Avec « Strip-Tease intégral », Jean Libon et ses collaborateurs prolongent l’héritage de la série documentaire culte, transposant son regard percutant sur le grand écran. Ce film propose cinq segments variés qui explorent des facettes singulières de la société moderne. Entre la frivolité des influenceuses à Dubaï, les défis d’une famille nombreuse adepte du zéro déchet, ou encore les rêves d’un quinquagénaire découvrant le festival d’Avignon, chaque histoire brille par son humanité brute et son approche parfois absurde. La séquence sur les antécédents familiaux émeut par sa sensibilité, tandis que le segment « Bidoche », plongeant dans le quotidien d’un médecin légiste, marque par sa dureté, offrant une scène presque insoutenable. Les réalisateurs capturent à merveille la banalité et la complexité des vies qu’ils filment, dans une mosaïque de récits captivants et parfois dérangeants.
Magistral documentaire avec 5 portraits escontemporains : deux influenceuses françaises à Dubaï, une famille nombreuse zéro déchet à Bruxelles, un hypochondriaque au milieu de sa famille, de ses (nombreux) médecin, une artiste inconnue avec son mari au Festival d’Avignon, un médecin légiste en train de faire son diagnostic. Jamais une voix off, jamais un regard vers la caméra, tout est admirablement filmé avec une qualité d’image permettant de compter le nombre de diamant sur la bague, un excellent montage pour mettre en valeur les quelques journées où ces 5 réalisateurs ont passé avec ces personnes “normales” en leur faisant oublier que la caméra tournait . Du grand art qui vous fait passer de l’éclat de rire (la mère de famille qui insiste pour que sa fille utilise le « papier toilette lavable »..) au silence effrayé par la précision des gestes et paroles du médecin légiste ou à la colère devant le succès de la fatuité des influenceuses ! À revoir dans 50 ans par les archéologues de 2075 pour décrire notre société de 2025 !
Strip-tease est une émission si culte que son retour au cinéma méritait forcément l'attention. Alors sur le strict plan cinématographique le film ne propose rien de nouveau par rapport à l'émission. On suit toujours des personnes de tout âge et de toute classe sociale confondus sans aucun commentaire. Les cinq courts courts-métrages présentés laissent voir une humanité tour à tour touchante et pathétique, grotesque et dérangeante. D'un point de vue sociologique, le film est passionnant. Si l'histoire du médecin hypocondriaque s'avère la plus touchante, on rit de la superficialité des influenceuses de Dubaï et on est interloqué par le dernier segment qui montre de manière très crue une autopsie. Ce mélange des tonalités qui était la force de l'émission qe retrouve dans ce film qui peut nous faire espérer un retour de l'émission culte. A voir sans modération !
La classe... Tout y est. Un concentré de talent au service de la simplicité. Merveilleux moments au dessus du sol. Un vol en drone. Une virée dans l'absolu. Beau voyage. Risqué ? Oui, comme la vie
D'habitude on aime beaucoup les films de cette fine équipe qui s'insinue partout en douceur nous faisant revivre des moments cocasses ou pathétiques. Le sommet du genre avait été "ni juge ni soumise", admirable et passionnant. Mais là c'est très moyen. Une famille "zéto déchet", une comédienne en galère, un malade imaginaire, des influençeuses. On sourit de temps en temps mais c'est trop long et cela manque de punch. Les personnages semblent en rajouter et même surjouer ..La dernière séquence interminable et insupportable n'apporte rien à part une provocation gratuite et potache. On nous avait habitué à mieux. La prochaine fois peut-être ?
"Strip-tease Intégral" qui a suscité ma curiosité cette semaine, est un documentaire franco-belge qui fait honneur à l'émission culte. En effet, Jean Libon, Clémentine Bisiaux et Régine Dubois offrent au public cinq portraits inédits de personnages atypiques. Bien que les différents épisodes soient inégalement réussis, ils combinent humour, originalité, intemporel et parfois le macabre. Quel plaisir de redécouvrir "Strip Tease" sur grand écran, une émission qui a ravi les téléspectateurs pendant trente ans.
Très décevant pour les fans de streap tease. Des cagoles à Dubaï, trop long, au dernier reportages aux images abusivement choquantes, il manque l'essentiel de ce qui fait d'habitude le charme irrésistible des Streap Tease
Troisième incarnation cinématographique de la mythique émission belge. Quatre épisodes malaisant sur des cibles faciles : influenceuses, prétendu comique, famille catho zéro déchet et médecin hypocondriaque. Et puis arrive la dernière scène, teasée dès le début du film qui a complètement traumatisé le public de la séance à laquelle j’ai assistée. Certains ont ri, d’autres se sont caché les yeux, quelques-uns sont partis, Et l’intégral du titre de prendre tout son sens. Un documentaire étonnamment radical.
Petit plaisir pour les fans de l'émission mythique : la sortie d'un nouveau long-métrage. Et, reconnaissons-le : petite déception ! Bien-sûr, on se régale des personnalités fantasques portées à l'écran mais l'ensemble manque de cohérence. Peu de lien entre l'influenceuse pathétique et ce mari hypocondriaque si attachant. On préférait Madame le juge.
