Au délà des aspects biographiques, le film montre comment une dictature peut s'installer en profitant de la déliquescence d'une société sans autre boussole que le profit personnel. Il se regarde avec intérêt notamment historique.
N'ayant pas lu le bouquin dont j'ignorais l'existence je ne saurais juger la fidélité de l'adaptation. C'est plutôt pas mal joué et Jude Law est assez bluffant en Poutine mais que c'est lent et long... Du blabla, du blabla et encore du blabla. Et bien que le film soit assez caricatural il est intéressant d'assister aux différentes étapes de l'accession au pouvoir du dirigeant soviétique.
De bons acteurs, un livre qui n'était pas simple à mettre en scène mais qui l'a été très correctement, des moyens... Et finalement un goût d'inachevé. Pourquoi ce sentiment ? Sans doute parce que le lecteur du livre ne retrouve pas la subtilité du propos, la nuance, la compréhension des ressorts du pouvoir russe et son inscription dans le long terme (c'est vite expédié sans nuance). Là où le livre est cultivé, on a un film de propagande. C'est dommage et contreproductif car, même si on considère la Russie comme un danger, on doit précisément mieux en cerner la compréhension. Ici, baranov épris de culture occidentale est juste un nationaliste cynique, idem pour Poutine. La clé de cette oeuvre de propagande est à trouver dans le contexte post 2022 de l'invasion. Le livre est nuancé dans les responsabilités, cette nuance est devenue impossible. Alors pour forcer le trait, on a cette fin ridicule qui ne colle à aucune réalité ni au roman. Dommage, le livre méritait mieux que la propagande (on en voudra à Emmanuel Carrère qui possède les clés de compréhension de l'âme russe - mais c'était sans aucun doute injouable pour avoir les crédits et la bonne promotion sans risque).
Excellent film « biographique » qui retrace simplement l’avènement de Poutine et de son mandat de président. Le mage du Kremlin est un conseiller de Poutine, sur lequel le film est centré. Le film est plaisant, efficace et ne tombe pas dans un jeu de pouvoir incompréhensible. A voir
Difficile de rentrer dedans mais malgré cela, le film reste prenant. Paul Dano est super dans son role. Il faut évidement le voir comme un documentaire approximatif. À voir !
Le Mage ? Un film bavard qui à force de se vouloir intelligent et fin en devient bête à pleurer. Notamment par son anti complotisme complotiste. Une succession de scènes édifiantes et didactiques parsemées de formules et de bons mots débités à la chaîne pour impressionner le chaland. De la Kremlinologie pour les nuls. Le personnage de l'Américain est horripilant. Sorte de M. Loyal consterné représentant l'Empire du bien : Yabon Pussy riot ! Il y aurait beaucoup à dire sur la manière de filmer Moscou. Un côté très publicitaire genre pub pour RBNB ou Nespresso : Zamiatine ? What else ? Je me demande si Assayas et Carrère spoiler: en liquidant le héros n'ont pas voulu donner des gages. Il paraît que certains ont trouvé leur film encore trop favorable à Poutine... La scène finale m'a soulagé. Enfin il se tait le Raspoutine d'opérette! Ce genre de film produit un effet tout à fait paradoxal: il rend Poutine sympathique et donne envie d'aller à Moscou. C'est peut-être le but recherché. Assayas et Carrère seraient in fine des agents du Kremlin. Ce serait bien la seule excuse de ce pauvre film.
Ce film qui explore l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et par la même à 30 années d’histoire de la Russie brouillant également la frontière entre réalité et fiction. Non il ne s’agit pas d’un biopic consacré au chef d’état mais cette adaptation du roman éponyme est une réflexion sur le pouvoir et la montée d’un régime autoritaire incarné par la puissance d’un seul homme. Le réalisateur Olivier Assayas livre une œuvre dense dans laquelle géopolitique et arcanes du pouvoir sont analysées par le biais d’un conseiller au cœur du pouvoir central russe et oreille attentive du Président. Le duo entre le Tsar russe campé par l’excellent Jude Law et son conseiller qu’incarne un impassible Paul Dano est la clé de voute de la réussite d’un long-métrage rendu passionnant par sa capacité à rendre fluide et accessible des enjeux complexes.
