Un cinéma très personnel, notamment au niveau de la façon de filmer, de cette lumière particulière, ses couleurs vives...les acteurs sont incroyablement drôles y compris Martin Jauvat (réalisateur et acteur). On passe un super moment, on rit énormément mais cela n' altère en rien la poésie qui se dégage de ce film. A voir absolument car quelque chose me dit que ce Martin Jauvat n' a pas dit son dernier mot et ira très loin. Vivement le prochain !
Baise en Ville est aussi drôle qu'il en a l'air mamais en plus, sous des allures simplettes, propose des strategies de survie au marasme de l'époque réjouissantes et pertinentes. Ceci, couplé à la théorie du Grand Paris qui fondait le précédent film de Martin Jauvat et transparaît aussi, devrait motiver au moins tous les habitants du 7-7, et peut être des départements limitrophes, à se précipiter en salle.
Tendre et frais ce rose chamallow sans faire dans la guimauve a plus de ressorts et en dit plus long sur son époque que bien des comédies poussives et surannées.
Un film bien noté sur Télérama avec un titre comme-cela, j'étais perplexe, et pourtant ! Drôle, attachant, vivant, un excellent moment ! Pas mal de rire et une bonne bande son, je ne regrette pas ma séance ! à découvrir !
Et bien je voulais le voir ce film, et je l’ai vu, il est original, amusant eh bien interprété, des personnages attachants qui demandent de dépasser de les regarder au 2ieme degré et là ils sont plus profonds que de prime abord
Terme désuet autant que cet humour décallé qui repose sur une sorte de sketch à rallonge avec des personnages très caricaturaux qui restent dans des couloirs. C'est souvent absurdes parfois drôle mais trés couillu. Que ça prenne ou pas, on peut reconnaître un parti pris original
Une comédie aux style nouveaux et hilarant! J’ai été charmé par ce film empreint d’un certain onirisme. Sous couvert de comédie, Baise-en-ville aborde des sujets profond et l’air de rien nous questionne sur une certaine absurdité du monde.
Vu en avant première, présenté par Martin Jauvat himself ! Il est tellement sympa qu'avant même de voir son film, on avait très envie de le voir ! Et au final, ce film est effectivement un régal, un très bon moment sucré ! Les acteurs sont tous au top, mention spéciale à Emmanuelle Bercot qui a su mettre un peu de piment, par ses impros, dans l'univers très original de ce film. On sent une très bonne entente entre eux tous, et ça fait plaisir. Perso, j'ai adoré ! Bravo !
Baise-en-ville a cloturé le Poitiers film festival en présence du réalisateur. Que ce soit la photographie, l'acting, le montage et la mise en scène, le film est très bien maîtrisé. Face à Grand Paris, son premier film, celui-ci est à un niveau supérieur d'humour et de trouvaille visuelle et esthétique.
Quand sa mère lui confisque la bonde de la baignoire, Corentin Perrier, alias Sprite (les amateurs de jeux de mots ne seront pas déçus), gentil glandeur, décide de reprendre sa vie en main. Mais pour trouver du travail et y aller il lui faudrait le permis de conduire – dont il a déjà abandonné les leçons – et pour payer le permis il lui faudrait un travail... En attendant, afin qu’il ne perde pas son temps dans les transports en commun, Marie-Charlotte, sa monitrice d’auto-école quinquagénaire, lui conseille de chercher sur place une fille chez qui dormir. C’est l’occasion de s’équiper du fameux baise-en-ville.
Après le brouillon « Grand Paris » (2022), Martin Jauvat, réalisateur-scénariste-acteur, continue de développer son univers décalé, coloré (tendance Barbie), où règnent douceur, nonchalance et humour bon enfant et dont Chelles, sa ville natale, cité pavillonnaire de banlieue parisienne, est le cadre. Ici, le baise-en-ville, sacoche vintage, est le vecteur de l’émancipation d’un jeune adulte qui se satisfaisait assez de sa situation. Curieux mélange de modernité et de désuétude, « Baise-en-ville » qui prend le contrepied des films sur la banlieue s'avère maîtrisé, frais et drôle. (Gare à ce que le genre ne s’essouffle pas sur la durée.) S’il n’est assurément pas une charge virulente contre la société capitaliste, le film, sous couvert de légèreté, en critique le mode de vie aliénant où prédomine le travail (souvent alimentaire) pour mieux vanter la loose, la mollesse et les relations humaines, notamment l'amitié ancienne ou naissante. Auprès de Martin Jauvat dans le rôle principal, on retrouve les fidèles William Lebghil, meilleur pote blasé, et Sébastien Chassagne, collègue attachant à l’initiative d’un check d’anthologie. Emmanuelle Bercot, survoltée, passe de monitrice de conduite à coach et amie. Géraldine Pailhas et Michel Hazanavicius spoiler: (dont le « Travail, famille, Patrick » devrait rester) sont les bienveillants parents.
Certains ont comparé Martin Jauvat à Pierre Richard. La comparaison est un peu exagéré, l'acteur réalisateur manquant un peu de charisme pour le moment. Dans ce film, son personnage ressemble plus à un Tanguy en version plus sympathique et qui reste chez ses parents plus par manque de maturité que par facilité. La comédie est charmante mais il manque un je ne sais quoi pour être une plus franche réussite. Peut-être un peu de loufoquerie ou de poésie. Emmanuelle Bercot est très plaisante en monitrice d'auto école (mais pas que...). Certaines l'aurait joué plus déjantée, mais elle a trouvé le juste équilibre. William Lebghil est comme toujours parfait même si on ne le voit pas assez.
Le film s'appelle "Baise-en-ville" alors que le monsieur ne baise même pas en banlieue (nonobstant j'ai aimé la douceur que transmet le film et son réalisateur)