L’Intérêt d’Adam
Note moyenne
3,3
1191 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

133 critiques spectateurs

5
3 critiques
4
45 critiques
3
54 critiques
2
21 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2025
Après un premier film imparfait mais marquant qui nous plongeait au cœur de l’enfance au sein d’une cour de récréation pour parler du harcèlement scolaire, le cinéaste belge Laura Wandel revient avec le même processus minimaliste et ultra réaliste. Celui de nous mettre la tête en totale immersion dans un microcosme donné au plus près des personnages. Et cette fois c’est dans le service de pédiatrie d’un hôpital qu’elle nous convie pour un film assurément social mais profondément humain. « L’intérêt d’Adam » est une œuvre que n’aurait pas renié ses confrères double récipiendaires de la Palme d’or, les frères Dardenne, dans cette manière de filmer caméra à l’épaule dans le sillage des protagonistes.

Dans cette optique au plus proche du réel, le film est une réussite tant il nous met la tête dans l’hôpital et ses dysfonctionnements (manque de place, manque de moyens, lenteur administrative, ...) à travers le cas d’un enfant en mal nutrition qu’on veut séparer de sa mère. Il ne dure qu’une heure et quinze minutes, largement suffisantes, pour nous faire découvrir le quotidien de Lucie, cette infirmière en pédiatrie qui va s’attacher au cas de ce petit garçon et de sa maman seule. On ne lâchera pas l’extraordinaire – comme toujours - Léa Drucker des semelles le temps de cette nuit agitée en pédiatrie.

« L’intérêt d’Adam » est assez sombre et plutôt défaitiste dans ce qu’il montre mais on sent que l’aspect documentaire qui émane du long-métrage correspond à des recherches très poussées en amont de la part de la réalisatrice. Cependant, il y a un gros manque de développements sur bien des aspects. Et beaucoup trop de questions restent en suspens pour provoquer davantage d’empathie de la part du spectateur. On ne comprend pas vraiment le background de la mère et ses intentions à agir ainsi tout autant qu’on a du mal à saisir pourquoi Lucie s’entiche de cas en particulier au point de pouvoir perdre son emploi. Il y a un manque de cohérence et/ou d’explication dans les motivations des personnages qui empêchent l’identification.

Dans tous les cas, ce second film de Laura Wandel souffre fortement de la comparaison avec deux œuvres jumelles portant sur le même sujet et avec un traitement similaire. Et de sortir après joue encore moins en sa faveur mais pousse à l’indulgence. D’abord, l’immense film français « La Fracture » de Catherine Corsini qui savait traiter des hôpitaux en désuétude et des gilets jaunes en même temps en mêlant comédie et drame avec un casting royal. Ensuite et tout récent, le film germano-suisse « En première ligne » cernait mieux son sujet en utilisant un procédé transversal avec plusieurs cas le temps d’une nuit. Et c’était beaucoup plus efficace et surtout prenant. Les intentions étaient bonnes mais Wandel n’a peut-être pas écrit son script de la meilleure manière.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Kat's eyes
Kat's eyes

67 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2025
Léa Drucker est, comme toujours, impeccable dans le rôle de Lucie, une infirmière en pédiatrie (sur)investie. Cependant, on peut clairement regretter le choix du scénario de ne pas donner d'explication sur le comportement de la mère d'Adam, ce qui empêche d'être en empathie avec le personnage, interprété par Anamaria Vartolomei. Sans ces explications, au contraire, ses tergiversations et son comportement puéril et égoïste ont raison de la sympathie naturelle suscitée par sa relation touchante avec son fils. Personnellement, à cause de ce défaut originel, j'avais hâte que le film se termine alors qu'il n'est pas très long.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 782 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2025
Qui est le film ?
Après Un monde, où Wandel adoptait le regard tremblant d’une enfant prise dans la violence scolaire, la cinéaste revient à l’immersion mais en déplace le centre de gravité. Ici, ce ne sont plus les enfants qui scrutent le monde, ce sont les adultes qui s’efforcent de penser pour eux. Le film resserre tout sur une nuit dans un service hospitalier, où Lucie, infirmière, doit exécuter une décision judiciaire qui remet en question la manière même d’assurer un soin juste et réellement bénéfique à l’enfant.

