Le Mage du Kremlin
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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

189 abonnés 608 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Ai vu « Le mage du Kremlin » d’Olivier Assayas d’après le livre de Giuliano da Empoli. Une fois de plus Assayas nous livre un film essentiel, synthétique avec du grand cinéma … S’il est foncièrement étrange d’entende parler américain dans les bureaux du KGB et dans les salons du Kremlin et que l’on ne se fait jamais vraiment à cette invraisemblance gênante, l’on comprend bien naturellement que nul acteur russe n’aurait accepter au péril de sa vie de jouer dans ce brûlot géopolitique. Les acteurs américains sont extraordinaires et tout principalement Jude Law qui est absolument impressionnant de froideur, de raideur et de véracité. Il a refusé toute prothèse pour interpréter un Vladimir Poutine plus vrai que nature. Paul Dano tient le film de bout en bout avec son personnage cynique, stratège qui amène Poutine au pouvoir et dont il deviendra le conseiller le plus proche. Les 2h30 passent à toute vitesse tout en prenant son temps avec rythme et tension. Après la chute du mur de Berlin, l’URSS s’effondre pour laisser place à une liberté culturelle et à des rêves d’occidentalisation, une voie vers la démocratie s’ouvre alors que les oligarques avec voracité s’emparent du pouvoir économique. Certains nostalgiques d’une grandeur de la Russie et d’une rigueur, dont Vadim Baronov (Paul Dano) vont amener un ancien agent du KGB au sommet du pouvoir, Vladimir Poutine (Jude Law). Celui-ci échappera très rapidement à tout contrôle. Des années plus tard Baronov se confie à un journaliste (Jeffrey Wright) le film reviendra sous forme de flashbacks sur toutes les étapes capitales de cette ascension. Le film toujours très fluide a un éventail de genre très large, thriller, politique, action, romance, enquête, espionnage… On peut reprocher une voix off trop bavarde et trop présente mais le film est passionnant et fait souvent froid dans le dos. En 2h30, trente années d’histoire qui nous permettent de mieux nous y retrouver dans le marasme actuel.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 524 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Olivier Assayas parvient à mettre en scène, un scénario qui balaye l'histoire de la Russie de ces quarante dernières années.

Flot ininterrompu de dialogues très très dense ( peut être un peu trop ). Intéressant et même malgré ses 135 minutes, trop court !

On retrouve l'ambiance du récent " Limonov " de Kirill Serebrennikov .

Olivier Assayas, montre une fois encore que c'est avec les scénarios politiques et historiques qu'il est le plus à son aise. " Le mage du Kremlin " me semble même représenter un de ses opus les plus réussis.
President Dwayne Elizondo Camacho
President Dwayne Elizondo Camacho

16 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 janvier 2026
Jude Law et son accent de bourgeois londonien, dommage, ça me sort du film sans arrêt.
Un Di Caprio aurait fait l’effort.
Léana
Léana

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 janvier 2026
Faut-il aller le voir ? Oui, si vous vous passionnez pour les coulisses du pouvoir, la fabrication de la "vérité" politique et l'ascension des figures de l'ombre. Cependant, malgré un sujet qui me captivait sur le papier, je suis malheureusement restée sur le bord de la route.

Le film fait le choix d'une structure en deux temporalités : le présent, où Vadim Baranov (Paul Dano) raconte son histoire à Rowland (Jeffrey Wright), et le passé, qui illustre ses propos. Cette mécanique, portée majoritairement par une voix off omniprésente, alourdit le rythme. Pour un film de 2h30, la sensation de lenteur est réelle et finit par briser l'immersion.

En 2h30, le film survole la chronologie historique de la Russie depuis les années 90, mais le traitement reste trop plat. C'est paradoxal : l'ascension de Poutine est tout sauf linéaire, pourtant le film manque de relief. En voulant aborder tous les sujets, le scénario n'en approfondit aucun. Et ça se ressent aussi sur les personnages : ils sont distants, presque ennuyeux. Je n’ai réussi à établir aucune connexion émotionnelle avec eux, restant dans une position de spectatrice passive.

J'ai aussi fait l’erreur de le voir en VF, expérience que je ne recommande pas. Si vous avez la possibilité de le voir en VO, je pense que c’est un bien meilleur choix même si j’ai lu dans d’autres avis le manque de russe, ce qui ne permet pas l’immersion complète.

En bref : Si le film a le mérite de m'avoir ouvert les portes d'un sujet passionnant que je compte désormais creuser pour ma culture personnelle, il m'a surtout donné envie de me plonger dans le livre original, qui saura sans doute mieux retranscrire la complexité de ce récit que cette adaptation un peu trop sage.

