Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles
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Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2024
Très beau film, les reconstitutions costumes / lieux / moeurs du Québec de l'époque sont brillamment menées et le casting est vraiment excellent. La relation spoiler: platonique
de Frère Marie-Victorin et son amie Marcelle, tous deux passionnés de botanique, des corps, de la vie.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 août 2024
Inspiré par les échanges épistolaires entre un religieux québécois féru de botanique et son étudiante, Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles possède en soi un sujet original et fort, car les deux protagonistes affichent dans leurs écrits un amour réciproque. qui ne pourra que rester platonique. Ce qui n'empêche pas leurs lettres d'être fort explicites en matière de sexe, comme deux âmes, adeptes de la "biologie sans voile", qui ne considèrent pas comme impures de telles pensées, d'autant plus "scandaleuses" qu'elles sont rédigées dans les années trente et quarante du siècle dernier. Mais Lyne Charlebois ne s'en tient pas là, en créant une mise en abyme contemporaine, laquelle affadit hélas le sujet premier de son long-métrage. Dans le même temps, elle rend grâce à la beauté et à la richesse de la flore québécoise, dans un déluge d'esthétisme un peu forcené. L'histoire de ces deux êtres qui se sont heureusement trouvés et ont fait fi des conventions de la société était suffisamment fascinante pour ne pas l'accompagner d'ajouts narratifs et de formalisme. Cette frustration est cependant un peu gommée par le jeu vibrant et à l'unisson de ces deux interprètes principaux, Alexandre Goyette et Mylène MacKay.
Direct-actu.fr
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371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2025
Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles est un film profondément humaniste, qui mêle la poésie de l’épistolaire à la rigueur scientifique, l’amour charnel à la foi, la liberté de penser à la puissance du silence. À travers l’histoire vraie du frère Marie-Victorin et de Marcelle Gauvreau, Lyne Charlebois tisse une œuvre délicate et audacieuse, qui refuse de choisir entre intellect et émotion. Le film nous plonge dans un Québec rural des années 30, pris entre ferveur religieuse et soif de savoir, et montre comment deux âmes fragiles, rescapées de la maladie, cherchent ensemble à comprendre le monde et à s’aimer, malgré les interdits. Loin d’un simple biopic, il s’agit ici d’un hommage au courage de celles et ceux qui osent penser autrement.

La force du film réside aussi dans sa mise en abîme : à travers le tournage de cette histoire d’hier, deux acteurs d’aujourd’hui réinterrogent leur propre rapport au désir, à la transmission, au respect de l’autre. Ce dispositif méta donne une lecture moderne à un récit ancien, rappelant que les luttes pour l’amour, la liberté, le droit au savoir et à la parole sont toujours d’actualité. La réalisation, tout en douceur et en contrastes, sublime les émotions sans les surjouer. La musique, les lumières et les silences participent à cette atmosphère feutrée où la beauté se niche dans chaque regard, chaque mot, chaque non-dit. Loin des grands effets, le film choisit l’intime, le subtil, le sensoriel.

Enfin, cette œuvre met en lumière une figure féminine trop longtemps oubliée : Marcelle Gauvreau, scientifique passionnée, femme libre, éducatrice pionnière. Dans un monde d’hommes et de dogmes, elle a tenu tête, écrit, enseigné, semé. Le film lui redonne la place qu’elle mérite, aux côtés de celui dont l’Histoire avait gardé le nom. Car si Marie-Victorin fonde un jardin botanique, Marcelle, elle, plante des graines dans les esprits. Ensemble, ils incarnent un amour hors normes, une foi sans rigidité, et surtout une idée forte : la science et la spiritualité ne s’opposent pas, elles se nourrissent, à condition d’y mettre de la tendresse.
FaRem

