1901 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
175 critiques spectateurs
5
16 critiques
4
57 critiques
3
48 critiques
2
30 critiques
1
19 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Jeremie Lemoine
7 abonnés
110 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 30 juin 2025
Beau film sur la complexité du mal être jeune. Les gens sont beaux, l'image est magnifique comme un souvenir d'été. dommage que ce soit parfois trop long ou trop silencieux.
J'y suis allé à reculons ayant peur du film social à la Française, finalement rien de tout ça, ici la critique sociale ne se veut pas plus ambitieuse qu'elle ne l'est et sert surtout l'émotion, plutôt que l'inverse comme dans les plupart des films sociaux. C'est un immense film, qui déchire, mais allume facilement nombre de flammes intérieures au vu des bonnes critiques. Plus proche de "Sans Jamais nous Connaître" que "La Loi du Marché" donc. Merci infiniment à l'équipe du film pour ce moment de vie pure.
Un film qui m'a fait pensé à La Pampa (sortie hier dernier), concernant le thème des errances de l'adolescence, thème ultra abordé ces derniers temps. Une réalisation assez lente, une interprétation assez moyenne (père peu convaincant, E Bouchez égale à elle-même, vu la semaine dernière dans Classe moyenne... même rôle). Un bon moment mais qui ne restera pas longtemps en mémoire
ENZO - de Laurent Cantet et réalisé par Robin Campillo | ⭐ 8/10
Enzo est le dernier projet de Laurent Cantet, connu notamment pour sa Palme d'Or pour Entre les Murs. C'est pendant qu'il travaille sur le scénario du film avec Robin Campillo qu'il apprend qu'il est gravement malade... Et c'est lorsqu'il comprend qu'il est condamné qu'il demande à ce dernier de prendre en charge sa réalisation.
Tout le premier tiers du film est assez déstabilisant tant il est impossible de comprendre où il cherche à nous amener. La tension que crée cette incertitude amène le spectateur à s'imaginer tout un tas de scenari (histoire d'amour ? prise d'otages ? drame intra-familial ?).
Mais l'on finit par comprendre qu'il s'agit d'un film sur une quête d'identité, davantage sociale que sexuelle, pour un adolescent qui ne trouve pas sa place dans la classe sociale à laquelle il appartient et qui cherche à s'extraire du monde bourgeois dans lequel sa famille évolue. Un surprenant désir de transfuge de classe descendant.
Le propos politique passe également pas l'évocation du conflit ukrainien avec les situations personnelles des ouvriers sur le chantier. Un chantier traité de manière originale. Filmé sous un soleil et une chaleur de plomb, il semble offrir au jeune homme un cadre accueillant et rassurant, à l'inverse de son environnement familial, qui certes ne manque de rien, mais dont les rapports semblent plus superficiels et désincarnés.
Difficile de savoir si l'axe narratif consacré à la relation homo-érotisée entre le jeune homme et l'ouvrier ukrainien apporte réellement quelque chose au récit ou s'il vient au contraire parasiter le propos. La pudeur et la délicatesse avec lesquelles il est traité sont tout de même à souligner.
Tous ces axes créent une atmosphère imprégnée d’un mélange de tension sociale, de suspense identitaire et de sensualité. Et si l'on peut reprocher au film un certain manque d'émotions, une très belle scène finale, poignante à deux niveaux, vient saisir le spectateur.
En résumé, Enzo est un film qui se cherche un peu, tout comme son héros, mais qui parvient à témoigner avec justesse et finesse d'une jeunesse en manque de repères.
Un coming of age gay pas très original ni très passionnant sauf quand le héros déraille. Le récit mélange de façon parfois un peu étrange 3 sujets majeurs très différents : la lutte des classes, l'éveil à la sexualité et la guerre en Ukraine. Les acteurs des rôles principaux sont des amateurs et ça se sent. Surtout le héros qui récite un peu son texte. Les parents sont parfaits.
un très beau film, très bien joué qui fait réfléchir sur l éducation, l adolescence... où comment arriver à grandir et à être soi même dans un cadre qui peut nous écraser.
Enzo est un très bon film sympa et simple avec une recherche d’orientation professionnelle pour ce jeune ado de 16 ans qui se découvre aussi dans ses attirances et désirs physiques. Moi j’ai beaucoup aimé déjà les acteurs très beaux et talentueux, les parents d’une écoute formidables et un film bienveillant. Tout en essayant d’expliquer aussi l’orientation choisie d’enzo incompris par son père . Film à voir
Le mal être d'un ado bourgeois. Tout rejeter, s'enfermer dans un mutisme conflictuel. C'est souvent surprenant mais c'est surtout une approche qui semble manquer de profondeur. Pas qu'elle ne soit pas juste mais que la mise en perspective est légère si ce n'est décalée. Comme s'il ny vait besoin d'aucune explication. Juste un constat et une exploration évolutive
Quelle déception ! Tout sonne faux, à commencer par le jeu des acteurs qui ne semblent pas être dirigés mais s ennuient comme moi. Le rythme est lent, l intrigue n avance guère, aucune emotion malheureusement
Le choix des musiques, de même que la beauté des paysages et du torse poilu, ne suffisent pas à rattraper la pauvreté du jeu d’acteur et le manque de substance de l’intrigue qui laisse tout à fait perplexe. Dommage.
Voici le film "de Laurent Cantet, réalisé par Robin Campillo", suite à la mort de son ami.
Le résultat est étonnamment situé exactement à mi-chemin des univers des deux réalisateurs : fine chronique sociale et rapports de classe intra-familiaux côté Cantet, trouble homoérotique et éveil des désirs physiques (sexe, danse) côté Campillo.
Le début d'Enzo bénéficie de cette ambigüité pour installer une ambiance à la fois solaire et inquiétante, qui attise le désir du spectateur. Malheureusement, une fois le cadre posé, le film piétine un peu dans son entre-deux thématique : les personnages des parents et du frère sont sacrifiés et dessinés de façon caricaturale, le sujet de la guerre en Ukraine est survolé et semble servir de faire-valoir, le jeu limité d'Eloy Pohu ne contribue pas à développer son personnage de façon intéressante. Dans sa deuxième partie, Enzo pêche par manque d'incarnation et de réalisme (la scène de la chute).
Je suis donc devenu assez rapidement extérieur au film lui-même, regardant avec indifférence le témoignage d'affection de Campillo pour son pote, estimable, mais un peu artificiel.
Aie, aie, aie :D On y va directement, je n'ai pas aimé. Et je suis déçue de ce constat car j'admire beaucoup Laurent CANTET (paix à son âme) et l'amitié "cinématographique" qu'il a pu créer avec plusieurs réalisateurs dont Robin CAMPILLO. C'est l'histoire intéressante d'Enzo, qui sort du cadre à tous les niveaux: refus du milieu privilégié d'où il vient avec des choix étonnants (et peu crédibles ?), premiers émois inattendus (sans spoiler) etc... Malheureusement, le rythme n'y est pas du tout et le scénario, une fois qu'on a compris les grandes lignes au début, n'offre plus rien.