L’Intérêt d’Adam
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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juillet 2025
Il est un peu tôt, après seulement deux longs métrages, mais il semble assez évident que ce qu"aime par dessus tout Laura Wandel, dans son cinéma, c'est de nous placer en immersion, au cœur de toutes les tensions. Après la maternelle d'Un monde (quel film !), voici le service de pédiatrie d'un hôpital public, avec L'intérêt d'Adam dont le récit suit particulièrement le quotidien stressant d'une infirmière qui allie humanité, dévotion et discipline, dans la mesure de ses possibilités et au sein d'un quasi chaos. Une soignante héroïque (l'hôpital qui ne se fiche pas de la charité), ou presque, et qui se débat avec sa hiérarchie mais aussi avec des cas cliniques problématiques, comme celui de cette femme isolée, suivie par la justice, et de son enfant qui ne se nourrit pas correctement. Au plus près de ce désordre plus ou moins organisé, le film de la réalisatrice bruxelloise dit beaucoup sur les maux de l'hôpital et, plus largement, sur une certaine misère sociale. 73 minutes compactes suffisent à L'intérêt d'Adam pour nous faire ressentir un état fébrile permanent, avec une mise en scène aiguisée, un scénario au cordeau et une interprétation impressionnante d'une Léa Drucker qui n'en finit pas de sidérer par l'étendue de son talent. Dans un rôle beaucoup moins valorisant, Anamaria Vartolomei, confirme, elle, qu'elle est de la graine des grandes comédiennes.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2025
Plus de trois ans après son premier long-métrage, «Un Monde» (un film à l'aspect documentaire court et déstabilisant sur le harcèlement scolaire, et filmé à hauteur d'enfant), la cinéaste belge Laura Wandel nous revient avec un dispositif similaire, se déroulant cette fois-ci au sein du service pédiatrique d'un hôpital.

La caméra à l'épaule suit, sans jamais la quitter, Lucy, l'infirmière en chef, passant de couloir en couloir, de chambre en chambre, pour s'occuper de ses différents jeunes patients.
Mais un patient en particulier va focaliser toute son attention durant cette nuit : Adam, 4 ans, hospitalisé pour malnutrition suite à une décision de justice, et sur lequel veille obsessionnellement sa mère, Rebecca, qui pourtant ne devrait plus se trouver là.

Nous plongeant dès le début dans le vif du sujet, Wandel fait à nouveau appel à une réalisation flirtant avec le documentaire (et avec le cinéma social des frères Dardenne) pour nous faire ressentir ce que c'est de travailler au quotidien dans un milieu hospitalier constamment sous tension et où chaque patient a besoin de soins spécifiques.
Un drame pouvant compter sur les présences des talentueuses Léa Drucker et Anamaria Vartolomei, toutes les deux très convaincantes dans leurs rôles respectifs d'infirmière tiraillée et de mère isolée.

Mais malgré des actrices investies et une mise en scène immersive, quelque chose n'a pas vraiment pris sur moi.

Tout d'abord, j'ai forcément pas mal pensé au très récent «En première ligne», traitant de la même thématique (la soirée de service d'une infirmière dans un hôpital en sous-effectif) et d'une manière très similaire dans son approche formelle.
Un parallèle inévitable qui m'est resté en tête durant le visionnage de ce nouveau film franco-belge, et où son équivalent suisse s'est finalement avéré un peu plus solide dans sa globalité.

La faute à un choix scénaristique, central dans le film, mais qui m'a interrogé :
pourquoi cette infirmière vient-elle spécifiquement en aide à cette mère et son fils, pourquoi le prend-elle autant à cœur, quitte à se mettre directement en conflit avec sa propre hiérarchie ?
Pourquoi eux plutôt que d'autres, spoiler: alors que l'on constate clairement que la mère, possessive dans son rapport avec son fils, finit, à trop vouloir le protéger, par lui faire plus de mal qu'autre chose[spoiler] ("je veux rester avec toi, mais je veux pas être mort" finira par dire Adam à sa mère)
[/spoiler]?