10 571 abonnés 11 451 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 août 2024
« - Se connaître et se comprendre pour mieux s'aimer. - Pour mieux aimer. » Il n'y a pas l'un sans l'autre dans ce nouveau film de Lyne Charlebois qui parle de désirs, de sexualité, d'éveil sexuel de la femme, d'émancipation grâce au plaisir féminin, le tout à travers des lettres endiablées au sein d'une relation platonique. spoiler: Il s'agit d'un film dans le film, une mise en abyme, avec d'un côté la relation entre Marcelle Gauvreau et Marie-Victorin dans les années 30 et de l'autre, les acteurs qui les incarnent sur le tournage avant lequel ils ont une aventure d'un soir. Deux histoires, deux époques, deux façons de voir les choses autour de l'intimité et des relations, mais j'aurais préféré pour ma part que le film se focalise sur l'histoire d'origine...
Si le film est esthétiquement superbe, il n'est pas aussi irréprochable partout. Les dialogues sont souvent bateaux, les allers-retours entre les époques manquent de fluidité et cassent l'immersion, les écrits ne sont pas toujours bien portés à l'écran et le casting n'est pas des plus convaincants notamment Mylène Mackay dont l'interprétation est souvent niaise... Ça reste joli, mais ce n'est pas un film qui m'a emballé.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juillet 2024
Mais qu’il est beau et poétique ce titre! Cela nous rappelle au bon souvenir du « Se souvenir des belles choses » de Zabou Breitmann il y a vingt ans. Cette considération mise à part voilà une œuvre qui parlera beaucoup aux québécois puisqu’elle se propose de raconter la romance platonique et épistolaire d’un homme de Dieu également botaniste, le père Marie-Victorin, et de l’une de ses élèves passionnées elle aussi par la faune et la nature en général. Des échanges qui parleront aussi bien de la flore et des espaces naturels du Québec qu’ils dévieront par la suite sur les différents aspects et contours de la sexualité, sujet hautement tabou pour l’époque et pour l’Église. Leur histoire a marqué celle du Québec (le jardin botanique de Montréal a été fondé par lui), celle d’une époque trouble qui marquait un besoin de liberté sexuelle et d’émancipation. Leur duo est aussi à l’origine d’ouvrages scientifiques sur la botanique qui font encore figures de références en la matière. On est donc ici dans un film hommage qui honore cette amour sans sexe qu’on oppose au sexe sans amour dans le présent.

En effet, « Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles » prend le pari d’élargir cette histoire prenant place dans le passé par le biais d’une mise en abyme qui nous projette dans le présent, sur le tournage du film qui se déroule sous nos yeux et avec les mêmes acteurs à la ville qui incarnent les comédiens jouant ces personnages. Dit comme cela, ça peut paraître complexe mais cet effet miroir osé est fluide et intéressant à l’écran même s’il apporte au long-métrage de Lyne Charlebois autant de lourdeurs que de qualités notables. D’un côté les transitions du passé (les trois quarts du film) vers le présent sont plutôt bien amenées et les deux parties se nourrissent l’une de l’autre mais on peut aussi trouver que cela fait quelque peu forcé et relève plus du tic formel peu nécessaire. Et, parfois, cela nous déconnecte de l’histoire plus qu’autre chose en plus de certaines redondances et d’un côté verbeux un peu trop imposant, dû à la facture épistolaire du matériel de base...

Cependant, « Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles » déborde de qualités et il infuse un joli parfum d’apaisement et de communion avec la nature. Lyne Charlebois filme la végétation québécoise avec amour et volupté à tel point que certains plans flirtent avec le sublime comme peut nous les offrir un Terrence Malick. Une fleur à la rosée du matin, une chenille s’agrippant sur une tige de plante ou, l’un des plus beaux moments du long-métrage, des mains sous l’eau qui se frôlent an caressant des algues... Bref, la flore est filmée avec amour et cela sied bien au film. Ensuite, la reconstitution du Québec d’antan est parfaite et le côté puritain de l’époque est bien rendu à travers les regards en coin que cette relation engendrait. Il y a un souffle romanesque indéniable et beaucoup de choses à la fois instructives et passionnantes dans ce joli film qui narre en filigrane tout le contexte moral d’une période de l’Histoire de la Belle Province. Ce film a pris des risques et il n’est pas parfait mais c’est agréable, beau et touchant à bien des égards.

