3213 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
412 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
123 critiques
3
133 critiques
2
78 critiques
1
34 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Atb77
1 critique
Suivre son activité
5,0
Publiée le 4 février 2026
Très belle adaptation du roman Le mage du Kremlin, un convaincant resumé de l histoire de la Russie de la chute de l Union Soviétique a l arrivée au pouvoir de Putin. Très utile pour réfléchir et comprendre l actualité en donnant envie d aller plus loin dans la connaissance. Paul Dano et Jude Law extraordinaire. vivement
j'aurais aimé apprécier davantage ce film. déjà pour Paul Dano, que je trouve souvent très bon, et pour le sujet.... brûlant. le film retrace efficacement des années d'histoire russe et de tensions internationales, le tout sans aller trop vite, la prestation de Jude Law est bluffante, non par une réelle ressemblance mais plutôt par sa capacité à copier les mimiques du tsar. mais une fois passé ce stade le film est souvent des plus convenus, le personnage de Jeffrey Wright n'est qu'un prétexte vide et la fin est prévisible et décevante.
Très très long, pas de rythme, une histoire sans doute intéressante quand on connaît déjà très bien l’histoire de la Russie, malheureusement ce n’est pas mon cas. Très déçue car le casting laissait espérer un bon voire un excellent film. Je suis partie avant la fin.
Les meandres du pouvoir, fermer le pays et le contrôler au lieu de l’ouvrir au monde. Le tsar tout puissant a obtenu tout ce qu’il voulait mais jusqu’à quand ?
Jude Law n’est pas crédible dans un Poutine sans aucun charisme. Le film est un résumé globalement fidèle (trop fidèle) du livre, à part les dernières secondes totalement inutiles. Un effort louable mais peu convaincant de faire connaître l’analyse très fine de l’auteur du livre Giuliano da Empoli, utile pour comprendre l’esprit russe sans pour autant le justifier ni l’excuser, et qui fait froid dans le dos tellement Occident et Russie apparaissent inconciliables. Plutôt que voir le film, lisez le bouquin.
Cette fiction nous présente le monde russe des années 90 à aujourd'hui. Si les présentations du début sont largement superflues (boîte de nuit), la fascination pour son tyran un peu trop profonde et que la version originale anglaise est parfaitement inutile (pourquoi les dialogues ne sont pas en russes ?), des qualités indéniables se retrouvent dans cette fiction. Et les réponses, pour une fiction, sonnent vraies. L'amour de Staline du peuple russe malgré les massacres ou pour ces massacres est bien réel. L'amour pour l'ordre, donc de la théorie autour de cet ordre a du sens. Les réponses sur la politique extérieure et intérieure sont assez adroites et logiques, suffisamment pour conduire une réflexion plus profonde sur la géopolitique. Très bon film.
j'ai beaucoup apprécié ce film qui est une véritable leçon d'histoire contemporaine. il est difficile de savoir si ce qui nous est raconté edt la stricte et pure vérité... mais en tout état de cause ça donne un éclairage intéressant et surtout très réaliste de la situation que nous vivons actuellement... la narration est bien faite mèlant quelques images d'archives des événements importants...
Avec Le Mage du Kremlin, Olivier Assayas adapte l’excellent livre de Giuliano da Empoli. Un récit centré sur un personnage fictif (mais inspiré de Vladislav Sourkov), un homme de l’ombre, véritable ingénieur du chaos. A travers son histoire, le film propose une lecture politique de la Russie post-URSS, de l’ascension de Poutine et la mise en place progressive d’un État autoritaire et l’ambition de déstabiliser un Occident jugé décadent. Une plongée fascinante dans la fabrique du pouvoir et du mensonge.
Si vous ne connaissez pas le livre, cette étude historico-politique des rouages du pouvoir moderne est passionnante. Avec notamment ce focus sur le pouvoir de la communication, du récit et la manière dont la télévision puis les réseaux sociaux jouent un rôle dévastateur en façonnant un narratif.
