Alors là c'est la calotte la vraie.. mon fiancé est un amoureux des plantes, des fleurs... bref de la Flore en tout genre et Marie Victorin est son idole suprême et il rêvait de voir son biopic alors pour son anniversaire, nous nous sommes lancés mais comment dire... bah il est tombé de haut car ce n'est pas du tout ce à quoi il s'attendait... et non car le film est axé sur la relation amoureuse mais platonique qu'il entretenait avec Marcelle Gauvreau, sa muse et du coup, comme toujours avec l'insupportable Lyne Charlebois, tout tourne autour du sexe et c'est insupportable. C'est pas possible d'avoir révolutionné les mentalités et la botanique comme cet homme là et cette femme là l'ont fait pour être réduits à ça dans leur biopic... ca nous a mis en colère comme jamais et mon amoureux en gardera un souvenir effroyable... à oublier au plus vite... si on y arrive !
Dans les années 1930, le frère Marie-Victorin, éminent professeur de botanique, fondateur du Jardin botanique de Montréal, a entretenu avec son étudiante Marcelle Gavreau une relation passionnée qui est pourtant restée platonique.
Ce film nous vient du Québec. Il en a l’accent si charmant. Il aurait pu se borner à raconter une histoire. Celle d’une relation hors normes entre un frère lasallien et son élève, révélée dans les années quatre-vingt-dix par la publication de leur riche correspondance. Mais il y rajoute une intéressante mise en abyme malheureusement mal exploitée.
L’affaire aurait pu être tristement banale, comme on en entend si souvent hélas depuis quelques années et les travaux nécessaires de la Ciase en France ou d’autres commissions en Irlande, au Chili, ou ailleurs : l’histoire d’une emprise sexuelle d’un homme de foi sur une croyante trop crédule. De telles situations ont d’ailleurs nourri bien des films : "The Magdalene Sisters", "El Club", "Philomena", "Grâce à Dieu", "Tu ne mentiras point"…
Mais si emprise il y a entre l’homme d’Eglise et son élève de vingt-deux ans sa cadette, elle n’est pas sexuelle. Leur relation serait semble-t-il restée platonique. Le paradoxe de ce film est de raconter cette relation si chaste avec un érotisme débordant. Car à défaut de pratiquer le sexe, les deux épistolaires s’en sont parlés, en des termes très directs, comme si la description frontale de la sexualité constituât un moyen pour eux de la refouler.
Le film aurait pu se contenter de raconter une histoire. Mais il rajoute une couche de complexité. Il filme ses acteurs en train de tourner dans le film qui raconte cette histoire. Il prête au couple vedette une relation adultère qui fait écho à la chasteté de leurs deux personnages. Cette mise en abyme était une sacrée bonne idée. Dommage qu’elle n’ait pas été mieux exploitée.
Ces échanges "cliniques" entre un prêtre soumis au voeu de chasteté et une jeune femme vierge sont impensables dans ce Canada soumis à la religion (année 30/40). Pourtant lui est considéré comme un modèle dans la création du Canada moderne et elle une biologiste toujours reconnue. Mais on se lasse par moment des discours, des superbes images de paysages québécois qui nous font somnoler un peu.
Un biopic surprenant portant sur deux figures inconnues en France et porté par un casting talentueux tout aussi inconnu. Beau et intense, il souffre de quelques longueurs mais ne manque pas de sensualité.
Un petit tour au Québec avec Lyne Charlebois et son drame inspiré d’une histoire vraie. Dans les années 30 au Québec, le Frère Marie-Victorin, surtout connu comme fondateur du Jardin botanique de Montréal, se lie d’amitié avec son étudiante Marcelle Gauvreau, qui deviendra sa collaboratrice. Alimentée par un amour de la religion et une fascination envers la nature et la science, leur relation évoluera en un échange épistolaire, dans lequel ils explorent les désirs. Après ces 100 minutes, une certitude, les images de la nature sont splendides. Une question, cette histoire valait-elle vraiment d’être racontée au cinéma ? Poser la question est, comme souvent, y répondre. Cet hymne à la beauté du monde végétal qui borde le fleuve Saint-Laurent est avant tout… bavard. Ça parle de la puissance de la nature, du désir, et de l'amour sous toutes ses formes. Mais je le répète : ça parle. Et même si les plans de coupe sur les beautés de la nature sont superbes, mais trop systématiques, pour ne pas dire forcenés, les personnages, comme perclus de religiosité aveugle, nous saoûlent par leur babillage permanent. Et puis alors, le langage des fleurs et de la faune comme révélateur de l’émancipation féminine ??? Trop c’est trop ! Donc à l’arrivée un biopic trop sage, trop lisse, trop ennuyeux, même si le film propose quelques transitions originales – mais artificielles -, entre tournage et fiction, ce qui prouve bien que Mme Charlebois, a bien senti que son récit ne se suffisait pas à lui-même. Et nous aussi, on le sent bien. Malgré tous ses défauts, Mylène MacKay a été primée pour son interprétation à Angoulême en 2024. – Oui, ce film a pas mal tardé à sortir sur nos écrans et à mon humble avis, on aurait pu s’en passer -. Les autres, Alexandre Goyette en tête, Rachel Graton, Francis Ducharme et les autres font le boulot mais sans grande conviction. Franchement dispensable.
