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coraly
19 abonnés
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4,0
Publiée le 26 octobre 2025
Une immersion dans un hôpital public, dans lequel on suit l'histoire d'Adam et de sa mère, mais également de Lucie, l'infirmière en chef du service pédiatrie qui va s'acharner à les aider tous les deux, en tout cas à essayer d'aider Adam à travers sa mère. Le personnage de Léa Drucker est impressionnant, elle se démène pour les autres, ses patients et ses collègues, malgré un contexte de travail extrêmement difficile. Elle tente de garder une juste distance entre l'empathie et la fermeté professionnelle, mais va malgré tout spoiler: dépasser les contours de son métier , sentant que personne d'autre ne va soutenir cette mère esseulée. Ce film raconte aussi le délitement des services publics et des institutions, à travers toutes les situations de détresse et de précarité sociale dans lesquelles se retrouvent de nombreuses familles. L'hôpital public, et surtout les infirmières dévouées comme Lucie, qui sacrifient parfois leur santé et leur famille à leur travail, deviennent les derniers remparts capable de leur apporter une écoute et une aide si maigre soit-elle.
Encore une fois une merveilleuse Léa Drucker dans ce rôle d’infirmière au sacerdoce total au service d’enfants en difficulté. Anamaria Bartilomei confirme son grand talent. Sans être trop phatos , ce film ( véritable documentaire) nous laisse à réfléchir.
L'interprétation des deux principaux personnages est remarquable. Tendue, nerveuse, tout en restant sobre. Le travail d'un scénariste aurait peut-être permis d'étoffer un peu l'histoire, qui tourne tout de même un peu en rond.
Très bon film - On rentre très vite dans l'histoire grâce à une ambiance qui restera tendue jusqu'à la fin. Difficile de ne pas tomber dans le jugement de cette mère bien paumée qui reste acrroché à ses certitudes, ses convictions ... Mais la mise en scène de Laura Wandel aide à prendre un peu de hauteur par rapport aux apparences - C'est aussi grâce à l'interprétation des 2 actrices que je suis resté accroché jusqu'au dénouement ... Un très bon film, réaliste, prenant qui vaut vraiment le coup d'oeil notamment pour l'interprétation impressionnante de Anamaria Vartolomei ...
Ana Maria Vartolomei crève encore une fois l’écran. En seulement 1h15, le film explore avec justesse les contrastes entre différents types de parents et d’enfants : l’amour parfois excessif qui met en danger, l’indifférence, la manipulation, la fatigue et les petites échappatoires de l’enfance. Léa Drucker, en infirmière, est tout aussi convaincante.
Bref, un film court, intense et terriblement vrai, porté par des performances impeccables et une réalisatrice passionnée.
Sur un sujet proche, allez plutôt voir en Première Ligne qui est extraordinaire. Les scènes se succèdent sans qu'on en sache plus à la fin qu'au début. Léa Drucker est toujours parfaite et très juste, contrairement à d'autres comédiens du film. On ne comprend pas ce qui a mené à une telle situation et c'est regrettable
Encore un film qui s apparente davantage à un documentaire qu à une fiction. Et pourtant c est du cinéma avec des actrices exceptionnelles . Léa Drucker prouve qu elle est capable de tout jouer, de la séduction dans "l été dernier" jusqu' à l exaspération, ici, avec beaucoup de talent. Un film qui prend aux tripes et vous tord les boyaux.
C’est le 2ème long (?) métrage de Laura Wandel, après l’excellent Un monde de 2022, qui chose remarquable dans le cinéma d’aujourd’hui, ne durait que 75 minutes. Rebelote avec cet opus qui nous tient en haleine durant 78 minutes avec son huis clos hospitalier, certes classique mais tout à fait bouleversant. Face à la détresse d’une jeune mère et son fils, une infirmière décide de tout mettre en œuvre pour les aider, quitte à défier sa hiérarchie. Un beau moment accroché à l’épaule d’une immense actrice. Tout bien réfléchi, à l’issue de ce drame, on se pose la question « quel est vraiment l’intérêt d’Adam » ? C’est bien là toute l’ambiguïté – assumée -, du propos du film de Laura Wandel, qui s’est fait passer pour une stagiaire pendant trois semaines dans le service pédiatrique de l’hôpital Saint-Pierre à Bruxelles pour observer et comprendre les dynamiques médicales, sociales et judiciaires – par exemple quand les enfants sont en situation de maltraitance -, propres à ce type d'établissement. Chaque scène a été tournée en plans-séquence. captant l’émotion juste, mais créant également un climat d’épuisement. Bien sûr ce type de mise en scène, caméra à l’épaule suivant l’héroïne de dos dans les couloirs de l’hôpital est un hommage évident au Rosetta des frères Dardenne. Autre force de ce drame, il évite les explications, faisant confiance au spectateur, ce qui est somme toute assez rare dans le cinéma d’aujourd’hui où on a tendance à sur-définir les personnages et à souligner les enjeux à gros traits. Tout en finesse et en émotion. De film en film, - avant le très attendu Dossier 137 de Dominik Moll -, Léa Drucker s’impose comme une de nos toutes meilleures comédiennes. Elle porte ce film avec une force et un pouvoir de conviction hors du commun. Rien que sa performance vaut de voir ce film. Anamaria Vartolomei endosse un rôle complexe et dérangeant avec beaucoup de détermination. A noter également le petit Jules Delsart, au regard troublant, ainsi qu’Alex Descas et Laurent Capelluto. Habituée de la Croisette, Laura Wandel a vu son film faire l’ouverture de la Semaine de la Critique. Plus que recommandable : incontournable !
La caméra glisse entre les couloirs silencieux de l’hôpital, capturant la tension qui monte peu à peu dans "L’Intérêt d’Adam" : un drame à la fois intime et collectif, où la précarité devient un poids visible. Le film dresse un portrait sans fard de la fragilité sociale, exposant avec justesse les dérives d’un système épuisé. Mais malgré la sincérité du propos et la force de ses interprètes, le récit suit un chemin trop attendu pour réellement surprendre.