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Miguelithor
8 abonnés
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2,0
Publiée le 5 février 2026
[MAUVAIS BAISERS DE RUSSIE]
C’est un film qui se prend malheureusement les pieds dans le tapis. Malgré une intrigue de départ plutôt intéressante, le marketing nous a été survendu : on nous présentait le personnage de Paul Dano comme « l’homme qui murmurait à l’oreille de Vladimir Poutine ». Or, il n'en est rien. Dès leur rencontre, le protagoniste n'est plus qu'un pion sur l'échiquier politique russe, réduit au rôle de simple exécutant sans réelle influence. Les péripéties s’enchaînent sans véritable fil conducteur. Par exemple, au début du film, le personnage passe subitement de metteur en scène à succès à invité du Kremlin après avoir rencontré un magnat des médias. On ne comprend jamais comment ni pourquoi il connaît cet homme. Le récit manque cruellement d'enjeux et semble simplement survoler des événements, presque comme une fiche Wikipédia. Plusieurs éléments clés sont sous-exploités : La romance : Elle est anecdotique et n'apporte aucune profondeur au récit. L'arc de l'oligarque : L'intrigue entourant le magnat du pétrole est expédiée de manière trop hâtive. Le personnage de Poutine : Il finit par être totalement secondaire. Enfin, la mise en scène est plate et le jeu des acteurs médiocre, échouant à donner vie aux intentions du scénario. Le film s'éparpille et ne parvient jamais à centrer son récit sur des thématiques claires.
La montée d'un tyran, la froideur d'une dictature qui nait. Ne serait ce que pour sa culture personnelle, il faut voir ce film après (ou mieux avant) avoir bien sûr lu le roman.
Après avoir lu le très bon livre. J'ai bien bien aimé la film. Avec des images d'époque . Je ne voulais pas le voir en anglais j'ai choisi la version française qui est très bien faite. A voir
Comment expliciter les 30 dernières années de la Russie et entrer dans la logique de Poutine sans verbiage ni psychologie de comptoir : voilà le challenge réussi du Mage du Kremlin où Paul Dano et Jude Law réussissent ensemble leurs plus belles prestations de leur carrière. Un film qui restera dans les annales.
Fidèle au libre de Giuliano da Empoli avec la patte d’Emmanuel Carrere (Limonov). Une analyse psychologique du tsar et belle mise en lumière des spin doctor ! Un film que devraient voir tous les étudiants et les conseiller politiques pour comprendre les arcanes du pouvoir !
Une fresque politique sur les arcanes du pouvoir russe et les ramifications des différentes sphères d'influence qui entourent le chef du Kremlin. Plutôt orienté docu-fiction, ce film met en avant l'ascension d'un disciple proche du "tsar" qui met tout en œuvre pour légitimer sa politique (à la russe). Ce qui donne un résultat intéressant mais très narratif. De plus, le fameux "mage" manque d'envergure et de théâtralité. Pour les passionnés de géopolitique seulement.
Adaptation d’un succès littéraire de Guiliano Da Empoli (que je n’ai pas lu), co-scénarisé par Olivier Assayas et Emmanuel Carrère, « La Mage du Kremlin » est le film évènement de ce début d’année, ou du moins présenté comme tel. Long de 2h25, un peu trop long même on peut dire, car les 20 premières minutes semblent s’étirer un peu vainement, le film d’Assayas met pas mal de temps à démarrer. Toute la partie « avant Poutine » est là pour poser le personnage central, mais honnêtement cela aurait pu être plus ramassé. Les longues scènes dans les boites undergound du début des années 90 à Moscou ou même la pièce mis en scène par le jeune Baranov n’apporte pas grand chose au cœur du propos. Lorsque les choses sérieuses arrivent enfin, là le film devient plus fort, plus intéressant. Oliviers Assayas couvre une période allant de 1991 à 2014, tout cela sous la forme un immense récit fait à postériori en 2019 par Baranov lui-même, dans sa datcha, à un universitaire américain. Baranov raconte ses années de pouvoir sans qu’on puisse déterminer s’il dit réellement la vérité, la vérité étant un mot sonnant étrangement dans ce film. Disons qu’il raconte SA vérité. Mélangeant reconstitutions et images d’archives, les imbriquant même à l’occasion, le film fait des sauts de puce de grands évènements en grands évènements : des attentats tchéchènes aux JO de Sotchi en passant par le naufrage du Koursk ou la Révolution Orange, toujours vu sous l’angle du pouvoir poutinien, de plus en plus autocratique, de plus en plus cynique. Il y a des passages plus intéressants que d’autres, plus instructifs que d’autres, plus choquants (à nos yeux d’occidentaux) que d’autres mais honnêtement, quand on s’intéresse un peu aux affaires du monde, on ne tombe pas de notre fauteuil de cinéma devant les « fermes à clics » (peut-être le passage plus mieux écrits et le plus pertinent, du film) ou les assassinats ciblés ou les attentats auto commandés. Ce qui est proposé par « La Mage du Kremlin », c’est à la fois une leçon d’histoire de la Russie postsoviétique mais surtout le portrait psychologique d’un homme et au-delà de lui, d’un pays qui n’a jamais connu la Démocratie et qui semble, dans son ensemble, ne pas en vouloir. Culte de l’homme fort, du pouvoir vertical, influence de la religion orthodoxe (aspect très peu évoqué dans le film et c’est bien dommage), nostalgie d’un passé millénaire tzariste (et/ou communiste, à force les deux se mêlent très bizarrement), la Russie dépeinte ici est sans concession. Alors oui, c’est la vision occidentale d’une Russie conquérante et cynique, et il aurait été difficile d’en faire une autre description. J’imagine que les « fermes à clic » du pouvoir russe noteront sur Allociné ce film en conséquence ! Jude Law est assez bluffant en Vladimir Poutine, finalement assez ressemblant et avec dans le regard une froideur et un détachement qui réellement, fait parfois froid dans le dos. Autre aspect négligé par le film : la vie privée de Poutine. Autant celle de son conseiller est racontée assez longuement (et elle n’est pas franchement passionnante), autant celle de son « tzar » semble être le secret le mieux gardé du Kremlin. Dans un second rôle intéressant on notera la bonne performance de Will Keen et celle, plus nuancée d’Alicia Vikander. Concernant le rôle titre et la performance de Paul Dano, je vais être moins élogieuse. Sans charisme, peu expressif, il m’a semblé traverser ce film dont il est portant l’élément central comme une sorte de fantôme. Je sais que Quentin Tarantino a dit des choses très dures sur ce comédien, et ça me navre de l’écrire mais je trouve qu’il y a du vrai dans ce qu’il a dit, Paul Dano ne m’a pas du tout convaincu dans le rôle de Vadim Baranov, sauf dans quelques scènes. Ce sont les scènes où il a les dialogues les plus forts, les plus incisifs à prononcer qu’il s’en sort le mieux et pour cela il peut dire merci au scénario. Convaincue par « La Mage du Kremlin » ? A moitié je dois dire. Le film ne manque pas d’intérêt ni de pertinence par moment, il propose une vision sans concession de la Russie et du pouvoir russe. Mais il ne nous apprend rien que nous ne soupçonnions déjà, il souffre de quelques longueurs et d’un petit souci de casting assez dommageable.
