Enzo
Note moyenne
3,5
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175 critiques spectateurs

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Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2025
Que du beau monde derrière ce « Enzo »! À la production, on a la fratrie belge des frères Dardenne ainsi que Jacques Audiard, des cinéastes récipiendaires de la Palme d’or et de nombreux prix cannois et internationaux. Au scénario, on a les cinéastes Gilles Marchand et Robin Campillo aux côtés de Laurant Cantet. Et à la mise en scène, ce dernier. C’est en tout cas que ce qui était prévu avant que celui-ci meurt prématurément après une longue bataille contre la maladie quelques semaines avant le début du tournage. Le cinéaste du réel qu’il était et qui avait également reçu une Palme d’or pour l’inoubliable « Entre les murs » n’a tristement pas pu tourner son dernier film. C’est donc son ami, Robin Campillo, co-scénariste du film donc mais aussi réalisateur de « 120 battements par minute » qui, lui, a reçu le Grand Prix du Jury Cannois, qui a pris le relais. Voilà donc un film né dans le deuil mais également sous les meilleurs auspices artistiques, notamment de metteurs en scène fortement plébiscités durant le Festival de Cannes.

Nous avons affaire ici au portrait d’un jeune homme issu d’une famille bourgeoise bien sous tous rapports qui est au croisement de nombreux choix. Ni véritablement un drame, encore moins une comédie ou un film romantique mais pas non plus une chronique familiale, « Enzo » est finalement un peu tout cela à la fois. On tire le portrait d’un adolescent au carrefour de son passage à l’âge adulte. Sous forme de récit initiatique autant que d’une histoire d’apprentissage, le long-métrage nous fait ressentir les atermoiements professionnels et amoureux de son personnage principal parfaitement incarné par la découverte Eloy Pohu. À ses côtés, un autre acteur non professionnel est tout aussi épatant, son « love interest », Maksym Slyvinski. En arrière-plan, Pierfrancesco Favino et Élodie Bouchez forment des parents pleins d’empathie et loin des clichés. Ils sont diamétralement opposés à ceux, récurrents au cinéma, en totale incompréhension de la crise d’adolescence vécue par leur progéniture.

« Enzo » montre la fascination tranquille, loin de l’obsession malsaine, qu’éprouve Enzo pour Vlad et l’impact que cette rencontre a sur sa vie d’adolescent. C’est montré avec beaucoup de finesse, par petites touches, le film ne virant jamais au scabreux voire même au démonstratif comme dans « Call me by your name » pour trouver un exemple d’histoire où un jeune homme est obnubilé par quelqu’un de plus âgé et du même sexe. On tire donc ici le portrait d’un jeune garçon en feu pour faire un clin d’œil à un autre film d’amour gay mais au féminin. Ici tout est suggestion et la justesse de traitement le dispute à une douceur de ton. Le film est simple et complexe à la fois mais toujours apaisant, comme une caresse nous rappelant nos premiers émois et doutes amoureux. Le contexte du travail en bâtiment et de la guerre en Ukraine qui hante certains personnages est, en outre, bourré d’acuité. Et « Enzo » a la bonne idée de se clore sur une sublime scène aussi simple que propice à toutes les rêves. Un beau film plein d’acuité, tout simplement.

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Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 juillet 2025
La mise en scène est belle et délicate et le récit doux et subtil. Il est dommage que l'interiorité du personnage reste quelque peu mystérieuse. L'ensemble triste passionnant.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2025
Plutôt un bon film de Laurent Cantet et Robin Campillo. J'avais de grosses attentes quant à ce "Enzo" car j'apprécie ces deux réalisateurs, en particulier le second, et je n'ai pas vraiment été déçu. Le traitement des différents sujets est assez subtil excepté certaines scènes où le tout paraît un peu "gros" et ostentatoire. Le sujet qu'est le transfuge de classe est abordé sérieusement et sensiblement tout au long du film, pas au sens où on l'entend généralement bien sûr puisqu'il s'agit de ce que l'on pourrait nommer à tort ou à raison une "régression dans l'échelle sociale". On comprend tout le mépris incidieux des parents, en particulier celui du père, pour son fils qui essaie de travailler comme il peut dans le secteur du BTP. L'asymétrie de sa situation et de l'attention qui lui est réservé par rapport à son frère est assez glaçant. L'insensibilité du père qui ne comprend presque jamais son fils mais tente tout de même d'attirer régulièrement son attention ou de prendre maladroitement soin de lui est toutefois touchant. La relation homoérotique unissant et séparant à la fois Enzo et Vlad n'est jamais caricaturale ou vulgaire mais toujours fine, sensible et pleine de sens. Somme toute, un film plein de délicatesse, de violence et de réflexion.
Stéphane R
Stéphane R

