L’Intérêt d’Adam
Note moyenne
3,3
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133 critiques spectateurs

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Eric Dugelay
Eric Dugelay

8 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2025
L’intérêt d’Adam de Laura Wandel signe une performance exceptionnelle de Léa Drucker en infirmière d’un service de pédiatrie. Elle donne tout ce qu’elle peut pour un enfant dont les problèmes de malnutrition ont tout autre chose à voir que son estomac. Peut importe le jeu moyen de la mère, du père et de l’enfant, Léa Drucker m’a bluffé.
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 801 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2025
La mise en scène, la direction d' et l'ambiance sont excellents. Le récit est inégal. Mais l'ensemble reste puissant, intelligent et important.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 septembre 2025
Avec son deuxième film, Laura Wandel confirme qu’elle est bien plus qu’une promesse du cinéma social belge. Après UN MONDE, qui observait le harcèlement scolaire littéralement à hauteur d’enfant, elle déplace ici son regard vers l’hôpital et raconte l’histoire d’Adam, 4 ans, hospitalisé pour malnutrition sur décision de justice. Dans les deux cas, elle montre comment des cadres censés protéger l’enfant peuvent paradoxalement l’écraser ou le mettre en danger.


La mise en scène, d’un naturalisme quasi documentaire, se transforme vite en véritable thriller. Collée à l’épaule de l’infirmière Lucy, caméra portée et plans-séquences plongent le spectateur dans une nuit étouffante, rythmée par des dilemmes moraux permanents : obéir au règlement ou tendre la main à une mère en détresse ? Cette immersion en quasi temps réel rend le récit oppressant et palpitant.

En toile de fond, le film dresse aussi un portrait glaçant d’un système hospitalier épuisé : manque de moyens, pression sur les soignants, défiance des patients, sexisme ordinaire. Wandel capte cette réalité sans didactisme, à travers le vécu intime de ses personnages.

Le récit repose entièrement sur le trio central. Léa Drucker impressionne dans le rôle de Lucy : sobre, précise, elle incarne une femme partagée entre le professionnalisme et l’élan de la compassion. Anamaria Vartolomei apporte toute la complexité nécessaire à cette mère fragile et obstinée, dont l’amour maternel se mêle au désespoir et à l’entêtement. Et comme dans UN MONDE, Wandel révèle un incroyable talent de direction d’acteurs enfants : le jeune Jules Delsart est bouleversant de naturel, rendant palpable l’innocence et la vulnérabilité de son personnage.

La cinéaste filme sans juger, refusant tout pathos, et c’est précisément cette retenue qui donne à l’émotion sa puissance. Certains spectateurs pourront reprocher au film son intensité suffocante et ses situations parfois attendues, mais son format court (1h13) en fait une œuvre tendue et profondément humaine.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

177 abonnés 569 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2025
Ai vu « L’intérêt d’Adam » de Laura Wandel présenté au Festival de Cannes 2025 dans la Sélection « La semaine de la Critique ». J’étais très attiré par ce film car il réunit au casting deux des actrices françaises les plus intenses, Léa Drucker et Anamaria Vartolomei. Très rapidement on comprend que la réalisatrice a du mal à cerner UN sujet, même si l’on doit reconnaitre tout le versant documentaire et très juste qu’elle apporte aux situations. Mais le film s’éparpille trop entre la maltraitance maternelle, un service hospitalier débordé (sujet qui commence à être rabâché au cinéma), une infirmière qui franchit toutes les limites du cadre de son emploi, un enfant en mauvaise santé manipulé par sa mère… pour un long métrage qui fait 1h15 l’intérêt aurait été d’être le plus concis et le plus mordant possible. Il n’y a aucune place à la psychologie ce qui fait que l’on a un mal fou à s’attacher à ses deux personnages peu sympathiques dont on ne comprend pas toujours les actes. Les deux actrices sont très impliquées, mais on sent que c’est l’écriture de la partition qui pose problème. On se laisse porter tout comme la caméra à l’épaule en passant d’une chambre à l’autre et d’une complication à une autre mise en danger sans jamais être vraiment concerné. Le film n’a pas l’intensité du récent et très bon « En première ligne » de Petra Biondina Volpe (2025) ni la véracité de l’excellent documentaire « Madame Hofmann » de Sébastien Lifshtiz (2024). Alors on regarde sans émotion ni grand intérêt, cette mère débordée par ses émotions (Anamaria Vartolomei) et qui représente un danger pour son enfant (excellent Jules Delsart) et cette infirmière dépassée par son service (Léa Druckler) qui ne peut faire front et qui outrepasse les ordres de sa hiérarchie.
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 septembre 2025
Un drame touchant sur le quotidien éreintant des agents hospitaliers, qui plus est dans un service pédiatrique.
C'est là que travaille Lucie, une infirmière en chef : nous allons la suivre pendant quelques heures tenter de gérer une situation pénible et compliquée impliquant une mère et son enfant de 4 ans ne voulant pas s'alimenter et mettant ainsi sa vie en danger.
Cette immersion est prenante, on se rend compte de la force mentale qu'il faut pour faire ce type de job.
Ce film nous montre aussi les limites du système, l'hôpital public ne peut pas régler tous les problèmes psychologiques ou familiaux de tous les cas, même si le personnage incarné par une Léa Drucker "en croisade" force le respect.
Puissant et agaçant à la fois (la mère !!).
Site CINEMADOURG . free . fr
Marina Leconte
Marina Leconte