Que cherche-t-il à dire ?
Le film interroge la légitimité même de décider “dans l’intérêt” d’un enfant. De plus, Wandel ne se contente pas de montrer la vulnérabilité ; elle scrute la manière dont un système public use, presse et fragilise ceux qui doivent protéger. Sa tension principale est là : comment agir juste lorsque chaque geste est à la fois intime et réglé par la loi, et que la fatigue, le doute, la compassion viennent miner la verticalité du protocole ?

Par quels moyens ?
Wandel filme en proximité constante avec Lucie, caméra à l’épaule, champ resserré, durée concentrée, tissu sonore d’hôpital. Tout concourt à produire une sensation d’asphyxie. Cette claustrophobie crée une situation paradoxale : on croit toucher à la vérité parce qu’on est “près” car tout brûle plus vite : les émotions, les décisions, les doutes. Ce choix dramatise la situation mais l’appauvrit aussi. L’urgence empêche l’excuse, érode la nuance, et accule les protagonistes dans une ligne directe : décider, puis assumer. En somme, cela évite l’anecdotique, mais ne supprime pas le hiatus moral : la mise en urgence rend la mise en perspective historique (précarité, politiques sociales) plus difficile, ce qui est à la fois force et limite du film.

Léa Drucker incarne une femme qui pense tout en agissant, et agit tout en pensant qu’elle n’a pas les moyens d’être juste. Wandel montre l’épuisement, la vulnérabilité des professionnels, et la manière dont la subjectivité (fatigue, empathie, colère contenue) s’infiltre dans ce qui devrait être un protocole neutre. Le film questionne ainsi la fabrique du care : qu’est-ce qu’un acte de soin quand il doit composer avec le droit, la presse morale et la pénurie ?

La justice intervient sans être incarnée, mais ses décisions pèsent. Le film met en scène la bureaucratie comme force dramatique : chaque consigne, chaque passage d’un supérieur rappelle que les soignants ne sont jamais maîtres de la narration. L'hôpital devient une administration hantée par la loi plus que par le soin.

La représentation de l’enfant malade est le nœud du film. Wandel choisit la sobriété. Pourtant, cette proximité crée un risque : celui d’utiliser le corps d’un enfant comme preuve. Car sous son naturalisme revendiqué, le film reconduit un récit presque religieux : Lucie en sainte du soin, Rebecca en pécheresse, Adam en martyr involontaire. Le soin devient épreuve morale, non relation. Rebecca n’est pas accompagnée, elle est évaluée. Adam n’est pas sujet, il est catalyseur. Le film semble animé par une bonne intention (rappeler qu’un enfant souffre derrière les négligences) mais la bonne intention tourne parfois à la mécanique sacrificielle, ce qui paradoxalement nourrit le propos.

Ce que je regrette davantage, c'est la surcharge de pathos. Le vomissement d’Adam devrait être une scène de rupture, un moment où le corps refuse l’emprise du dispositif. Il pourrait signifier une résistance, un refus, un premier mot. Pourtant le film l’utilise comme argument, comme symptôme supplémentaire. Le corps parle, mais le film n’écoute pas. Et Wandel ajoute ensuite la chute, la minerve, le brancard. Ensuite, il y a le père immigré, la précarité : tout cela existe, mais seulement comme arrière-plan. Le film laisse entendre une dimension politique, mais ne la travaille pas.