On n'en saura jamais la raison, comme si Lucy était ici présentée comme une sorte de métaphore un peu poussive de l’hôpital prêt à tout pour aller au bout de sa mission, qui est de "soigner" tous ses patients.
Et ce flou scénaristique vient, à mes yeux, fragiliser en partie la structure du film, finalement assez programmatique dans la manière de se dérouler, et se terminant de manière trop abrupte pour réellement convaincre (là où le précédent film de Wandel avait plus de sens dans sa finalité, ou comment tenter de rompre cette spirale de la violence qui a envahi la cour de récré).

Bref, une illustration pertinente et rythmée de la pression ininterrompue du service hospitalier sur son personnel, mais dépeinte ici à travers une histoire de dépendance affective et de sauvetage obsessionnel qui ne m'a pas autant convaincu que je l'aurai espéré. 6-6,5/10.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2025
Un film vu au Festival de Cannes 2025
Lucy, c’est l’excellence faite infirmière. Adam, lui, est hospitalisé pour malnutrition, par décision de justice : il a des carences et cela se traduit par des os qui se fracturent. Rebecca, sa mère, est très loin de ne pas aimer son fils : c’est juste une jeune femme en détresse, une mère trop jeune qui ne fait confiance à personne. Manière, sans doute, de se rassurer, cela se traduit par la volonté farouche de voir son fils ne manger que de la nourriture qui vient d’elle. Pourquoi pas ? Sauf que ce qu’elle donne à manger à Adam n’est pas du tout adapté à son âge, d’où les carences. A l’hôpital, le but est d’arriver à ce qu’Adam reçoive une alimentation adaptée à son âge, adaptée à son état. Facile, me direz vous ! Sauf que, dans un premier temps, Adam refuse obstinément d’ingurgiter toute nourriture ne venant pas de sa mère. La grande force de ce film à la fois très court et très intense réside dans la maîtrise dont Laura Wandel fait preuve pour entretenir une très grande tension, disons même un suspense haletant : Lucy arrivera-t-elle à obtenir la guérison d’Adam ? Pourquoi Lucy et non l’hôpital dans son ensemble ? Après tout, dans le cadre de l’hôpital, ce sont les médecins qui, en principe, sont les décideurs. Et puis, il y a des procédures à suivre. Oui mais voilà, ce sont les infirmières qui sont les plus proches des patients, qu’ils soient jeunes ou qu’ils soient vieux, et Lucy, avec son expérience du métier, avec la vigilance et la compassion dont elle fait preuve en permanence, se rend bien compte que braquer la maman serait la pire des solutions, que la présence de cette dernière est indispensable pour arriver à la guérison d’Adam. Rebecca ne fait rien pour faciliter la tâche de Lucy, mais qu’importe, et Lucy, dans l’intérêt d’Adam, n’hésite pas à passer outre aux procédures, à s’opposer à des collègues partisans d’un strict respect des procédures, voire à des médecins dont elle dépend. Vous avez accès à l'intégralité de cette critique sur le site où le tiret du 6 se trouve entre critique et film.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 septembre 2025
Parmi un flot de critiques souvent élogieuses, j’aurais dû m’arrêter à celle du Canard Enchainé « L’intérêt d’Adam » film que l’on peut voir à la rigueur, ou à la rigueur que l’on peut se dispenser de voir !!! L’hôpital public est suffisamment en souffrance, qu’il n’est pas nécessaire d’un rajouter...Adam, petit bonhomme de 4 ans au bras cassé, atterrit à l’hôpital pour malnutrition...la mère (Anamaria Vartolomei) plutôt surprotectrice refuse de s’en séparer tout en étant menacée de perdre la garde de son enfant... L’infirmière en chef du service de pédiatrie (Léa Drucker) a beau lui tendre la main, la tension monte, les services sociaux sont sur le coup...tout est dans cet affrontement entre deux personnages, mère demeurée qui refuse de nourrir son gosse et une infirmière qui la défend au-delà du raisonnable... L’ambiance est plutôt démoralisante : pas un sourire, des visages fermés sous un éclairage blafard, des traits tirés, des pleurs, pas de musique, des portes qui s’ouvrent et claquent, des badges qui ne marchent pas, le tout caméra à l’épaule à la mode des frères Dardenne qui d’ailleurs ont adoubé ce film...c’est fatiguant, un brin larmoyant quelque peu répétitif...Le jeu des actrices n’en est pas moins impeccable : Anamaria Vartolomei en louve apeurée, et Léa Drucker, (pas vraiment à son avantage sans maquillage) en Saint Bernard toujours prêtes à dépasser les bornes.... Autour d’elle, le flou règne et les nombreux bruits d’ambiance participent à produire un sentiment d’asphyxie... le tout au milieu d’une population étrangère parlant arabe, wolof, khmer, etc., ces derniers servant surtout à rendre crédible l’immersion entre les murs d’un hôpital public, comme les accessoires d’un décor replié sur lui-même...C’est un film de Laura Wandel qui a fait l’ouverture du dernier Festival de Cannes...Il ne dure que 78 minutes...c’est suffisant pour voir jouer Léa Drucker à l’infirmière... Quant à l’enfant, Jules Delsart qui n’avait jamais joué avant, il est impressionnant par la force de son regard…mais est-ce un rôle à faire jouer à un enfant de cet âge ??
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Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 septembre 2025
Lucy (Léa Drucker) est infirmière en chef dans un service de pédiatrie. Adam, quatre ans, gravement malnutri, y a été hospitalisé. Les droits de visite de sa mère, Rebecca (Anamaria Vartolomei), ont été restreints par une ordonnance judiciaire d’éloignement ; car Rebecca exerçait sur lui semble-t-il une influence toxique. Mais Adam refuse de s’alimenter sans sa mère et Rebecca, unie à son fils par une relation symbiotique refuse de le quitter.

