Note moyenne
3,3
1316 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
3 critiques
4
49 critiques
3
55 critiques
2
22 critiques
1
9 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Que l’on aime ou que l’on déteste, Le générique de fin est terriblenent efficace Le film quand à lui est particulièrement sec dans son traitement
J'ai moyennement aimé le film. Forcément, je comparais avec le (très bon) film suisse En première ligne, sortie qq semaines avant, et qui était exactement dans le même genre.
J'ai trouvé L'intérêt d'Adam vraiment pas très crédible. L'infirmière jouée par Léa Drucker est excessive dans ses actes et ses paroles, et on ne comprend pas bien en plus la problématique de la mère. J'étais contente que le film se termine quoi...
J'ai trouvé L'intérêt d'Adam vraiment pas très crédible. L'infirmière jouée par Léa Drucker est excessive dans ses actes et ses paroles, et on ne comprend pas bien en plus la problématique de la mère. J'étais contente que le film se termine quoi...
"l'intérêt d'adam" assez bien noté par la critique, présente cette année au festival de Cannes (semaine de la critique) est un drame social avec des qualités. Laura Wandel, la réalisatrice belge, présente aux spectateurs un huis clos poignant se déroulant dans un hôpital. Le film illustre les failles d'un service de pédiatrie et des services sociaux, mettant en avant les interprétations puissantes de Léa Drucker (l'infirmière) et d'Anamaria Vartolomei (la mère), ainsi que du jeune Jules Delsart (Adam). Malheureusement, le récit met un certain temps à démarrer et le scénario s'avère un peu limité.
L'INTÉRÊT D'ADAM - Laura Wandel | ⭐ 9/10
"혈혥혢혮, 4 혢혯혴, 혦혴혵 혩혰혴혱혪혵혢혭혪혴혦́ 혱혰혶혳 혮혢혭혯혶혵혳혪혵혪혰혯 혢̀ 혭혢 혴혶혪혵혦 혥'혶혯혦 혥혦́혤혪혴혪혰혯 혥혦 혫혶혴혵혪혤혦. 혓혶혤혺, 혭'혪혯혧혪혳혮혪혦̀혳혦 혦혯 혤혩혦혧, 혢혶혵혰혳혪혴혦 혭혢 혮혦̀혳혦 혥'혈혥혢혮 혢̀ 혳혦혴혵혦혳 혢혶혱혳혦̀혴 혥혦 혴혰혯 혧혪혭혴 혢혶-혥혦혭혢̀ 혥혦혴 혩혦혶혳혦혴 혥혦 혷혪혴혪혵혦 혧혪혹혦́혦혴 혱혢혳 혭혦 혫혶혨혦. 혔혢혪혴 혭혢 혴혪혵혶혢혵혪혰혯 혴혦 혤혰혮혱혭혪혲혶혦 혲혶혢혯혥 혤혦혭혭혦-혤혪 혳혦혧혶혴혦 혶혯혦 혯혰혶혷혦혭혭혦 혧혰혪혴 혥혦 혲혶혪혵혵혦혳 혴혰혯 혧혪혭혴."
Quelques semaines après Première Ligne, convaincant dans sa description des conditions de travail à l’hôpital mais trop scolaire et prévisible, Laura Wandel livre avec L’Intérêt d’Adam un thriller hospitalier d’un tout autre calibre, parcouru de bout en bout par une tension palpable.
En 1h13 seulement et dans un cadre volontairement resserré, la réalisatrice installe une atmosphère suffocante. Elle ne porte jamais de jugement moral sur les défaillances d’une mère en difficulté, préférant placer le spectateur face au même dilemme que l’infirmière : où réside vraiment l’intérêt de l’enfant ? Une identification renforcée par une mise en scène immersive, la caméra suivant souvent son héroïne de dos, à hauteur de nuque, comme si l’on dirigeait un personnage de jeu vidéo.
