Ce film est bouleversant est dur. Le combat de cette infirmière, au-delà de ce qu'il lui est demandé, afin de permettre à Adam de se nourrir et le préserver, tout en défendant le lien familial face à sa hiérarchie. Ce film, fait prendre conscience du quotidien d'une infirmière pédiatrique et de ses difficultés.
Léa Drucker impressionne dans ce moyen métrage (1h13) en infirmière surchargée de travail qui, face à un enfant et sa mère en détresse, fait preuve d'une empathie dont nous aurions tous besoin. Anamaria Vartolomei et Jules Delsart sont tout aussi formidables.
Belle prouesse de Léa drucker, et de sa co équipière. On côtoie tout le long du film la misère. Appliquée aux enfants, quelle tristesse. On peut regretter que le film sombre un peu trop dans le pathos par moment. Mais c est sans doute la dure et vraie réalité.
Une énième jérémiade sur l'état de notre système hospitalier où le mal-être généralisé généré par notre société de consommation sans issue nécessiterait un soignant derrière chaque citoyen ? Oui, un peu. Une énième histoire d'enfant malheureux dans une société de consommation où les repères familiaux ont explosé ? Oui un peu... On pourrait s'en tenir donc à cette lecture sociétale déjà amplement dénoncée par ailleurs.... Et puis la scène qui réunit dans le bureau du chef de service tous les protagonistes, même les plus éloignés, vient éclairer le sujet principal, jusque là évoqué en demi-teinte : une jeune femme psychologiquement voire psychiatriquement perturbée, qui a voulu un enfant pour combler son vide affectif existentiel, éloignant le géniteur avant même la naissance de l'enfant, et générant une relation plus que fusionnelle avec son enfant, qui n'est en fait ni plus ni moins que l'otage affectif de sa mère, et qui craint "d'être mort" s'il s'en trouve séparé. ............. Et à partir de cette scène, les sujets évoqués initialement -- la surcharge de travail d'une infirmière, la douleur d'un enfant -- laissent la place au vrai sujet: une femme seule au monde, qui ne veut pas appeler à l'aide. . La fin de l'histoire se veut positive, même si on a un peu de du mal à y croire, au vu du comportement de Rebecca jusque là...
Filmé un peu comme "en première ligne" (que j'ai préféré) en caméra portée, suivant la nuque de cette infirmière, pour augmenter la tension de certaines scènes. L'infirmière prend beaucoup de risques pour "l'intérêt d'Adam", face à cette mère qui n'écoute pas grand chose. Quelle patience !!! Et bravo aux 2 actrices grâce à qui on comprend mieux le quotidien de ces infirmières au grand cœur confrontées à des situations si complexes.
Jamais un film m'avait autant énervé.Cette pauvre infirmière se prend pour une assistante sociale...cette mère névrotique qui étouffe son , mieux à faire dans un service pediatrique! Pour le reste , les acteurs sont vraiment bien .
Une véritable pépite à découvrir absolument. Le film est porté par une actrice d'une justesse désarmante, qui habite son rôle avec une authenticité rare. La réalisation impressionne tout autant : l'utilisation audacieuse des plans-séquences nous immerge totalement dans l'instant, sans aucune coupure, rendant l'émotion palpable. Un cinéma viscéral et maîtrisé. À ne pas manquer !
Je mets grâce au jeu des 2 actrices. Mais je n'éprouve aucune empathie pour cette mère totalement névrosée, possessive et toxique, qui refuse d'alimenter son fils, et qui de surcroît se victimise en mère célibataire alors qu'elle- même a empêché le père de voir le petit Adam. Quant à Lucie, comment peut on croire une minute qu'il soit possible à une infirmière en surchauffe dans un service pédiatrique de s'immiscer à ce point dans la vie d'une famille ? Une réplique qui sauve le film : " je veux rester avec Maman mais je ne veux pas être mort". On aurait aimé plus de psychologie et savoir pourquoi cette mère est à ce point à côté de la plaque.
Ana Maria Vartolomei crève encore une fois l’écran. En seulement 1h15, le film explore avec justesse les contrastes entre différents types de parents et d’enfants : l’amour parfois excessif qui met en danger, l’indifférence, la manipulation, la fatigue et les petites échappatoires de l’enfance. Léa Drucker, en infirmière, est tout aussi convaincante.
Bref, un film court, intense et terriblement vrai, porté par des performances impeccables et une réalisatrice passionnée.
Histoire intéressante qui soulève plein de questions sociales. Je reste tout de meme sur ma faim mais c’est le but je pense. J’ai tout de même apprécié le moment.
Le nouveau film de la réalisatrice belge Laura Wandel est une belle réussite. C'est extrêmement réaliste, à tel point qu'on pourrait penser assister à un documentaire. Léa Drucker est très juste et totalement crédible dans son rôle d'infirmière pédiatrique en chef. Et Anamaria Vartolomei confirme son talent déjà remarqué dans plusieurs films, dont L'Evènement. Il n'y a aucune musique dans le film, même pendant le générique. J'ai ressenti beaucoup de malaise et d'anxiété pendant toute la projection, dont je suis ressorti éreinté. Très belle expérience de cinéma !!