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C'est plus un documentaire qu'un film mais qui n'apprend même pas grand chose sur cette dictature et son représentant, et on peut déplorer l'utilisation permanente de l'anglais et d'une voix en 'off" bien lassante....
Vraiment pas du tout inspiré..alors que la matière ne manque pas.
Vraiment pas du tout inspiré..alors que la matière ne manque pas.
Le film réussi à expliquer une partie de ce dont le livre nous faisait prendre conscience. Les raisons et les mécanismes du pouvoir autoritaire de Poutine.
C'est long sans être ennuyeux, mais si comme quand on lit un livre, on aimerais parfois faire un pause au milieu de toute cette austérité.
C'est long sans être ennuyeux, mais si comme quand on lit un livre, on aimerais parfois faire un pause au milieu de toute cette austérité.
Chronique d’un pouvoir fabriqué
"Olivier Assayas s’est imposé au fil de sa filmographie comme un cinéaste attentif aux transformations profondes de son époque. [...] Dans cette continuité, le choix d’adapter Le Mage du Kremlin de Giuliano da Empoli semble logique. Le roman explore les formes contemporaines du pouvoir non dans leur dimension spectaculaire, mais dans leurs coulisses, à travers les stratégies d’influence, de manipulation, de narration et de construction du réel — autant de préoccupations déjà au cœur de films où Assayas s’intéresse aux médiations du pouvoir et aux figures qui l’exercent dans l’ombre. Le film propose une version romanesque de l’accession de Vladimir Poutine au pouvoir, non sous la forme d’un récit historique factuel, mais comme une fiction inspirée de faits, de figures et de dynamiques réelles. Le cœur du récit ne réside pas tant dans la figure de Poutine que dans le dispositif de pouvoir qui se met en place autour de lui, et dans ceux qui en conçoivent le cadre symbolique et médiatique."
"Après Vice, The Apprentice ou encore La Disparition de Josef Mengele, la figure des monstres politiques continue d’être un objet d’étude fascinant au cinéma. Assayas choisit toutefois de faire un pas de côté en construisant son récit non autour de Poutine, mais à travers le regard de l’un de ses conseillers. Ce déplacement du point de vue permet d’esquisser un portrait hiérarchique du pouvoir, où l’édification de l’autorité se raconte par strates successives. La narration en flashback, structurée en chapitres et portée par une voix off pesante, assume alors le sacrifice d’une fresque continue au profit d’épisodes clés, censés dessiner l’identité politique et symbolique de la Russie contemporaine, telle que perçue depuis l’Occident."
"Le film entremêle ainsi fiction et réalité, notamment par l’insertion d’images d’archives — des attentats de 1999 à la révolution de Maïdan — qui viennent ancrer le récit dans une temporalité reconnaissable. L’ambition est claire : condenser ce qui caractériserait la société russe, fondée sur le prestige et la verticalité du pouvoir plutôt que sur l’argent. Sur le fond, le sujet demeure séduisant. Mais dans la forme, le montage et le recours appuyé à la voix off peinent à générer la tension nécessaire à ce faux biopic politique, qui reste souvent à distance de sa propre matière."
"Malgré un effort de reconstitution indéniable de la Russie du début des années 2000, Le Mage du Kremlin donne le sentiment d’un rendez-vous manqué. Le film peine à insuffler la tension et l’émotion attendues d’un thriller politique, alors même qu’il ambitionne de raconter un moment de bascule crucial : celui d’un pays qui, sans se livrer pleinement au capitalisme, s’enferme dans une idéologie tout aussi destructrice. De même à propos de la réflexion sur la fin de la « publicité émotionnelle » en Russie, et sur la représentation du pays dans le regard figé de son leader, reste esquissée, survolée, faute d’une incarnation plus sensible."
Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
"Olivier Assayas s’est imposé au fil de sa filmographie comme un cinéaste attentif aux transformations profondes de son époque. [...] Dans cette continuité, le choix d’adapter Le Mage du Kremlin de Giuliano da Empoli semble logique. Le roman explore les formes contemporaines du pouvoir non dans leur dimension spectaculaire, mais dans leurs coulisses, à travers les stratégies d’influence, de manipulation, de narration et de construction du réel — autant de préoccupations déjà au cœur de films où Assayas s’intéresse aux médiations du pouvoir et aux figures qui l’exercent dans l’ombre. Le film propose une version romanesque de l’accession de Vladimir Poutine au pouvoir, non sous la forme d’un récit historique factuel, mais comme une fiction inspirée de faits, de figures et de dynamiques réelles. Le cœur du récit ne réside pas tant dans la figure de Poutine que dans le dispositif de pouvoir qui se met en place autour de lui, et dans ceux qui en conçoivent le cadre symbolique et médiatique."
