne BO sans être très crédible. 3eme partie (sans la fin) la plus intéressante.
Projeté à l'ouverture du festival queer Chéries-Chéris à Paris, Pillion perturbe par les rapports de domination / soumission qu'il expose. Le BDSM n'est pas ici présenté comme une pratique ponctuelle inscrite dans une durée, mais apparait dans sa forme plus profonde et psychologique, sans tomber dans la caricature, sans le dépeindre tel un trouble. La relation naissante des deux protagonistes soulève aussi la question de la dépendance affective au sein du couple, que les deux acteurs incarnent merveilleusement bien.
Beau film, l'histoire est vraiment super bien rythmée et cohérente, mais j'ai quand même été assez mal à l'aise sur la représentation de l'homosexualité, parfois un peu dégradante et toxique.
Un film qui peut choquer certains spectateurs mais qui raconte avec beaucoup de sensibilité une histoire d’amour dans le milieu BDSM gay britannique. Alexander Skarsgard est excellent en biker dominateur et Harry Melling livre une performance mémorable en jeune homme timide qui se révèle dans une relation de soumission. Mention spéciale pour les seconds rôles.
J'ai aimé ce film même si j'étais triste pour le jeune homme soumis... Il faut dire que le motard te ferait faire n'importe quoi... Une vraie bombe. J'ai beaucoup aimé les parents du jeune homme soumis. La maman extraordinaire au moment d'un repas... . Un film ou tu ressort avec des questions bref c'est réussi.