28 abonnés 487 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 mars 2026
Quelques idées, notamment le mépris de ce fils confiné dàs l'anémie qui en vient à mépriser le mode de vie bourgeois et pourtàt empathie de ses parents. Mais c'est très ténu. Évidemment une romance homosexuelle s'insinue. En est-on encore à trouver une originalité à une œuvre du fait qu'elle met en scène des relations non strictement hétérosexuelles. J'en ai hélas parfois l'impression.
Le geste de cinéma de Campillo qui réalise le film que son ami Cantet n'aura pas eu le temps de mener à bout est emouvant. Mais ce n'est pas le film.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2025
À 16 ans, Enzo apprend le métier de maçon, contre l’avis de son père qui a de plus grandes ambitions pour lui. Mais ce qui l’intéresse, au plus profond de lui, c’est le corps masculin qui l’intrigue. Son désir se porte sur l’un de ses collègues de chantier, Vlad, originaire d’Ukraine. Son exploration du désir va chambouler la vie de cet adolescent plein de sensibilité. C’est absolument touchant, plein de pudeur et de sensualité.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2025
Enzon film français sur un jeune homme qui se cherche, dans sa vie pro et perso. Beau casting avec notamment Elodie Bouchez, Pierfrancesco Favino. L'intrigue se dessine en douceur. Au fur et à mesure du film, le mal être du jeune homme se dessine. Bonne musique. Bon rythme.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2025
Enzo est un jeune homme en apprentissage sur un chantier sur la côte d'Azur. Jusque-là pas de surprise. Alors que son tuteur de stage constate un problème de motivation chez Enzo, il le raccompagne chez lui et découvre que le jeune homme vient d'une famille très aisée. L'information fait vite le tour du chantier et un de ses collègues s'interroge sur son choix de carrière. En salle le 18 juin.

spoiler: "Enzo" est un très beau film, qui brille par sa justesse dans les thématiques psychologiques complexes qu'il explore. Contrairement à des films similaires, le désir charnel à sens unique d'Enzo n'est pas explosif mais plutôt pudique. Exit les grandes scènes d'amour, on privilégie ici des regards, une obsession très cachée qui ne se comprend pas elle-même. La construction du personnage d'Enzo se fait en opposition brutale avec sa famille, dont le père se sent blessé profondément par ses choix, mais sans tomber dans le cliché et avec beaucoup d'affection. Une histoire toute douce qui n'est pas naïve sur les transfuges de classe et ce qu'il en advient.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juin 2025
Film posthume

Il s’agit du dernier film de Laurent Cantet - Palme d’or pour Entre les murs en 2008 -. Décédé en 2024 des suites d’une maladie, il l’a co-écrit avec son ami et collaborateur de longue date, Robin Campillo – 120 battements par minute -. Ne pouvant assurer la réalisation de cet ultime long-métrage en raison de son état de santé, Laurent Cantet a finalement demandé à son ami cinéaste de s’en occuper. Enzo, 16 ans, est apprenti maçon à La Ciotat. Pressé par son père qui le voyait faire des études supérieures, le jeune homme cherche à échapper au cadre confortable mais étouffant de la villa familiale. C’est sur les chantiers, au contact de Vlad, un collègue ukrainien, qu’Enzo va entrevoir un nouvel horizon. 102 minutes brûlantes mais souvent trop lentes qui s’appuient sur un scénario un peu convenu.
La boucle est bouclée. En 2000, dans Ressources humaines, son 1er film, Laurent Cantet évoquait déjà la problématique des transfuges de classe à travers son personnage de jeune diplômé d’école de commerce, stagiaire à la direction de l’usine où son père travaille comme ouvrier. 25 ans plus tard, dans son ultime long métrage, on retrouve la même thématique même si le trajet est inversé. Ecriture terminée, casting choisi, épuisé par son cancer, il va passer le relai à son ami Campillo qui, va bien sûr, y apporter sa touche personnelle. Ce drame reste malgré tout un magnifique hommage rendu à son ami de toujours. Malgré ses incontestables qualités, il manque un petit quelque chose – que j’avoue ne pas avoir identifié – pour que cet Enzo devienne un grand film. Avis très personnel qui ne doit en aucun cas vous empêcher de le voir.
Comme il l’a souvent fait, Laurent Cantet a souhaité travailler avec des comédiens confirmés et des non-professionnels, de manière à créer un rapport de classe entre les personnages. D’où le choix de Pierfrancesco Favino et Elodie Bouchez, absolument parfaits. Mais aussi de deux jeunes inconnus, Eloy Pohu, - une vraie révélation – et Maksym Slivintskyi. Le projet mêle les lignes : chronique d’un transfuge de classe à rebours, drame filial discret, et découverte d’un désir encore indéfinissable. Car, il y a de toute évidence deux sujets à ce film. Le social à la Cantet, et le sensoriel à la Campillo, qui ne s’intègrent jamais complètement. Une œuvre sincère mais imparfaite
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juin 2025
Joli film plutôt lent pour une douce histoire d’un ado , gosse de riches, qui se rend compte que l’herbe n’est peut être pas plus verte ailleurs , au contact de travailleurs ukrainiens qui ont forcément une expérience plus riche que la sienne . Intéressant !
PSG
PSG