Hasard heureux ou malheureux de la programmation : "L’Intérêt d’Adam" sort trois semaines à peine après "En première ligne", le remarquable film suisse qui suivait sans la lâcher Leonie Benesch dans un hôpital bâlois pendant toute une garde harassante.

Qui aura vu les deux aura spontanément tendance à les hiérarchiser. Pour moi, c’est match nul : je les ai autant aimés l’un que l’autre, plaçant le premier en tête de mes films préférés du mois d’août et le second pas loin du sommet de septembre avec "Sirāt" et "Connemara".

"En première ligne" est un film transversal : il passe en revue l’ensemble des situations auxquelles une infirmière se trouve confrontée pendant une garde. "L’Intérêt d’Adam" est un film longitudinal : il s’attache à un patient, même s’il en évoque brièvement – et aurait pu en faire l’économie – quelques autres : la famille congolaise nombreuse et bruyante communiquant mal en français, la mineure musulmane relevant d’un curetage qu’elle ne veut pas que sa mère apprenne…

Quelles sont les causes de la malnutrition et de la sarcopénie dont souffre Adam ? Sa mère en est-elle responsable ? Par quels enchaînements en est-elle arrivée à maltraiter ainsi son enfant ? Souffre-t-elle d’un syndrome de Münchhausen par procuration, voulant à tout prix susciter la compassion pour son fils au point de provoquer chez lui un état pathologique ? Le film aurait pu, à la façon d’une enquête policière, remonter ce fil-là et chercher les origines de cette situation. Mais il refuse cette facilité pour s’intéresser au temps présent. Il se pose une seule question, en temps réel : comment séparer Rebecca, qui s’y refuse, de son fils ?

On pourrait craindre qu’un scénario si étique ne suffise pas à un film. La réponse est dans sa durée – 1h18 à peine – et dans la qualité de son écriture qui ne réserve ni ventre mou ni temps faible. Comme "En première ligne", "L’Intérêt d’Adam" ne laisse à Lucy et aux spectateurs qui ne la lâchent pas d’une semelle aucun répit. Avec elle, on partage le stress quasiment irrespirable de cette longue course folle.

En sortant du film, une amie espiègle me disait que son meilleur interprète était la barrette à cheveux de Lucy, filmée de dos dans les longs couloirs du service. C’est faire peu de cas des deux actrices qui portent le film à bout de bras et qui sont venues le présenter dimanche soir à l’avant-première à laquelle j’ai eu le privilège d’assister. Léa Drucker y est aussi impressionnante que dans "Dossier 137" dont je dirai à sa sortie le 19 novembre le bien immense que j’en pense. Elle réussit à être en même temps impériale – on ne résiste pas à ses commandements – et empathique. Anamaria Vartolomei, la peau grasse, le cheveu filasse, a un rôle ingrat qu’elle interprète avec une brûlante incandescence.

