Note moyenne
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Olivier Assayas raconte dans ce film la fin de l’URSS et l’avènement au pouvoir d’un certain Vladimir Poutine. Si le spectateur assiste à la construction politique de ce personnage, on n’entre malheureusement jamais profondément dans les détails. Peu de nouveautés sur les coulisses de ce pouvoir soviétiques où tous les coups sont permis, où l’influence règne en maitre. C’est long, noyée sous des tonnes de dialogues. Restent alors les performances d’acteurs de Paul Dano dans le rôle du discret conseiller stratégique et de Jude Law dans le rôle de Poutine. Elles méritent le coup d’oeil.
Ce film est un épisode de secret d'histoire beaucoup trop long. aucune mise en scène, se film est plat. J'ai l'impression de faire face a un film de propagande russe.
Le Mage du Kremlin impressionne par sa maîtrise visuelle et son ambition intellectuelle, mais oublie presque de raconter une histoire. Tout est élégant, pensé, parfaitement cadré… et pourtant étonnamment immobile.
Le personnage principal analyse le pouvoir avec des phrases brillantes, mais reste à distance, comme le film lui-même. On admire souvent, on ressent très peu. Le rythme, extrêmement lent, finit par ressembler à un fonctionnaire un vendredi à 16h : encore là, mais plus vraiment en activité.
C’est d’autant plus dommage que le propos est profond et touche à une histoire qui nous est proche, la nôtre comme celle de nos voisins, des révolutions orange ou des roses. Une matière humaine et politique immense, qui aurait pu bouleverser, mais qui reste ici à l’état d’idée.
Un cinéma cérébral et soigné,
qui se regarde avec respect… mais sans véritable émotion.
Le personnage principal analyse le pouvoir avec des phrases brillantes, mais reste à distance, comme le film lui-même. On admire souvent, on ressent très peu. Le rythme, extrêmement lent, finit par ressembler à un fonctionnaire un vendredi à 16h : encore là, mais plus vraiment en activité.
C’est d’autant plus dommage que le propos est profond et touche à une histoire qui nous est proche, la nôtre comme celle de nos voisins, des révolutions orange ou des roses. Une matière humaine et politique immense, qui aurait pu bouleverser, mais qui reste ici à l’état d’idée.
Un cinéma cérébral et soigné,
qui se regarde avec respect… mais sans véritable émotion.
Adapter un livre à succès, sorti en 2022, roman en français d’un auteur italien Giuliano de Empoli, couronné par le Grand Prix du Roman de l’Académie Française, battu de justesse en finale du prix Goncourt de cette même année, mis en images par un français Olivier Assayas, sur un scénario co-écrit avec un autre français, Emmanuel Carrère, le tournant en Lettonie en langue anglaise, avec un trio d'interprètes majeurs, un Américain, un Britannique et une Suédoise, (irruption en pointillé d’un personnage féminin , non présente dans le livre et sans réelle existence), pour raconter la Russie du nouveau tsar et de son conseiller très spécial car c'est avant tout un film sur un conseiller de Poutine, appelé Vadim Baranov dans le film et qui partage de nombreux traits communs avec Vladislav Sourkov, celui qui a amené Poutine au pouvoir au début des années 2000…Cela donne quoi au final ? Un film assez décevant pour ceux qui comme moi avaient dévoré le livre impressionnant et subtil de Giuliano de Emploi… C’est trop long, la première demi-heure n’apporte pas grand-chose, entre flash-back, images d’archives et une voix off devient vite lassante, même si elle se veut didactique … pour comprendre cette leçon d'histoire et de géopolitique, qui part de la période Eltsine et du temps des oligarques, avant qu'une fois de plus la Russie accueille son homme fort, la délivrant du semblant de démocratie chaotique qui n'aura existé que quelques années… Le revers de la médaille se trouve être le caractère parfois fastidieux d’un verbiage constant, générant une forme d’ennui poli, cet usage de la parole n’étant pas accompagné d’un geste formel fort. Sur un sujet fort au départ, Le Mage du Kremlin donne le sentiment d’un rendez-vous manqué. Le film, se contentant d’un classicisme frisant l’académisme, peine à insuffler la tension et l’émotion attendues d’un thriller politique, alors même qu’il ambitionne de raconter un moment de bascule crucial : celui d’un pays qui, sans se livrer pleinement au capitalisme, s’enferme dans une idéologie tout aussi destructrice.
