Pas forcément, les plus grands moments caustiques avec personnages décalés (toujours somme toute sympathiques) de la série culte. Tour à tour une influenceuse en voyage d’affaires à Dubaï pour proposer et vanter de l’immobilier à ceux qui la suivent. Une écolo-catho, adepte du zéro déchet. Une artiste encore en devenir au Festival d’Avignon. Un médecin hypocondriaque. Un médecin encore, mais légiste cette fois, en pleine dissection dans le cadre d’une autopsie. Cette dernière séquence est scabreuse avec des images discutables. Mériterait un avertissement aux spectateurs les plus sensibles. Le tout enfilé comme des perles, sans transition. C’est étrange comme ça capte l’attention du spectateur comme s’il était là tapi dans un coin de la scène à observer en silence, à réfléchir, à ne pas réagir mais en n’en pensant toutefois pas moins.
Strip Tease n'a décidément pas son pareil pour disséquer les travers de notre société, en l'observant à une distance toujours parfaite, avec un regard sans concession mais jamais moqueur ou dans le jugement pour autant.
Contrairement à ses deux dernières réalisations pour le cinéma, Ni Juge Ni Soumise et Poulet Frites, la franchise retrouve ici son format de diffusion TV, à savoir plusieurs reportages sans lien les uns avec les autres.
Les spectateurs trouveront donc nécessairement certains segments plus intéressants que d'autres. Ce qui frappe est leur dimension intemporelle, tant ils auraient pu être tournés hier comme il y a trente ans, hormis le premier, qui nous plonge dans notre époque en mettant en scène des influenceuses à Dubaï. Mais c'est réellement à partir du deuxième reportage que l'on retrouve l'esprit et le ton original de l'émission, avec des personnages hauts en couleurs comme cette comédienne amatrice qui a bien du mal à remplir sa salle sous le soleil plombant du Festival off d'Avignon, cette mère de famille nombreuse catho-écolo que l'on croirait tout droit sortie d'un sketch de Valérie Lemercier ou ce médecin hypocondriaque hilarant. Quant au dernier segment, l'autopsie d'un corps en plan fixe, il se révèle trop extravagant et n'apporte pas grand chose (à part quelques sensations fortes), même s'il permet de donner tout son sens au titre du film.
La recette, qui a fait le succès de l'émission des années 90 devenue culte, reste inchangée (pas de contexte, pas de voix off, un faux rythme dû à caméra qui n'a pas peur des longueurs et qui n'occulte aucune scène, même celles qui pourraient sembler parfois vides de sens...). Elle comblera donc les plus nostalgiques mais se révélera aussi être la limite du film, qui ne présente par conséquent que peu de qualités dites "cinématographiques".
Pour les fans de l'émission, l'effet nostalgique fonctionne et l'on se revoit devant sa télé le dimanche à 18h sur FR3 et l'on ressort de la projection avec un seul rêve : retrouver Strip tease à une fréquence hebdomadaire.
Retour de l'émission culte belge sous un format unique pour le cinéma, reprenant les codes, pas de voix off, de la prise d'images pure et dure. Avec un oeil sur 2025 et son époque aussi fascinante qu'horripilante. Comme souvent, ça ne peut pas laisse indifférent.
Dans un monde obsédé par l’image et la mise en scène de soi, "Strip-tease intégral" pousse l’exercice à son paroxysme. Fidèle à l’ADN de l’émission culte, le film observe sans filtre, avec une cruauté parfois hilarante, parfois glaçante. Ici, plus de voile, plus de retenue : la réalité se met à nu, jusqu’à l’inconfort. Libon, Bisiaux et Dubois capturent une époque où tout se raconte, jusqu’à l’absurde. Un miroir impitoyable de notre société, qui dit bien plus sur nous qu’on ne voudrait l’admettre.
Alors autant le dire tout de suite, le fait que ça soit diffusé au cinema n'apporte rien à Strip tease, c'est plutôt 4 épisodes mis bout à bout. Pas les meilleurs strip tease vus mais ça reste quand même très significatif sur notre époque actuelle. A noter 10 dernières minutes impressionnantes mais difficiles à regarder si on est trop sensible.
Un objet tellement à part, une oeuvre brute tout comme l’était l’émission TV Strip-tease, une caméra qui filme et c’est tout ! Et c’est là qu’on obtient quelque chose de pleinement réel, drôle, touchant, triste, surprenant. En passant d’une séquence à une autre on se retrouve confronté à des environnements bien différents qui nous montrent que la vie oscille entre le tragique et le comique.