- Vu en avant-première au Megarama Les Ulis

Retrouvez tous mes avis sur Instagram : @70millimetres
DAVID COUTO
DAVID COUTO

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
J’ai apprécié ce film. Il traverse plusieurs décennies de l’histoire moderne Russe de manière condensée et cohérente portée par des personnages très bien interprétés. Le choix de l’anglais pour la VO peut surprendre et enlever un peu de force mais il se comprend pour une diffusion internationale. Le mélange entre fiction et images d’archives est réussi et donne parfois une dimension de quasi documentaire.
Gbo
Gbo

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Vu en avant-première, après avoir lu le roman.
Excellent film, tourné "à l'Américaine", captivant, palpitant, mais surtout effrayant, et qui devrait être vu par tous ceux qui doutent encore des intentions de la Russie contemporaine et qui cherchent à comprendre comment on peut en arriver là...
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Issue du roman du même nom qui retrace une partie de la vie Vadim Baranov. Qui n'a pas cette identité dans cette fiction.

Celui qui a permis l'ascension de Vladimir Poutin à son statut actuel.
Et qui montre les coulisses de certains événements passés et actuels de la Russie.

C'était très intéressant de voir tout cela. La montée en puissance de la Russie qu'on connaît actuellement

Paul Dano était très bon. Il montre encore que c'est un excellent acteur.

Jude Law était très crédible en Vladimir Poutine.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

78 abonnés 106 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Voici l'adaptation du roman éponyme de Giuliano da Empoli, grand succès d’édition sorti en 2022 juste après l’invasion de l’Ukraine. Nous suivons l’ascension d’un «spin doctor», ces conseillers de l’ombre qui façonnent la communication des dirigeants politiques. Ici, en plus, Vadim Baranov (Paul Dano), va créer et lancer Vladimir Poutine (Jude Law, convaincant). Le film commence par présenter le contexte, le retour de la liberté avec la fin de l’URSS en 1990, la période chaotique du règne de Boris Eltsine, puis l’arrivée d’un homme d’ordre.
La narration en flash-backs, les atmosphères du Moscou underground ou des lieux de pouvoir, le volontarisme de Poutine, les luttes d’influence, la romance avec Ksenia (Alicia Vikander), tout fonctionne, sans temps mort, on reste captivé durant ces deux heures et demi.
Seul reproche, la toute dernière scène ne figure pas dans le roman, elle change pourtant la nature du récit (je ne spoile pas), le réalisateur a voulu rajouter sa touche anti-Poutine dans un portrait finalement assez équilibré, la volonté de pouvoir et le calcul froid se retrouvant aussi dans nos contrées, ne soyons pas naïfs. bref, mais c’est à voir.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe"
VINZGOM
VINZGOM

13 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Je ne peux que conseiller ce film pour ceux qui s'intéressent à l'actualité et à la Russie. C'est une grande fresque retraçant les moments clés des dernières années (sauf après 2020) en Russie. Très intéressant et permet de comprendre mieux certains sujets actuels.
Pommdor
Pommdor

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Vu en avant première lors de la séance club du dimanche au C2L de Saint Germain en Laye.
Assayas, Carrère et Da Empoli nous plongent dans l'histoire politique récente de la Russie. Manipulations, jeux d'influence, pressions internationales, petits et gros arrangements entre les pouvoirs médiatiques, politique et économique : on s'en doutait et ils le mettent en évidence. Si vous ne savez pas vraiment ce qu'est un oligarque, allez voir ce film.
Raphaël Sevaux
Raphaël Sevaux

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Olivier Assayas a fait une très bonne adaptation d'un des livres les plus populaires de ces dernières années !

Les acteurs sont parfaits et incarnent magistralement leur personnage ! Paul Dano est superbe (comme d'habitude), Jude Law en Poutine ça fonctionne à la perfection (c'est même troublant par moment !), et Alicia Vikander d'un crédible en russe assez fou (je ne l'ai pas reconnu pendant un long moment !)

La réalisation est assez sobre, académique, elle manque un peu de fantaisie ou d'idée, mais pose très bien le récit.

Le scénario est bien écrit. J'aime ce côté très littéraire donné à celui-ci !

Mon petit bémol, qui ne me permets pas de mettre une note plus élevée, c'est le manque de russe dans le film. Je trouve que quelques dialogues en russes auraient permis d'ajouter en crédibilité et en immersion !

Mais du reste le film montre parfaitement les ficelles du pouvoir russe après la chute de l'URSS. Même si l'histoire ne reste qu'une fiction, les images d'archives et la réflexion sur la manipulation de la politique et de la geopolique grâce à la communication, à la télévision et à l'usage d'internet réussissent à nous plonger dans cet atmosphère très intéressante !
Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 janvier 2026
Comment créer une réalité ?
Avec Le Mage du Kremlin, Assayas interroge la politique moderne et la fabrication des récits de pouvoir, en privilégiant la nuance plutôt que l’effet. Si le jeu de Jude Law impressionne par sa maîtrise et si l’écriture se révèle souvent fine, l’ensemble souffre d’un intellectualisme exacerbé et d’une tendance au bavardage qui affaiblit parfois la force dramatique du film.
evariste75
evariste75

216 abonnés 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2026
Film intéressant qui, comme toutes les docufictions, impose d'aller chercher dans Wikipedia et d'autres sources, la connexion à la réalité...
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 654 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2026
Au sommet du cynisme

