Ce film a été présenté à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2025 en séance spéciale.
Il s’agit du deuxième long-métrage réalisé par Martin Jauvat après Grand Paris (2022).
Comme c’était déjà le cas dans Grand Paris (2022), Martin Jauvat occupe plusieurs fonctions sur ce film puisqu’il est scénariste, réalisateur et qu’il tient également le rôle principal.
Avec Baise-en-Ville, Martin Jauvat retrouve plusieurs comédiens qu’il avait déjà dirigé dans Grand Paris (2022) tels que William Lebghil, Anaïde Rozam, Sébastien Chassagne ou encore Eva Huault.
Baise-en-ville a bénéficié d’un confortable budget de 3,5 millions d’euros ce qui représente près de dix fois celui que Martin Jauvat avait eu pour Grand Paris (2022) qui n’avait coûté que 300 000 euros.
Baise-en-ville est, comme cela était déjà un peu le cas dans Grand Paris (2022), inspiré de quelques moments de la vie de Martin Jauvat. Ainsi, à l’image de Sprite, le personnage qu’il interprète, il s’est lui aussi retrouvé célibataire, obligé de retourner vivre chez ses parents. C’était juste avant de tourner son premier long-métrage comme cinéaste. En outre, comme Sprite dans le film, il n’avait pas de travail et essayait tant bien que mal, en parallèle, de passer son permis de conduire.
Déjà présente dans Grand Paris (2022), la ville de Chelles en Seine-et-Marne sert de nouveau de décor à Baise-en-ville. Il s’agit de la ville de naissance de Martin Jauvat. Néanmoins, malgré son lien avec la commune, le réalisateur a plutôt rencontré des difficultés au moment du tournage puisqu’il a eu du mal à obtenir certaines autorisations de la part de la mairie. Pour avoir l’autorisation de simplement garer un véhicule, l’équipe du film a ainsi dû débourser une somme plutôt conséquente.
Pour l’inspiration esthétique de Baise-en-ville, Martin Jauvat s’est référé aux films de Wes Anderson, au style graphique si particulier. Avec son nouveau long-métrage, le réalisateur français souhaitait reprendre des outils de l’esthétique du cinéaste américain mais en les implantant dans une réalité qui soit presque naturaliste, notamment dans les manières de parler des personnages, les choses anodines ou encore les références culturelles.