"Après Vice, The Apprentice ou encore La Disparition de Josef Mengele, la figure des monstres politiques continue d’être un objet d’étude fascinant au cinéma. Assayas choisit toutefois de faire un pas de côté en construisant son récit non autour de Poutine, mais à travers le regard de l’un de ses conseillers. Ce déplacement du point de vue permet d’esquisser un portrait hiérarchique du pouvoir, où l’édification de l’autorité se raconte par strates successives. La narration en flashback, structurée en chapitres et portée par une voix off pesante, assume alors le sacrifice d’une fresque continue au profit d’épisodes clés, censés dessiner l’identité politique et symbolique de la Russie contemporaine, telle que perçue depuis l’Occident."
"Le film entremêle ainsi fiction et réalité, notamment par l’insertion d’images d’archives — des attentats de 1999 à la révolution de Maïdan — qui viennent ancrer le récit dans une temporalité reconnaissable. L’ambition est claire : condenser ce qui caractériserait la société russe, fondée sur le prestige et la verticalité du pouvoir plutôt que sur l’argent. Sur le fond, le sujet demeure séduisant. Mais dans la forme, le montage et le recours appuyé à la voix off peinent à générer la tension nécessaire à ce faux biopic politique, qui reste souvent à distance de sa propre matière."
"Malgré un effort de reconstitution indéniable de la Russie du début des années 2000, Le Mage du Kremlin donne le sentiment d’un rendez-vous manqué. Le film peine à insuffler la tension et l’émotion attendues d’un thriller politique, alors même qu’il ambitionne de raconter un moment de bascule crucial : celui d’un pays qui, sans se livrer pleinement au capitalisme, s’enferme dans une idéologie tout aussi destructrice. De même à propos de la réflexion sur la fin de la « publicité émotionnelle » en Russie, et sur la représentation du pays dans le regard figé de son leader, reste esquissée, survolée, faute d’une incarnation plus sensible."
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J’ai bien aimé le film, j’y ai passé un bon moment. Les acteurs sont biens choisis et excellents dans leur rôle. C’est très bien réalisé, à aucun moment je ne me suis ennuyé bien au contraire on suit ce personnage au gré de l’évolution de la vie politique en Russie après la fin de l’ère communiste et on revoit les moments clés de ce pays. On comprends bien où nous en sommes aujourd’hui .
LE MAGE DU KREMLIN : 10/20
Qu’est-ce que je me suis ennuyé… mais vraiment.
J’ai lutté de toutes mes forces pour ne pas m’endormir pendant le film tant il est soporifique, extrêmement bavard et lent… en vain.
Le film n’est pas mauvais en soi, et comblera les passionnés de cette époque et de cette partie de notre histoire, mais ce n’est clairement pas mon délire.
Outre la performance remarquable de Jude Law en Poutine (même si certaines mimiques sont clairement exagérées), ce film ne m’a absolument pas passionné.
Je n’arrivais pas à monter dans le wagon et à suivre correctement cette histoire de pouvoir, de manipulation et de « qui aura la plus grosse ».
À l’image de Vladimir Poutine et de sa tête de chien battu post-sieste, j’ai même raté la scène finale, qui semblait majeure, tellement je roupillais fort. L’âge des spectateurs dans la salle aurait dû m’alerter !
LE MAGE DU KREMLIN est un film soporifique, encore plus efficace que le meilleur des somnifères de la meilleure des pharmacies. Mais je suis sûr qu’il trouvera son public, un chouïa plus âgé que moi, de ce que j’ai pu voir dans la salle… ou plus intelligent 易
Pdn
Qu’est-ce que je me suis ennuyé… mais vraiment.
J’ai lutté de toutes mes forces pour ne pas m’endormir pendant le film tant il est soporifique, extrêmement bavard et lent… en vain.
Le film n’est pas mauvais en soi, et comblera les passionnés de cette époque et de cette partie de notre histoire, mais ce n’est clairement pas mon délire.
Outre la performance remarquable de Jude Law en Poutine (même si certaines mimiques sont clairement exagérées), ce film ne m’a absolument pas passionné.
Je n’arrivais pas à monter dans le wagon et à suivre correctement cette histoire de pouvoir, de manipulation et de « qui aura la plus grosse ».
À l’image de Vladimir Poutine et de sa tête de chien battu post-sieste, j’ai même raté la scène finale, qui semblait majeure, tellement je roupillais fort. L’âge des spectateurs dans la salle aurait dû m’alerter !
LE MAGE DU KREMLIN est un film soporifique, encore plus efficace que le meilleur des somnifères de la meilleure des pharmacies. Mais je suis sûr qu’il trouvera son public, un chouïa plus âgé que moi, de ce que j’ai pu voir dans la salle… ou plus intelligent 易
Pdn
Ce film réussit à raconter l'évolution de la Russie à partir de l'entrée en lice de V Poustine à l'aide de personnages fictifs et d'autres qui sont des personnages réels. C'est plutôt bien fait, on comprend le fonctionnement du pouvoir russe et ce qui a conduit à la situation actuelle. Les acteurs sont bons, l'interprétation de V Poutine par J Law reste sobre et efficace. C'est un peu dommage que le film soit en une VO en anglais mais c'est un choix pragmatique qui reste acceptable.
Un excellent film car excellente adaptation du livre de Giuliano de Empoli. Jude Law fait un Poutine crédible et simplement effrayant, et Paul Dano est époustouflant!
Un beau film de politique-fiction sans doute pas si éloigné du réel, hélas!
Un beau film de politique-fiction sans doute pas si éloigné du réel, hélas!
Film très bavard......je n'ai pas retrouvé la magie du livre absolument remarquable. Un bravo pour Jude Law.
Un très bon biopic sur l'ascension au pouvoir en Russie de Vladimir Poutine incarné par Jude Law .
Ai vu « Le mage du Kremlin » d’Olivier Assayas d’après le livre de Giuliano da Empoli. Une fois de plus Assayas nous livre un film essentiel, synthétique avec du grand cinéma … S’il est foncièrement étrange d’entende parler américain dans les bureaux du KGB et dans les salons du Kremlin et que l’on ne se fait jamais vraiment à cette invraisemblance gênante, l’on comprend bien naturellement que nul acteur russe n’aurait accepter au péril de sa vie de jouer dans ce brûlot géopolitique. Les acteurs américains sont extraordinaires et tout principalement Jude Law qui est absolument impressionnant de froideur, de raideur et de véracité. Il a refusé toute prothèse pour interpréter un Vladimir Poutine plus vrai que nature. Paul Dano tient le film de bout en bout avec son personnage cynique, stratège qui amène Poutine au pouvoir et dont il deviendra le conseiller le plus proche. Les 2h30 passent à toute vitesse tout en prenant son temps avec rythme et tension. Après la chute du mur de Berlin, l’URSS s’effondre pour laisser place à une liberté culturelle et à des rêves d’occidentalisation, une voie vers la démocratie s’ouvre alors que les oligarques avec voracité s’emparent du pouvoir économique. Certains nostalgiques d’une grandeur de la Russie et d’une rigueur, dont Vadim Baronov (Paul Dano) vont amener un ancien agent du KGB au sommet du pouvoir, Vladimir Poutine (Jude Law). Celui-ci échappera très rapidement à tout contrôle. Des années plus tard Baronov se confie à un journaliste (Jeffrey Wright) le film reviendra sous forme de flashbacks sur toutes les étapes capitales de cette ascension. Le film toujours très fluide a un éventail de genre très large, thriller, politique, action, romance, enquête, espionnage… On peut reprocher une voix off trop bavarde et trop présente mais le film est passionnant et fait souvent froid dans le dos. En 2h30, trente années d’histoire qui nous permettent de mieux nous y retrouver dans le marasme actuel.
Olivier Assayas parvient à mettre en scène, un scénario qui balaye l'histoire de la Russie de ces quarante dernières années.
Flot ininterrompu de dialogues très très dense ( peut être un peu trop ). Intéressant et même malgré ses 135 minutes, trop court !
On retrouve l'ambiance du récent " Limonov " de Kirill Serebrennikov .
Olivier Assayas, montre une fois encore que c'est avec les scénarios politiques et historiques qu'il est le plus à son aise. " Le mage du Kremlin " me semble même représenter un de ses opus les plus réussis.
Flot ininterrompu de dialogues très très dense ( peut être un peu trop ). Intéressant et même malgré ses 135 minutes, trop court !
On retrouve l'ambiance du récent " Limonov " de Kirill Serebrennikov .
Olivier Assayas, montre une fois encore que c'est avec les scénarios politiques et historiques qu'il est le plus à son aise. " Le mage du Kremlin " me semble même représenter un de ses opus les plus réussis.