Où me situer ?
Je regarde L’intérêt d’Adam depuis une zone intermédiaire : celle où l’on reconnaît les forces d’un film tout en restant attentif à ce qu’il produit malgré lui. Je vois ses qualités nettes : tension en temps réel, acuité dans la direction d’acteurs, précision dans le point de vue. Je vois aussi ses limites : politisation en creux, risque d’instrumentalisation du corps enfantin, saturation émotionnelle.

Quelle lecture en tirer ?
De cette nuit haletante, il reste l’image d’un système qui demande aux individus de réparer ce qu’il ne soutient plus. Le film montre comment une décision en apparence simple (protéger un enfant) devient un dilemme ingérable quand les institutions sont fatiguées, les soignants épuisés, les protocoles déconnectés de la réalité du terrain. On y voit un corps d’enfant qui fragilise tout un service, une femme qui tente de rester juste dans un monde qui ne l’est plus, une nuit qui titre l’époque.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2025
Il gaut du courage pour faire ce film, il faut du courage pournle regarder aussi. Ca ressemble beaucoup à un documentaire… dommage qu’il passe aussi proche d’un autre film hospitalier aussi (premiere ligne) qui de fait lui souffle la vedette… la proximité des sortie ne joue pas en faveur de ce film. Ca reste laborieu à regarder… j’aile bienLea Drucker, mais pour les autres… je passe.
Mikael B
Mikael B

128 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2025
TIens là route, sans ambages. De toutes façons avec Lea Drucker, tout tient toujours la route. Après la fin est très surprenante, mais force est de constater que c'est une mode, et...bein c'est une fin comme une autre aussi quelque part.. A vous de juger.
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Très belle immersion dans le milieu de la pédiatre les actrices Léa Drucker et Anamaria Vartolomei sont talentueuse et très touchante dans leur rôle je ce film.
lecinema_clem
lecinema_clem

64 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2025
Dans la même trempe que En Première Ligne sorti quelques semaines plus tôt. Un film utile qu’il faut aller voir !
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2025
Film très immersif dans le departement pédiatrie d'un hôpital public où Léa Drucker interprète une infirmière très investie dans son travail et elle semble s'identifier à cette mère élevant seule son enfant de 4 ans et qui n'arrive pas à s'en occuper de façon saine. La tension monte. Aucune musique dans ce film à l'état brut. Jusqu'où ira cette infirmière ? Car elle va bien au-delà de la simple conscience professionnelle. Très bon jeu d'acteurs.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2025
Éprouvante à plus d'un titre, cette plongée dans 1h20 de la vie d'une infirmière superbement incarnée, et c'est le mot approprié, par Léa Drucker, m'a fait bondir, grogner, rouspéter plus d'une fois, et j'en demande pardon aux rares spectatrices mais difficile de rester indifférent à ce petit bonhomme et sa mère en pleine errance.
J'aurais bien aimé avoir l'avis de professionnels pour savoir si l'implication de cette infirmière est plausible : à vos commentaires donc !!!
Un grand film à voir absolument.
Domvill
Domvill

34 abonnés 208 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2025
Si effectivement c’est extrêmement bien filmé et joué, avec une caméra expressive et une bonne maitrise de l’image où les gros plans et une courte profondeur de champs maximalise l’expressivité, je reste néanmoins sur ma faim. Léa Drucker est parfaite dans le rôle d’une infirmière en chef qui prend fait et cause pour une mère qui refuse de quitter son fils affecté par un jugement de placement en famille d’accueil. En arrière fond, les crises du monde médical sont escamotées, très disproportionnées face aux perturbations familiales. Il est dommage qu’elle ait passé sous silence le déséquilibre que le comportement excessif de cette infirmière, démesurément accaparée par un cas unique, implique dans un secteur cruellement en manque d’effectifs. Si elle donne tout son temps à un seul patient – même attachant - on peut décemment s’interroger sur l’incidence d’un tel engagement, vis à vis des autres malades et de ses collègues.
Je reste vraiment très dubitative sur ce film qui traite d'une réaction épidermique, plus que d'une analyse de la situation du milieu hospitalier....
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2026
Rien de neuf … le cinéma et la télé ont déjà beaucoup exploré le monde de l’hôpital et tous les drames humains qui s’y révèlent. La série Hippocrate est passée maître dans ce domaine. Dans le cas présent on est plutôt du côté du sublime film anglais My Lady inspiré du livre « l’intérêt de l’enfant » où Emma Thomson nous bouleversait . Hélas dans l intérêt d’Adam, tout est plus anecdotique voire peu crédible. Entre drame et suspense, le récit navigue de manière assez prévisible, heureusement porté par les deux mères courage qu’incarnent les deux comédiennes, excellentes . Mais tout cela au final ne provoque pas grand chose …
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Encore une fois une merveilleuse Léa Drucker dans ce rôle d’infirmière au sacerdoce total au service d’enfants en difficulté. Anamaria Bartilomei confirme son grand talent. Sans être trop phatos , ce film ( véritable documentaire) nous laisse à réfléchir.
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 602 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2025
Immersion

C’est le 2ème long (?) métrage de Laura Wandel, après l’excellent Un monde de 2022, qui chose remarquable dans le cinéma d’aujourd’hui, ne durait que 75 minutes. Rebelote avec cet opus qui nous tient en haleine durant 78 minutes avec son huis clos hospitalier, certes classique mais tout à fait bouleversant. Face à la détresse d’une jeune mère et son fils, une infirmière décide de tout mettre en œuvre pour les aider, quitte à défier sa hiérarchie. Un beau moment accroché à l’épaule d’une immense actrice.
Tout bien réfléchi, à l’issue de ce drame, on se pose la question « quel est vraiment l’intérêt d’Adam » ? C’est bien là toute l’ambiguïté – assumée -, du propos du film de Laura Wandel, qui s’est fait passer pour une stagiaire pendant trois semaines dans le service pédiatrique de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles pour observer et comprendre les dynamiques médicales, sociales et judiciaires – par exemple quand les enfants sont en situation de maltraitance -, propres à ce type d'établissement. Chaque scène a été tournée en plans-séquence. captant l’émotion juste, mais créant également un climat d’épuisement. Bien sûr ce type de mise en scène, caméra à l’épaule suivant l’héroïne de dos dans les couloirs de l’hôpital est un hommage évident au Rosetta des frères Dardenne. Autre force de ce drame, il évite les explications, faisant confiance au spectateur, ce qui est somme toute assez rare dans le cinéma d’aujourd’hui où on a tendance à sur-définir les personnages et à souligner les enjeux à gros traits. Tout en finesse et en émotion.
De film en film, - avant le très attendu Dossier 137 de Dominik Moll -, Léa Drucker s’impose comme une de nos toutes meilleures comédiennes. Elle porte ce film avec une force et un pouvoir de conviction hors du commun. Rien que sa performance vaut de voir ce film. Anamaria Vartolomei endosse un rôle complexe et dérangeant avec beaucoup de détermination. A noter également le petit Jules Delsart, au regard troublant, ainsi qu’Alex Descas et Laurent Capelluto. Habituée de la Croisette, Laura Wandel a vu son film faire l’ouverture de la Semaine de la Critique. Plus que recommandable : incontournable !
Robin C.
Robin C.

23 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2025
Un film vraiment intéressant où l'on ne respire pas pendant 1h18. Les acteurs sont excellents, le scénario l'est aussi et la réal de Wandel est encore une fois, éblouissante.
maguaguas
maguaguas

8 abonnés 187 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 octobre 2025
Sur un sujet proche, allez plutôt voir en Première Ligne qui est extraordinaire. Les scènes se succèdent sans qu'on en sache plus à la fin qu'au début. Léa Drucker est toujours parfaite et très juste, contrairement à d'autres comédiens du film. On ne comprend pas ce qui a mené à une telle situation et c'est regrettable
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse