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Le_Général
122 abonnés
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4,0
Publiée le 18 juin 2025
Pour le lecteur pressé, en moins de 3 minutes : Pour découvrir ma critique vidéo complète, copier/coller "cinéma sans fard + Enzo + Robin Campillo" sur YouTube ! Et s'abonner à cette chaîne Youtube où je publie régulièrement ces articles, pour n'en rater aucun !
Enzo. Seize ans. Il n’a pas de rêves formalisés. Juste une sorte de tiraillement. Une tension. Comme une corde qu’on tend entre deux points qui ne se voient pas.
D’un côté : la villa familiale, lumineuse, rassurante… étouffante. De l’autre : le chantier. Le dur. La boue. Le bruit. La possibilité.
Cantet et Campillo n’expliquent rien. Ils observent. Ils s’approchent. Ils respirent avec lui.
Enzo est apprenti maçon. Son père le voulait ailleurs. En haut. En mieux. Mais Enzo descend. Il creuse. Il taille sa place dans le silence.
Puis il y a Vlad. L’Ukrainien. Il parle peu, mais il est là. Un autre monde. Une autre solitude. Et entre eux : un terrain commun, fait de gestes. De regards. De fatigue partagée.
Pas de grands discours. Pas de conflits caricaturaux. Pas d’explication.
Juste l’observation douce d’un glissement intérieur.
Le film est sobre. Précis. Pudique. Il ne cherche pas à dénoncer. Il propose. Une lente traversée d’un garçon vers lui-même.
Il y a du vent. Du bleu. La Ciotat comme un décor suspendu.
Et le montage : discret. Organique. À peine perceptible. Comme si le temps coulait autrement ici.
On pense parfois à L’Atelier. À Ressources humaines. À 120 battements, aussi — pour cette manière d’être au plus près des corps.
Mais ici, rien ne crie. Tout flotte.
On comprend que quelque chose se joue. Mais on ne sait pas quoi.
Et c’est là la force du film.
Il ne nomme pas. Il ne décrit pas. Il nous fait ressentir.
Enzo cherche un sens. Un lieu. Un élan. Il ne le dit pas. Mais son dos, ses yeux, sa manière d’écouter Vlad… tout parle.
Le cinéma de Campillo et Cantet, ici, frôle le réel. Il le caresse. Il le laisse surgir.
Refuser les cases, c’est déjà commencer à se définir.
Avec Enzo, le tandem Laurent Cantet et Robin Campillo signe un drame à fleur de peau, suspendu entre deux mondes : celui qu’on quitte sans le savoir, et celui qu’on n’a pas encore choisi. Il ne s’agit pas ici d’un coming out ni d’un manifeste. Juste d’un garçon. Silencieux, observateur, trop lucide pour son âge. Trop seul aussi.
Le film refuse les gros violons et préfère les silences qui cognent. Il raconte une transition sans éclat : celle d’un adolescent perdu dans un monde d’adultes trop bruyants pour l’écouter. La guerre en Ukraine est là, en fond, comme un écho de ce chaos intérieur. Tout résonne à double fond.
Eloy Pohu est une révélation. Sa nage est une fuite, ses regards des cris étouffés. Face à lui, Maksym Slivinskyi impose une présence brute et magnétique, entre tendresse contenue et violence latente. Est-ce de l’amour ? Une projection ? L’ambiguïté fait toute la beauté du film.
Côté adultes, Élodie Bouchez et Pierfrancesco Favino forment un couple qui vacille entre amour et impuissance. Elle incarne la douceur lucide, lui la force dépassée. Leurs silences communiquent ce que les dialogues ne peuvent plus dire.
Pas de leçon ici. Enzo préfère poser les bonnes questions plutôt que d’imposer des réponses. Qui suis-je ? Pourquoi je ressens tout si fort ? Et comment vivre avec ça ? Ce film parle aux écorchés, à ceux qui nagent à contre-courant.
Excellent film de Campillo sur un motif de Cantet. Une variation sur le désir bien jouée et mise en scène. De nombreuses qualités contribuent à créer un effet de réel bien appréciable.
Ce film ne m'a pas transporté, il y a des longueurs, ça n'en fini pas, même si le thème est d'actualité sur le mal être d'un adolescent dans une famille riche...