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Michel Moatti
Michel Moatti

9 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2024
Lyne Charlebois réussit brillement à adapter à l'écran une relation épistolaire autour des mystères de la nature et de la vie entre un prêtre et sa jeune disciple.
De simple relation de maître à élève, la correspondance fait place à l'expression d'une passion charnelle qui ne pourra jamais être assouvie.
C'est un film qui peu à peu devient incandescent et d'une sensualité explosive.
Le parallèle entre les deux personnages vivant leur passion dans les mots et les deux comédiens qui n'ont justement pas su trouver les mots pour dépasser la simple histoire d'une nuit est bouleversant!
C'est très beau, très bien photographié!, montrant la beauté de la nature québecoise et ces humains qui en découvrent tous la complexité.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2025
Dans les années 1930, le frère Marie-Victorin, éminent professeur de botanique, fondateur du Jardin botanique de Montréal, a entretenu avec son étudiante Marcelle Gavreau une relation passionnée qui est pourtant restée platonique.

Ce film nous vient du Québec. Il en a l’accent si charmant. Il aurait pu se borner à raconter une histoire. Celle d’une relation hors normes entre un frère lasallien et son élève, révélée dans les années quatre-vingt-dix par la publication de leur riche correspondance. Mais il y rajoute une intéressante mise en abyme malheureusement mal exploitée.

L’affaire aurait pu être tristement banale, comme on en entend si souvent hélas depuis quelques années et les travaux nécessaires de la Ciase en France ou d’autres commissions en Irlande, au Chili, ou ailleurs : l’histoire d’une emprise sexuelle d’un homme de foi sur une croyante trop crédule. De telles situations ont d’ailleurs nourri bien des films : "The Magdalene Sisters", "El Club", "Philomena", "Grâce à Dieu", "Tu ne mentiras point"…

Mais si emprise il y a entre l’homme d’Eglise et son élève de vingt-deux ans sa cadette, elle n’est pas sexuelle. Leur relation serait semble-t-il restée platonique. Le paradoxe de ce film est de raconter cette relation si chaste avec un érotisme débordant. Car à défaut de pratiquer le sexe, les deux épistolaires s’en sont parlés, en des termes très directs, comme si la description frontale de la sexualité constituât un moyen pour eux de la refouler.

Le film aurait pu se contenter de raconter une histoire. Mais il rajoute une couche de complexité. Il filme ses acteurs en train de tourner dans le film qui raconte cette histoire. Il prête au couple vedette une relation adultère qui fait écho à la chasteté de leurs deux personnages.
Cette mise en abyme était une sacrée bonne idée. Dommage qu’elle n’ait pas été mieux exploitée.
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2025
Un biopic surprenant portant sur deux figures inconnues en France et porté par un casting talentueux tout aussi inconnu. Beau et intense, il souffre de quelques longueurs mais ne manque pas de sensualité.

La critique complète sur
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 août 2025
Un bien joli film qui débute sous de très beaux hospices et qui au fil du scénario s’essouffle et ne m’a pas permis d’avoir toutes les émotions escomptés.
À voir pour le sujet, l’intelligence du propos et ses dialogues.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 775 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 octobre 2025
Alors là c'est la calotte la vraie.. mon fiancé est un amoureux des plantes, des fleurs... bref de la Flore en tout genre et Marie Victorin est son idole suprême et il rêvait de voir son biopic alors pour son anniversaire, nous nous sommes lancés mais comment dire... bah il est tombé de haut car ce n'est pas du tout ce à quoi il s'attendait... et non car le film est axé sur la relation amoureuse mais platonique qu'il entretenait avec Marcelle Gauvreau, sa muse et du coup, comme toujours avec l'insupportable Lyne Charlebois, tout tourne autour du sexe et c'est insupportable. C'est pas possible d'avoir révolutionné les mentalités et la botanique comme cet homme là et cette femme là l'ont fait pour être réduits à ça dans leur biopic... ca nous a mis en colère comme jamais et mon amoureux en gardera un souvenir effroyable... à oublier au plus vite... si on y arrive !
PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2025
Ces échanges "cliniques" entre un prêtre soumis au voeu de chasteté et une jeune femme vierge sont impensables dans ce Canada soumis à la religion (année 30/40). Pourtant lui est considéré comme un modèle dans la création du Canada moderne et elle une biologiste toujours reconnue. Mais on se lasse par moment des discours, des superbes images de paysages québécois qui nous font somnoler un peu.
Lindaoff
Lindaoff

