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Adelme D.Otrante
228 abonnés
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2,5
Publiée le 23 juin 2025
Enzo est issue d’une famille bourgeoise mais lui ce qui l’anime c’est les chantiers et la maçonnerie. Ou alors comme souvent à 16 ans, aller à l’encontre des volontés parentales. C’est l’été, il fait chaud et un vent légèrement érotique souffle sur la Ciotat. Mais il ne m’a pas décoiffé, malgré ses très bonnes critiques ce film pensé par Cantet et finalisé par Campillo m’a laissé de marbre.
Enzo, 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Sous la pression de son père, qui espérait le voir poursuivre des études supérieures, il cherche à s'affranchir du cadre familial assez bourgeois, confortable mais étouffant. C'est sur les chantiers, aux côtés de Vlad, un collègue ukrainien, qu'Enzo découvre un nouvel horizon et spoiler: commence à comprendre qui il est vraiment.
"Enzo" est un film qui rend hommage à l'amitié et à la collaboration de longue date entre Robin Campillo et Laurent Cantet. Après la disparition prématurée de ce dernier, Campillo a choisi de réaliser le film de son ami, mêlant leurs univers et thématiques communes, des questions de classes sociales spoiler: aux complexités du désir amoureux.
La chronique se déroule lentement, mettant en place une histoire implacable. Enzo, adolescent bourgeois en quête de sa place dans une famille peu communicative, trouve refuge sur un chantier. Ce cadre devient pour lui une échappatoire vers une vie plus authentique. Le film aborde également des thèmes comme la guerre en Ukraine, qui résonne en arrière-plan, spoiler: et la découverte de l'homosexualité par Enzo, un parcours maladroit et excessif, mais empreint de nuances.
Campillo opte pour un cinéma doux et mystérieux, soutenu par un casting de qualité. Élodie Bouchez et Pierfrancesco Favino incarnent des parents aimants mais inconstants, tandis que Maksym Slivinskyi et Eloy Pohu se révèlent dans leurs rôles respectifs de réfugié ukrainien et spoiler: d'adolescent tourmenté.
En somme, "Enzo" est une histoire touchante spoiler: d'éveil et de découverte de soi , sans être surlignée. Le film, bien que poignant, reste ancré dans une réalité parfois crue, offrant un hommage sincère mais mesuré à l'ami disparu de Campillo.
Rythme lent, acteurs qui survolent leur rôle, intérêt limité pour une intrigue assez mince, c est presqu uniquement le jeune acteur qui sauve ce film assez insipide sur un jeune qui se cherche, au final un résultat totalement peu crédible.
Le mal-être grandit subtilement, par touches successives, nous laissant impatients de savoir où tout cela nous mènera… La villa est belle sur la route des Crêtes à La Ciotat, avec vue sur la baie et son pain de sucre (pour ceux qui connaissent). Et l’angoisse commence à nous étreindre quand Enzo s’allongera la nuit au bord d’une des falaises abruptes les plus hautes d’Europe (le Cap Canaille pour ceux qui connaissent). Les parents BOUCHEZ et FAVINO sont magistraux en bourgeois ennuyés par le peu d’ambition professionnelle du fils (mais il n’a que 16 ans). Le malaise s’installe, les tensions s’exacerbent et on assiste à la naissance d’une attirance « virile » troublante. Tentative de suicide qui sera désamorcée avec beaucoup d’amour. Réalisation délicate de CANTET puis de CAMPILLO...
On retrouve les thèmes chers à Laurent Cantet dans une histoire de transfuge de classe telle qu'on en voit rarement à l'écran. La mise en scène de Robin Campillo est sublime, le jeu d'acteur remarquable, et le jeune Eloy Pohu (qui joue Enzo) une véritable révélation. Du grand cinéma !
Ce film aborde le sujet du changement de classe d'une manière originale. C'est aussi un très beau film sur l'adolescence qui vous embarque et vous émeut. J'ai vraiment beaucoup aimé !
Déçue... J'avais très envie de voir ce film j'en attendais peut-être trop et surtout j'en savais trop, entre la bande annonce et les critiques presse, j'ai manqué le plaisir de la découverte. Je reconnais de très nombreuses qualités à ce film, l'histoire d'un transfuge de classe "à l'envers" est intéressante et plutôt bien interprétée, l'image est belle mais je n'ai presque jamais été émue ni même touchée. Je me suis un peu dit "pauvre petit garçon riche" spoiler: Et la découverte de l'homosexualité par un adolescent a déjà été bien mieux traitée
J'ai bien aimé, mais si vous voulez un blockbuster, passez votre chemin. Ce film inspire la vrai vie, le Sud de la France, un jeune garçon de 16 ans, Enzo, qui cherche son identité, sa sexualité, ses 1er sentiments amoureux, ses doutes, mêlés aux histoires tragiques des Ukrainiens. Ce film respire l'humilité et laisse une impression de respect. Elodie Bouchez parfaite dans le rôle de la maman est une habituée de genre de film.