Après "Ni juge, ni soumise" et "Poulets Frites", l'émission belge "Strip Tease" revient dans les salles obscures mais cette fois sous forme de film à segments, chaque segment étant un épisode inédit de l'émission. Et c'est tout bonnement excellent ! Effectivement, on retrouve très rapidement l'esprit et l'ambiance de l'émission, dès le générique d'ailleurs, ce fameux générique assez dérangeant avec ces dessins abstraits accompagnés de cette musique dissonante. Alors, il faut savoir que les épisodes n'ont trop rien à voir entre eux puisque nous suivons des influenceuses à Dubaï pour passer à une comédienne venant de se lancer dans le stand-up (qui rappelle d'ailleurs un peu l'épisode "Comique" mais sans bien-sûr cet énorme malaise ambiant... quoique ?), suivi d'une mère de famille catholique mais prônant surtout le zéro déchet pour enfin arriver à un médecin hypocondriaque. Tous bien différents donc, nous proposant une nouvelle galerie de personnages incroyables mais surtout car ils sont naturels ! Eh oui, c'est ce qui a toujours fait le succès de l'émission, son côté authentique. C'est-à-dire que les réalisateurs ne se "contentent" (il y a quand même bien-sûr une certaine mise en scène dans le choix de tel ou tel plan) que de poser leur caméra et de laisser la ou les personnes filmées animer l'épisode. Alors bien-sûr, tout cela est aidé par un montage, bien souvent cynique mais jamais méchant. Car c'est ça l'autre qualité de "Strip Tease", c'est que cela peut être cruel, fascinant, drôle ou émouvant mais jamais au détriment des personnes filmées. Bref, tout cela pour dire que l'émission n'a finalement rien perdu de son charme ni de son savoir faire... jusqu'à l'épisode final ! Eh oui car il y a tout de même un espèce de fil rouge qui relie tous ces épisodes, un médecin légiste pratiquant une autopsie (d'où l'affiche) et l'épisode final, c'est cette fameuse autopsie. En plan fixe. Et là je dois bien avouer que c'est radical et même assez difficile à regarder pour des personnes sensibles. Mais heureusement, la fin parvient encore à nous surprendre avec un petit "retournement de situation". "Strip-tease Intégral" est donc un petit bijou, notamment pour les passionnés de l'émission !
Pour ce troisième volet de « Strip-tease au cinéma », ce sont cinq segments inédits qui nous sont proposés, dans lesquels on retrouve en partie ce qui faisait la singularité et le mordant de strip-tease, il y a 20 ans et plus, avec des personnages hauts en couleurs et parfois totalement « hors-sol », pour notre plus grand plaisir !
Hormis le dernier vraiment « too much », pour les quatre autres, on retrouve avec grand bonheur ce que l’on a aimé par le passé dans cette émission unique en son genre : une plongée dans la vie de gens de notre époque, à la fois ordinaires et singuliers, suscitant comme toujours des émotions diverses, entre rire, agacement, moqueries, effarement. Bref, du strip-tease pur-jus… à conseiller aux fans de cette émission toujours aussi culte ! https://www.benzinemag.net/2025/02/12/strip-tease-integral-lesprit-strip-tease-est-toujours-la/
«Bien vu (à la télé)» 5 séquences ayant chacune son intérêt pour nous faire réfléchir à la condition humaine dans différentes configurations (Int-12 ans): des influenceuses à Dubaï qui se refont les dents, une autopsie en direct (gore) de jour par une drag queen la nuit etc. C’est intéressant, mais sans qualité cinématographique. Donc pourquoi au cinéma?
Un peu inégal, parfois amusant et par moments insoutenable (la séquence de l'autopsie est irregardable, il faut le savoir avant). Je connaissais un peu l'émission tv, on a parfois l'impression de voir un docu avec un peu de fiction ou du moins ou les situations paraissent un peu jouer.
Après le succès de « POULET FRITES » l’équipe belge de STREAP TEASE remet le couvert dans le même style à la fois réaliste et drôle. Composé de cinq histoires différentes, les réalisatrices et réalisateurs manient avec talent la réalité brute, l’absurde et l’humour (belge, bien sur !). On passe ainsi des influenceuses sophistiquées et loufoques à DUBAI, au pharmacien hypocondriaque, à la mère de famille hyper écolo, aux tribulations de la cinquantenaire artiste amateur au festival d’Avignon, et même pour finir, à l’autopsie en direct d’un cadavre. Bref, on ne s’ennuie pas et on ne boude pas son plaisir durant ce nouvel opus belge.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 15/01/2025 au Club Lincoln à PARIS)
J'ignorais à quoi m'attendre en allant découvrir ce nouveau produit "Strip-tease" agréé par les créateurs, contrairement à ce qui a été diffusé sur RMC Story en 2019.
Une fiction à la manière de "C'est arrivé près de chez vous" ? Un best of ?
Finalement, il s'agit de, simplement, quatre nouveaux épisodes réalisés par des femmes (pour le côté woke) , en France : influenceurs à Dubaï, humoriste sans public au festival d'Avignon (avec une apparition du chanteur Francis Lalanne, qui n'apporte pas grand chose), militante catholique du zéro déchet et un hypocondriaque.
Une actualisation de l'émission, à l'époque des réseaux sociaux.
C'est inégal, parfois amusant, ou répétitif. Dans la bonne moyenne des épisodes du passé, sans plus.
Le tout est entouré d'un bouquet final tourné à Bruxelles par les créateurs historiques. Le montage n'est d'abord pas clair, avant de n'être que du déjà-vu, notamment dans les mondo ou dans "Des morts" de Thierry Zéno.
En fin de compte, c'est correct, mais ne mérite pas le prix d'une place de cinéma, ni le déplacement.
Vu à Bruxelles, où il est déjà sorti dans une minuscule salle (salle 3 de l'Aventure.)
il est compser de 4 courts métrages, un 5ème fait le lien comme un fil rouge. l'un de ses court métrage est une coméienne pour son premier festival d'avignon.
J’adore cette émission et j’ai sauté sur l’occasion de voir ce film qui nous raconte 6 moments de vies toutes originales. Je ne sais pas comment ils font pour faire oublier la caméra La dernière séquence est dingue, jamais vue et il faut s’accrocher …