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2025
Ce film montre à quel point le quotidien d’un soignant à l’hôpital public est compliqué et que leur rôle va au-delà des soins « classiques ».
L’histoire d’Adam démontre parfaitement la dimension sociale de ce métier.
Mention spéciale pour le petit qui jouait très bien.
Aucun ennui, un bon jeu.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 septembre 2025
Que l’on aime ou que l’on déteste, Le générique de fin est terriblenent efficace Le film quand à lui est particulièrement sec dans son traitement
Auré
Auré

31 abonnés 95 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2025
J'ai moyennement aimé le film. Forcément, je comparais avec le (très bon) film suisse En première ligne, sortie qq semaines avant, et qui était exactement dans le même genre.
J'ai trouvé L'intérêt d'Adam vraiment pas très crédible. L'infirmière jouée par Léa Drucker est excessive dans ses actes et ses paroles, et on ne comprend pas bien en plus la problématique de la mère. J'étais contente que le film se termine quoi...
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2025
"l'intérêt d'adam" assez bien noté par la critique, présente cette année au festival de Cannes (semaine de la critique) est un drame social avec des qualités. Laura Wandel, la réalisatrice belge, présente aux spectateurs un huis clos poignant se déroulant dans un hôpital. Le film illustre les failles d'un service de pédiatrie et des services sociaux, mettant en avant les interprétations puissantes de Léa Drucker (l'infirmière) et d'Anamaria Vartolomei (la mère), ainsi que du jeune Jules Delsart (Adam). Malheureusement, le récit met un certain temps à démarrer et le scénario s'avère un peu limité.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 septembre 2025
 L'INTÉRÊT D'ADAM - Laura Wandel | ⭐ 9/10

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Quelques semaines après Première Ligne, convaincant dans sa description des conditions de travail à l’hôpital mais trop scolaire et prévisible, Laura Wandel livre avec L’Intérêt d’Adam un thriller hospitalier d’un tout autre calibre, parcouru de bout en bout par une tension palpable.

En 1h13 seulement et dans un cadre volontairement resserré, la réalisatrice installe une atmosphère suffocante. Elle ne porte jamais de jugement moral sur les défaillances d’une mère en difficulté, préférant placer le spectateur face au même dilemme que l’infirmière : où réside vraiment l’intérêt de l’enfant ? Une identification renforcée par une mise en scène immersive, la caméra suivant souvent son héroïne de dos, à hauteur de nuque, comme si l’on dirigeait un personnage de jeu vidéo.

Léa Drucker, parfaite de bout en bout, une nouvelle fois, et que l'on reverra tout aussi impressionnante en octobre dans le nouveau film de Dominik Moll, Dossier 137, confirme qu'elle est définitivement l'une de nos plus grandes actrices actuelles.

Anamaria Vartolomei n'est pas en reste et poursuit la construction d’une filmographie singulière et exigeante, après avoir travaillé avec Audrey Diwan, Bruno Dumont ou encore Bong Joon-ho.

Le film souffre toutefois de seconds rôles parfois trop caricaturaux, tant dans l’écriture que dans l’interprétation. Mais cette réserve ne ternit pas l’ensemble : huis clos social et intime, L’Intérêt d’Adam allie tension dramatique, justesse émotionnelle et regard lucide sur un système hospitalier en crise.

헠헮헴헶혀혁헿헮헹헲 헟헲́헮 : Jusqu'à la garde, L'Été dernier

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Francois42
Francois42

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 septembre 2025
Excellent film, remarquablement interprété et qui défend des valeurs humaines, mais qui, dès lors qu'il s'aventure en dehors des murs de l'hôpital, devient légèrement moins subtil, moins précis, légèrement plus maladroit.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 414 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2025
Le scénario décrit presque en temps réel ( l'action se déroule sur un temps très court de l'ordre de quelques heures ), la tentative d'une infirmière d'aider une mère menacée ( en raison de son comportement inadapté) de perdre la garde de son fils de quatre ans qu'elle élève seule.

Sorte de prequel de " jeunes mères" des frères Dardenne, prix du scénario ( cannes 2025 ) et porté par son sujet, " l'intérêt d'Adam " n' est pas dénué d'intérêt mais en perd aussi par le manque de caractérisation des personnages ( A la différence du film précité des Dardenne).

On ne saura pas grand chose ( du moins pas suffisamment) pour comprendre ce qui est arrivé en amont à la jeune femme pour expliquer ( ou du moins tenter de le faire) son attitude à l' égard de son enfant.

A voir, mais le scénario par son manque de complexité m'a malheureusement laissé un peu sur ma faim. Présenté à la semaine de la critique ( Cannes 2025).
setoisd
setoisd

11 abonnés 36 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2025
Difficle de mettre une note à ce film, bien filmé avec Léa Drucker toujours excellente, mais qui nous met néanmoins mal à l'aise. On ne comprends pas bien la psychologie des 2 femmes ni ce que ce film veut réellement démontrer. C'est un film qui nous met dans l'immerson d'un hôpital public avec tous les problèmes que l'on connait, c'est un thème beaucoup traité en ce moment (je viens de voir en première ligne). L'empathie de l'infirmière pour la mère paumée est excessive et n'est pas compatible avec sa fonction. spoiler: Elle cherche à sauver une mère vraiment dangereuse et toxique pour son enfant. Il est question de l'intérêt de l'enfant mais le pauvre gosse est bien mal barré avec ces 2 femmes déséquilibrées !

Bravo quand même au jeune acteur qui malgré son jeune âge joue un rôle bien difficile.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2025
Pour son retour sur la Croisette, Laura Wandel nous plonge au cœur d’un service pédiatrique en ébullition. Son nouveau film, L’Intérêt d’Adam, présenté en un seul acte, donne à voir un enchaînement de crises, d’angoisses et de larmes, aussi bien du côté des patients que des soignants. En ouverture de la Semaine de la Critique 2025, le film place la barre très haut, pour le plus grand plaisir de la meute de cinéphiles réunie.

La protection de l’enfance est une lutte que Laura Wandel mène depuis Un Monde. À l’époque, sa caméra se plaçait à hauteur d’enfants livrés à eux-mêmes dans le microcosme d’une cour de récréation. Elle en tirait une force narrative basée sur la spontanéité des gestes et des dialogues. Les mots les plus simples, parfois, peuvent blesser plus qu’il n’y paraît. C’est dans cette même dynamique que la réalisatrice belge revient, cette fois dans un univers hospitalier : bruyant, hiérarchisé, labyrinthique. Elle prend d’assaut le département pédiatrique d’un hôpital public, caméra accrochée aux pas de ses protagonistes tourmentés.

Parmi eux, Adam (interprété par Jules Delsart), atteint d’une maladie rare qui rappelle celle d’Elijah Price dans Incassable. Sa constitution est si fragile que ses os peuvent se fracturer à la moindre chute. Seule une alimentation strictement adaptée lui permettrait de se stabiliser. Hélas, sa mère Rebecca, jouée par Anamaria Vartolomei, s’oppose à cette prescription. Le lien maternel est trop fort pour être rompu par une simple menace judiciaire. Dans un système social défaillant, où l’empathie fait souvent défaut, chaque hésitation parentale devient un risque juridique. Le film met en lumière cette tension entre attachement maternel et protocole médical, qui alourdit encore davantage la charge mentale des soignants.

Un soin intensif

Deux mères se font face, toutes deux guidées par l’amour de leur enfant. Y mettre de la distance les mettrait en danger, et cela se lit dans les yeux déterminés de Lucy, infirmière expérimentée incarnée avec intensité par Léa Drucker. Lucy projette ses angoisses sur Rebecca, tentant de l’accompagner sans la juger. Pour cela, elle se place souvent à hauteur de ses interlocuteurs – un geste simple mais essentiel, le fruit de longues années de pratique et de combats personnels. Toute la tension du film repose sur ce personnage central, toujours en mouvement, passant d’une pièce à l’autre sans jamais savoir ce qu’elle va y découvrir.

La mise en scène, concentrée sur Lucy, délaisse volontairement ses collègues pour mieux immerger le spectateur dans le chaos du quotidien hospitalier. Lucy est partout à la fois. Elle incarne les valeurs de son institution, quitte à prendre personnellement le cas d’Adam en charge. Vérifier qu’un enfant de quatre ans mange ce qu’on lui a prescrit ne devrait pas être sa priorité, quand des nourrissons malades et des enfants victimes de violences s’accumulent, des urgences jusqu’aux couloirs bondés de la pédiatrie. Pourtant, elle tient bon. Elle se rend imperméable à l’émotion, tout en restant profondément humaine – un paradoxe révélateur de la confusion intérieure du métier, où « soigner » ne rime pas toujours avec « sauver ». Vers la fin du film, cette tension éclate dans une phrase sèche : « Il faut vous faire soigner. » Des mots durs, attristants, et lourds de sens.

Le reste du casting réunit des visages connus, eux aussi engagés dans des récits liés à la protection de l’enfance : Charlotte De Bruyne (Débâcle), Claire Bosson (Julie se tait), Laurent Capelluto (On vous croit), l’une des grandes révélations de la dernière édition de Reims Polar.

Avec L’Intérêt d’Adam, Laura Wandel nous rappelle que les enfants ne sont pas les seuls patients du service pédiatrique. Les parents aussi sont surveillés, jugés et accompagnés, dans un environnement où les soignants bataillent sans relâche, souvent sans même avoir le temps de s’asseoir pour un vrai repas dans un espace calme, loin du tumulte.

La réalisatrice filme avec justesse et distance, sans pathos ni mise en scène appuyée. Les gestes sont mécaniques, les échanges spontanés, révélant l’épuisement général et les nerfs à vif d’un service censé résoudre des cas humains à coups de protocoles calibrés. Malgré quelques séquences qui s’essoufflent dans une forme de répétition, le film vise juste. Mais c’est aussi le reflet du sujet qu’il traite : un sujet cyclique, clinique, et profondément humain.

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Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 septembre 2025
Si effectivement c’est extrêmement bien filmé et joué, avec une caméra expressive et une bonne maitrise de l’image où les gros plans et une courte profondeur de champs maximalise l’expressivité, je reste néanmoins sur ma faim. Léa Drucker est parfaite dans le rôle d’une infirmière en chef qui prend fait et cause pour une mère qui refuse de quitter son fils affecté par un jugement de placement en famille d’accueil. En arrière fond, les crises du monde médical sont escamotées, très disproportionnées face aux perturbations familiales. Il est dommage qu’elle ait passé sous silence le déséquilibre que le comportement excessif de cette infirmière, démesurément accaparée par un cas unique, implique dans un secteur cruellement en manque d’effectifs. Si elle donne tout son temps à un seul patient – même attachant - on peut décemment s’interroger sur l’incidence d’un tel engagement, vis à vis des autres malades et de ses collègues.
Je reste vraiment très dubitative sur ce film qui traite d'une réaction épidermique, plus que d'une analyse de la situation du milieu hospitalier....
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