Vu les notes reçues par , je m’attendais à un œuvre de plus grande qualité. Certes, l’indécision de cet adolescent ( personnage central du film est bien exprimée , peut être même un peu trop.) . Je regrette le jeu des acteurs en dessous et le film part dans toutes les directions. Dommage, il y avait là de quoi faire un bon film
Coécrit par Laurent Cantet et Robin Campillo, puis réalisé par Campillo seul après le décès de Cantet, ce film est un roman d’apprentissages multiples, où l’on sent bien la patte de chacun des deux hommes, celle de Cantet dans la dimension professionnelle et sociale, celle de Campillo dans la dimension sensuelle et amoureuse. Le récit de la rébellion “posée” et du transfuge de classe radical du personnage principal est certainement plus original que la chronique de l’éveil de ses désirs et sentiments, entre élans impulsifs, confusion et mal-être. L’évocation de l’Ukraine, en toile de fond, demeure quant à elle un peu anecdotique. Mais l’essentiel des relations humaines est abordé avec une vraie délicatesse, un mélange heureux de précision et de justesse dans les dialogues comme dans la mise en scène. Il y a aussi beaucoup de douceur dans le regard sur les personnages, qui contraste souvent gracieusement avec leur agitation intérieure. Les deux acteurs principaux (Eloy Pohu et Maksym Slivinskyi, non professionnels) ont à la fois présence et épaisseur, tandis qu’Élodie Bouchez et Pierfrancesco Favino forment un beau couple de cinéma et une belle incarnation de la parentalité.
Aie, aie, aie :D On y va directement, je n'ai pas aimé. Et je suis déçue de ce constat car j'admire beaucoup Laurent CANTET (paix à son âme) et l'amitié "cinématographique" qu'il a pu créer avec plusieurs réalisateurs dont Robin CAMPILLO. C'est l'histoire intéressante d'Enzo, qui sort du cadre à tous les niveaux: refus du milieu privilégié d'où il vient avec des choix étonnants (et peu crédibles ?), premiers émois inattendus (sans spoiler) etc... Malheureusement, le rythme n'y est pas du tout et le scénario, une fois qu'on a compris les grandes lignes au début, n'offre plus rien.
Quelle déception ! Tout sonne faux, à commencer par le jeu des acteurs qui ne semblent pas être dirigés mais s ennuient comme moi. Le rythme est lent, l intrigue n avance guère, aucune emotion malheureusement
Un adolescent qui s’avèrera en recherche, en souffrance peut-être. Issu d’un milieu social favorisé, il choisit contre toute attente l’apprentissage en entreprise vers un CAP de maçon. Les parents, attentionnés mais aussi permissifs, n’en pensent pas moins mais laissent faire si c’est le choix du rejeton. On a là une première approche sociale. Et puis c’est l’âge de l’éveil à la sexualité, sans peut-être trop savoir qui on est, ce qu’on veut, ce que la nature ou la pensée commandent. A partir de là, le scénario est assez convenu, prévisible, sans rebonds. Les scénarios reposant sur ces romances masculines font toujours à peu-près appel aux mêmes ressorts. Rien de nouveau ici.
Nous voici face à une histoire de transfert de classe très intéressante et peu souvent auscultée dans ce sens là, malheureusement gâchée par la réalisation et par le jeu des interprètes : même le grand comédien italien Pierfrancesco Favino est loin d’être à son niveau habituel et le film sonne faux du début jusqu’à la fin
Très intéressant film de réalisé et de mis en scène seul par Robin Campillo qu'il a mis en scène en hommage à son ami Laurent Cantet , qui s’est éteint le 25 avril 2024 des suites d'un Cancer incurable , qui lui a écrit le film ! Ce film Posthume est un récit d'émancipation à travers un magnifique portrait d'adolescent, tendre et bouleversant ! Eloy Pohu, acteur non professionnel, et Maksym Slivinskyi , maçon dans la vraie Vie, sont excellents dans leurs rôles !
Personnages psychologiquement improbables ou stéréotypés, scénario incohérent, photographies tirées d'une brochure touristique. Film mortellement ennuyeux.