Après "En première ligne", après "L’Intérêt d’Adam", je ne me précipiterai pas pour voir un autre film sur l’hôpital. Mais je suis profondément heureux d’avoir vu ces deux-là.
Julien C.
Julien C.

39 abonnés 66 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 septembre 2025
Rien n’est aimable dans ce film, qui propose une expérience délibérément inconfortable au spectateur. Une immersion en quasi temps réel (on nous a quand même épargné le coup de l’unique plan séquence, merci) dans un service pédiatrique, avec pour personnages une mère demeurée qui refuse de nourrir son gosse et une infirmière qui la défend au delà du raisonnable. On ne connaîtra évidemment rien de leurs motivations. L’ambiance est exagérément plombante : pas un sourire, des visages fermés sous un éclairage blafard, des traits tirés, des pleurs, pas de musique, des portes qui s’ouvrent et claquent, des badges qui ne marchent pas, caméra à l’épaule à la mode des frères Dardenne… paradoxalement ce cinéma qui se veut très social ne montre aucune empathie pour ces deux femmes, et encore moins pour le public. Un exercice de style finalement très artificiel. Aucune raison de s’infliger ça.
Jelomaro
Jelomaro

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 septembre 2025
Décevant .... Trop d'invraisemblances, des personnages caricaturaux, des situations qui certe se présentent dans le réel, mais qui sont traitées en fait divers à l'emporte pièce ! Dommage, le sujet est important, les acteurs sont bons, mais le film mauvais, par chance il dure 1H18
Emm Riviere
Emm Riviere

2 abonnés 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2025
Des mois que je n’ai pas vu un film aussi mauvais. Du pathos, invraisemblable, l’infirmière qui s’excuse de tout, qui gère son planning à sa guise, décide de tout, une fin sans fin, trop long, des personnages caricaturaux et manichéens. Pourtant je suis resté jusqu’au bout. Les acteurs sont bons mais doivent jouer sans nuance : l’infirmière trop gentille et humaine et tous les autres juste méchants. Je n’ai pas du tout aimé
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 septembre 2025
Face à la détresse d’une jeune mère de famille, une infirmière décide de tout mettre en oeuvre pour l’aider, quitte à défier sa hiérarchie.

Immersion en temps réel à l’hôpital, dans un service pédiatrique à la rencontre d’une infirmière dévouée, une jeune mère isolée et dépassée par la situation (entre ses convictions et ses choix personnels) et un garçon tiraillé entre deux femmes qui, à leur façon, cherchent à le protéger.

Un mois seulement après En première ligne (2025), de Petra Biondina Volpe, qui dénonçait déjà le dévouement du personnel soignant dans un milieu hospitalier de plus en plus pris à la gorge (rythme harassant et personnel en sous-effectif), la réalisatrice belge Laura Wandel prend elle aussi le pouls d’un hôpital à l’agonie en faisant un focus sur deux femmes.

Avec un peu plus de 70min au compteur, L’Intérêt d’Adam (2025) a le mérite d’aller au coeur du sujet et de ne pas s’étendre. Si l’on appréciera sa démarche quasi documentaire (la mise en scène et la caméra à l’épaule), on regrettera néanmoins une écriture à demi-teinte (les protagonistes sont dénués d'épaisseur et leurs décisions manquent de clarté) et l’absence de psychologie ou d’empathie envers les protagonistes. Malgré cela, il faut néanmoins reconnaître que Léa Drucker & Anamaria Vartolomei s’en sortent très bien.

