On sent bien le ton qui est donné dans ce pays de l’ex URSS. De plus on est loin de la caricature qu’on peut avoir sur la Russie de fin de Guerre froide et la Russie de Poutine
L’ambiance est bien présente, mais le film est un peu long à se mettre en place malheureusement, pourtant le jeu d’actiest vraiment très bien avec Jude Law qui joue parfaitement bien Vladimir Poutine
Grosse déception. Le film n’arrive pas à la cheville du livre dont il s’éloigne d’ailleurs beaucoup. On a l’impression d’un monologue qui n’en finit pas sans vie, sans âme, sans poésie. On voit beaucoup moins Poutine que dans le livre et le tout finit par distiller l’ennui.
Le temps passe vite, l’histoire est originalement traitée et l’on rentre progressivement en immersion dans ce monde du Kremlin. Un film qui permet de comprendre et d’approfondir ce qu’habituellement on peut percevoir au travers de l’actualité. Une œuvre qui donne envie de lire les romans de l’auteur qui a inspiré le scénario .
J’ai toujours beaucoup de mal avec ces films qui font parler anglais des russes ou des turcs … Poutine ne parle pas anglais … Je n’aime pas non plus spécialement ces films avec des transformations physiques qui font qu’on ne reconnaît même plus l’acteur. Le film est aussi très manichéen. Pas une once de rédemption pour Poutine. Le film est aussi très bavard, très très bavard. Oui mais il y a l’excellente prestation de Paul Dano qui sauve un peu le film.
Le film est globalement intéressant mais le scénario est sans surprise et Paul Dano est un peu monocorps dans sa diction. L’anglais est un peu gênant. Jude Law est parfait en Poutine. On n’apprend pas vraiment grand-chose. C’est dommage. Le film manque d’une perspective ou d’un plus vraiment fictionnel.
Rien que pour Jude Law, voir ce film car comme toujours ce comédien exceptionnel nous livre une performance qui devrait lui valoir un prix d’interprétation. Le film par lui même devrait contenter les amateurs du sujet qu’il développe avec conscience.
La bande-annonce, l’affiche elle-même, pourraient laisser penser qu’il s’agit d’un quasi-biopic de Vladimir Poutine centré sur son exercice du pouvoir. Mais c’est d’un mage de fiction qu’il s’agit ici. Lire un très proche conseiller influant et brillant ayant un coup d’avance sur tout pour en conséquence – bien – conseiller. On aurait préféré quelque chose de plus direct et authentique d’autant que c’est sans doute ce registre-là qui aura attiré le spectateur lambda.
Avec ce film, on plonge en pleine ambiance pays de l'Est post-communisme où un vent de liberté souffla avant le retour d'un régime strict. Film sur la politique, l'arrivée au pouvoir et les règlements de compte. Difficile de distinguer le vrai du faux étant donné le personnage de Poutine qui est le pilier de l'intrigue. Quelques longueurs et difficulté à saisir le but de l'intrigue. Dommage que les acteurs parlent anglais et non russe.
Pour peu que l'on accepte la convention de la langue anglaise pour un récit d'intrigues russes et la profusion de dialogues et d'informations, le film est passionnant dans sa radioscopie d'un autocrate qui échappe à ses créateurs.
Ce que raconte Le Mage du Kremlin, ce n’est pas l’ascension d’un tyran, mais la naissance d’un langage. Olivier Assayas filme la politique comme une industrie culturelle. Vadim Baranov est un professionnel de l’image, et c’est précisément pour cela qu’il devient indispensable au pouvoir.
Le film avance par strates. Chaque époque ajoute une couche de cynisme. Télé-réalité, discours sécuritaire, mythologie nationale. Rien n’est improvisé. Tout est testé, ajusté, calibré. Le futur Poutine n’est jamais présenté comme un génie manipulateur, mais comme le visage idéal d’un récit collectif.
Ce qui me frappe, c’est l’absence de spectaculaire. Les décisions majeures se prennent hors champ. Le vrai suspense n’est pas dans l’action, mais dans la parole. Qui parle ? À qui ? Et avec quelles images en tête ?
Baranov est un personnage fascinant parce qu’il ne croit pas vraiment à ce qu’il fait. Il croit à l’efficacité. À la cohérence. À la puissance du récit bien construit. Et c’est cette neutralité apparente qui le rend dangereux.
Le film se termine sur une forme de désenchantement radical. Parler ne suffit plus. Comprendre non plus. Le système est devenu autonome. Le Mage du Kremlin n’est pas un film accusateur. C’est un film constat. Glacial. Précis. Et profondément inquiétant.
Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
Nouveau film d’Olivier Assayas, adapté du roman à succès de Giuliano da Empoli, mais autant dire tout de suite que le résultat est une vraie déception. Si la mise en scène est soignée, on ne peut pas en dire autant du scénario : c’est long, très long (2h25), lent, bavard à l’extrême, avec des dialogues ininterrompus du début à la fin, au point qu’on décroche assez vite. J’ai quand même tenu jusqu’au bout, en espérant que ça décolle, mais rien n’y fait. Les personnages sont mal définis, tout reste en surface, peu d’émotions, peu d’enjeux. Heureusement, l’interprétation est plutôt correcte : Paul Dano s’en sort bien, même si on le trouve tout bouffi, difficile de dire si c’est voulu. On retrouve aussi Geoffrey Wright, Alicia Vikander, et Jude Law en Poutine, sans doute le rôle le plus intéressant du film. AU final, vraiment pas le meilleur film de son auteur, on est loin de Sils Maria, Personal Shopper ou ses films des années 90 et 2000. Au final, je me suis ennuyé tout le long. Un film trop ambitieux sans doute. Dommage on tenait là un sujet en or...