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1,5
Publiée le 10 mai 2026
Après la chute de l'Union soviétique, le producteur de télévision Vadim Baranov, dont le personnage est inspiré de Vladislav Sourkov, devient l'homme de l'ombre de Vladimir Poutine avec pour mission de façonner son image publique. Son histoire, il la raconte lui-même auprès d'un professeur américain, qui fait probablement office d'alter ego à Giuliano da Empoli, l'auteur du roman dont est adapté le film. En tant qu'œuvre de fiction inspirée de faits réels, on espère donc voir autre chose qu'un film Wikipédia, mais Olivier Assayas peine à aller au-delà. Je ne connais pas le roman, mais cette adaptation fait peine à voir. La structure alambiquée est inutile, c'est trop long et le contenu est rendu inintéressant par un récit terne qui n'arrive pas à donner de l'importance aux enjeux ou à capter le climat social et politique de l'époque. Il y a aussi cette voix-off monotone insupportable. Autant faire un livre audio dans ces conditions... Au-delà de cette narration poussive et ennuyeuse, il y a un vrai problème d'authenticité. Un film sur des Russes fait par un Français qui dirige un casting hétéroclite, ça ne marche pas du tout. On dirait un sketch avec des types déguisés qui forcent le trait de leur jeu. Je n'y ai pas cru et je n'ai jamais réussi à m'intéresser à ce qui est raconté. Bref, un film qui m'a laissé totalement indifférent.
Une évocation du passage de l'URSS à la Russie, d'une révolution politique, sociétale et culturelle qui propose tant de possibilités. Puis, les tractations et rouages cyniques d'accession au pouvoir, celui de Poutine, qui change tout, notamment via la communication manipulatrice. La narration qui relate ces quelques décennies et ses personnages clés, apporte structure et précision au récit. Un document déclaré fictif mais s'appuyant sur tant de faits historiques, aussi effrayant que captivant.
Film d'un ennui sans nom, j'ai souffert devant la projection de ce tunnel de dialogues indigestes et de scènes répétitives au possible : dialogue devant un encas, dialogue dans un transport. Et on recommence... jusqu'à écoeurement. Et c'est long, long ! ça n'en finit pas. Jude Law fait ce qu'il faut dans le film, mais le scenario ne sauve rien et le générique de fin arrive comme une libération.
La première moitié est plaisante : une Russie livrée au capitalisme échevelé et aux requins oligarques tandis la jeunesse branchée ne fait rien de sa liberté mis à part sex and drug and rock n roll, en bonne suiveuse de l’occident. Oligarques et jetset servent sur un plateau les verges pour se faire battre… Un oligarque, devinant que la période de vaches grasses sous la férule d’Eltsine ne saurait durer, tente d’appliquer la fameuse méthode des assis du pouvoir : “il faut que tout change pour que rien ne change”. Ensuite c’est l’histoire classique de l’homme de paille que l’on met au pouvoir et qui le garde… déjà moins intéressant. Et quand il est installé…, tout roule et on s’ennuie. Le caractère génial, intelligent et crucial du Mage du Kremlin n’est pas vraiment évident et on doute de la véracité de ce qui nous est montré, ils parlent tous anglais, c’est un film américain sur Poutine (donc probablement de la propagande), et la fin est clairement fausse puisque spoiler: l’on y voit l’élimination du Mage du Kremlin (probablement pour pousser le parallèle avec Raspoutine) alors que Sourkov, celui qui l’a inspiré, n’est pas mort . Décevant.
Presque une belle fiche wikipédia. Intéressant à regarder pour apprendre les jalons de l'ascension de Poutine au pouvoir. Pour le reste ... On reste en surface et sans analyse.
Pas vraiment d’avis, plus l’impression de voir l’adaptation cinématographique d’une page Wikipédia que du conseiller en chef de Poutine. Le film n’a aucune attention et aucune ambition, on se contente de suivre une histoire sans aucune volonté de faire passer un message. Je ne pourrai donc pas juger un film qui n’a aucune volonté ni aucune identité ou idéologie.
J’avais lu le livre, et j’étais un peu réticent á voir le film mais après un début difficile , on se laisse prendre au jeu terrifiant de ce que peut étre le régime russe. A voir en fait pour se rendre compte.
Une oeuvre fascinante et terriblement d actualité, adapté d un roman de giuliano da empoli, retraçant la vie d un homme important de la politique russe, en la personne de Vladislav sourkov qui fût un stratège politique du kremlin, personne importante dans l entourage de poutine. A travers ce personnage on va découvrir les mécanismes du pouvoir et de l avènement de poutine. Grâce à ce face à face entre un journaliste et de sourkov en disgrâce joué par le talentueux Paul dano, on apprend et découvre les secrets de cette politique russe des 20 dernières années avec en 1 er lieu le pouvoir des oligarques qui s est affirmé dans les ruines fumantes de la perestroika et ensuite de la reprise en main de poutine malicieusement si on puis dire. Ce film est une plongée fascinante dans un pays où le secret et le malheur font partie intégrante de la vie de la population russe.
Tiré d'un roman, les personnages sont réels, mais Baranov est la compilation de plusieurs conseillers, je connaissais l'histoire de l'ascension de Poutine au pouvoir, mais ce film donne des détails fort intéressant. J'ai aimé : - la transformation de Jude law, en Vladimir Poutine, impressionnant, il est crédible - le film haletant du début jusqu'à la fin Je n'ai pas aimé : - c'est un film sur la Russie, mais les personnages sont tous anglophones, cela peut être déroutant. C'est un film qui donne envie de se replonger dans l'histoire de la Russie des 40 dernières années, on comprend mieux l'actualité actuelle, ma note un
Ce film a un aspect documentaire qui peut lasser ou indisposer certains. Pour ma part et bien que cette histoire (qui s'appuie sur un fond de vérité) soit très largement romancée, ce choix lui confère une atmosphère de rigueur et de sérieux dans laquelle le spectateur est rapidement immergé, sauf à être un fanatique de jeux vidéo. Pour les ceux qui ignorent les circonstances de l'arrivée au pouvoir du dictateur russe, Le mage du Kremlin comporte par ailleurs un aspect didactique appuyé et c'est l'une de ses vertus. Paul Dano y est époustouflant et évolue avec le personnage du mage avec crédibilité, démontrant (s'il en était besoin !) que la soif de pouvoir et d'ego justifient toutes les indignités et vilénies. Quant à Jude Law, sa ressemblance avec Poutine est bluffante, mais son interprétation manque un peu d'épaisseur pour être totalement crédible. Autre réserve, les 20 premières minutes décrivant les outrances suivant l'effondrement du régime soviétique sont caricaturales et un brin longuettes. Quoiqu'il en soit, le produit fini est de qualité et je recommande ce film.
Il est fort dommage d'avoir ce film en anglais. Et il est encore plus dommage d'avoir une VF aussi ratée. L'immersion est assez compliquée, réussissant à faire passer Paul Dano pour un acteur moyen. Le film est un immense flashback avec une voix off ennuyeuse, symbole d'une paresse cinématographique, qui vient souvent casser le rythme. Le rythme est pourtant correct, avec une histoire vraiment intéressante à suivre où on découvre la montée en puissance de Poutine. Mais là où le film ne sait pas où se positionner, c'est sur son genre. C'est une chimère entre un long métrage de fiction et une tentative de documentaire dans sa forme, ce qui rend de nombreux passages très étranges à regarder dans le fond comme dans la forme. Le fond est pourtant nécessaire, montrant très bien la virulence dont fait preuve Poutine. Mais la forme ne le met pas en valeur, ni lui ni personne d'autre.