Léa Drucker, parfaite de bout en bout, une nouvelle fois, et que l'on reverra tout aussi impressionnante en octobre dans le nouveau film de Dominik Moll, Dossier 137, confirme qu'elle est définitivement l'une de nos plus grandes actrices actuelles.
Anamaria Vartolomei n'est pas en reste et poursuit la construction d’une filmographie singulière et exigeante, après avoir travaillé avec Audrey Diwan, Bruno Dumont ou encore Bong Joon-ho.
Le film souffre toutefois de seconds rôles parfois trop caricaturaux, tant dans l’écriture que dans l’interprétation. Mais cette réserve ne ternit pas l’ensemble : huis clos social et intime, L’Intérêt d’Adam allie tension dramatique, justesse émotionnelle et regard lucide sur un système hospitalier en crise.
헠헮헴헶혀혁헿헮헹헲 헟헲́헮 : Jusqu'à la garde, L'Été dernier
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
"혈혥혢혮, 4 혢혯혴, 혦혴혵 혩혰혴혱혪혵혢혭혪혴혦́ 혱혰혶혳 혮혢혭혯혶혵혳혪혵혪혰혯 혢̀ 혭혢 혴혶혪혵혦 혥'혶혯혦 혥혦́혤혪혴혪혰혯 혥혦 혫혶혴혵혪혤혦. 혓혶혤혺, 혭'혪혯혧혪혳혮혪혦̀혳혦 혦혯 혤혩혦혧, 혢혶혵혰혳혪혴혦 혭혢 혮혦̀혳혦 혥'혈혥혢혮 혢̀ 혳혦혴혵혦혳 혢혶혱혳혦̀혴 혥혦 혴혰혯 혧혪혭혴 혢혶-혥혦혭혢̀ 혥혦혴 혩혦혶혳혦혴 혥혦 혷혪혴혪혵혦 혧혪혹혦́혦혴 혱혢혳 혭혦 혫혶혨혦. 혔혢혪혴 혭혢 혴혪혵혶혢혵혪혰혯 혴혦 혤혰혮혱혭혪혲혶혦 혲혶혢혯혥 혤혦혭혭혦-혤혪 혳혦혧혶혴혦 혶혯혦 혯혰혶혷혦혭혭혦 혧혰혪혴 혥혦 혲혶혪혵혵혦혳 혴혰혯 혧혪혭혴."
Quelques semaines après Première Ligne, convaincant dans sa description des conditions de travail à l’hôpital mais trop scolaire et prévisible, Laura Wandel livre avec L’Intérêt d’Adam un thriller hospitalier d’un tout autre calibre, parcouru de bout en bout par une tension palpable.
En 1h13 seulement et dans un cadre volontairement resserré, la réalisatrice installe une atmosphère suffocante. Elle ne porte jamais de jugement moral sur les défaillances d’une mère en difficulté, préférant placer le spectateur face au même dilemme que l’infirmière : où réside vraiment l’intérêt de l’enfant ? Une identification renforcée par une mise en scène immersive, la caméra suivant souvent son héroïne de dos, à hauteur de nuque, comme si l’on dirigeait un personnage de jeu vidéo.
Léa Drucker, parfaite de bout en bout, une nouvelle fois, et que l'on reverra tout aussi impressionnante en octobre dans le nouveau film de Dominik Moll, Dossier 137, confirme qu'elle est définitivement l'une de nos plus grandes actrices actuelles.
Anamaria Vartolomei n'est pas en reste et poursuit la construction d’une filmographie singulière et exigeante, après avoir travaillé avec Audrey Diwan, Bruno Dumont ou encore Bong Joon-ho.
Le film souffre toutefois de seconds rôles parfois trop caricaturaux, tant dans l’écriture que dans l’interprétation. Mais cette réserve ne ternit pas l’ensemble : huis clos social et intime, L’Intérêt d’Adam allie tension dramatique, justesse émotionnelle et regard lucide sur un système hospitalier en crise.