Mais, gros bémol pour moi : j’ai globalement l’impression d’être face à une simple récitation du roman, purement illustrative et programmatique. Tout est expliqué en voix-off, littéralement comme si on lisait des passages entiers du livre. Le principe cinématographique du “show, don’t tell” est complètement inversé, ici on ne montre pas, on raconte et sans point de vue, avec une mise en scène fonctionnelle. Alors oui, on sent et on comprend le respect profond d’Assayas envers le matériau original, mais ici ça vire au didactisme, un film Wikipédia alors qu' il y avait de quoi offrir une grande fresque.
Toutefois, si vous n’êtes familier ni du livre ni du sujet, ça reste une dissection implacable du pouvoir aussi passionnante que glaçante.
Une immersion vertigineuse dans le pouvoir soviétique et russe à travers plusieurs décennies. C’est très intéressant. Quelques ratés techniques au niveau des raccords.
Fidèle au livre et de bons acteurs..ce film explique bien la Russie de Poutine, si on n y connaît pas grand chose entre une jeunesse aspirant a la liberté et la fête, un régime dictatoriale supprimant ceux qui font de l ombre a Poutine
Globalement un bon film même si ça n'est pas la réalisation du siècle. Déjà d'une manière générale, et je vais parler pour moi : je n'ai rien appris, connaissant bien ce pays et son histoire économique, politique et sociale. Premier point déjà négatif. En deux : il est beaucoup trop long, trop bavard, à la française ( vous me direz c'est normal le réalisateur l'est puisqu'il s'agit d'Olivier Assayas qui s'est déjà adonné à la réalisation). Et finalement troisième point négatif, le biais anglo saxon. Ce film est joué en anglais d'ailleurs je l'ai vu en vo, il aurait été déjà plus crédible de prendre des acteurs d'origine Russes (et c'est pas ce qui manque y compris rien qu'au Usa avec little Odessa par exemple à new York) plutôt que d'aller chercher un Jude Law qui est somme toute assez peu ressemblant à Vladimir Poutine , étant bien plus grand et élancé que le président russe plutôt petit et trapu. L'énorme maldonne est enfin pour ma conclusion l'affiche du film : on pense voir un biopic sur l'ascension du président russe après Boris Eltsine, alors qu'en fin de compte toute l'intrigue tourne autour du conseiller de Poutine qui a vraiment existé ( ne me demandez pas son vrai nom, un nom en of de mémoire, chercher par vous même google ou qwandt est ton ami). L'acteur, Danois, déjà vu ailleurs avec sa gueule de poupin, enfantine w a une voix en version originale du même acabit : trop douce, sans charisme, cet acteur chuchote plus qu'il ne parle . Heureusement que je suis assez bon en anglais et qu'on a encore les sous titres pour comprendre ce qu'il raconte d'autant, et je me répète, que ce film est très (trop ?) bavard. En fin de compte c'est un film disons moyen que j'aurai oublié d'ici six mois : ni particulièrement mauvais certes, mais aussi très loin d'être un chef d'oeuvre entrant dans les annales du cinéma.
j'ai aimé le livre. le film m'a scotchée. paul dano dans le rôle du mage est parfait d'intelligence et d'imagination au service de poutine. jude law bluffant en poutine machiavelique. on est dans la sphère du kremlin tout le long du film et on comprend ( un peu) le paradigme du régime russe.
Avec Le Mage du Kremlin, Olivier Assayas met en scène une histoire très fortement inspirée de faits réels, à peine romancée, dont la proximité avec la réalité rend l’ensemble profondément glaçant. Le film explore l’esprit de la Russie contemporaine, cette volonté obsessionnelle de retrouver une grandeur passée, quitte à réécrire l’histoire et manipuler les masses.
Le récit adopte le point de vue du mage du Kremlin, politicien de l’ombre, stratège redoutable, artisan invisible mais terriblement efficace dans la mise en place et la diffusion des idées de Vladimir Poutine. À travers son regard, c’est toute l’histoire récente de la Russie qui se déploie, entre chaos post-soviétique, cynisme politique et construction méthodique d’un pouvoir autoritaire.
Côté casting, c’est un sans-faute. Jude Law incarne le « tsar » avec une troublante précision : posture, regard, voix… on a parfois l’impression de voir le véritable Poutine à l’écran. Mais la véritable révélation reste Paul Dano, dont la bonhomie apparente masque une intelligence froide et calculatrice. Il porte le film, lui insuffle un suspense constant et une densité morale fascinante.
Œuvre politique, historique et profondément actuelle, Le Mage du Kremlin aide à mieux comprendre la Russie d’aujourd’hui et sa volonté de puissance, tout en questionnant la responsabilité des idéologues dans la fabrication du réel. Un film majeur, nécessaire, qui réveille les consciences. À voir absolument.
« Baranov avançait dans la vie entouré d’énigmes. La seule chose plus ou moins certaine était son influence sur le Tsar. Durant les quinze années qu’il avait passé à son service, il avait contribué de façon décisive à l’édification de son pouvoir. On l’appelait « le mage du Kremlin », « le nouveau Raspoutine » …
On commence la critique, par une jolie phrase du livre qui résume assez bien son idée, car Olivier Assayas convie le spectateur à une lecture publique du Mage du kremlin de Da Empoli. Le débat sur le jugement d’une œuvre cinématographique en sa qualité d’adaptation est sans fin, mais quand un film utilise à ce point la notoriété d’un roman aussi célèbre et aussi récent, il est nécessaire de le juger comme tel.
Le mage du Kremlin n’est qu’une mise en image laborieuse du roman, scène par scène, dialogue par dialogue. Ce qui évidemment fait courir le risque de plusieurs écueils, dans lesquels le long-métrage tombe systématiquement. D’abord celui de la narration extérieure, procédé littéraire, mais rapidement insupportable comme procédé cinématographique ; quel besoin pour le film d’avoir ce récit rétrospectif du personnage principal, pratiquement à chaque scène. De plus, le film transpose le livre, mais quand on dit transposer c’est au mot près, de la phrase près du bouquin, on se demande d’ailleurs le besoin de recruter Emmanuel Carrère au scénario pour produire un recopiage aussi servile, et surtout jusque dans les dialogues entre les personnages. Ce qui rend le film particulièrement insupportable, car si des phrases sont intéressantes d’un point de vue littéraire, dîtes par des personnages, cela produit une désagréable sensation théâtrale, pompeuse, car jamais des personnages ne s’exprimerait comme cela, de manière aussi ampoulée, dans leur intimité. Et surtout, les scénaristes ne semblent pas avoir saisis l’esprit du roman, que cette histoire d’une vie racontée en une nuit, à l’image d’un personnage de Balzac, était un récit fantasmé, irréel, mystérieux, et non un personnage qui se livre fidèlement pendant des jours à un homme rencontré par hasard. Leur seul ajout est cette fin complètement absurde, uniquement présente pour produire un sursaut scénaristique.
Le film tombe aussi dans cette impasse du film qui veut raconter une trop grande période de temps, évoquer chaque moment historique successivement, pour que tout soit bien là, mais sans jamais rien approfondir. On a droit à une succession des moments marquants de l’histoire de la Russie contemporaine, et oui tout y est, de la fin de Eltsine à la chute de la Crimée, en passant par le naufrage du sous-marin Koursk. Tous ces moments sont abordés, jamais plus développés, car il faut vite passer à l’évènement suivant, tous vus au travers de discussions insipides pour bien masquer le manque de budget qui empêche toute reconstitution d’ampleur. Le budget est visiblement passé dans les cachets de cette distribution américaine, plutôt convaincante, notamment un Jude Law inspiré dans son rôle de Vladimir Poutine.
Le mage du kremlin est un film foncièrement inutile, qui témoigne de cette manie du cinéma français d’adapter des œuvres reconnues pour s’assurer, couplée à une belle propagande médiatique, un succès en salles.