Depuis 1986, Olivier Assayas aime à changer de genre pratiquement à chacun de ses films. Par exemple, rien que depuis 2018 il a enchaîné un thriller fantastique, une comédie romantique, un film d’espionnage et une comédie dramatique. Cette fois avec ces 135 minutes, il a choisi le thriller politique. Russie, dans les années 1990. L’URSS s’effondre. Dans le tumulte d’un pays en reconstruction, un jeune homme à l’intelligence redoutable, Vadim Baranov, trace sa voie. D’abord artiste puis producteur de télé-réalité, il devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB promis à un pouvoir absolu, le futur « Tsar » Vladimir Poutine. C'est sans doute ça, la magie du cinéma : raconter la Russie du nouveau tsar et de son conseiller très spécial, en adaptant le roman d'un Italien, en tournant en Lettonie en langue anglaise avec un trio d'interprètes majeurs, un Américain, un Britannique et une Suédoise, le tout dans une réalisation française… Ce « gloubiboulga » international semblait à la base apporter plus d’inconvénients que d’avantages. C’est ce, qu’en tout cas, je craignais par avance, mais, je dois reconnaître que je me suis pris au jeu de cette leçon d’Histoire sur grand écran.
Bien que séduit par le best-seller éponyme de Giuliano de Empoli, Olivier Assayas avait de grands doutes sur sa capacité à l'adapter pour le cinéma : Tout lui faisait peur : Trop abstrait, trop de dialogues ; beaucoup de choses qui allaient de soi dans le roman, réflexions sur le pouvoir, sur l’histoire moderne de la Russie, semblaient plus épineuses au cinéma. Mais sa rencontre avec le scénariste Emmanuel Carrère, un ami de longue date, a été décisive. Ils ont recréé une plongée au cœur du système, dans laquelle Baranov devient un rouage central de la nouvelle Russie, façonnant les discours, les images, les perceptions. Mais une présence échappe à son contrôle : Ksenia, femme libre et insaisissable, qui incarne une échappée possible, loin des logiques d’influence et de domination. Quinze ans plus tard, après s’être retiré dans le silence, Baranov accepte de parler. Ce qu’il révèle alors brouille les frontières entre réalité et fiction, conviction et stratégie. Le Mage du Kremlin est une immersion dans les arcanes du pouvoir, un récit où chaque mot dissimule une faille. Tout comme Limonov, la ballade, ce film a été tourné en Lettonie. - seules les scènes du Cap d’Antibes et de la Riviera ont été tournées dans le Midi de la France -. Pour les besoins du roman – puis du film, « l'homme qui murmurait à l'oreille de Vladimir Poutine », est inspiré en partie de Vladislav Sourkov. Nous naviguons donc entre l’histoire et la fiction, tout comme, durant sa confession, il s'inscrit en permanence entre vérité et mensonge, alimentant ainsi sa légende et exalter son influence. Véritable kaléidoscope d'une époque, d'un pays, d'un pouvoir et d'un homme qui le personnifie et de sa complicité permanente avec le Mal.
Bien sûr, il était hautement improbable que le cinéaste trouve des acteurs russophones qui acceptent le risque de jouer dans un film critique vis-à-vis de Poutine. Alors, le choix s’est porté sur une distribution américaine haut de gamme. Paul Dano est assez fascinant, mais ce n’est pas une surprise. La question restait le choix de Jude Law pour incarner le nouveau tsar. Même s’il faut saluer sa performance, je n’ai pu m’empêcher pendant tout le film de le voir « jouer » Poutine. Pour le reste, c’est du nanan avec Alicia Vikander, Tom Sturridge, Jeffrey Wright, Will Kean. D’une sortie du communisme aux allures vivifiantes, d'une liberté culturelle flashy et avant-gardiste aux développements de la télé-réalité, de la mort de la politique jusqu'à l'embaumement d'une démocratie vidée de sa substance, les images s'enchaînent sans relâche. C’est vif, nerveux, décapant, mais surtout d'une vérité glaciale et terrifiante
Bonpublic
Bonpublic

2 abonnés 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 janvier 2026
Très bon film qui s’inspire d’un personnage ayant existé ( le conseiller de Poutine Vladislav Sourkov).
Le film retrace une Russie qui se cherche et se fabrique depuis Michael Gorbatchev.
Il nous fait naviguer à travers les époques à partir de la pérestroïka de Gorbatchev jusqu’à aujourd’hui à travers le destin d’un homme qui va faire de Vladimir Poutine le Tsar de Russie.
Premier partie assez didactique mais très intéressante et supportée par l’excellent jeu de l’acteur américain Paul Dano ( acteur principal jouant le conseiller) et par la suite de l’acteur britannique Jude Law jouant de manière bluffante Vladimir Poutine.
L’ambiance est morne comme la Russie peut l’être et les destins s’entrechocs dans le but d’instaurer un véritable leadership à la tête de la Russie. Je recommande.
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