Un film étonnement touchant , émouvant, s'adressant à l'individu et au parent que nous sommes. Comme si l'on voulait nous ouvrir les yeux ! L'histoire, certes n'est pas étrangère à ce sentiment d'attachement que l'on ressent à l'égard d'Enzo. Issu d'un milieu aisé, il cherche sa place au sein de sa famille pour qui tout semble facile. Enzo abandonnera le lycée au profit d'un centre d'apprentissage afin d' apprendre le métier de maçon. Si son père peine à comprendre son choix, et s'en inquiète, sa mère le soutient dans ses efforts et cette quête qui est la sienne. Enzo navigue entre deux mondes, le sien qu'il essaie malgré ses difficultés de construire et la maison familiale, bulle dorée représentant à ses yeux ce qu'il n'est pas. Mais Vlad, un maçon d'origine ukrainienne va changer sa perspective, un lien d'amitié va unir les deux hommes. Eloy Pohu et Enzo ne font plus qu'un ! Une sensibilité à fleur de peau, une vulnérabilité qui émerge dans un océan d'incertitudes. La famille reste malgré tout, le socle inébranlable. Plaisir non dissimulé de retrouver Pierfrancesco Favino ! Très belle distribution ! A voir absolument !
Enzo surprend : le personnage a seize ans, c’est très jeune, on l’oublie un peu vite car le garçon a décidé de bousculer son existence bourgeoise et d’exercer un métier d’homme, il veut devenir maçon. Quels sont les ressorts de sa motivation pour ce métier physique qui le fatigue et parfois le blesse, c’est un mystère pour ses parents et pour le spectateur. Mais ce qui fait d’Enzo joué par Éloy Pohu un personnage inoubliable c’est que c’est peut-être un mystère pour lui aussi. De quelle névrose Enzo est-il le sujet et quels désirs l’habitent ? Ne rien spoiler. Le film de Laurent Cantet lui survit : le réalisateur est mort à soixante-deux ans (le bel âge) avant de l’achever. Cantet avait un très bon ami qui se trouvait être, lui aussi, un grand réalisateur, c’est donc Robin Campillo qui a terminé le film. Un beau témoignage d’amitié. Et d’une certaine manière, une réussite. Mais était-il besoin de ces péripéties du chantier, ces échelles que l’on monte pour redescendre aussitôt par un autre chemin, ces pierres que l’on jette, qui encombrent et qu’on devra balancer plus loin, à se demander si les réalisateurs connaissaient quelque chose à la maçonnerie. Et quid du pédigrée ukrainien de l’autre maçon qui prend Enzo sous son aile ?, le scénario aurait fonctionné sans (je n’ai pas aimé qu’on me laisse dans la panade quand il s’engueule avec son compatriote en me privant de sous-titres en français). En conclusion, un personnage en construction qui m’a profondément touché mais un film gâché par quelques scènes auxquelles il est difficile de croire.
J'ai adoré ce film, j'ai adoré y voir se conjuguer la dimension sociale et le territoire de Laurent Cantet avec la mise en scène sensuelle et solaire de Robin Campillo, magnifique passage de témoin entre ces 2 réalisateurs. Le casting est incroyable (mention spéciale à Eloy Pohu et Pierfrancesco Favino), on sort bouleversé de ce récit d'adolescence entre 2 âges.
Le réalisateur Laurent Cantet n'a malheureusement pu terminer son film car il est décédé avant de pouvoir l'achever, mais cela ne souffre en rien de la qualité du métrage, fidèle à l'image de ses précédents films sobres et toujours justes. Tout comme dans "la petite dernière", c'est l'éveil au désir et aux premiers troubles de la sexualité qui sont abordés dans ce flm touchant, avec le jeune Eloy Pohu, révélation du film.
Ultime projet de Laurent Cantet – décédé d’un cancer en 2024, il n’aura pas eu le temps de le réaliser et en confiera les rênes à son vieux complice Robin Campillo – Enzo nous embarque sous le soleil de La Ciotat (à l'instar de l'éblouissant L'atelier, 2017), dans le scénario d’une ascension sociale inversée. Fils d’un couple bourgeois aimant et bienveillant, le personnage principal, un garçon de 16 ans en manque de repères, se lance dans une formation de maçon, au grand dam de ses parents. Désormais, il écumera les chantiers de la région aux côtés de travailleurs largement issus de l'immigration. Ce film sur l’adolescence et ses troubles prend la forme d’une chronique à la sensualité assumée, sur un jeune homme cherchant à découvrir son véritable moi – social et intime – quitte à dévier d’un chemin tout tracé par son origine privilégiée. Une très bonne direction d'acteurs, ces derniers étant pour partie non-professionnels.
Bonne idée mais le forme est franchement l’enclume de ce film, le jeu également est tres moyen, le rythme bof bof somnolent. L’idée d’inversion du transfuge de classe est originale, l’errence de l’ado estbanale et vraiment la réalisation est momle. Je passe mon chemein