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BeatJunky
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3,5
Publiée le 19 octobre 2025
Très bon film - On rentre très vite dans l'histoire grâce à une ambiance qui restera tendue jusqu'à la fin. Difficile de ne pas tomber dans le jugement de cette mère bien paumée qui reste acrroché à ses certitudes, ses convictions ... Mais la mise en scène de Laura Wandel aide à prendre un peu de hauteur par rapport aux apparences - C'est aussi grâce à l'interprétation des 2 actrices que je suis resté accroché jusqu'au dénouement ... Un très bon film, réaliste, prenant qui vaut vraiment le coup d'oeil notamment pour l'interprétation impressionnante de Anamaria Vartolomei ...
Grand coup de coeur pour ce court film (1h13), projeté à la Cinémathèque française, en ouverture de la reprise de la Semaine de la Critique cannoise. Une Léa Drucker magistrale, omniprésente dans ce thriller aux multiples rebondissements, qui reboostera, j'en suis persuadé, le moral du personnel soignant. À noter que Jules Delsart a un frère jumeau : Léo. Ils sont âgés de six ans et demi.
Encore un film qui s apparente davantage à un documentaire qu à une fiction. Et pourtant c est du cinéma avec des actrices exceptionnelles . Léa Drucker prouve qu elle est capable de tout jouer, de la séduction dans "l été dernier" jusqu' à l exaspération, ici, avec beaucoup de talent. Un film qui prend aux tripes et vous tord les boyaux.
La caméra glisse entre les couloirs silencieux de l’hôpital, capturant la tension qui monte peu à peu dans "L’Intérêt d’Adam" : un drame à la fois intime et collectif, où la précarité devient un poids visible. Le film dresse un portrait sans fard de la fragilité sociale, exposant avec justesse les dérives d’un système épuisé. Mais malgré la sincérité du propos et la force de ses interprètes, le récit suit un chemin trop attendu pour réellement surprendre.
Quatre ans après "Un monde", un premier long métrage très réussi sur la harcèlement scolaire, Laura Wandel revient avec un film traitant encore d'un sujet difficile. Cette fois-ci c'est le monde hospitalier qui est au coeur de son film, autour de l'histoire d'un petit garçon souffrant de malnutrition, d'une mère totalement perdue et d'une infirmière bien trop impliquée qui va tenter de tout faire pour le mieux pour Adam.
C'est devenu une banalité de dire à quel point Léa Drucker est brillante, mais là encore, elle est confondante d'humanité dans le rôle de cette infirmière luttant bien plus qu'elle ne le devrait pour aider cette mère et son enfant à sortir de la situation dans laquelle ils sont. Mais face à elle, Anamaria Vartolomei est elle aussi assez époustouflante, encore une fois. Face à la caméra de Laura Wandel, elles sont d'un naturel bouleversant. La réalisatrice a opté pour une mise en scène proche du documentaire, qui ne lâche pas son personnage principal. On voit cette infirmière se démener, tout tenter pour aider la mère de son patient, faire face aux difficultés administratives et techniques de son métier. C'est même épuisant pour nous, spectateur, de la voir ainsi aller au delà de son rôle d'infirmière.
D'un réalisme glaçant, "L'intérêt d'Adam" est une nouvelle réussite pour la réalisatrice qui prouve définitivement son talent d'écriture et de mise en scène. D'une grande humanité, le film parvient à la fois à illustrer les difficultés du monde hospitalier, et celles d'une mère célibataire totalement perdue devant accepter l'aide qu'on pourrait lui donner, sans jamais tomber dans le piège pourtant si facile du pathos pour ce genre de sujet, et sans aucun jugement de moral.
Cela aurait pu être beaucoup mieux car les actrices sont bonnes et talentueuses, mais le rôle de Ana Maria en fait trop, c'est mal écrit en fait et pêche par le développement du scénario.