27 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2025
Situation classique d’un jeune homme dont les sens s’éveillent pour un homme jeune. Traité avec doigté dans un décors de la côte méditerranéenne, de La Ciotat et de la spectaculaire route des crêtes. Esthétique. Sociologie contemporaine d’une famille plutôt aisée par les revenus du travail d’une part et les hommes de chantier ukrainiens d’autre part. Place à de bons sentiments, peut-être un peu trop beaux pour être vrais.
Casey F
Casey F

5 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juillet 2025
Belle image, j’ai eu du mal à rentrer dedans
Contrairement à mes habitudes j’avais écouter des critique sur se film avant d’aller le voir, j’ai pas compris certaine.
c’est un bon film
le générique de fin est plombant en revanche avec la musique
NardoBordo
NardoBordo

16 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2025
De la construction à la réalisation, l'histoire de ce film est truffé d'hommages d'amis. Le passage de l'adolescence à adulte est souvent la découverte de soi, et des renoncements lucides. Enzo suit son chemin et prouve qu'un maçon autant que l'intellectuel cultivé peuvent avoir les mêmes désirs et les vivrent intensement. Très joli film et de bons acteurs mêmes inconnus...
Patrick PIERROT
Patrick PIERROT

13 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2025
Ce film évoque humblement mille et un des sujets qui enveloppent notre vie d’aujourd’hui. L’action se déroule à lLa Ciotat, mais n’est qu’à peine influencée par cette localisation. Où que l’on vive en France, voire en Europe occidentale aujourd’hui, on est touché de près ou de loin par les questions qui constituent la trame de cette œuvre subtile qui n’a pas la prétention de vouloir leur rapporter une réponse. Mais, les voir évoquer sur grand écran sans tabou ni fausse pudeur, a été un grand plaisir pour le spectateur que je suis. Félicitations à toute l’équipe du film qui a parfaitement relevé le défi qu’elle s’était fixé.
Tarantin0
Tarantin0

5 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2025
Excellent film simple et bien mis en scene. Une magnifique et réaliste représentation de la jeunesse et de l’homosexualité.
NoSan
NoSan

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2026
Enzo est un film sensuel et sensible narrant la confusion d’un adolescent cherchant sa place dans un environnement aisé. Issu d’une famille a priori « parfaite », il ne s’y retrouve pas, et sa rencontre avec Vlad, son collègue de chantier ukrainien, va tout bouleverser.

On sent, avec cette œuvre posthume, que Laurent Cantet a souhaité livrer une dernière lettre d’amour au cinéma en y mettant toute la tendresse qu’il avait encore à partager.

Le casting est parfait : Eloy Pohu, la jeune tête d’affiche, signe une entrée en matière remarquable grâce à la sincérité qu’il dégage.
Pierfrancesco Favino est, comme à son habitude, d’une justesse incroyable, tout comme Élodie Bouchez.
Ensemble, ils forment à l’écran un couple de parents aimants, inquiets mais rassurants.
Maksym Slivinskyi est, quant à lui, bluffant de charisme et d’authenticité.
Nul doute qu’il fait partie des acteurs européens à surveiller à l’avenir.
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