A partir d'une correspondance véritable de la fin du 19e siècle, le film parle de l'histoire d'amour impossible, entre une jeune botaniste et un prêtre décidé à le rester. Tressée avec l'histoire d'amour actuelle, et tout aussi impossible, entre les deux acteurs principaux. Cette seconde intrigue, au début, paraît plaquée, superficielle; mais si elle ne l'est pas, alors il s'agit d'un film sur les hommes qui fuient l'amour. Le traitement surprend de ce côté-ci de l'Atlantique. C'est pour le moins... original. Il y a de belles images, de belles idées, mais les chapelets de mots crus trop fréquents manquent leur cible: on nous parle de trouble et d'érotisme, mais on a de la truculence. C'est très différent.
Je l'ai vu avec ma mère car ce film la tentait mais ce n'est pas ce à quoi elle s'attendait et moi non plus même si j'avais seulement lu le synopsis. J'ai adoré lorsqu'ils montraient des images du Québec, c'était magnifique. spoiler: Dans l'histoire Marcelle a 23 ans mais frère Marie-Victorin doit en avoir bien plus donc c'était assez bizarre. J'ai bien aimé tout ce qui tournait autour de la botanique mais lorsqu'ils ont commencés à parler et à écrire sur le sexe, c'était très étrange et pas sain comme relation. Puis, à un moment, nous avons Antoine et Roxane qui sont en plein tournage et durant ces moments-là, j'avoue que j'étais un peu perdue. La fin me paressait un peu longue.
Un bien joli film qui débute sous de très beaux hospices et qui au fil du scénario s’essouffle et ne m’a pas permis d’avoir toutes les émotions escomptés. À voir pour le sujet, l’intelligence du propos et ses dialogues.
J'ai vu le film en avant première à l'Espace Saint-Michel : j'ai beaucoup aimé les images magnifiques, et le jeu entre deux temporalités. Les acteurs sont remarquables. Content d'en apprendre plus sur ces deux personnages historiques avant-gardistes qui ont marqué Montréal et initié, à leur manière, la Révolution Tranquille québécoise alors que le poids de l'église catholique était encore si fort sur ces rives du Saint-Laurent !
Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles est un film profondément humaniste, qui mêle la poésie de l’épistolaire à la rigueur scientifique, l’amour charnel à la foi, la liberté de penser à la puissance du silence. À travers l’histoire vraie du frère Marie-Victorin et de Marcelle Gauvreau, Lyne Charlebois tisse une œuvre délicate et audacieuse, qui refuse de choisir entre intellect et émotion. Le film nous plonge dans un Québec rural des années 30, pris entre ferveur religieuse et soif de savoir, et montre comment deux âmes fragiles, rescapées de la maladie, cherchent ensemble à comprendre le monde et à s’aimer, malgré les interdits. Loin d’un simple biopic, il s’agit ici d’un hommage au courage de celles et ceux qui osent penser autrement.
La force du film réside aussi dans sa mise en abîme : à travers le tournage de cette histoire d’hier, deux acteurs d’aujourd’hui réinterrogent leur propre rapport au désir, à la transmission, au respect de l’autre. Ce dispositif méta donne une lecture moderne à un récit ancien, rappelant que les luttes pour l’amour, la liberté, le droit au savoir et à la parole sont toujours d’actualité. La réalisation, tout en douceur et en contrastes, sublime les émotions sans les surjouer. La musique, les lumières et les silences participent à cette atmosphère feutrée où la beauté se niche dans chaque regard, chaque mot, chaque non-dit. Loin des grands effets, le film choisit l’intime, le subtil, le sensoriel.
Enfin, cette œuvre met en lumière une figure féminine trop longtemps oubliée : Marcelle Gauvreau, scientifique passionnée, femme libre, éducatrice pionnière. Dans un monde d’hommes et de dogmes, elle a tenu tête, écrit, enseigné, semé. Le film lui redonne la place qu’elle mérite, aux côtés de celui dont l’Histoire avait gardé le nom. Car si Marie-Victorin fonde un jardin botanique, Marcelle, elle, plante des graines dans les esprits. Ensemble, ils incarnent un amour hors normes, une foi sans rigidité, et surtout une idée forte : la science et la spiritualité ne s’opposent pas, elles se nourrissent, à condition d’y mettre de la tendresse.
Vu dans le cadre du Festival du Film Francophone d'Angoulême : Un grand gâchis. Une histoire très belle raconté sans aucune inventivité. Une mise en scène très explicite (la beauté de l'humain, oh la beauté de la nature, oh le soleil, oh les oiseaux) et une histoire annexe de nos jours qui n'apporte pas grand chose, si ce n'est porter vers le bas un film qui ne se portait déjà pas très bien...
Lyne Charlebois réussit brillement à adapter à l'écran une relation épistolaire autour des mystères de la nature et de la vie entre un prêtre et sa jeune disciple. De simple relation de maître à élève, la correspondance fait place à l'expression d'une passion charnelle qui ne pourra jamais être assouvie. C'est un film qui peu à peu devient incandescent et d'une sensualité explosive. Le parallèle entre les deux personnages vivant leur passion dans les mots et les deux comédiens qui n'ont justement pas su trouver les mots pour dépasser la simple histoire d'une nuit est bouleversant! C'est très beau, très bien photographié!, montrant la beauté de la nature québecoise et ces humains qui en découvrent tous la complexité.