On apprend beaucoup de cette entretien avec le mage. Paul Dano et Jude Law sont suffisamment convainquants dans cette chute de l'URSS qu'on plonge immédiatement avec eux, dans cette nouvelle aire opaque et ses dossiers indiscrets. Beaucoup d'éléments sont si intéressants qu'on regrette de ne les survoler.
"Le Mage du Kremlin" est un film particulièrement intéressant : il retrace l'ascension de Poutine à travers le regard du conseiller de l'ombre qui a façonné son accession puis son maintien au pouvoir. Même si le récit prend sans doute des libertés avec la réalité historique, l'ensemble s'avère très efficace. On pourra simplement regretter la présence d'une narration initiale dispensable et quelques longueurs destinées à humaniser le personnage principal. Une réalisation solide pour un film captivant.
Quelques longueurs probablement dues aux choix de narration mais un film passionnant sur les dessous du pouvoir avec de grands numéros d'acteurs, notamment Jude Law, particulièrement glaçant.
On a beau savoir qu’il s’agit-là d’une fiction, la réalité n’est assurément pas si lointaine. Adapté de l’audacieux best-seller éponyme de Guillano da Empoli sur les coulisses de la politique russe au lendemain de l’effondrement de l’Union Soviétique et jusqu’en 2020, le film d’Olivier Assayas, secondé par Emmanuel Carrère au scénario, a beau être très bavard, sa pertinence ne fléchit que rarement durant ces 2h25. C’est passionnant mais surtout glaçant à l’image de l’interprétation de ce mage manipulateur par un Paul Dano aussi spasmodique que flegmatique. Dans le rôle secondaire de Poutine, Jude Law ne démérite pas.
« Le Mage du Kremlin » d’Assayas plonge dans les arcanes du pouvoir russe et les premiers pas de la dictature poutinienne avec une précision clinique, à travers le regard d'un spin doctor fictif. La mise en scène, épurée et élégante, sert justement le propos politique, même si elle manque parfois de panache, et convient parfaitement à cet univers de calcul permanent. Le scénario, riche et finement documenté, perd parfois en tension dans son développement mais demeure dense, très écrit, parfois trop bavard, où les dialogues éloquents sur la nature du pouvoir frôlent la récitation littéraire. Les acteurs principaux, remarquables de justesse, portent le film avec brio en étant capables de suggérer beaucoup par les silences, les regards et les inflexions., mais certains seconds rôles restent trop en surface. Malgré ces petits défauts, le film offre une réflexion passionnante sur la manipulation et l’influence. Une œuvre intelligente, captivante, glaçante et nécessaire. On peut dire hélas un film d’actualité !
Assayas est un réalisateur honorable, mais il n'avait visiblement pas la carrure pour tourner un film embrassant une époque qui va de l'effondrement de l'URSS à la guerre d'Ukraine, d'autant que, sur deux heures et demi, il a consacré une bonne heure aux relations sentimentales du principal protagonistes et divers sujets annexes. Déjà, le film est plombé par l'utilisation de l'anglais, ce qui ne donne vraiment pas l'impression qu'il se déroule en Russie, malgré quelques plans de Moscou. Sa construction par "tranches d'histoire" ne le rend guère fluide. La voix off omniprésente n'arrange rien. Assayas a essayé d'éviter le piège de la propagande trop grossière de style guerre froide, mais la vision de la Russie qu'il nous livre reste très occidentalo-centriste. Jude Law imite assez bien Poutine et parvient même parfois à lui ressembler, mais demeure à la surface du personnage. Mieux vaut voir ou revoir Un nouveau russe de Pavel Lounguine sorti en 2002 qui retrace l'ascension d'un mafieux dans ces années de décomposition de l'URSS.
Il faut s'accrocher pour passer les 45 premières minutes du film qui sont très plates. J'ai failli stopper ! Passé ce délai le film reste dans un rythme trop lent, mais demeure intéressant si l'on se concentre sur l'aspect documentaire historique de l'œuvre. En VO, l'anglais parlé est agréable à entendre. Jude Law est superbe dans son personnage.
Le Mage du Kremlin, est un film politique intéressant qui montre les coulisses du pouvoir russe à travers le personnage de Vadim Baranov. Le film met bien en évidence le rôle de la propagande, des médias et de la manipulation dans la politique. Cependant, son point de vue est limité, car l’histoire est principalement racontée du côté des proches du pouvoir. Les opposants et les citoyens sont moins représentés, ce qui donne une vision partielle et subjective de la réalité russe. De plus, certains dialogues sont longs et le rythme peut sembler lent. Le film reste intéressant car il pousse le spectateur à réfléchir sur le fonctionnement du pouvoir et sur les conséquences de la propagande.
L’ambivalence du personnage est bien développé comme dans le livre mais j’ai été déçu de la fin qui ne correspond pas à l’idée qui se dégage du livre (violence, gratuite, très américaine)
Le film peut-être long voire trop long mais la mise en scène est franchement très réussie Paul Dano réussi une performance exceptionnelle et arrive à relégué Jude Law au second plan
Ce film m’a un peu rappelé ´the apprentice’ qui parlait de l’ascension de Trump. Même si le personnage joué par Paul Dano est fictif, cela montre de manière très intéressante et crédible, la prise de pouvoir de Poutine a la fin des années 90 et sa gouvernance dictatoriale jusqu’aux jo de Sotchi en 2014. Paul Dano et Jude Law sont excellents et on ne voit pas passer les 2h15. Un film réussi !
J’ai trouvé le film intéressant, notamment parce qu’il permet de découvrir les débuts de l’ascension de Vladimir Poutine au pouvoir à travers le regard de Vadim Baranov, son conseiller de l’ombre.
On ne suit donc pas Poutine exclusivement : c’est surtout Baranov qui nous fait entrer dans les coulisses du pouvoir et nous permet de comprendre progressivement comment celui-ci s’est construit autour de Poutine.
L’histoire est prenante et j’ai aimé découvrir les différents mécanismes politiques et médiatiques mis en place. Même si, au fur et à mesure du film, on se doute de la direction que va prendre l’histoire, je n’ai finalement pas été surpris par la scène finale.
Un film intéressant et bien interprété, qui permet de découvrir une partie de l’histoire politique récente de la Russie à travers un personnage qui évolue dans l’ombre.
Un film terriblement intéressant mais extrêmement lent ! A coups sûr, beaucoup de cinéphiles décrocheront avant la fin du film. Mais pourtant, le réalisateur documente de manière remarquable une époque fascinante de la Russie. A voir en connaissance de cause sous peine de s'ennuyer.