Quatre histoires, occasions d'esquisser le portrait de personnages ( selon moi pourvus d'une toxicité comportementale à l'égard de leur entourage ) qui semblent avoir oublié l'essentiel de l'existence, rappelé lors de la cinquième histoire.
Il y a les narcissiques incultes à Dubaï, leur "grande sœur" narcissique une comédienne née sur le tard, qui croit à un destin improbable de star et veut rester jeune, la mère de famille nombreuse obnubilée par le zéro déchet et focalisée sur la propreté de ses toilettes ( la névrose obsessionnelle n' est pas loin), et le médecin hypocondriaque, traversé par le déni, qui n'a pas compris ( pourtant ils nous met lui-même sur la piste ) d'où venait la source de son anxiété.
Tous ces personnages casses pieds devant l'éternel sont épuisants à observer ( du moins pour moi), tragiques et surtout pas drôles.
Il reste le dernier personnage, celui du médecin légiste travesti, finalement le plus sympathique, peut-être grâce à l'issue universelle et à la vérité de la condition humaine qu'il côtoie de manière quotidienne et nous met devant les yeux.
Rien de plus au cinema, ces épisodes mis bout à bout surajoutent à la comédie humaine, mais pas vraiment envie de rire face à cette surabondance de caricatures. Une certaine vision d'un monde en perdition, mais notre époque actuelle n'est heureusement pas faite exclusivement de cette mouture mi-figue, mi-reiser. La présence de Lalanne citant Shakespeare est un sommet dont la descente est rude.Très déçu, mais enfin, il en faut pour tout le monde ...
Pas mal dans l’ensemble, même si certaines scènes de barbaque sont clairement excessives, surtout en présence d’enfants dans la salle. Le film se laisse regarder, mais les thèmes abordés restent assez banals. Plutôt fade que véritablement captivant.
La célèbre émission culte Strip-tease s’apprête, cette année, à fêter ses 40 ans. Après Ni juge, ni soumise (2017) & Poulet frites (2021), les créateurs de l’émission sont de retour avec 5 nouvelles histoires, toujours plus originales et intrigantes les unes que les autres.
Le but de Strip-tease est de nous offrir un tout autre regard sur le monde qui nous entoure et ces 5 histoires sont là pour nous le rappeler. Filmer des gens ordinaires dans leurs vies quotidiennes, souvent drôles, absurdes, touchantes ou lumineuses, avec toujours cette même envie de ne jamais se moquer et rester dans la bienveillance.
Avec “L’Odeur de l’essence”, on part à la découvertes d'influenceuses à Dubaï qui se filment toutes les coutures entre leurs business immobiliers et leurs opérations de chirurgies esthétiques, “Miroir, mon beau miroir” nous emmène à Avignon à la rencontre d’une quinqua qui se lance dans le one-woman-show pour la première fois, "Zéro déchet" est une immersion au sein d’une famille catholique qui s’obligent à respecter des consignes écologiques de la matriarche spoiler: (notamment le fameux papier toilette lavable), "Les Antécédents familiaux" raconte l’histoire délirante d’un hypocondriaque et “Bidoche” (âmes sensibles s’abstenir) nous fait découvrir de l’intérieur, le métier d’un légiste spoiler: qui mène une double-vie.
Strip-tease intégral (2025) dresse un magnifique kaléidoscope de nos contemporains, telle une étude sociologique de notre époque, l’ensemble s’avère particulièrement drôle et certains reportages… inattendus (voir déconcertant pour l’un d’entre eux).
1985 ! C’est en 1985 que la première émission de Strip-tease a été diffusée sur la RTBF. Des centaines allaient suivre, relayées en France par Canal puis par France 3, jusqu’en 2012.
L’émission a déjà engendré des produits dérivés cinématographiques : "Ni juge, ni soumise" en 2018 (qui avait raflé le César et le Magritte du meilleur documentaire mais avait suscité de ma part quelques réserves déontologiques) et "Poulet frites" en 2022. Avec ce troisième opus, le format change. Il ne s’agit plus, comme dans les deux premiers, d’une seule histoire, mais de cinq épisodes sans lien entre eux. On y voit successivement deux influenceuses à Dubaï, une comédienne amatrice quinquagénaire qui peine à monter son spectacle pendant le off d’Avignon, une famille catholique très prout-prout, un médecin hypocondriaque que la crainte d’une pathologie cardiaque entraîne sur les traces de son vrai père et enfin un étonnant médecin légiste qui démembre un cadavre durant un long plan fixe malaisant, mais dont la toute dernière scène révèlera le jardin secret.
On y retrouve ce qui faisait le sel de l’émission : des personnages ordinaires et perchés à la fois, le don de la caméra pour se faire oublier et capter des moments lunaires, une sociologie de notre quotidien… Pour autant, on comprend mal l’intérêt d’une diffusion en salles de ce qui était et devrait rester de la (remarquable) télévision.