헠헮헴헶혀혁헿헮헹헲 헟헲́헮 : Jusqu'à la garde, L'Été dernier
Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Excellent film, remarquablement interprété et qui défend des valeurs humaines, mais qui, dès lors qu'il s'aventure en dehors des murs de l'hôpital, devient légèrement moins subtil, moins précis, légèrement plus maladroit.
Le scénario décrit presque en temps réel ( l'action se déroule sur un temps très court de l'ordre de quelques heures ), la tentative d'une infirmière d'aider une mère menacée ( en raison de son comportement inadapté) de perdre la garde de son fils de quatre ans qu'elle élève seule.
Sorte de prequel de " jeunes mères" des frères Dardenne, prix du scénario ( cannes 2025 ) et porté par son sujet, " l'intérêt d'Adam " n' est pas dénué d'intérêt mais en perd aussi par le manque de caractérisation des personnages ( A la différence du film précité des Dardenne).
On ne saura pas grand chose ( du moins pas suffisamment) pour comprendre ce qui est arrivé en amont à la jeune femme pour expliquer ( ou du moins tenter de le faire) son attitude à l' égard de son enfant.
A voir, mais le scénario par son manque de complexité m'a malheureusement laissé un peu sur ma faim. Présenté à la semaine de la critique ( Cannes 2025).
Sorte de prequel de " jeunes mères" des frères Dardenne, prix du scénario ( cannes 2025 ) et porté par son sujet, " l'intérêt d'Adam " n' est pas dénué d'intérêt mais en perd aussi par le manque de caractérisation des personnages ( A la différence du film précité des Dardenne).
On ne saura pas grand chose ( du moins pas suffisamment) pour comprendre ce qui est arrivé en amont à la jeune femme pour expliquer ( ou du moins tenter de le faire) son attitude à l' égard de son enfant.
A voir, mais le scénario par son manque de complexité m'a malheureusement laissé un peu sur ma faim. Présenté à la semaine de la critique ( Cannes 2025).
Difficle de mettre une note à ce film, bien filmé avec Léa Drucker toujours excellente, mais qui nous met néanmoins mal à l'aise. On ne comprends pas bien la psychologie des 2 femmes ni ce que ce film veut réellement démontrer. C'est un film qui nous met dans l'immerson d'un hôpital public avec tous les problèmes que l'on connait, c'est un thème beaucoup traité en ce moment (je viens de voir en première ligne). L'empathie de l'infirmière pour la mère paumée est excessive et n'est pas compatible avec sa fonction.
spoiler:
Elle cherche à sauver une mère vraiment dangereuse et toxique pour son enfant. Il est question de l'intérêt de l'enfant mais le pauvre gosse est bien mal barré avec ces 2 femmes déséquilibrées !
Bravo quand même au jeune acteur qui malgré son jeune âge joue un rôle bien difficile.
Bravo quand même au jeune acteur qui malgré son jeune âge joue un rôle bien difficile.
Pour son retour sur la Croisette, Laura Wandel nous plonge au cœur d’un service pédiatrique en ébullition. Son nouveau film, L’Intérêt d’Adam, présenté en un seul acte, donne à voir un enchaînement de crises, d’angoisses et de larmes, aussi bien du côté des patients que des soignants. En ouverture de la Semaine de la Critique 2025, le film place la barre très haut, pour le plus grand plaisir de la meute de cinéphiles réunie.
La protection de l’enfance est une lutte que Laura Wandel mène depuis Un Monde. À l’époque, sa caméra se plaçait à hauteur d’enfants livrés à eux-mêmes dans le microcosme d’une cour de récréation. Elle en tirait une force narrative basée sur la spontanéité des gestes et des dialogues. Les mots les plus simples, parfois, peuvent blesser plus qu’il n’y paraît. C’est dans cette même dynamique que la réalisatrice belge revient, cette fois dans un univers hospitalier : bruyant, hiérarchisé, labyrinthique. Elle prend d’assaut le département pédiatrique d’un hôpital public, caméra accrochée aux pas de ses protagonistes tourmentés.