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2025
Film qui m' a transportée par le jeu des acteurs, le rythme du film , la beauté des images et le talent d'écriture .
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 septembre 2025
Beau, didactique et… ennui garanti

Un petit tour au Québec avec Lyne Charlebois et son drame inspiré d’une histoire vraie. Dans les années 30 au Québec, le Frère Marie-Victorin, surtout connu comme fondateur du Jardin botanique de Montréal, se lie d’amitié avec son étudiante Marcelle Gauvreau, qui deviendra sa collaboratrice. Alimentée par un amour de la religion et une fascination envers la nature et la science, leur relation évoluera en un échange épistolaire, dans lequel ils explorent les désirs. Après ces 100 minutes, une certitude, les images de la nature sont splendides. Une question, cette histoire valait-elle vraiment d’être racontée au cinéma ? Poser la question est, comme souvent, y répondre.
Cet hymne à la beauté du monde végétal qui borde le fleuve Saint-Laurent est avant tout… bavard. Ça parle de la puissance de la nature, du désir, et de l'amour sous toutes ses formes. Mais je le répète : ça parle. Et même si les plans de coupe sur les beautés de la nature sont superbes, mais trop systématiques, pour ne pas dire forcenés, les personnages, comme perclus de religiosité aveugle, nous saoûlent par leur babillage permanent. Et puis alors, le langage des fleurs et de la faune comme révélateur de l’émancipation féminine ??? Trop c’est trop ! Donc à l’arrivée un biopic trop sage, trop lisse, trop ennuyeux, même si le film propose quelques transitions originales – mais artificielles -, entre tournage et fiction, ce qui prouve bien que Mme Charlebois, a bien senti que son récit ne se suffisait pas à lui-même. Et nous aussi, on le sent bien.
Malgré tous ses défauts, Mylène MacKay a été primée pour son interprétation à Angoulême en 2024. – Oui, ce film a pas mal tardé à sortir sur nos écrans et à mon humble avis, on aurait pu s’en passer -. Les autres, Alexandre Goyette en tête, Rachel Graton, Francis Ducharme et les autres font le boulot mais sans grande conviction. Franchement dispensable.
Luis
Luis

8 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 janvier 2025
Vu dans le cadre du Festival du Film Francophone d'Angoulême : Un grand gâchis. Une histoire très belle raconté sans aucune inventivité. Une mise en scène très explicite (la beauté de l'humain, oh la beauté de la nature, oh le soleil, oh les oiseaux) et une histoire annexe de nos jours qui n'apporte pas grand chose, si ce n'est porter vers le bas un film qui ne se portait déjà pas très bien...
Bénédicte Crevola
Bénédicte Crevola

5 abonnés 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 août 2025
Je l'ai vu avec ma mère car ce film la tentait mais ce n'est pas ce à quoi elle s'attendait et moi non plus même si j'avais seulement lu le synopsis. J'ai adoré lorsqu'ils montraient des images du Québec, c'était magnifique. spoiler: Dans l'histoire Marcelle a 23 ans mais frère Marie-Victorin doit en avoir bien plus donc c'était assez bizarre. J'ai bien aimé tout ce qui tournait autour de la botanique mais lorsqu'ils ont commencés à parler et à écrire sur le sexe, c'était très étrange et pas sain comme relation. Puis, à un moment, nous avons Antoine et Roxane qui sont en plein tournage et durant ces moments-là, j'avoue que j'étais un peu perdue.
La fin me paressait un peu longue.
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