Eleonora Duse
Note moyenne
2,7
213 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

42 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
6 critiques
3
10 critiques
2
17 critiques
1
6 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2025
Après Sarah Bernhardt, au tour de sa rivale transalpine, Eleonora Duse, d’avoir droit à son portrait au cinéma dans le film qui porte son nom. Pas un biopic à proprement parler, mais l'évocation de son retour tardif au théâtre, au crépuscule de l’existence de celle qu’on appelait la Divine, bien avant Garbo. Proposition alléchante, d’autant plus avec le talentueux réalisateur de Martin Eden, Pietro Marcello. L’adjonction d’archives de l’époque concernée, l’après Première Guerre mondiale, n’alourdit en rien l’intrigue et sert à contextualiser une période où le fascisme file droit vers le pouvoir. Ajoutez les relations complexes entre la Duse et sa fille, ainsi que la proximité avec un D’Annunzio vieillissant et vous obtenez un plat copieux qui met l’eau à la bouche. Sauf que, malheureusement, tout ou presque est indigeste, à commencer par la prestation de Valeria Bruni-Tedeschi, qui en fait des tonnes, comme si un personnage aussi flamboyant que celui-ci ne méritait pas un peu de subtilité. Et comme elle est pratiquement de toutes les scènes, il est compréhensible que l’on ressente la longueur excessive du film comme une torture qui n’a rien d’exquise. Dommage, car les pistes narratives ouvertes, peut-être trop nombreuses, laissaient espérer une découverte plus plaisante de cette icône italienne.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 décembre 2025
Ce biopic historique sur la dernière partie de la vie de cette grande comédienne italienne est intéressant à découvrir. Cette célèbre diva du théâtre est magnifiquement incarnée par Valéria BRUNI qui est impériale dans ce film. Le réalisateur dépeint bien le contexte de cette époque après la première guerre mondiale et nous montre aussi l’influence du fascisme mussolinien et également à la remise en question du théâtre classique italien. On assiste à la lutte d’Eléonora DUSE qui, malgré sa santé fragile, résiste à ces évolutions. Le film, sans être un chef d’oeuvre est tout de même digne d’intérêt.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse au cinéma Le Balzac à PARIS le 11/12/2025)
Olivier G.
Olivier G.

24 abonnés 80 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2025
Superbe film sur une immense figure du théâtre qui était aussi connue que Sarah Bernard dans les années 1910-1920. On l’appelait également "La Divine". Eleonora Duse a en quelque sorte inventé l’Actor Studio, a été l’une des femmes qui a compté pour Gabriele d’Annunzio. Le film est tout sauf un biopic et se concentre sur les dernières années de la comédienne. Valeria Bruni-Tedeschi est somptueuse, tout comme Noémie Merland et le reste des comédiens. Magnifique photo avec un grain d’image très travaillé et permettant l’incrustation d’archives colorisées d’époque mais aussi une esthétique proche du symbolisme. Certains plans sur l’Ile San Michele à Venise font écho à l’Ile des Morts de Arnild Böcklin par exemple. J’ai adoré et il faut vraiment aller voir ce très beau film même si la Duse est beaucoup moins connue en Francz que l’autre Divine!
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2026
Ce film de Pietro Marcello est touchant et en même temps, c'est une véritable déclaration d'Amour au métier de "Comédienne" : Valéria Bruni-Tedeschi incarne "La Duse" la plus Grande Actrice Italienne d'Après-Guerre, où elle se révèle particulièrement "étincelante". Dans ce long-métrage, je suis très heureux de voir Noémie Merlant, jouer en italien et incarner "Enrichetta" la fille de la célèbre actrice. Mais briller dans son Art parallèlement à la montée du Régime Fasciste de Mussolini, à causé quelques dégâts... Quand l'Art est relégué au second plan, derrière un régime politique, les artistes en pâtissent forcément, ils perdent leurs Ämes et le peu d'étincelle de vie qu'ils ont en eux. Enrichetta, elle-même s'est sentie de trop dans cette histoire, ce n'est pas facile d'être la fille de la plus Grande Actrice d'Italie. Un film singulier qui a été présenté à la Mostra de Venise, mais est reparti bredouille. Mais on est quand même obligé de l'admettre, avec ce rôle Valeria Bruni-Tedeschi place la barre très, très HAUT.
selenie

