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Guillaume M.
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3,5
Publiée le 27 juillet 2026
Excellent film « biographique » qui retrace simplement l’avènement de Poutine et de son mandat de président. Le mage du Kremlin est un conseiller de Poutine, sur lequel le film est centré. Le film est plaisant, efficace et ne tombe pas dans un jeu de pouvoir incompréhensible. A voir
Difficile de rentrer dedans mais malgré cela, le film reste prenant. Paul Dano est super dans son role. Il faut évidement le voir comme un documentaire approximatif. À voir !
Le Mage ? Un film bavard qui à force de se vouloir intelligent et fin en devient bête à pleurer. Notamment par son anti complotisme complotiste. Une succession de scènes édifiantes et didactiques parsemées de formules et de bons mots débités à la chaîne pour impressionner le chaland. De la Kremlinologie pour les nuls. Le personnage de l'Américain est horripilant. Sorte de M. Loyal consterné représentant l'Empire du bien : Yabon Pussy riot ! Il y aurait beaucoup à dire sur la manière de filmer Moscou. Un côté très publicitaire genre pub pour RBNB ou Nespresso : Zamiatine ? What else ? Je me demande si Assayas et Carrère spoiler: en liquidant le héros n'ont pas voulu donner des gages. Il paraît que certains ont trouvé leur film encore trop favorable à Poutine... La scène finale m'a soulagé. Enfin il se tait le Raspoutine d'opérette! Ce genre de film produit un effet tout à fait paradoxal: il rend Poutine sympathique et donne envie d'aller à Moscou. C'est peut-être le but recherché. Assayas et Carrère seraient in fine des agents du Kremlin. Ce serait bien la seule excuse de ce pauvre film.
Ce film qui explore l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et par la même à 30 années d’histoire de la Russie brouillant également la frontière entre réalité et fiction. Non il ne s’agit pas d’un biopic consacré au chef d’état mais cette adaptation du roman éponyme est une réflexion sur le pouvoir et la montée d’un régime autoritaire incarné par la puissance d’un seul homme. Le réalisateur Olivier Assayas livre une œuvre dense dans laquelle géopolitique et arcanes du pouvoir sont analysées par le biais d’un conseiller au cœur du pouvoir central russe et oreille attentive du Président. Le duo entre le Tsar russe campé par l’excellent Jude Law et son conseiller qu’incarne un impassible Paul Dano est la clé de voute de la réussite d’un long-métrage rendu passionnant par sa capacité à rendre fluide et accessible des enjeux complexes.
alors loin d un chef-d'œuvre un film envoûtant spectaculaire et passionnant un thriller politique la Russie dans les années 90 l'URSS s effondre dans la tumulte d un pays en reconstruction une claque a voir qu une fois certaines longueur on lieu le futur TSAR Jude Law interpréte très bien Vladimir evanovič Poutine plongé au coeur du système une histoire quand même passionnante mais sans plus cela reste un film culturel et politique la Russie comme on l a montrée avant la guerre d aujourd'hui c'était encore plus ou moins la belle époque se dégradant bien des années plus tard malheureusement un film visionnaire
Il est rare de sortir d’une séance avec le sentiment d’avoir perdu deux heures de sa vie de manière aussi flagrante. Le Mage du Kremlin s'impose pourtant sans effort comme l'un des pires films de ces vingt dernières années. Que l'on se place sur le terrain purement technique ou sur celui du fond, le long-métrage est un ratage intégral. Une réalisation digne d'une mauvaise série télévisée Si l’on fait abstraction du message, la forme est déjà une épreuve en soi : Une technique aux abois : Le cadrage est approximatif, la mise en scène brille par son absence d’inspiration et le montage est d'une mollesse déconcertante. L'ensemble hérite de l'esthétique et du rythme poussif d'une fiction télévisuelle française bas de gamme. Et ne parlons pas des dialogues immatures. Un casting à côté de la plaque : Le jeu des acteurs est globalement mauvais, mais la palme revient sans doute à Jude Law. Son interprétation de Vladimir Poutine est un contresens total. On sent immédiatement que le rôle n'a pas été travaillé : ses gestes, ses expressions et ses attitudes sont à l'opposé de la réalité du personnage historique. Ce manque d'investissement en devient choquant pour le spectateur. Clichés, stéréotypes et propagande grossière Au-delà de sa médiocrité technique, le film s'enfonce définitivement par son parti pris idéologique lourd et sans finesse. Le scénario s'engouffre dans une accumulation de stéréotypes éculés et de clichés grossiers sur la Russie. Tout y est caricaturale, ce qui rend l'intrigue totalement artificielle, fausse et purement invraisemblable. Plutôt que de proposer une analyse fine des rouages du pouvoir, le film préfère servir une soupe idéologique digérée d'avance.