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Auré
Auré

31 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2025
J'ai moyennement aimé le film. Forcément, je comparais avec le (très bon) film suisse En première ligne, sortie qq semaines avant, et qui était exactement dans le même genre.
J'ai trouvé L'intérêt d'Adam vraiment pas très crédible. L'infirmière jouée par Léa Drucker est excessive dans ses actes et ses paroles, et on ne comprend pas bien en plus la problématique de la mère. J'étais contente que le film se termine quoi...
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2025
Un assez bon drame, un peu court et avec une fin abrupte
mais qui laisse malgré tout une lueur d’espoir.
On vit au cœur de ses urgences pédiatriques, minute après minute.
Léa Drucker est très bien dans le rôle d’une infirmière en chef qui va bien au-delà de son travail. Sa patience et sa ténacité transparaissent à chaque instant et l’on ressent pleinement le poids, le stress et la complexité de travailler au service de l’humain.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2025
 L'INTÉRÊT D'ADAM - Laura Wandel | ⭐ 9/10

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Quelques semaines après Première Ligne, convaincant dans sa description des conditions de travail à l’hôpital mais trop scolaire et prévisible, Laura Wandel livre avec L’Intérêt d’Adam un thriller hospitalier d’un tout autre calibre, parcouru de bout en bout par une tension palpable.

En 1h13 seulement et dans un cadre volontairement resserré, la réalisatrice installe une atmosphère suffocante. Elle ne porte jamais de jugement moral sur les défaillances d’une mère en difficulté, préférant placer le spectateur face au même dilemme que l’infirmière : où réside vraiment l’intérêt de l’enfant ? Une identification renforcée par une mise en scène immersive, la caméra suivant souvent son héroïne de dos, à hauteur de nuque, comme si l’on dirigeait un personnage de jeu vidéo.

Léa Drucker, parfaite de bout en bout, une nouvelle fois, et que l'on reverra tout aussi impressionnante en octobre dans le nouveau film de Dominik Moll, Dossier 137, confirme qu'elle est définitivement l'une de nos plus grandes actrices actuelles.

Anamaria Vartolomei n'est pas en reste et poursuit la construction d’une filmographie singulière et exigeante, après avoir travaillé avec Audrey Diwan, Bruno Dumont ou encore Bong Joon-ho.

Le film souffre toutefois de seconds rôles parfois trop caricaturaux, tant dans l’écriture que dans l’interprétation. Mais cette réserve ne ternit pas l’ensemble : huis clos social et intime, L’Intérêt d’Adam allie tension dramatique, justesse émotionnelle et regard lucide sur un système hospitalier en crise.

헠헮헴헶혀혁헿헮헹헲 헟헲́헮 : Jusqu'à la garde, L'Été dernier

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Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2025
"l'intérêt d'adam" assez bien noté par la critique, présente cette année au festival de Cannes (semaine de la critique) est un drame social avec des qualités. Laura Wandel, la réalisatrice belge, présente aux spectateurs un huis clos poignant se déroulant dans un hôpital. Le film illustre les failles d'un service de pédiatrie et des services sociaux, mettant en avant les interprétations puissantes de Léa Drucker (l'infirmière) et d'Anamaria Vartolomei (la mère), ainsi que du jeune Jules Delsart (Adam). Malheureusement, le récit met un certain temps à démarrer et le scénario s'avère un peu limité.
setoisd
setoisd

11 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2025
Difficle de mettre une note à ce film, bien filmé avec Léa Drucker toujours excellente, mais qui nous met néanmoins mal à l'aise. On ne comprends pas bien la psychologie des 2 femmes ni ce que ce film veut réellement démontrer. C'est un film qui nous met dans l'immerson d'un hôpital public avec tous les problèmes que l'on connait, c'est un thème beaucoup traité en ce moment (je viens de voir en première ligne). L'empathie de l'infirmière pour la mère paumée est excessive et n'est pas compatible avec sa fonction. spoiler: Elle cherche à sauver une mère vraiment dangereuse et toxique pour son enfant. Il est question de l'intérêt de l'enfant mais le pauvre gosse est bien mal barré avec ces 2 femmes déséquilibrées !

Bravo quand même au jeune acteur qui malgré son jeune âge joue un rôle bien difficile.
Tricky T.
Tricky T.

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 septembre 2025
C'est maitrisé et les actrices sont superbes, mais on étouffe, il n'y a pas assez de place pour le spectateur dans ce film, pas de place pour ressentir ou interprété, tout est donné. Implacable mais pas dans le bon sens du terme.
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