7 445 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 janvier 2026
Le film débute bizarrement, donnant une importance non négligeable à la fin de la Première Guerre Mondiale. On comprend alors que le biopic, qui se focalise donc sur les années 1918-1922, construit le récit avec la transition entre la fin de la guerre et la montée du fascisme mussolinien. C'est plutôt judicieux, voire passionnant mais pourtant le film ne va pas au bout de l'idée. Mais le vrai soucis est que le film raconte une partie de sa vie qu'on connaît le moins et donc laisse place à toute une imagination dont on ne peut savoir le vrai du faux. Par exemple rappelons que la comédienne a normalement cessé sa liaison avec D'Annunzio dès 1904, tandis que nous ne savons pas si la rencontre avec sa rivale Sarah Bernhardt a réellement eu lieu bien que, sans contest, il s'agit de la meilleure scène du film avec une réflexion pertinente sur l'art du théâtre confrontée à l'actualité du monde. Tout le long du film on reste ainsi partagé sur la valeur historique du récit. Néanmoins, tout paraît plausible, la survie par l'art de la scène, l'amour des planches plutôt que l'amour filial, la reconnaissance aveugle plutôt que la lucidité politique, le scénario paraît donc aussi sincère que réaliste à défaut d'être historiquement fiable.
Site : Selenie
Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2026
L’immense diva Eleonora Duse (Valeria Bruni Tedeschi) a soixante ans quand la Première Guerre mondiale se termine. Son prestige s’étiole alors que sa santé décline, que le public se détourne du théâtre pour lui préférer le cinéma, que le fascisme lentement progresse. Elle décide pourtant de remonter sur scène et, aiguillonnée par la prestigieuse Sarah Bernhardt (Noémie Lvovsky), choisit de jouer la pièce d’un inconnu.

Pietro Marcello – qui est venu présenter ce film que j’ai eu la chance de voir en avant-première avec les lycéens du prix Palatine – avait signé "Martin Eden" que je n’avais pas aimé, sans savoir s’il fallait que j’en blâme son réalisateur ou bien le livre de Jack London pourtant unanimement apprécié, et "L’Envol", l’adaptation d’un célèbre roman russe des années Vingt. On retrouve dans "Eleonora Duse" le même travail sur l’image désaturée que dans ses films précédents, qui ajoute de la mélancolie à une histoire qui en porte déjà beaucoup.

Il fait preuve d’une grande maîtrise derrière la caméra et nous livre un beau mélodrame. Il nous fait connaître de ce côté-ci des Alpes où elle est quasiment inconnue, une figure italienne de la Belle Epoque. Eleonora Duse était la Sarah Bernhardt italienne. Elle monta sur les planches dès l’âge de quatre ans pour jouer Cosette dans une version des "Misérables". Son répertoire était immense et allait des grands drames classiques français au théâtre contemporain d’Ibsen ou de d’Annunzio auquel la lia une passion sulfureuse.

Eleonora Duse a trouvé en Valeria Bruni Tedeschi l’interprète idéale. L’actrice est souvent excessive et ses excès lui nuisent, la rendant parfois détestable. Mais le personnage même de la diva italienne était dans l’excès. Et Valeria Bruni Tedeschi s’y glisse à la perfection. Refusant la vieillesse et l’oubli, la diva veut à tout prix rester au sommet de sa gloire. Elle fait les mauvais choix, artistique en soutenant un dramaturge médiocre, politique en acceptant le parrainage de Mussolini. On la voit, comme dans une tragédie crépusculaire de Visconti, s’enfoncer lentement dans un inexorable déclin.