Très bon film dans un décor minimaliste. Ça pourrait être quasiment une pièce de théâtre réalisée intégralement dans un décor d'hôpital, mais la réalisatrice filme une Léa Drucker plus vraie que nature dans un rôle d'infirmière totalement assumée. C'est remarquable, même dans les gestes techniques, on a l'impression que Léa est parfaitement aguerrie à la pratique, c'est bluffant. Bravo également au jeune enfant et à sa mère qui sont totalement crédibles, on est pris dans une sorte de thriller social, c'est remarquable ! Il n'y a pas de musique de film, même dans le générique et cela concourt à la gravité de l'atmosphère !
Film très prenant, avec une très belle tension narrative, qui plus est sur un "vrai" sujet, avec des enjeux réels, qui justifient qu'on s'y penche. Les mouvements de la caméra qui suit à la trace l'infirmière Lucy-Léa Drucker nous éreinte ; sa fatigue autant nerveuse que physique est excellemment bien rendue, et il est heureux que Laura Wandel ait choisi un format très court. L. Wandel a choisi de ne pas être explicite sur le "hors champ", sur notamment le tenants et aboutissants de la situation familiale et affective des deux protagonistes, toujours est-il qu'elles sont chacune "mère célibataire", ce qui explique sans doute l'empathie particulière de Lucy pour Rebecca-Anamaria Vartolomei, excellente en mère exclusive. Rebecca est exclusive dans la mesure où, forte de l'amour qu'elle porte pour son fils, elle n'a aucun esprit critique, elle exclue de prendre le moindre recul sur la façon dont elle s'en occupe. Elle semble avoir exclu le père de tout rôle, elle refuse d'imaginer que sa façon de nourrir Adam puisse poser problème... On ne peut qu'imaginer qu'elle s'est construite elle-même hors d'un environnement familial rassurant. Lucy, à force d'empathie, finit pas dérailler. Même si des hospitaliers professionnels indiquent que les décisions se prennent collectivement, dans une mécanique qui protège chacun et notamment les soignants trop investis, l'urgence des décisions empêche ici une saine concertation à la croisée des enjeux sociaux, juridiques et de santé. Dès lors qu'un appel avec son fils libère un peu Lucy de ses contraintes familiales, elle choisit -par compensation ?- de surinvestir sur Rebecca et prend des décisions pour elle, alors qu'il n'y a plus urgence... L'individu contre la machine administrative ? C'est un peu plus compliqué que ça... On n'est pas dans un feel-good movie.
Une immersion dans un hôpital public, dans lequel on suit l'histoire d'Adam et de sa mère, mais également de Lucie, l'infirmière en chef du service pédiatrie qui va s'acharner à les aider tous les deux, en tout cas à essayer d'aider Adam à travers sa mère. Le personnage de Léa Drucker est impressionnant, elle se démène pour les autres, ses patients et ses collègues, malgré un contexte de travail extrêmement difficile. Elle tente de garder une juste distance entre l'empathie et la fermeté professionnelle, mais va malgré tout spoiler: dépasser les contours de son métier , sentant que personne d'autre ne va soutenir cette mère esseulée. Ce film raconte aussi le délitement des services publics et des institutions, à travers toutes les situations de détresse et de précarité sociale dans lesquelles se retrouvent de nombreuses familles. L'hôpital public, et surtout les infirmières dévouées comme Lucie, qui sacrifient parfois leur santé et leur famille à leur travail, deviennent les derniers remparts capable de leur apporter une écoute et une aide si maigre soit-elle.
En voilà un sujet qui plombe l'ambiance ! Une infirmière en chef suit Adam, un enfant dont la mère ne parvient pas à le nourrir correctement. Bon en réalité, c'est un peu plus compliqué que ça, l'enfant est placé là suite à une décision de justice mais la mère ne veut pas se séparer de son enfant et ne reconnait surtout pas ses erreurs, ce qui va forcément amener des tensions entre cette dernière et l'infirmière. Alors tout d'abord, c'est un sujet pas facile-facile, pas le genre de film que l'on regarde le soir en rentrant du boulot pour se détendre mais c'est pourtant un sujet important ! Puisqu'à travers Adam, on suit en réalité tout le quotidien extrêmement difficile de ce genre d'infirmières complètement dévouées à leur travail. D'autant plus difficile que le film se déroule dans le service pédiatrique d'un hôpital, un univers froid et morose, rempli de cris et de larmes. Nous avons alors à travers cette infirmière, très bien interprétée par Léa Drucker d'ailleurs, la définition même du métier passion, voire du métier sacrifice, puisqu'elle laisse complètement sa vie de côté pour prendre en charge celles des autres, si difficiles soient-elles. Et pour retranscrire ça au mieux, le film adopte un ton forcément très lourd, une mise en scène lente remplie de plans séquences durant lesquels nous suivons l'infirmière dans les dédales de couloirs blancs du service dans lequel elle travaille. Mais pour le coup, on ne tombe pas le pathos pour autant, c'est une mise en scène nécessaire qui permet de faire ressentir au spectateur ce quotidien, encore une fois, particulièrement difficile. Ainsi, "L'Intérêt d'Adam" n'est effectivement pas le film de plus fun de l'année mais, bien plus important, permet de mettre en lumière un quotidien, un métier que l'on ne voit que trop rarement !
"L'intérêt d'Adam" est une sorte de thriller sous haute tension dans le milieu pédiatrique. Léa Drucker va se prendre d'affection pour un petit enfant de 4 ans souffrant de malnutrition et accompagné par une mère complétement déboussolée. Pour le bien des deux , elle va outrepasser ses fonctions de simple infirmière. C'est un film profondément humain signé Laura Wandel qui a choisi d'accroître la tension en filmant souvent caméra à l'épaule. Malgré l'oppression ressentie devant la situation, Léa Drucker est une nouvelle fois rayonnante, habitée par ce rôle. La cinéaste ne se gêne pas pour dénocer les conditions de travail des soignants. Un format court (1 h 18) pour un ensemble qui glace le sang.
Alors ça c'est du film réaliste.. moi je dois avouer que je n'ai pas relevé la tête de l'heure et quart tant ça m'a brassé... c'est fou comme on peut être en immersion dans la vie de l'infirmière et c'est vraiment incroyable.. en plus Léa Drucker joue superbement bien et l'histoire est terriblement gênante et émouvante car suivre l'histoire de cette mère qui maltraite son enfant en ne le nourrissant pas est vraiment bouleversant et dérangeant.. bravo bravo !
Hasard du calendrier des sorties, la réalisation extrêmement touchante de Laura Wandel, prolonge une suite de thématiques autour de l' hôpital. Dit comme cela, ce n' est pas très racoleur, et pourtant ce film mérite une attention soutenue, ne serait ce que pour les prestations respectives de Léa Drucker ( Lucy ), Anamaria Vartolomei ( Rebecca ) ou le petit Jules Delsart ( Adam ). Et quel rôle encore pour cette infirmière dévouée, devant gérer à la fois la difficulté du quotidien médical avec son lot d' imprévus, mais aussi de situations tellement délicates, et "border-line", voire plus, concernant le règlement. Au centre du drame familial et médical, le petit Adam, livre une interprétation irréprochable, avec un regard puissant, face à une maman ( Anamaria Vartolomei ) si fatiguée, tellement en détresse. Mise en scène suffocante, avec caméra à l' épaule pour témoigner du mouvement sans relâche, un décor centré sur les couloirs, chambres et salles d" infirmières, comme pour assombrir encore le tableau. Ce film rejoint tout à fait l' esprit et l' ambiance du précédent "En première ligne". Léa Drucker vue à nu, comme rarement. Bouleversant......!!**
Unité d'action, de temps et de lieu, Laura Wandel s'inspire du précepte de Boileau pour traiter son sujet avec efficacité : filmer une violence sociale, celle d'une mère seule, dépassée, face à la rigidité des institutions. C'est simple, explicite, mais très juste et très bien filmé, avec de magnifiques performances de Anamaria Vartolomei et de Léa Drucker. Simple mais saisissant.
Dans un service de pédiatrie une infirmière se prend d’affection pour un jeune garçon et sa mère en détresse. Ce film est un documentaire mais joué par des acteurs professionnels. Il est très brut, sans artifices, sans musiques, avec un générique réduit au stricte minimum et se passe quasiment en temps réel. Évidemment la prestation de Léa Drucker et Anamaria Vartolomei est à la hauteur des enjeux du film.