Parmi eux, Adam (interprété par Jules Delsart), atteint d’une maladie rare qui rappelle celle d’Elijah Price dans Incassable. Sa constitution est si fragile que ses os peuvent se fracturer à la moindre chute. Seule une alimentation strictement adaptée lui permettrait de se stabiliser. Hélas, sa mère Rebecca, jouée par Anamaria Vartolomei, s’oppose à cette prescription. Le lien maternel est trop fort pour être rompu par une simple menace judiciaire. Dans un système social défaillant, où l’empathie fait souvent défaut, chaque hésitation parentale devient un risque juridique. Le film met en lumière cette tension entre attachement maternel et protocole médical, qui alourdit encore davantage la charge mentale des soignants.
Un soin intensif
Deux mères se font face, toutes deux guidées par l’amour de leur enfant. Y mettre de la distance les mettrait en danger, et cela se lit dans les yeux déterminés de Lucy, infirmière expérimentée incarnée avec intensité par Léa Drucker. Lucy projette ses angoisses sur Rebecca, tentant de l’accompagner sans la juger. Pour cela, elle se place souvent à hauteur de ses interlocuteurs – un geste simple mais essentiel, le fruit de longues années de pratique et de combats personnels. Toute la tension du film repose sur ce personnage central, toujours en mouvement, passant d’une pièce à l’autre sans jamais savoir ce qu’elle va y découvrir.
La mise en scène, concentrée sur Lucy, délaisse volontairement ses collègues pour mieux immerger le spectateur dans le chaos du quotidien hospitalier. Lucy est partout à la fois. Elle incarne les valeurs de son institution, quitte à prendre personnellement le cas d’Adam en charge. Vérifier qu’un enfant de quatre ans mange ce qu’on lui a prescrit ne devrait pas être sa priorité, quand des nourrissons malades et des enfants victimes de violences s’accumulent, des urgences jusqu’aux couloirs bondés de la pédiatrie. Pourtant, elle tient bon. Elle se rend imperméable à l’émotion, tout en restant profondément humaine – un paradoxe révélateur de la confusion intérieure du métier, où « soigner » ne rime pas toujours avec « sauver ». Vers la fin du film, cette tension éclate dans une phrase sèche : « Il faut vous faire soigner. » Des mots durs, attristants, et lourds de sens.
Le reste du casting réunit des visages connus, eux aussi engagés dans des récits liés à la protection de l’enfance : Charlotte De Bruyne (Débâcle), Claire Bosson (Julie se tait), Laurent Capelluto (On vous croit), l’une des grandes révélations de la dernière édition de Reims Polar.
Avec L’Intérêt d’Adam, Laura Wandel nous rappelle que les enfants ne sont pas les seuls patients du service pédiatrique. Les parents aussi sont surveillés, jugés et accompagnés, dans un environnement où les soignants bataillent sans relâche, souvent sans même avoir le temps de s’asseoir pour un vrai repas dans un espace calme, loin du tumulte.
La réalisatrice filme avec justesse et distance, sans pathos ni mise en scène appuyée. Les gestes sont mécaniques, les échanges spontanés, révélant l’épuisement général et les nerfs à vif d’un service censé résoudre des cas humains à coups de protocoles calibrés. Malgré quelques séquences qui s’essoufflent dans une forme de répétition, le film vise juste. Mais c’est aussi le reflet du sujet qu’il traite : un sujet cyclique, clinique, et profondément humain.