En résumé : Une mise en scène calamiteuse, une direction d'acteurs inexistante et un scénario frelaté par des partis pris grossiers. Un film profondément faux, ennuyeux et, disons-le clairement, un naufrage absolu. À fuir.
Avec une très belle mise en scène, la qualité narrative de l'histoire vraie du conseiller officieux de Poutine est à féliciter. Rétrospective avec images d’époques, le film fait dans les détails car chaque événements est important, aussi bien dans la vie du conseiller que dans la compréhension de la direction du choix de gouverner de Vladimir Poutine. Ici, nous sommes entre politiciens et grands de ce monde, sachez ou vous mettez les pieds. Le film est surtout instructif, il pourrait être ennuyeux pour d'autres mais sa réalisation et le talents de ses acteurs sont excellents. La chronologie du destin de la Russie semble respectée et détaillée, du beau travail.
Construit comme un documentaire avec une voix off monocorde omniprésente, DANO et LAW révèlent l’histoire terrible de la Russie actuelle. Tout y passe : Moscou underground, puis la déchéance de ELTSINE, puis l’élection du directeur du FSB sur fond d’attentat tchétchène, la naissance du Parti National Bolchevique, « les loups de la nuit », les oligarques puissants puis déchus, la Révolution Orange en Ukraine, la valse des valises pour « les forces de la rage », les JO de SOCHI en 2014, la mise en place du programme "Internet Research Agency", la guerre en Crimée et du Donbass,… Le slogan sera « la démocratie souveraine ». En 2h30, l’avènement de POUTINE nous éclaire sur la Russie contemporaine et nous fait prendre conscience de l’âme russe… Et c’est glaçant !
2h25 de film et une narration qui explique plus que le film ne montre, vraiment trop bavard... hormis ce point qui m'a un peu dérangé que réellement négatif, le casting est des plus agréables , Paul dano joue excellemment bien et Jude Law en Vladimir Poutine est très convaincant. Et, chose bizarre et je n'ai pas su trouver la réponse, mais j'avais, pendant tout le film, une sensation bizarre, comme si le film avait été tourné en français, le mouvement des lèvres collait parfaitement aux paroles, j'ai donc pensé que l'usage de l'IA avait été fait, comme annoncé prochainement dans les films à venir, mais ici il n'en est rien, juste un excellent travail de doublage français, à saluer encore une fois. Sinon j'ai plutôt bien aimé même si je l'ai regardé plus comme un documentaire (les images d'archives aidant) que comme un film, parlant de la montée et de la chute (?) des oligarques. À voir.
Le Mage du Kremlin est un film à l'élégance clinique, mais qui souffre d'un paradoxe flagrant : il veut filmer le vertige du pouvoir absolu, mais il le fait avec une telle distance qu'on reste parfois sur le pas de la porte.
Visuellement, Olivier Assayas fait du très beau travail. La mise en scène est coupante, précise, et la caméra glisse dans les couloirs du Kremlin comme un espion. Le traitement de la lumière, très crépusculaire, retranscrit à merveille cette ambiance de fin de règne perpétuelle et de paranoïa généralisée où tout le monde s'observe. C'est l'autopsie d'un système où la confiance n'existe pas.
Le gros point fort, c'est l'écriture des face-à-face. Les dialogues, co-écrits avec Emmanuel Carrère, sont ciselés et d'un cynisme absolu. Voir comment Baranov décrypte la création du chaos télévisuel pour soumettre les masses est intellectuellement fascinant. Les acteurs tiennent la baraque :Paul Dano insuffle ce qu'il faut de détachement et d'intelligence à cette éminence grise, tandis que Jude Law évite le piège de la caricature en jouant sur la retenue, le silence et une menace diffuse.
Mais là où le bât blesse, c'est que le film est terriblement cérébral. À force de vouloir intellectualiser la politique et d'enchaîner les théories sur l'exercice de la force, le récit manque cruellement de chair et de viscères. Le choix du confinement dans des salons dorés et des bureaux aseptisés aseptise aussi le film. On ne ressent jamais la sueur, la fureur ou le sang de la Russie réelle qui bascule. Tout reste trop propre, presque trop poli.