Un film très complet qui nous dévoile les secrets de la montée au pouvoir de Poutine avec le point de vue de son assistant, on y découvre toute la stratégie pour y parvenir et la méthode employée lorsqu'il est au pouvoir.
Les acteurs n'ont rien à se reprocher, en revanche, les scénaristes et le réalisateur, beaucoup. Adapter un roman n'impose pas d'être à ce point bavard et flanqué d'une voix off. Ce ne sont jamais les images qui font avancer le film, la mise en scène ne dit rien. Tout repose sur ce qui se dit. Quel dommage que l'auteur du roman soit allé cherché Assayas… quel ennui
" Le mage du Kremlin" se heurte parfois aux difficultés du genre: le manque de recul historique: il faut 25 à 30 années après les faits pour écrire, parler d'une époque pour être complétement impartial. Le résultat est ici très honorable: bien sûr la première partie sur l'ascension du personnage principal est de loin la mieux réussi; pour la seconde partie, c'est plus difficile car le réalisateur tout en essayant de faire oeuvre d'historien est sous l'emprise de ses propres pensées et émotions . Il a choisi de passer sous silence certains faits pour gommer sa façon de voir les événements, reste un parti pris discret mais pré tout est rattrapé par une mise en scène très bonne, des acteurs plausibles et convaincants .On n'échappe pas non plus à des allées et venues bureaucratique avec un dialogue nécessaire mais parfois un peu rébarbatif.
Je mets 5 étoiles pour encourager les gens à aller voir ce film pourtant splendidement navrant : c’est vraiment réjouissant de voir, encore et encore, une N-ième preuve de l’incapacité de l’occident à appréhender et à rendre compte de ce qui n’est pas occidental ! C’est très exactement un film d’Empire : un film parfait donc si vous souhaitez entrer dans une résonance intime avec l’idéologie mainstream occidentale. L’absurdie totale du film est validée par la dernière scène qui ne fait absolument AUCUN-AUCUN SENS (pour tout éventuel commanditaire politique). Mis à part ce gros-gros problème de fond, les acteurs font vraiment le job et c’est aussi l’occasion de se remémorer certains événements médiatiques de cette époque : de ce point de vue, le film est très agréable. Je soupçonne qu’on verra ce film très vite sur Arte à côté des autres documentaires d’Empire sur l’histoire de la Russie !
Un roman incisif qui dissèque les mécanismes du pouvoir russe avec une lucidité troublante, mêlant fiction et analyse politique dans une écriture d’une précision remarquable.
Ma critique du film "Le Mage du Kremlin"
Je crois que les spectateurs de ce film se divisent en deux groupes : ceux qui ont lu le livre et qui se demandent si le film est fidèle à cette histoire, ET ceux qui ne l'ont pas lu et qui se demandent s'ils vont le lire ou pas.
Je fais partie de la deuxième catégorie et je déclare que ce film m'a donné envie de lire le livre.
J'ai vu ce film dans mon cinéma de quartier, un samedi après-midi de février 2026.
Une dizaine de personne dans la salle.
Vu en VF.
Indice d'affinité de Allo Ciné de 76% et des bonnes notes, je m'attendais à trouver un film bien.
Ce qui m'a plu, avant toute chose, c'est l'interprétation de Jude Law. Je ne comprends pas ceux qui disent qu'il joue mal dans ce film. Je le trouve très très bien. Vraiment. On croirait le vrai.