Jude Law et son accent de bourgeois londonien, dommage, ça me sort du film sans arrêt.
Un Di Caprio aurait fait l’effort.
Un Di Caprio aurait fait l’effort.
Faut-il aller le voir ? Oui, si vous vous passionnez pour les coulisses du pouvoir, la fabrication de la "vérité" politique et l'ascension des figures de l'ombre. Cependant, malgré un sujet qui me captivait sur le papier, je suis malheureusement restée sur le bord de la route.
Le film fait le choix d'une structure en deux temporalités : le présent, où Vadim Baranov (Paul Dano) raconte son histoire à Rowland (Jeffrey Wright), et le passé, qui illustre ses propos. Cette mécanique, portée majoritairement par une voix off omniprésente, alourdit le rythme. Pour un film de 2h30, la sensation de lenteur est réelle et finit par briser l'immersion.
En 2h30, le film survole la chronologie historique de la Russie depuis les années 90, mais le traitement reste trop plat. C'est paradoxal : l'ascension de Poutine est tout sauf linéaire, pourtant le film manque de relief. En voulant aborder tous les sujets, le scénario n'en approfondit aucun. Et ça se ressent aussi sur les personnages : ils sont distants, presque ennuyeux. Je n’ai réussi à établir aucune connexion émotionnelle avec eux, restant dans une position de spectatrice passive.
J'ai aussi fait l’erreur de le voir en VF, expérience que je ne recommande pas. Si vous avez la possibilité de le voir en VO, je pense que c’est un bien meilleur choix même si j’ai lu dans d’autres avis le manque de russe, ce qui ne permet pas l’immersion complète.
En bref : Si le film a le mérite de m'avoir ouvert les portes d'un sujet passionnant que je compte désormais creuser pour ma culture personnelle, il m'a surtout donné envie de me plonger dans le livre original, qui saura sans doute mieux retranscrire la complexité de ce récit que cette adaptation un peu trop sage.
- Vu en avant-première au Megarama Les Ulis
Retrouvez tous mes avis sur Instagram : @70millimetres
Le film fait le choix d'une structure en deux temporalités : le présent, où Vadim Baranov (Paul Dano) raconte son histoire à Rowland (Jeffrey Wright), et le passé, qui illustre ses propos. Cette mécanique, portée majoritairement par une voix off omniprésente, alourdit le rythme. Pour un film de 2h30, la sensation de lenteur est réelle et finit par briser l'immersion.
En 2h30, le film survole la chronologie historique de la Russie depuis les années 90, mais le traitement reste trop plat. C'est paradoxal : l'ascension de Poutine est tout sauf linéaire, pourtant le film manque de relief. En voulant aborder tous les sujets, le scénario n'en approfondit aucun. Et ça se ressent aussi sur les personnages : ils sont distants, presque ennuyeux. Je n’ai réussi à établir aucune connexion émotionnelle avec eux, restant dans une position de spectatrice passive.
J'ai aussi fait l’erreur de le voir en VF, expérience que je ne recommande pas. Si vous avez la possibilité de le voir en VO, je pense que c’est un bien meilleur choix même si j’ai lu dans d’autres avis le manque de russe, ce qui ne permet pas l’immersion complète.
En bref : Si le film a le mérite de m'avoir ouvert les portes d'un sujet passionnant que je compte désormais creuser pour ma culture personnelle, il m'a surtout donné envie de me plonger dans le livre original, qui saura sans doute mieux retranscrire la complexité de ce récit que cette adaptation un peu trop sage.
- Vu en avant-première au Megarama Les Ulis
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J’ai apprécié ce film. Il traverse plusieurs décennies de l’histoire moderne Russe de manière condensée et cohérente portée par des personnages très bien interprétés. Le choix de l’anglais pour la VO peut surprendre et enlever un peu de force mais il se comprend pour une diffusion internationale. Le mélange entre fiction et images d’archives est réussi et donne parfois une dimension de quasi documentaire.
Vu en avant-première, après avoir lu le roman.
Excellent film, tourné "à l'Américaine", captivant, palpitant, mais surtout effrayant, et qui devrait être vu par tous ceux qui doutent encore des intentions de la Russie contemporaine et qui cherchent à comprendre comment on peut en arriver là...
Excellent film, tourné "à l'Américaine", captivant, palpitant, mais surtout effrayant, et qui devrait être vu par tous ceux qui doutent encore des intentions de la Russie contemporaine et qui cherchent à comprendre comment on peut en arriver là...
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