Ce n'est ni un bon film ni un mauvais film. Personnellement, j'en attendais autre chose. On n'apprend rien à condition de s'intéresser à l'histoire de la Russie ex-URSS par le biais de livres et de nombreux documentaires produits. Donc, à l'est : rien de nouveau. Le donc un peu long (ascension de Poutine de St Petersbourg.... jusqu'à la Guerre de Crimée (2014). Mais, il y a des oublis (assassinat Anna Politkovskaïa, Alexandre Litvinenko, journaliste Anastasia Babourova et l’avocat Stanislav Markelov....guerre de Tchetchenie...). Quant aux acteurs, je les ai trouvés un peu "fades" (est ce pour accréditer le caractère "slave") même Jude Law qui, heureusement, reste Jude Law car difficile de se transformer en Poutine et son regard...
Très bien fait et extrêmement bien joué, acteurs stupéfiants. C’est de la culture, et pour tous ces dialogues importants, il faudrait presque le revoir pour les intégrer . Il faut être concentré. Et parfois j’étais fatigué.
Caricature exagérée de Poutine et de la Russie en général. Film peu réaliste et plutôt de mauvaise qualité.
Comme vous pouvez le constater, cette critique est bien argumentée et ne se résume à une simple phrase d'appréciation (contrairement à ce que prétend le "modérateur"). Pas étonnant que le site allocine soit à 1,4/5 sur trustpilot ! Dois-je continuer à argumenter ?
Comme beaucoup de films réadaptés d’une autre œuvre, en l’occurrence ici le roman de Giuliano da Empoli, l’exercice est difficile. Il faut réussir à rester fidèle à l’original tout en proposant quelque chose de nouveau, une interprétation, une autre vision, grâce aux outils du cinéma.
Le roman, lui, arrive à maintenir le lecteur sous une tension constante. Les tournures de phrases, les descriptions, tout est pensé pour garder un suspense qui monte en intensité plus on avance dans l’histoire.
La réadaptation du Mage du Kremlin par Olivier Assayas n’arrive malheureusement pas à reproduire cette tension. Les outils cinématographiques qui peuvent installer du suspense ne sont pas vraiment présents. Le film est une copie trop fidèle du roman, sans prise de risque. Et trop fidèle, ça peut devenir ennuyeux par moments, parce qu’on se dit plusieurs fois que le livre est mieux.
Je pense même que l’erreur principale, c’est la langue. Ça ne parle pas russe dans le film. C’est frustrant d’entendre de l’anglais au Kremlin, et ça brise l’immersion. Là où le roman garde naturellement ses dialogues dans sa langue, le cinéma pouvait largement transgresser ce détail grâce aux sous-titres. Ce choix fait beaucoup de mal au film.
La fin est quasiment la seule liberté que prend le réalisateur par rapport au livre. Mais comme tout le reste est une copie conforme, cette surprise n’apporte rien. On dirait juste qu’il fallait créer un twist, alors qu’on ne l’attendait même plus.
Film d’une qualité rare, ou l’on apprend par détournement, l’histoire de l’ascension de Poutine, un film qui nous pousse a interpréter, analyser et vérifier cette histoire incroyable… Même si certains personnages sont fictifs, ils se référent à d’autres existants. Seul regret : trop court
Les 20 premières minutes sont beaucoup trop longues et un peu superflues : la débauche des milieux culturels qui veulent faire tout ce qui se faisait il y a 15 ans à New York est un peu lourde. La naissance puis la fin (provisoire) de l'idylle entre Ksenia et Vadim n'avaient pas besoin de tant de lourdeur. Passé cette introduction, on est pris par l'escalade du cynisme dans la montée vers le pouvoir absolu; c'est glaçant de constater la disparition de la notion de bien commun au profit de la grandeur de quelques uns. Une fois entré dans le "jeu politique", impossible d'en sortir indemne. Les acteurs sont remarquables, en particulier Law en Poutine : le regard glacial et glaçant de l'acteur est plus vrai que l'original !