C'est une fresque politique brillante dans ses analyses, mais un peu froide dans son exécution, qui survole parfois ses personnages secondaires pour rester focalisée sur son duo central. Une oeuvre hautement intéressante, mais qui s'adresse clairement plus à la tête qu'aux tripes.
Avec "Le Mage du Kremlin", Olivier Assayas s’attaque à la naissance de la Russie contemporaine et l’ascension de Vladimir Poutine à travers le regard d’un homme de l’ombre. Adapté du roman de Giuliano da Empoli, le film mêle chronique politique, portrait psychologique et réflexion glaçante sur la fabrication du pouvoir moderne. L’histoire débute dans les années 1990, au moment de l’effondrement de l’URSS. Vadim Baranov, jeune intellectuel gravit progressivement les échelons jusqu’à devenir le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un destin politique hors norme : Vladimir Poutine. Paul Dano opte pour un jeu nerveux et intérieur et incarne parfaitement cet homme brillant qui croit contrôler le système. Jude Law impressionne dans une interprétation glaçante et minimaliste de Poutine. La mise en scène privilégie les dialogues afin de proposer un thriller politique dense et intelligent.
A la lecture du roman de Giuliano de Empoli, il m'était difficile d'imaginer un jour une adaptation cinématographique tant le roman apparaissait statique et très verbeux dans les échanges entre le journaliste et le mage du kremlin. Pourtant, Olivier Assayas signe un film honorable pour retracer l'arrivée de Poutine au pouvoir. Et ceux qui connaissent un peu l'Histoire et la politique de la Russie, on retrouve bien les grands évènements qui jalonnent la première partie de sa carrière. Guerre en Tchétchénie, faux attentats, le sous-marin Koursk, guerre en Crimée... Porté par un Jude Law, qui hormis ses 8 cm de taille en plus que le dictateur Poutine, colle au plus près à l'image du chef d'état, et l'on ressent la paranoïa, la froideur et le cynisme de l'homme. Personnellement, la longueur du film ne m'a pas gêné. Un film de facture classique à la fin un peu abrupte.
Aussi étrange que cela puisse paraître, "Le Mage du Kremlin" est bel et bien un film français, malgré son casting international et son histoire se déroulant en Russie. Retraçant les débuts de Vladimir Poutine d'un point de vue extérieur (même si l'intrigue globale s'étant sur plus de 30 ans), le projet me paraissait plutôt intrigant dans sa proposition. Et globalement, si c'est ce qui vous intéresse au sein de ce film, vous ne serez pas déçu. Interprétée par Jude Law, la représentation de Poutine est vraiment réussie, autant physiquement que dans la manière de le retranscrire. Ses apparitions sont toujours marquantes, et on comprend bien vite comment un homme comme lui a réussi à prendre le pouvoir. En effet, le film nous plonge donc dans une période de changement pour la Russie, et je dois dire que c'est le gros point fort du récit. En plus de parfaitement retranscrire cette époque dans ces décors, on comprend bien l'état dans lequel il était après la fin de la guerre froide. Thématiquement, on assiste alors à une libération des mœurs, avant un retour à un régime plus strict via l'arrivée de Poutine. Dans son déroulé, le film est donc bien construit et il traite de choses plutôt intéressantes. Maintenant, il ne faut pas se mentir, cette vision reste quand même très clichée. Nous sommes encore sur ces poncifs habituels qui vont montrer le régime russe comme très oppressif et froid, alors que l'on sait que c'est finalement bien plus complexe que cela. Et sur ce point, le long-métrage déçoit donc, car s'il avait l'interprète parfait pour raconter cette histoire et qu'il montre quelque chose de différent dans sa première heure, il retombe vite sur des éléments connus. Et honnêtement, à partir du moment où cela devient aussi caricatural, je dois dire que je me suis progressivement désintéressé du film. Ne dévoilant plus rien de très intéressant, la dernière heure s'avère vraiment longue à regarder, et nous fait vraiment nous demander si une durée aussi importante était nécessaire. Surtout que, en plus de ces poncifs, le rythme perd également en intensité à cause du montage choisi. Surchargé de fondus au noir assez mal gérés, on a tendance à vite se lasser de ce genre de technique de réalisation très banale. Le film ne nous prend donc pas aux tripes, et on en ressort finalement assez déçu. Par conséquent, si l'idée était intrigante, l'exécution laisse à désirer, surtout dans cette approche encore trop clichée de la Russie, qui semble ne pas être réservée aux Américains. Pour conclure, un projet finalement un peu oubliable.