"Eleanora Duse" est un film exigeant. Je crains que les lycéens du jury du prix Palatine aient trouvé ses deux heures bien longues. Mais c’est un film sombre, grave et beau.
Aurélie Dutrey
Aurélie Dutrey

12 abonnés 34 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2025
Film intéressant qui revisite avec finesse le crépuscule de la Duse, bien servi par Valeria Bruni Tedeschi.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2026
Ai vu «Eleonora Duse » de Pietro Marcello. Le film retrace la dernière partie de vie de la grande tragédienne italienne «La Duse» (Valéria Bruni Tedeschi). Après la fin de la première guerre mondiale, la comédienne arrive un peu en fin de carrière alors que Mussolini fait son apparition avec la montée du facisme. Eleonora aimerait remonter sur scène tout en réglant ses comptes avec sa fille (Noémie Merlant) et le poète d’Annunzio avec lequel elle a eu une histoire d’amour (Fausto Russo Alesi insupportable). On aura rarement vu film aussi hétérogène, l’enchainement des nombreuses images d’archives et du biopic ne sont jamais vraiment fluides, si ce n’est qu’elles contextualisent gratuitement les faits ; les gros plans sur les visages sont dérangeants et peu flatteurs. La bande son musicale est à l’image du film, elle mélange techno, pseudo Rondo-Veneziano et est à la limite du supportable. La film ne tient que par la présence de Valéria Bruni Tedeschi qui est une évidence dans ce rôle de diva dont la carrière et le succès lui échappent. Le film lasse très vite et si l’on ne connaît pas un minimum cette période italienne et la carrière de la comédienne, rien n’est vraiment fait pour nous aider à entrer dans la dramaturgie. Les personnages ne sont pas très attachants et le metteur en scène a du mal à tenir son propos qui s’éparpille bien trop dans le fond et la forme. A l’image du « Sarah Bernhard, la Divine » de Guillaume Nicloux, « Eleonora Duse » est un hommage poussiéreux et ampoulé, si ce n’est que l’hommage à la comédienne italienne est en plus désordonné.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2026
Avec Eleonora Duse, le film s’inscrit dans un moment charnière de l’histoire italienne, entre 1917 et 1924, alors que le pays tente de se reconstruire après la guerre tout en glissant vers de profondes mutations politiques. Au cœur de ce contexte instable, Eleonora Duse, considérée comme la plus grande actrice de son époque, choisit de remonter sur scène après des années d’absence. Ce geste, loin d’être héroïque ou triomphal, révèle au contraire une multitude de tensions intimes et collectives. La santé déclinante, la relation douloureuse avec sa fille Enrichetta Marchetti, le poids d’une liaison passée avec Gabriele D’Annunzio et la pression économique composent un quotidien fragile, constamment mis à l’épreuve.

Le film ne se contente pas de retracer un parcours artistique. Il observe comment une figure publique devient un enjeu symbolique dans une société en crise, comment l’art peut être à la fois refuge et piège, espace de liberté et terrain de récupération politique. Le motif récurrent du voyage du cercueil du Soldat Inconnu, traversant l’Italie en train, agit comme un écho collectif à l’errance intérieure de l’actrice, toujours en mouvement, incapable de se fixer, cherchant une forme de vérité qui dépasse la simple reconnaissance.

La mise en regard avec Sarah Bernhardt éclaire encore davantage cette trajectoire. Là où l’une incarne un théâtre flamboyant, affirmé et maîtrisé, Eleonora Duse impose une révolution silencieuse, fondée sur l’intériorité, la fragilité et le retrait. Cette opposition dépasse la rivalité artistique pour interroger deux manières d’exister comme femme et comme artiste dans un monde dominé par des codes masculins et politiques. Le film montre ainsi comment Eleonora Duse, figure majeure du théâtre moderne, paie le prix d’une exigence artistique radicale, devenant le symbole d’une tension permanente entre liberté créatrice, reconnaissance publique et solitude intime.

Notre avis en quelques mots

Le film nous fait grandement penser à celui sur Sarah Bernhardt, Valeria Bruni Tedeschi est surprenante. Cependant, comme avec le film dont nous faisons l’analogie, le personnage dévore l’ensemble et nous place dans une forme de mise en scène de soi lourde. Bien sûr, ce genre de personnages historiques avaient tendance à se mettre en scène, mais le choix du cadrage et l’esthétique nous placent dans une forme de frontalité déstabilisante. Face à cela, il y a Noémie Merlant qui apporte quelque chose de fragile et doux. C’est ce contraste entre l’excès et la discrétion qui fait qu’on s’attarde sur la seconde actrice pour ces petits moments de calme qu’elle apporte.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
 ELEONORA DUSE - Pietro Marcello | ⭐ 8/10

"혌혭혦혰혯혰혳혢 혋혶혴혦, 혢혤혵혳혪혤혦 혮혺혵혩혪혲혶혦 혢혶 혤혳혦́혱혶혴혤혶혭혦 혥혦 혴혢 혤혢혳혳혪혦̀혳혦, 혥혦́혤혪혥혦 혮혢혭혨혳혦́ 혭’혢̂혨혦, 혭혢 혮혢혭혢혥혪혦 혦혵 혶혯 혤혰혯혵혦혹혵혦 혱혰혭혪혵혪혲혶혦 혮혦혯혢혤̧혢혯혵, 혥혦 혳혦혮혰혯혵혦혳 혴혶혳 혴혤혦̀혯혦 혶혯혦 혥혦혳혯혪혦̀혳혦 혧혰혪혴."

Avec ce portrait, le film échappe au piège du biopic académique qui aligne les événements d'une vie comme une page Wikipédia illustrée. Eleonora Duse est donc un biopic non conventionnel, qui préfère l’atmosphère à l’exhaustivité.

Au centre, Valeria Bruni Tedeschi est tout simplement formidable. Rarement dans la position d'incarner un premier rôle de cette ampleur, elle trouve ici peut-être le rôle de sa vie, traversant le film avec une intensité fiévreuse. On se surprend à regretter que le film ne soit pas français : nul doute qu’une telle performance aurait mérité une nomination aux César, voire davantage.

On retrouve non sans déplaisir la griffe du réalisateur, déjà à l’œuvre dans le très poétique Martin Eden : un grain d’image si particulier sur certaines séquences que l'on ne sait jamais vraiment s'il s'agit d'images d'archives ou de reconstitutions, une mise en scène résolument moderne et une bande-son faites de nappes électroniques qui viennent contraster avec le film d’époque en costumes, ainsi qu'un trouble permanent, entre rêve, réalité et fable, qui confère au film une atmosphère tout à fait singulière. Mentions spéciales au film-dans-le-film autour du voyage en train de la dépouille du Soldat inconnu, séquences qui inscrivent le récit dans l'Histoire, avec la montée du fascisme en arrière-plan, ainsi qu'à la savoureuse rencontre avec Sarah Bernhardt, où la joute entre Bruni Tedeschi et Noémie Lvovsky fait des étincelles.

Le film n’est cependant pas exempt de faiblesses. À force de se raccrocher aux obsessions de son héroïne, le récit finit par tourner en rond et appuie parfois trop lourdement sur le drame.

Reste un portrait de femme complexe, habitée par le théâtre, mais minée par la maladie et les difficultés financières. Un film imparfait mais habité, à l’image de son héroïne.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Arthur H
Arthur H

74 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2026
Eleonora Duse est un film d’une rare élégance, porté par une mise en scène d’une beauté envoûtante, à la fois épurée et profondément habitée. Chaque plan semble pensé comme une tableau.... Valeria Bruni Tedeschi y livre une performance absolument magistrale : habitée, vibrante, d’une justesse bouleversante, elle incarne son personnage avec une intensité et une fragilité qui captivent de bout en bout. Si vous avez aimé l'excellent Martin Eden, le précédent film de Pietro Marcello, foncez, vous ne serez pas deçu.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 janvier 2026
Je me suis ennuyé malgré que l'actrice Valeria Bruni Tedeschi est talentueuse elle incarne une actrice Italienne à la fin de la première guerre mondiale.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 480 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 janvier 2026
Ce film retrace la vie de Eleonora Duse juste après la première guerre mondiale et la montée des fascistes de Mussolini.

L'interprétation de Valeria Bruni Tedeschi était remarquable.

Mais le reste du film niveau histoire est moyen. Je m'attendais à plus de confrontation du facsime italien.
Xian Crister
Xian Crister

16 abonnés 7 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 janvier 2026
Interminable, théâtral dans le mauvais sens du terme, quel dommage pour un sujet qui aurait pu être très intéressant
ralf73
ralf73

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 janvier 2026
Tel que présenté, le personnage contral est juste déroutant, et n'a pas éveillé chez moi le moindre début d' intérêt ; quant à la narration, c'est une pure bouillie de chat. Au total, affligeant !
Les meilleurs films de tous les temps