Pendant qu'on parle des interprétations, celle de Paul Dano est bonne.
Celle de Alicia Vikander, peut-être un peu en dessous des deux autres, mais j'ai aimé.
Et les interprétations des personnages secondaires, très bonnes aussi.
Ce qui m'a plu aussi, c'est la construction du film. Pas mal du tout, cette présentation sous forme de la rencontre avec un visiteur et du récit et des flash backs avec des périodes distinctes.
Je dois dire que j'étais parfois un peu perdu entre les images tournées et les images d'époque et bien sur, on se demande tout le film ce qui est vrai et ce qui est fiction.
Attention spoiler
spoiler: Il faut bien savoir que le héros Vladim Baranov n'a jamais existé. Malgré la fiction, le parcours du Mage du Kremlin reflète des trajectoires historiques réelles. Mais du coup, on ne peut pas vraiment séparer le vrai de la fiction.
Fin du spoiler.
Il faut rajouter que coté photo, décor, costume et autres, ce film est bien vu aussi.
Bravo à Olivier Assayas. Je pense même que c'est un film d'une facture qu'on n'a pas l'habitude de voir avec ce réalisateur.
En tout cas, c'est pas si sympa que ça pour Poutine et on peut conclure qu'il est urgent qu'il soit neutralisé.
Le moment de donner une note est venu, je donne 4,5 et je déclare que c'est EXCELLENT.
Pourquoi ne pas donner 5 ? En effet, j'ai hésité.
J'ai vécu à Moscou, et ce film ne m'a donné toute l'émotion que j'aurais aimé avoir et que j'ai eu dans d'autres circonstances. comparables.
Mais, je conseille vraiment tout le monde d'aller le voir.
Je crois que les spectateurs de ce film se divisent en deux groupes : ceux qui ont lu le livre et qui se demandent si le film est fidèle à cette histoire, ET ceux qui ne l'ont pas lu et qui se demandent s'ils vont le lire ou pas.
Je fais partie de la deuxième catégorie et je déclare que ce film m'a donné envie de lire le livre.
J'ai vu ce film dans mon cinéma de quartier, un samedi après-midi de février 2026.
Une dizaine de personne dans la salle.
Vu en VF.
Indice d'affinité de Allo Ciné de 76% et des bonnes notes, je m'attendais à trouver un film bien.
Ce qui m'a plu, avant toute chose, c'est l'interprétation de Jude Law. Je ne comprends pas ceux qui disent qu'il joue mal dans ce film. Je le trouve très très bien. Vraiment. On croirait le vrai.
Pendant qu'on parle des interprétations, celle de Paul Dano est bonne.
Celle de Alicia Vikander, peut-être un peu en dessous des deux autres, mais j'ai aimé.
Et les interprétations des personnages secondaires, très bonnes aussi.
Ce qui m'a plu aussi, c'est la construction du film. Pas mal du tout, cette présentation sous forme de la rencontre avec un visiteur et du récit et des flash backs avec des périodes distinctes.
Je dois dire que j'étais parfois un peu perdu entre les images tournées et les images d'époque et bien sur, on se demande tout le film ce qui est vrai et ce qui est fiction.
Attention spoiler
spoiler: Il faut bien savoir que le héros Vladim Baranov n'a jamais existé. Malgré la fiction, le parcours du Mage du Kremlin reflète des trajectoires historiques réelles. Mais du coup, on ne peut pas vraiment séparer le vrai de la fiction.
Fin du spoiler.
Il faut rajouter que coté photo, décor, costume et autres, ce film est bien vu aussi.
Bravo à Olivier Assayas. Je pense même que c'est un film d'une facture qu'on n'a pas l'habitude de voir avec ce réalisateur.
En tout cas, c'est pas si sympa que ça pour Poutine et on peut conclure qu'il est urgent qu'il soit neutralisé.
Le moment de donner une note est venu, je donne 4,5 et je déclare que c'est EXCELLENT.
Pourquoi ne pas donner 5 ? En effet, j'ai hésité.
J'ai vécu à Moscou, et ce film ne m'a donné toute l'émotion que j'aurais aimé avoir et que j'ai eu dans d'autres circonstances. comparables.
Mais, je conseille vraiment tout le monde d'aller le voir.
Le cinéma, ce sont des images. Ici, on a un texte, double, la voix off et les dialogues, illustré par des images. Un peu comme un mauvais documentaire animalier dans lequel des images égaient un commentaire insipide.
Je ne comprends pas qu'un réalisateur confirmé n'ait pas imaginé supprimer la voix off et monter des séquences et des scènes nous permettant de comprendre ce qu'il veut nous montrer.
Les spectateurs sont grands et n'ont pas besoin qu'on les tienne par la main du début à la fin du film.
Je ne comprends pas qu'un réalisateur confirmé n'ait pas imaginé supprimer la voix off et monter des séquences et des scènes nous permettant de comprendre ce qu'il veut nous montrer.
Les spectateurs sont grands et n'ont pas besoin qu'on les tienne par la main du début à la fin du film.
Plongée hallucinante dans la construction méthodique d'une dictature dont nous faisons les frais aujourd'hui. Le roman décortiquait déjà avec brillot le régime du nouveau tsar de toutes les Russies et le film le met en images qui nous fascinent tellement qu'on en sort avec un certain malaise, celui qu'on ressent quand on nous révèle avoir été manipulé depuis tant d'années, par des gens qu'on a mis souvent nous-mêmes aux places où ils sont !
C'est certes bavard, même très, mais Paul Dano et Jude Law sont excellents et on ne s'ennuie pas une seconde à la vision de ces luttes de pouvoir et d'argent qui règlent hélas nos vies.
A voir et à lire. Et à méditer.
C'est certes bavard, même très, mais Paul Dano et Jude Law sont excellents et on ne s'ennuie pas une seconde à la vision de ces luttes de pouvoir et d'argent qui règlent hélas nos vies.
A voir et à lire. Et à méditer.
Une façon intéressante de relater l’ascension de Vladimir Poutine au travers de la voix de son conseiller Vadim Baranov qui va le placer et l’accompagner jusqu’au sommet. Olivier Assayas en collaboration avec Emmanuel Carrere, décrit très subtilement la montée en puissance de l’homme, de sa fermeté, de son caractère, de son ego et de son isolement. Mais l’histoire pourrait paraître très “plate” et ressemble davantage à un documentaire.
"« Comprendre aujourd’hui»
La réalisation est un peu linéaire et le héros manque de charisme, mais ce qui est avant tout très intéressant dans ce film, issu du roman éponyme, c’est l’histoire de la Russie depuis les années 90 avec la chute du mur de Berli et l’ascension de Poutine, jusqu’à nos jours. Tout comme pour Trump avec «The Apprentice» , on comprend mieux les ressorts du « Tsar » de Russie et de son entourage. La haine de l’occident et la création des « fermes à Trolls » font partie du paysage."
La réalisation est un peu linéaire et le héros manque de charisme, mais ce qui est avant tout très intéressant dans ce film, issu du roman éponyme, c’est l’histoire de la Russie depuis les années 90 avec la chute du mur de Berli et l’ascension de Poutine, jusqu’à nos jours. Tout comme pour Trump avec «The Apprentice» , on comprend mieux les ressorts du « Tsar » de Russie et de son entourage. La haine de l’occident et la création des « fermes à Trolls » font partie du paysage."
Tandis que Jude Law tente d’interpréter librement un Poutine nerveux et souvent dépassé, Paul Dano, réussit à composer subtilement un personnage fictif de conseiller en avance sur son temps. Comme toujours, il crève l’écran, mais tout en douceur.
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