alors loin d un chef-d'œuvre un film envoûtant spectaculaire et passionnant un thriller politique la Russie dans les années 90 l'URSS s effondre dans la tumulte d un pays en reconstruction une claque a voir qu une fois certaines longueur on lieu le futur TSAR Jude Law interpréte très bien Vladimir evanovič Poutine plongé au coeur du système une histoire quand même passionnante mais sans plus cela reste un film culturel et politique la Russie comme on l a montrée avant la guerre d aujourd'hui c'était encore plus ou moins la belle époque se dégradant bien des années plus tard malheureusement un film visionnaire
Il est rare de sortir d’une séance avec le sentiment d’avoir perdu deux heures de sa vie de manière aussi flagrante. Le Mage du Kremlin s'impose pourtant sans effort comme l'un des pires films de ces vingt dernières années. Que l'on se place sur le terrain purement technique ou sur celui du fond, le long-métrage est un ratage intégral. Une réalisation digne d'une mauvaise série télévisée Si l’on fait abstraction du message, la forme est déjà une épreuve en soi : Une technique aux abois : Le cadrage est approximatif, la mise en scène brille par son absence d’inspiration et le montage est d'une mollesse déconcertante. L'ensemble hérite de l'esthétique et du rythme poussif d'une fiction télévisuelle française bas de gamme. Et ne parlons pas des dialogues immatures. Un casting à côté de la plaque : Le jeu des acteurs est globalement mauvais, mais la palme revient sans doute à Jude Law. Son interprétation de Vladimir Poutine est un contresens total. On sent immédiatement que le rôle n'a pas été travaillé : ses gestes, ses expressions et ses attitudes sont à l'opposé de la réalité du personnage historique. Ce manque d'investissement en devient choquant pour le spectateur. Clichés, stéréotypes et propagande grossière Au-delà de sa médiocrité technique, le film s'enfonce définitivement par son parti pris idéologique lourd et sans finesse. Le scénario s'engouffre dans une accumulation de stéréotypes éculés et de clichés grossiers sur la Russie. Tout y est caricaturale, ce qui rend l'intrigue totalement artificielle, fausse et purement invraisemblable. Plutôt que de proposer une analyse fine des rouages du pouvoir, le film préfère servir une soupe idéologique digérée d'avance.
En résumé : Une mise en scène calamiteuse, une direction d'acteurs inexistante et un scénario frelaté par des partis pris grossiers. Un film profondément faux, ennuyeux et, disons-le clairement, un naufrage absolu. À fuir.
Avec une très belle mise en scène, la qualité narrative de l'histoire vraie du conseiller officieux de Poutine est à féliciter. Rétrospective avec images d’époques, le film fait dans les détails car chaque événements est important, aussi bien dans la vie du conseiller que dans la compréhension de la direction du choix de gouverner de Vladimir Poutine. Ici, nous sommes entre politiciens et grands de ce monde, sachez ou vous mettez les pieds. Le film est surtout instructif, il pourrait être ennuyeux pour d'autres mais sa réalisation et le talents de ses acteurs sont excellents. La chronologie du destin de la Russie semble respectée et détaillée, du beau travail.
Construit comme un documentaire avec une voix off monocorde omniprésente, DANO et LAW révèlent l’histoire terrible de la Russie actuelle. Tout y passe : Moscou underground, puis la déchéance de ELTSINE, puis l’élection du directeur du FSB sur fond d’attentat tchétchène, la naissance du Parti National Bolchevique, « les loups de la nuit », les oligarques puissants puis déchus, la Révolution Orange en Ukraine, la valse des valises pour « les forces de la rage », les JO de SOCHI en 2014, la mise en place du programme "Internet Research Agency", la guerre en Crimée et du Donbass,… Le slogan sera « la démocratie souveraine ». En 2h30, l’avènement de POUTINE nous éclaire sur la Russie contemporaine et nous fait prendre conscience de l’âme russe… Et c’est glaçant !
2h25 de film et une narration qui explique plus que le film ne montre, vraiment trop bavard... hormis ce point qui m'a un peu dérangé que réellement négatif, le casting est des plus agréables , Paul dano joue excellemment bien et Jude Law en Vladimir Poutine est très convaincant. Et, chose bizarre et je n'ai pas su trouver la réponse, mais j'avais, pendant tout le film, une sensation bizarre, comme si le film avait été tourné en français, le mouvement des lèvres collait parfaitement aux paroles, j'ai donc pensé que l'usage de l'IA avait été fait, comme annoncé prochainement dans les films à venir, mais ici il n'en est rien, juste un excellent travail de doublage français, à saluer encore une fois. Sinon j'ai plutôt bien aimé même si je l'ai regardé plus comme un documentaire (les images d'archives aidant) que comme un film, parlant de la montée et de la chute (?) des oligarques. À voir.