Retrouvez toutes mes critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
La protection de l’enfance est une lutte que Laura Wandel mène depuis Un Monde. À l’époque, sa caméra se plaçait à hauteur d’enfants livrés à eux-mêmes dans le microcosme d’une cour de récréation. Elle en tirait une force narrative basée sur la spontanéité des gestes et des dialogues. Les mots les plus simples, parfois, peuvent blesser plus qu’il n’y paraît. C’est dans cette même dynamique que la réalisatrice belge revient, cette fois dans un univers hospitalier : bruyant, hiérarchisé, labyrinthique. Elle prend d’assaut le département pédiatrique d’un hôpital public, caméra accrochée aux pas de ses protagonistes tourmentés.
Parmi eux, Adam (interprété par Jules Delsart), atteint d’une maladie rare qui rappelle celle d’Elijah Price dans Incassable. Sa constitution est si fragile que ses os peuvent se fracturer à la moindre chute. Seule une alimentation strictement adaptée lui permettrait de se stabiliser. Hélas, sa mère Rebecca, jouée par Anamaria Vartolomei, s’oppose à cette prescription. Le lien maternel est trop fort pour être rompu par une simple menace judiciaire. Dans un système social défaillant, où l’empathie fait souvent défaut, chaque hésitation parentale devient un risque juridique. Le film met en lumière cette tension entre attachement maternel et protocole médical, qui alourdit encore davantage la charge mentale des soignants.
Un soin intensif
Deux mères se font face, toutes deux guidées par l’amour de leur enfant. Y mettre de la distance les mettrait en danger, et cela se lit dans les yeux déterminés de Lucy, infirmière expérimentée incarnée avec intensité par Léa Drucker. Lucy projette ses angoisses sur Rebecca, tentant de l’accompagner sans la juger. Pour cela, elle se place souvent à hauteur de ses interlocuteurs – un geste simple mais essentiel, le fruit de longues années de pratique et de combats personnels. Toute la tension du film repose sur ce personnage central, toujours en mouvement, passant d’une pièce à l’autre sans jamais savoir ce qu’elle va y découvrir.
La mise en scène, concentrée sur Lucy, délaisse volontairement ses collègues pour mieux immerger le spectateur dans le chaos du quotidien hospitalier. Lucy est partout à la fois. Elle incarne les valeurs de son institution, quitte à prendre personnellement le cas d’Adam en charge. Vérifier qu’un enfant de quatre ans mange ce qu’on lui a prescrit ne devrait pas être sa priorité, quand des nourrissons malades et des enfants victimes de violences s’accumulent, des urgences jusqu’aux couloirs bondés de la pédiatrie. Pourtant, elle tient bon. Elle se rend imperméable à l’émotion, tout en restant profondément humaine – un paradoxe révélateur de la confusion intérieure du métier, où « soigner » ne rime pas toujours avec « sauver ». Vers la fin du film, cette tension éclate dans une phrase sèche : « Il faut vous faire soigner. » Des mots durs, attristants, et lourds de sens.
Le reste du casting réunit des visages connus, eux aussi engagés dans des récits liés à la protection de l’enfance : Charlotte De Bruyne (Débâcle), Claire Bosson (Julie se tait), Laurent Capelluto (On vous croit), l’une des grandes révélations de la dernière édition de Reims Polar.
Avec L’Intérêt d’Adam, Laura Wandel nous rappelle que les enfants ne sont pas les seuls patients du service pédiatrique. Les parents aussi sont surveillés, jugés et accompagnés, dans un environnement où les soignants bataillent sans relâche, souvent sans même avoir le temps de s’asseoir pour un vrai repas dans un espace calme, loin du tumulte.
La réalisatrice filme avec justesse et distance, sans pathos ni mise en scène appuyée. Les gestes sont mécaniques, les échanges spontanés, révélant l’épuisement général et les nerfs à vif d’un service censé résoudre des cas humains à coups de protocoles calibrés. Malgré quelques séquences qui s’essoufflent dans une forme de répétition, le film vise juste. Mais c’est aussi le reflet du sujet qu’il traite : un sujet cyclique, clinique, et profondément humain.
Retrouvez toutes mes critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
Si effectivement c’est extrêmement bien filmé et joué, avec une caméra expressive et une bonne maitrise de l’image où les gros plans et une courte profondeur de champs maximalise l’expressivité, je reste néanmoins sur ma faim. Léa Drucker est parfaite dans le rôle d’une infirmière en chef qui prend fait et cause pour une mère qui refuse de quitter son fils affecté par un jugement de placement en famille d’accueil. En arrière fond, les crises du monde médical sont escamotées, très disproportionnées face aux perturbations familiales. Il est dommage qu’elle ait passé sous silence le déséquilibre que le comportement excessif de cette infirmière, démesurément accaparée par un cas unique, implique dans un secteur cruellement en manque d’effectifs. Si elle donne tout son temps à un seul patient – même attachant - on peut décemment s’interroger sur l’incidence d’un tel engagement, vis à vis des autres malades et de ses collègues.
Je reste vraiment très dubitative sur ce film qui traite d'une réaction épidermique, plus que d'une analyse de la situation du milieu hospitalier....
Je reste vraiment très dubitative sur ce film qui traite d'une réaction épidermique, plus que d'une analyse de la situation du milieu hospitalier....
Je mets trois étoiles au film, mais ce sont trois petites étoiles. En effet, j’ai été déçue par le film au regard des critiques très élogieuses que j’avais entendues ; si le sujet est intéressant, j’avoue m’être un peu ennuyée; alors que l’infirmière est dans une extrême empathie, je ne me suis attachée à aucun des personnages ; de plus, la fin du film n’est pas crédible ; on n’ imagine pas une infirmière quitter son service et sortir à ce point du cadre ; je n’ai pu m’empêcher de penser au film, l’intérêt de l’enfant avec Emma Thomson, traitent tellement mieux le sujet !
Après "En première ligne", nous voici à nouveau immergé dans le monde hospitalier mais seulement pour 1h18 , qui est plutôt agréable compte tenu de la la tension permanente qui règne durant ce court laps de temps.
Ayant passé la plupart de mes soirées et weekend à l'hôpital des enfants durant 6 mois, j'ai trouvé que le récit était très réaliste !
C'est un film choc, qui bouscule et interpelle !
De longs plans séquences permettent de dynamiser cette course contre la montre et d'être au plus près de cette infirmière au grand coeur qui se bat pour ses patients, quitte à se mettre à dos sa hiérarchie.
Ici, j'ai encore été heurtée par le manque de temps du personnel soignant pour dialoguer avec les patients et leur famille. C'est compréhensible : les soins vitaux d'abord et le social s'il reste du temps alors que c'est tout autant primordial.
Mais je suis quand même choquée de constater que ce film met en lumière le fait que le corps médical ne tient pas compte de l'opinion des parents et qu'ils ne cherchent pas à comprendre leur comportement. L'enfant est lui non plus peu écouté par manque de temps et c'est tellement frustrant !
Mention spéciale aux deux actrices principales qui incarnent à la perfection leur rôle ! Elles sont bouleversantes et d'une justesse criante de vérité !
Bonne ou mauvaise idée (j'ouvre le débat), la réalisatrice a souhaité un final ouvert et laisse plusieurs questions en suspend qui ne seront jamais résolues.
Ceci permet de pouvoir repenser à l'intrigue un long moment après la séance et d'ouvrir à tous les débats.
Cela permet au spectateur de se faire leur propre interprétation des faits et de choisir la lecture qui les a le plus touché.
Je pense que chacun aura un raisonnement différent mais ce qui est sûr : ce film ne peut pas laisser indifférent !
C'est également un film féministe qui dénonce les violences faites aux femmes, la précarité des mères isolées et le dénigrement des femmes sur leur lieu de travail, notamment si elles sont empathiques.
C'est peut-être le seul petit bémol que je ferais : j'aurai aimé un petit plus de nuances sur les rôles masculins qui ont tous un "mauvais' rôle c'est dommage mais ça a le mérite de marquer les esprits.
En tout cas, je confirme les retours dithyrambiques sur ce film : on ne ressort pas indemne de sa séance !
Je sens un chemin tout tracé vers les Césars !
Ayant passé la plupart de mes soirées et weekend à l'hôpital des enfants durant 6 mois, j'ai trouvé que le récit était très réaliste !
C'est un film choc, qui bouscule et interpelle !
De longs plans séquences permettent de dynamiser cette course contre la montre et d'être au plus près de cette infirmière au grand coeur qui se bat pour ses patients, quitte à se mettre à dos sa hiérarchie.
Ici, j'ai encore été heurtée par le manque de temps du personnel soignant pour dialoguer avec les patients et leur famille. C'est compréhensible : les soins vitaux d'abord et le social s'il reste du temps alors que c'est tout autant primordial.
Mais je suis quand même choquée de constater que ce film met en lumière le fait que le corps médical ne tient pas compte de l'opinion des parents et qu'ils ne cherchent pas à comprendre leur comportement. L'enfant est lui non plus peu écouté par manque de temps et c'est tellement frustrant !
Mention spéciale aux deux actrices principales qui incarnent à la perfection leur rôle ! Elles sont bouleversantes et d'une justesse criante de vérité !
Bonne ou mauvaise idée (j'ouvre le débat), la réalisatrice a souhaité un final ouvert et laisse plusieurs questions en suspend qui ne seront jamais résolues.
Ceci permet de pouvoir repenser à l'intrigue un long moment après la séance et d'ouvrir à tous les débats.
Cela permet au spectateur de se faire leur propre interprétation des faits et de choisir la lecture qui les a le plus touché.
Je pense que chacun aura un raisonnement différent mais ce qui est sûr : ce film ne peut pas laisser indifférent !
C'est également un film féministe qui dénonce les violences faites aux femmes, la précarité des mères isolées et le dénigrement des femmes sur leur lieu de travail, notamment si elles sont empathiques.
C'est peut-être le seul petit bémol que je ferais : j'aurai aimé un petit plus de nuances sur les rôles masculins qui ont tous un "mauvais' rôle c'est dommage mais ça a le mérite de marquer les esprits.
En tout cas, je confirme les retours dithyrambiques sur ce film : on ne ressort pas indemne de sa séance !
Je sens un chemin tout tracé vers les Césars !
Éprouvante à plus d'un titre, cette plongée dans 1h20 de la vie d'une infirmière superbement incarnée, et c'est le mot approprié, par Léa Drucker, m'a fait bondir, grogner, rouspéter plus d'une fois, et j'en demande pardon aux rares spectatrices mais difficile de rester indifférent à ce petit bonhomme et sa mère en pleine errance.
J'aurais bien aimé avoir l'avis de professionnels pour savoir si l'implication de cette infirmière est plausible : à vos commentaires donc !!!
Un grand film à voir absolument.
J'aurais bien aimé avoir l'avis de professionnels pour savoir si l'implication de cette infirmière est plausible : à vos commentaires donc !!!
Un grand film à voir absolument.
Laura Wandel filme toujours au plus près des corps et des regards. Après Un monde, qui scrutait la violence des cours d’école, elle revient avec une œuvre plus intime encore, presque murmurée : L’Intérêt d’Adam.
Tout part d’un geste : une infirmière qui, face à une mère et son enfant broyés par la détresse, décide d’intervenir au-delà de ses prérogatives. Ce geste, banal en apparence, devient vertige moral. Jusqu’où peut-on aller au nom du soin ? Quand la compassion se heurte aux règles, à la hiérarchie, à la froideur institutionnelle, que reste-t-il de l’humain ?
Wandel filme sans emphase, dans une durée brève mais dense, qui laisse au spectateur la respiration de chaque silence, de chaque hésitation. Ses personnages semblent pris dans un filet invisible : Léa Drucker, d’une sobriété bouleversante, incarne cette infirmière en équilibre fragile, tandis qu’Anamaria Vartolomei prête à la jeune mère une intensité à vif. Et puis il y a Adam, double enfantin incarné par les frères Jules et Léo Delsart, dont la présence spectrale donne au film son cœur battant.
La caméra se fait microscope, attentive aux frémissements, aux tremblements d’un visage, à l’étreinte d’une main. Rien n’est expliqué, tout est suggéré, dans cette esthétique du fragment chère à Wandel. Ce cinéma-là ne cherche pas le spectaculaire, mais le nécessaire : dire la dignité dans la vulnérabilité.
L’Intérêt d’Adam est une œuvre brève, mais dont l’écho résonne longtemps. Une méditation éthique et sensible sur le pouvoir et les limites de l’empathie, où chaque regard posé sur l’autre devient un acte politique.
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
Tout part d’un geste : une infirmière qui, face à une mère et son enfant broyés par la détresse, décide d’intervenir au-delà de ses prérogatives. Ce geste, banal en apparence, devient vertige moral. Jusqu’où peut-on aller au nom du soin ? Quand la compassion se heurte aux règles, à la hiérarchie, à la froideur institutionnelle, que reste-t-il de l’humain ?
Wandel filme sans emphase, dans une durée brève mais dense, qui laisse au spectateur la respiration de chaque silence, de chaque hésitation. Ses personnages semblent pris dans un filet invisible : Léa Drucker, d’une sobriété bouleversante, incarne cette infirmière en équilibre fragile, tandis qu’Anamaria Vartolomei prête à la jeune mère une intensité à vif. Et puis il y a Adam, double enfantin incarné par les frères Jules et Léo Delsart, dont la présence spectrale donne au film son cœur battant.
La caméra se fait microscope, attentive aux frémissements, aux tremblements d’un visage, à l’étreinte d’une main. Rien n’est expliqué, tout est suggéré, dans cette esthétique du fragment chère à Wandel. Ce cinéma-là ne cherche pas le spectaculaire, mais le nécessaire : dire la dignité dans la vulnérabilité.
L’Intérêt d’Adam est une œuvre brève, mais dont l’écho résonne longtemps. Une méditation éthique et sensible sur le pouvoir et les limites de l’empathie, où chaque regard posé sur l’autre devient un acte politique.
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
On sent l'influence des frères Dardennes de "Rosetta" (1999) dans le côté docu-fiction, dans un grain appuyé, les émotions viscérales, et on pense logiquement au tout récent "En Première Ligne" (2025) mais Laura Wandel impose une vraie intrigue, ou plutôt un réel enjeu avec cette justice qui plane, qui semble inhumaine face à l'abnégation de l'infirmière. Mais très vite on constate que l'hôpital lui-même, dans tout ce qu'il représente ne peut faire autrement que de suivre les pas de cette justice ; en effet comment et pourquoi un service ferait du favoritisme d'un côté si c'est pour mettre en danger de l'autre ?! L'infirmière est montrée avec les mêmes défauts que dans le film belge de Petra Volpe sus-nommé... SPOILERS voir site... Il manque quelque chose pour nous faire croire qu'une infirmière aurait soudain la grâce et le temps pour un unique cas dans tout un service, mais oui, le milieu médical reste un milieu porté aux nues, donc l'empathie autant naturel et systématique font qu'on reste admiratif et ému, on aime la mise en scène où Laura Wandel use judicieusement des plans-séquence ce qui donne un rythme et une fluidité idéale. Un bon film qui reste à conseiller.
Site : Selenie
Site : Selenie
Le film est indéniablement portée par Léa Drucker, juste de bout en bout et en particulier dans l'empathie qu'elle parvient à véhiculer. Le film est assez haletant mais mes réserves portent sur la fin, abrupte, et in fine sur le message sous-jacent du film , pas totalement saillant et intelligible.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse