217 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
43 critiques spectateurs
5
3 critiques
4
6 critiques
3
10 critiques
2
17 critiques
1
7 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Rideau sur l'Écran
102 abonnés
237 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 19 janvier 2026
Pietro Marcello convoque l'Histoire par le prisme de ses habituelles archives, ancrant le retour de la Duse dans une Italie qui bascule vers le fascisme. Mais cette résurrection artistique peine à émouvoir. Le film dresse le portrait d'une icône froide, presque hermétique, pour laquelle l'empathie reste hors de portée. L'unique lueur d'humanité surgit finalement des scènes avec sa fille, tragiquement éclipsée par la dévoration de la gloire maternelle. En dehors de ces rares instants de grâce, l'œuvre s'embourbe dans un académisme ampoulé et une langueur austère qui rendent le récit bien trop long.
Film de Pietro Marcello que j'ai là trouvé intéressant qui met en parallèle les dernières années d’Eleonora Duse , la Sarah Bernhardt Italienne, , Valeria Bruni-Tedeschi en divine Diva tourmentée , et la montée du Fascisme ainsi que les rapports entre l’Art et le Pouvoir !
Eh oui ! Car, disons-le tout net, ce biopic dramatique signé par Pietro Marcello ne vaut que par l’extraordinaire performance de Valéria Bruni-Tedeschi. A la fin de la Première Guerre mondiale, alors que l’Italie enterre son soldat inconnu, la grande Eleonora Duse arrive au terme d’une carrière légendaire. Mais malgré son âge et une santé fragile, celle que beaucoup considèrent comme la plus grande actrice de son époque, décide de remonter sur scène. Les récriminations de sa fille, la relation complexe avec le grand poète D’Annunzio, la montée du fascisme et l’arrivée au pouvoir de Mussolini, rien n’arrêtera Duse "la divine". 123 minutes d’un biopic poussif aux images superbes mais bourrées de défauts qui empêchent d’apprécier à sa juste valeur une belle idée de départ. Après Sarah Bernhardt, au tour de sa rivale italienne, Eleonora Duse, d’avoir droit à son portrait au cinéma. Pas un biopic à proprement parler, tout comme pour le film de Guillaume Nicloux, mais l'évocation de son retour tardif au théâtre, au crépuscule de l’existence de celle qu’on appelait la Divine, bien avant Garbo. Proposition alléchante, - d’où la « belle idée » citée plus haut -, mais il y a la forme sur laquelle il y tellement à dire. Des images d’époque pour illustrer la montée du fascisme mussolinien, pourquoi pas ?, mais que diable, quel choix plus que discutable de faire jouer l’ensemble du casting comme on jouait au théâtre en ce début de 20ème siècle ? - De toute façon, il n’existe aucun témoignage direct de l’art de la comédienne, c’est donc un a priori -, Et ici, c’est à la limite du supportable, parce que hurler en gros plan, en faire des tonnes à chaque instant, si ce sont les caractéristiques d’un certain théâtre – totalement passé de mode -, face à une caméra de 2026, c’est un véritable non-sens. Les sublimes images de Rome, Venise, Viterbe, Tivoli, ou Frascati ne font pas passer la pilule. Ajoutez les relations complexes entre la Duse et sa fille, ainsi que la proximité avec un D’Annunzio vieillissant et la messe est dite. On s’ennuie ferme malgré la prestation XXL de qui vous savez. Répétons-le, Valeria Bruni Tedeschi est immense. Elle est cette « Divine » au crépuscule de sa vie à chaque instant sur l’écran qu’elle crève de la première à la dernière minute. Elle est bien la seule à résister au mode de jeu imposé par le cinéaste. Contrairement à Noémie Merlant, Fanni Wrochna, Fausto Russo Alesi, Noémie Lvovski et les autres. Passion, maladie, folie, sacrifice, quelques, – trop peu -, références historiques, ne font pas forcément un film passionnant. C’est le moins qu’on puisse dire.
Le retour poussif sur scène d'une comédienne de théâtre en Italie au début du XXème siècle. Le film contextualise l'histoire entre la fin de la &ère guerre mondiale et l'avènement de Mussolini. Eléonora a dédié sa vie à la scène sacrifiant au passage sa vie personnelle et familiale. Valeria Bruni Tedeschi incarne cette femme en bout de course avec tout son talent mais elle force un peu le trait lassant un peu le spectateur. On est déstabilisé par les outrances des personnages qui peinent à convaincre.
Film plutôt intello sur le plan historique et littéraire. Un peu prétentieux aussi. Côté émotion c est raté et c est très désagréable de voir les visages continuellement en gros plan avec une caméra qui bouge tout le temps.
Le titre fait référence à la comédienne (1858-1924), qualifiée de Sarah Bernhardt italienne. Le film se focalise sur les dernières années de sa vie, après la 1ère guerre mondiale (où l’Italie faisait partie des alliés, aux côtés, notamment de la France, du Royaume-Uni et de la Russie), où elle reprend le théâtre, abandonné en 1908, malgré son état de santé (tuberculose). Il est très académique (photographie, décors, costumes) et bien joué (notamment Valeria Bruni Tedeschi, 62 ans, dans le rôle-titre) mais malheureusement très ennuyeux et trop long (122 mn). Beaucoup de personnages sont hystériques et/ou névrosés, suscitant peu d’intérêt et d’empathie de la part du spectateur. La comédienne italienne vit dans son monde et son art (qu’elle résume à « travailler, vivre et mourir »), au détriment de sa fille (Noémie Merlant, 38 ans) qui vit à Londres, et de la situation politique (spoiler: manque de discernement lors de sa rencontre avec le Duce qui paye ses dettes et lui verse une pension ). Le film manque aussi d’un regard politique : Benito Mussolini (1883-1945) est même sympathique et l’installation du fascisme est discrètement évoquée spoiler: par le tabassage d’un comédien homosexuel. Quant à l’écrivain Gabriele d’Annunzio (1863-1938), son ancien amant entre 1894 et 1904, son rôle politique est quasiment ignoré ; pourtant, nationaliste (il soutint Mussolini à partir de 1919), il prônait l’irrédentisme (revendication et annexion de territoires de langues italiennes) et le mit en pratique avec la prise et l’occupation (1919-1921) de la ville de Fiume (actuellement Rijeka, en Croatie mais qui faisait partie de l’empire austro-hongrois) et qui n’avait pas été intégrée à l’Istrie annexée par l’Italie. Sans oublier la récurrence des images d’archives colorisées montrant le transport, en train, du soldat inconnu italien, en 1921. Seule la scène de rencontre entre Sarah Bernhard (Noemie Lvovsky, 62 ans) et Eleonora Duse, est intéressante : spoiler: la comédienne française a compris que le monde a changé depuis la 1ère guerre mondiale (10 millions de morts) et que le théâtre doit aussi changer, alors qu’Eleonora Duse persiste à jouer, soit des auteurs du XIXe s tels Henrik Ibsen (1828-1906) [« La Dame de la mer » (1888], soit des débutants, tels Giacomo Rossetti Dubois (fictif dans le film), avec sa pièce « Hécube dans les tranchées » (Hécube étant l’épouse de Priam, roi de Troie), produite par un cinéaste (qui considère que le théâtre n’a plus d’avenir).
Valeria Bruni Tedeschi incarne « la divine ». En Italie, il s’agit d’Eleonora Duse, l’équivalente de Sarah Bernhardt en France. Cette grande comédienne de théâtre est malade, et doit malgré tout remonter sur scène. Le film montre une femme libre, iconoclaste, et son ambivalence face à l’arrivée au pouvoir de Mussolini. Outre la performance de Valeria Bruni Tedeschi, rien d’exceptionnel. Sympathique, sans plus.
Ultra-académique biopic prétentieux, très bavard et surjoué. Ressemble à du cinéma anglais.
Du cinéma pour les snobs qui aiment le théâtre. Si j'aimais le théâtre, j'irais au théâtre, pas au cinéma. Du cinéma pour les snobs qui pensent que le bon cinéma doit être ennuyeux et étaler sa culture (Shakespeare, Molière, Ibsen, Pierre de Ronsard, de la musique classique façon kitsch à la "Rondò Veneziano", ...)
Caméra inutilement instable, parce qu'on a été trop paresseux pour l'accrocher.
Avec Valeria Bruni Tedeschi ("Un couple parfait" de Nobuhiro Suwa, en 2005), vieillie, dans le rôle principal. Et dans le petit rôle de Sarah Bernhardt : Noémie Lvovsky, qui a réalisé une poignée de films sympas il y a vingt ou trente ans.
La mise en scène met en évidence la richesse des costumes (à l'odeur de naphtaline) et de jolies fleurs.
Duse a des dettes, mais curieusement elle vit toujours aussi tranquillement, sans saisie ou expulsion. Quant à sa fille, elle s'épanouit comme une grande bourgeoise dans une spacieuse propriété. Les dettes deviennent abstraites, sans conséquence.
Un très beau film (le volet décoration de cette œuvre est remarquable) constitue-t-il un grand film ? Il est permis de se poser ici la question. Et ma réponse négative est liée au sempiternel problème des "biopics", ce mot très laid apparu en même temps que la rage d'en réaliser et produire, comme si d'ailleurs les cinéastes ne trouvaient plus d'inspiration pour réellement inventer. En effet, une fois de plus ici, le fil chronologique tient lieu de dynamique dramatique. Or il en faut bien évidemment davantage pour soutenir notre intérêt. J'ai eu, conséquence de ce qui précède, l'impression de feuilleter un très beau "livre d'images". Lav Diaz, dans son magnifique et malaisant "Magellan" a trouvé la parade au moyen de ses plans-sequences qui étirent le temps à une époque, la nôtre, qui a tant besoin de voir les images ralenties. (Si la déco d' "Eleonora Duse" confine au sublime, la bande musicale originale m'est, elle, apparue incompréhensible. Je ne comprends pas ce qui justifie ces sons électroniques, un peu façon musique améliorée de supermarché. Les musiciens italiens de cinéma nous ont habitués à tellement mieux !).
Filmer Eleonora Duse après la guerre, au moment où l’Italie cherche un corps à vénérer — soldat inconnu, figures tutélaires, mythes réparateurs — n’est pas un choix neutre. Pietro Marcello inscrit Duse dans ce moment précis où une nation tente de refermer ses plaies par des symboles. Et c’est là que le film devient intéressant : non pas quand il raconte une actrice, mais quand il observe ce que le pouvoir, la mémoire et l’art attendent d’elle. Duse est une survivante. Pas seulement d’une carrière, mais d’un siècle qui bascule. Elle arrive à la fin d’un monde théâtral fondé sur la présence, la voix, la chair — au moment où le fascisme impose d’autres récits, d’autres gestes, d’autres corps. Le film montre cela sans l’expliquer frontalement : la pression politique, la montée de Mussolini, les attentes contradictoires qui pèsent sur une figure devenue patrimoine. Duse n’est plus seulement une artiste ; elle est sommée d’incarner quelque chose. Valeria Bruni-Tedeschi joue cette tension avec une retenue qui fait parfois la force du film, parfois sa limite. Elle ne cherche pas l’imitation, mais une fatigue habitée. Son jeu suggère une femme consciente d’être regardée comme un monument vivant, et qui refuse pourtant de se figer. Le rapport à D’Annunzio — poète, amant, homme d’influence — n’est pas romantisé : il devient un nœud de domination symbolique, entre admiration, dette et rejet. Mais le film hésite. À force de refuser le spectaculaire, Marcello frôle parfois l’illustration sage. Certains enjeux — notamment le rapport entre art et autoritarisme — restent en surface, comme si le film craignait d’être trop frontal. Il préfère la mélancolie à la confrontation. C’est respectable. Mais insuffisant. Car Duse méritait peut-être un film qui ose davantage heurter le mythe qu’il convoque. Ma note : 8 / 20
Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
Le film peine à trouver sa juste mesure : trop convenu pour réellement captiver, trop elliptique pour être pleinement lisible. Les choix de mise en scène étirent inutilement le récit, donnant lieu à de nombreuses longueurs qui finissent par égarer le/la spectateur•trice. Si l’interprétation de Valeria Bruni Tedeschi impressionne par sa maîtrise et son intensité, elle ne suffit pas à porter un ensemble qui demeure, au final, lourd et difficilement digeste.
Un manque de moyens flagrant (la scène d'ouverture !), une actrice qui n'a pas la voix d'une tragédienne, une musique style Rondo Veneziano, une mise en scène assez transparente alors qu'il aurait fallu un Luchino Visconti, autant de constatations qui font que l'on peut faire l'impasse sur ce film. Surnagent toutefois une excellente Noémie Merlant et quelques seconds rôles.
Un conseil : révisez l’histoire de l’Italie avant d’aller voir le film sinon le rôle de d’Annunzio vous laissera perplexe. Le scénario est horriblement mal ficelé et l’omniprésence de Valeria Tedeschi devient vite fatiguante. Seuls les costumes et les décors sauvent le film.